1113/20 août 1917: deuxième bataille de Verdun’

L’attaque du 20 août au Mort Homme

Nous partons à 20 h 15 pour les lignes, tandis que notre artillerie fait rage de toute part. Nous n’arrivons aux 1ères lignes qu’à 9 h 30 du matin. Nous passons une vraie nuit de martyre sous le poids énorme de notre chargement, nos épaules sont affreusement endolories. Pas d’abri en arrivant, il faut s’installer dans la tranchée sous le feu de l’artillerie boche. La nôtre fait toujours rage. C’est un vrai pilonnage qu’elle exécute sur tout le terrain à prendre et au-delà. Enfin la journée atrocement longue s’écoule quand même et la terrible nuit au bout de laquelle nous devons attaquer…Nous recevons du gaz de nos obus que le vent ramène chez nous, cela ajoute encore à nos misères.

L’attaque doit avoir lieu à 4 h 30 (heure H). Dès 3 h, tandis que nos canons hurlent à loisir, nous nous entassons dans la tranchée de départ. On ne se sent pas en sécurité, car les Boches commencent leur barrage.

Notre compagnie n’a pas de perte cependant, mais les compagnies voisines en ont. Enfin à l’heure marquée, commandant en tête, nous franchissons le parapet et avançons lentement, tandis que devant nous le tir de barrage nous couvre d’un épais réseau de fer infranchissable.Nous passons ainsi la cote 265, première crête, la crête de Mort-Homme couronnée par la tranchée de Silésie et nous arrivons à la tranchée de Postdam, notre objectif.
Là, nous devons attendre que le 3e Bataillon passe devant nous pour aller occuper la tranchée en avant, dernier objectif pour le régiment. Mais on se laisse entraîner par l’ardeur de notre chef de bataillon. Malheureusement, notre artillerie continue à battre le terrain, et par nos obus, plusieurs hommes sont atteints. Une heure après, le terrain étant assez bien balayé, le 2e Bataillon s’engage et va, sans trop de mal, occuper la tranchée en face.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/mort-homme—5.html

Lire aussi: http://www.ecpad.fr/lartillerie-francaise-de-la-meuse-a-la-veille-de-loffensive-victorieuse-du-20-aout-1917/

http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/ALGP_Guy_Francois.htm

Un Sopwith 1A2 de l’Escadrille SOP 50, son pilote Ltt Henry Roget, à droite, et son observateur, Ltt Paul Pinard, à gauche, assurent le contrôle des tirs sur la rive gauche en prenant journellement des photographies. Entre deux missions dangereuses au dessus des lignes allemandes, les deux officiers et le chien « Cadorna » savourent quelques instants de tranquillité – Photo collection du Général Guy François

Vadelaincourt( Meuse) : Ils bombardent les hôpitaux

Par le canon et par avion, les formations sanitaires de Dugny, des Monthairons, de Vaudelaincourt et de Betrup dans la région de Verdun ont été bombardées ; 43 infirmières, bénévoles, infirmiers ou soldats en traitement ont été tués ; 55 ont été blessés.

Le 20 aout, à onze heures du soir, un avion allemand vint jeter une bombe incendiaire sur l’hôpital de Vadelaincourt.

L’engin tomba dans une salle de pansement, tuant une infirmière, Mlle Vandamme. Le feu prit au baraquement et gagna les pièces voisines. A la lueur de l’incendie qui rendait plus visibles encore les croix de Genève peintes sur la toiture, l’aviateur ennemi lance une deuxième bombe qui atteint l’angle du pavillon d’opérations où fonctionnaient trois équipes chirurgicales.

Le pavillon fut entièrement brisé. Infirmiers et malades en traitement durent s’enfuir de l’hôpital d’où les chassait l’incendie. L’aviateur, volant très bas, se mit à la poursuite et tirant avec sa mitrailleuse, fit 68 victimes dont 18 ont succombés.

De tels actes ne sont plus des actes de guerre, ce sont des assassinats.

source: http://souvenirsdenosgreniers.unblog.fr/2013/07/16/ils-bombardent-nos-hopitaux-et-assassinent-nos-blesses-1917/

 

Journal du lundi 20 août 1917

Actions d’artillerie sur le front de l’Aisne, notamment au nord-ouest et à l’est de Reims. Des coups de main ennemis sur nos petits postes, au nord de Braye, dans la région de Berméricourt et de la Pompelle, ont échoué sous nos feux.
Sur les deux rives de la Meuse, la lutte d’artillerie continue très vive de part et d’autre.
Au bois le Prêtre, à l’est de Badonviller et au nord de Celles-sur-Plaine, nous avons repoussé des tentatives allemandes consécutives à de violents bombardements. L’ennemi a subi des pertes sensibles et laissé des prisonniers entre nos mains.
Reims a reçu 600 obus. Un civil a été blessé.
Notre aviation de chasse s’est montrée particulièrement active. 11 avions allemands sont tombés en flamme ou ont été détruits à la suite de combats avec les nôtres, 6 autres ont dû atterir dans leurs lignes. Nos avions ont bombardé les gares de Kortemark, Thourout, Lichterwelde, Ostende, Cambrai, Dun-sur-Meuse.
Les Anglais ont pris des tranchées allemandes vers la ferme de Gillemont, au sud-est d’Epéhy. Des détachements qui ont pénétré dans les positions ennemies au sud-ouest d’Havricourt ont ramené des prisonniers.
Les Italiens bombardent vigoureusement les positions autrichiennes de l’Isonzo.
Les Russo-Roumains ont consolidé leur résistance dans la région d’Ocna.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout17.html

 

Une réflexion sur « 1113/20 août 1917: deuxième bataille de Verdun’ »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s