1127/3 septembre 1917: (Aviation)Georges Guynemer grièvement blessé

Le «panier à salade» n’essore plus ses passagers

La police adopte l’automobile, remplacant la voiture tirée par un cheval affectueusement appelée le panier à salade. Le Figaro du 3 septembre 1917 prédit que le terme restera.

«Le classique “panier à salade” qui va de poste en poste recueillir les gens arrêtés, va à son tour subir la transformation que nécessite le progrès. Il va devenir automobile. La raison en est l’économie.

Le service autrefois ne coûtait que 70 000 francs par an. Il monte maintenant à près de 200 000 la vie chère! Au lieu d’avoir une vingtaine de voitures, on n’en aura plus que quatre.

Elles seront annonce-t-on, spacieuses et bien suspendues et ne mériteront plus le surnom qu’on leur avait donné à cause de la façon dont elles secouaient leurs voyageurs. Mais, quand même, ce surnom restera comme cent autres termes d’argot pittoresque.» écrit Le Figaro du 3 septembre 1917.

source Le Figaro: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/03/26002-20140903ARTFIG00307-3-septembre-1917-le-panier-a-salade-n-essore-plus-ses-passagers.php

Coup de main du 3 Septembre 1917 sur le Saillant bulgare de Kiel

Le commandement jugeant nécessaire de maintenir devant le front de la Division le plus

possible de troupes bulgares prescrit qu’un coup de main important, avec une sérieuse préparation d’artillerie sera exécuté par le 58ème.

La 9ème compagnie (Lieutenant CADENCE) et 10ème compagnie (Lieutenant JOUVENT) avec un peloton de mitrailleuses (Capitaine JOUVE), sous le commandement du Chef de Bataillon FRANÇOIS, doivent attaquer les positions ennemies du saillant de Kiel, pénétrer jusqu’à la ligne de soutien, nettoyer les abris, faire des prisonniers.

Le Commandant de la troupe d’attaque est laissé libre, selon les circonstances, du moment où il ramènera son détachement. La préparation d’artillerie est faite par une trentaine de batteries.

Le 3 septembre à 4 h 25 du matin, la troupe prend, dans le plus grand silence son dispositif d’attaque. Les cris d’un blessé attirent l’attention de l’ennemi qui déclenche son tir de barrage.

A 4 h 45 les compagnies se lancent à l’assaut sous un barrage nourri et sous le feu des mitrailleuses et se portent d’un seul élan sur les tranchées ennemies. Une vingtaine de bulgares sont tués sur la position et, dans la journée, il est fait une trentaine de prisonniers dont 1 officier. Les sections s’organisent rapidement dans les tranchées ennemies, bouleversées par nos obus.

Le Commandant de l’attaque décide de ne rentrer dans nos lignes qu’à la nuit et en rend compte au Chef de Corps.

La troupe passe donc toute la journée dans la position qu’elle a enlevée et que l’ennemi ne  manque pas de bombarder sérieusement.

A 19 h. le tir de l’artillerie ennemie atteint une très grande intensité, qui indique nettement la préparation d’une forte contre-attaque. En effet les officiers observateurs aperçoivent, vers 19 h. 15, un bataillon bulgare de contre-attaque descendant le ru de Magarevo vers le saillant de Kiel.

En quelques secondes notre artillerie déclenche, une concentration de feux extrêmement violente qui brise l’élan de ce bataillon et lui cause de fortes pertes.

La 2vague bulgare est arrêtée net; les réserves refluent vers l’arrière; quant aux premières vagues qui ont pu franchir le barrage assez tôt, elles essaient par 3 fois de contre-attaquer, mais elles sont fauchées par nos feux.

Enfin vers 20 h. 45 le calme est rétabli et on entend l’ennemi qui travaille dans ses tranchées de deuxième ligne.

Alors la position est évacuée dans les conditions prévues : chaque section ramène ses blessés et ses morts jusqu’aux équipes de brancardiers venues à leur rencontre. Tout le monde rentre sans être inquiété, sans recevoir un obus, ni une balle.

Les écoutes micro téléphoniques révèlent les pertes que les bulgares ont subies quand notre artillerie a arrêté leur contre-attaque: « 29 morts, 300 blessés»

En ce qui concerne le régiment, le combat lui a coûté 23 tués, 6 disparus (tués), 102 blessés.

La troupe a montré dans l’attaque du saillant de Kiel, un grand courage et une ténacité vraiment méritoire, sous des feux d’artillerie d’une très grande intensité.

Elle en a été récompensée par une citation collective à l’ordre de l’Armée.

9ème et 10ème Cie 3ème et 4ème Sections de la 3ème C.M.

« Le 3 septembre 1917, sous les ordres du Chef de Bataillon FRANÇOIS, brillamment secondé par les Lieutenants CADENCE et JOUVENT, se sont portées, dans un élan admirable à l’attaque d’un saillant ennemi fortement organisé. Malgré un violent tir de barrage se sont emparées de ce saillant, faisant des prisonniers et tuant une partie de ses défenseurs; s’y sont méthodiquement organisées et s’y sont maintenues toute la journée, malgré le bombardement. A la tombée de la nuit, ont repoussé deux violentes contre-attaques et suivant les ordres reçus sont rentrées dans nos lignes à l’insu de l’ennemi dans l’ordre le plus parfait. » (O.G. 163 bis Afo 18 septembre 1917 8608 P).

source: http://memoiredepoilus.org/page70aa.html

(Aviation)Georges Guynemer grièvement blessé

En juillet, après avoir participé au printemps à l’offensive Nivelle dite « du Chemin des Dames », la SPA 3 mit le cap sur la mer du Nord et s’installa dans les Flandres, front sur lequel « le meilleur et le plus audacieux des pilotes de combat français » s’illustra, à partir de l’aérodrome de Bergues (Nord), devenant grâce à la presse – qui se mit à rapporter chacun de ses exploits – le plus célèbre des héros de la chasse française. La lutte y fut toutefois acharnée et l’intrépide pilote, promu le 5 juillet officier de la Légion d’honneur sur le terrain de Bonne-Maison (près de Fismes, dans la Marne) par le général Louis Franchet d’Espèrey commandant le groupe d’armées du Nord, fut à plusieurs reprises « descendu », ce qui lui valut d’apparaître surmené, nerveux, voire même « tourmenté ». « C’est fatal, je ne m’en sortirai pas… » confia-t-il le 28 août au vicaire de l’église Saint-Pierre-de-Chaillot de Paris. Quelques jours après que lui ait été confié le commandement de « son » escadrille en remplacement du capitaine Alfred Heurtaux, grièvement blessé en combat aérien le 3 septembre, Georges Guynemer disparut, tué en combat aérien le 11 septembre 1917, vers 9 h 30, d’une balle dans la tête, près de Poelcapelle (aujourd’hui Langemark-Poelkapelle, en Belgique). Il avait décollé une heure plus tôt aux commandes d’un SPAD XIII du terrain de Saint-Pol-sur-Mer situé près de Dunkerque (Nord). Il s’écrasa dans le no man’s land, où sa dépouille fut formellement identifiée par un soldat allemand – le visage de l’aviateur étant demeuré intact – peu avant que l’appareil et son pilote ne soient pulvérisés par le feu de l’artillerie britannique. Georges Guynemer, qui était parti en patrouille avec le sous-lieutenant Jean Bozon-Verduraz, avait repéré un Rumpler et aussitôt foncé en direction du biplan. Son compagnon l’avait suivi, mais avait dû engager le combat avec plusieurs Fokker et, après être resté seul dans le ciel et avoir attendu son chef, il avait dû se résoudre à s’en retourner au terrain… où le commandant de la SPA 3 n’était pas rentré… et où le Vieux-Charles ne reparut jamais. « Il m’avait juré quelques jours auparavant que les Allemands ne l’auraient pas vivant. » a écrit le chef de bataillon Brocard. Georges Guynemer, dont la disparition ne fit la une des quotidiens que le 26 septembre (après avoir été annoncée officiellement la veille par le ministère de la Guerre), n’avait pas vingt-trois ans.

source: http://www.stanislas.fr/ewb_pages/c/college_stanislas_archives_dico_gh.php

Journal du lundi 3 septembre 1917 à travers Le Miroir

Sur le front de l’Aisne, l’activité des deux artilleries s’est maintenue très vive. Des tentatives de coups de main sur nos postes de la région de Cerny ont échoué. Au nord-ouest d’Hurtebise, les Allemands ont contre-attaqué de nouveau les positions que nous avons conquises dans la soirée du 31 août. Nos feux, dirigés avec précision, ont complètement brisé l’attaque, qui n’a pu aborder nos lignes.
Sur la rive gauche de la Meuse, action d’artillerie intermittente au nord de la cote 304. Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons arrêté à deux reprises des coups de main ennemis.
Deux avions allemands ont été abattus par le tir de notre artillerie antiaérienne. Le premier était à 2.000 mètres; le second à 5.000.
Les Allemands ont dirigé une violente attaque à la grenade contre les postes avancés britanniques, au sud-ouest d’Avrincourt. Nos alliés durent d’abord évacuer les postes, puis ils les reprirent au prix de pertes légères.
Des aviateurs navals britanniques ont bombardé l’aérodrome de Ghistelles. Ils ont aussi provoqué des explosions sur une voie ferrée adjacente à la ligne Ostende-Thourout.
Les Italiens ont repoussé une série d’attaques autrichiennes sur le San Gabriele.
Les Russo-Roumains ont brisé toutes les offensives de Mackensen en Moldavie. Les Allemands ont progressé sur le front de Riga.

 

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