1129/5 septembre 1917: syphilis et gonorrhée, fléaux des alcôves de guerre

Syphilis et gonorrhée, fléaux des alcôves de guerre

La prostitution connaît un essor particulier entre 1914 et 1919, principalement en zone occupée (là où les conditions de vie sont les plus dures), mais aussi sur le littoral où se concentrent les bases britanniques.

Les grands centres urbains et les villes secondaires sont les principaux foyers de rencontre, bien que les campagnes n’échappent pas au phénomène de contagion, du fait des permissionnaires venus de la zone des armées. À Hénin-Liétard, ville de 12 000 habitants où stationnent un grand nombre de soldats, on recense 242 « filles » en 1916.

L’importance de ce phénomène résulte des maux de guerre, qui engendrent une dégradation des conditions de vie et une pénurie des denrées alimentaires. Il n’est donc pas étonnant de constater que le pic de ces pratiques intervienne en 1917-1918, juste après le terrible hiver 1916-1917.

La prostitution apparaît alors comme le dernier recours pour surmonter les difficultés. C’est ainsi qu’on voit se mettre en place une prostitution « périphérique », plus occasionnelle et moins professionnalisée. Certaines mères avouent avoir cédé aux avances des soldats qu’elles logeaient, parce qu’ils nourrissaient leurs enfants et devenaient le protecteur de leur famille. Mais de par le secret qui entoure ces relations coupables, il est très difficile de chiffrer l’ampleur de ces rapprochements.

Les tentatives d’évaluation statistique effectuées auprès des rapatriés interrogés donnent lieu à des estimations plus ou moins fantaisistes selon le degré de crédibilité des témoins. Un couple de Bertincourt, interrogé à son arrivée à Annemasse, affirme que dans son village, quatre femmes sur cinq entretiennent des relations avec des Allemands.

Un risque sanitaire pour les armées

Les autorités prennent ce phénomène très au sérieux, y voyant un péril qui menace de plus en plus les forces vives de la nation, pour reprendre une expression souvent employée dans la correspondance du préfet Léon Briens.

Elles entendent contrôler ces pratiques dans une optique réglementariste et hygiéniste. Car leur but n’est pas d’éradiquer la prostitution, mais de veiller à ce qu’elle ne constitue pas une menace sanitaire pour l’armée. En effet, la multiplication de ces liaisons entraîne une propagation des principales maladies vénériennes de l’époque, la syphilis et la gonorrhée (aussi appelée plus familièrement « chaude-pisse »).

Avec la modification des habitudes de vie, le contrôle des lieux de débauche ne suffit plus, il faut instaurer une surveillance plus systématique des personnes.

La suite sur: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Syphilis-et-gonorrhee-fleaux-des-alcoves-de-guerre

Reims: bombardement rue de l’Arbalète

source: http://reimsavant.over-blog.com/article-le-15-rue-de-l-arbalete-en-1917-125045348.html

 

(Aviation)Nissim de Camondo meurt en combat aérien

Les Arts Décoratifs célèbrent le centenaire de la disparition de Nissim de Camondo, fils du comte Moïse de Camondo, pilote aviateur mort glorieusement en combat aérien le 5 septembre 1917 à l’âge de 25 ans. À l’occasion de cet anniversaire, un bel ouvrage et une exposition retracent ses années passées au front, à travers sa correspondance et son journal de campagne. Le fonds d’archives exceptionnel du musée Nissim de Camondo, composé de documents, lettres et photographies inédites, permet de faire revivre le souvenir du jeune combattant, tout en apportant un témoignage précis et vivant sur la guerre telle qu’il l’a vécue(…)

(…)Ce dernier permet de le suivre du front belge à la Lorraine, en passant par Verdun, le Chemin des Dames et la bataille de la Somme.

D’abord cavalier au 3e régiment de hussards, Nissim se distingue par son courage et son enthousiasme : il perçoit la guerre comme un jeu.

Mais à l’engouement des débuts, succède en 1915, la prise de conscience de l’horreur de cette guerre. Affecté au 21e régiment de dragons, il devient mitrailleur dans l’infanterie et combat de manière éprouvante durant de longs mois dans les tranchées.

En proie au découragement et à l’impuissance devant l’horreur, il demande son détachement dans l’aviation. En 1916, il est affecté à l’escadrille 33 en qualité d’observateur. Puis il prend ses premières leçons de pilotage. Promu lieutenant en juillet 1916, son brevet de pilote est homologué en novembre de la même année. Chargé du service photographique au sein de l’escadrille 33, il survole les lignes ennemies et réalise un nombre considérable de missions photographiques.

En juin 1917, au sein de l’escadrille 33, les avions biplan Dorand AR 1 remplacent le modèle Farman F.40 jugé obsolète. C’est à bord de ce nouvel appareil que le lieutenant pilote aviateur Nissim de Camondo et le lieutenant observateur Lucien Desessard partent en vol de reconnaissance au-dessus du territoire ennemi dans la matinée du 5 septembre. Ils ne rentreront pas de cette mission.

http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-nissim-de-camondo/actualites/prochainement/exposition/nissim-de-camondo-et-la-grande-guerre-1914-1917/

Second bombardement de l’hôpital de Vadelaincourt (55)

C’est le 2ème bombardement de l’hôpital de Vadelaincourt (Meuse) dans la nuit du 4 au 5 septembre 1917. Sur cette photo, la salle d’opération où le chirurgien et un blessé qu’il opérait ont été tués et le médecin-chef a été blessé.
Journal du mercredi 5 septembre 1917 à travers Le Miroir

Dans la région d’Hurtebise, nos feux ont brisé une attaque menée par des détachements d’assaut ennemis qui ont subi de sérieuses pertes.
A l’est de Sapigneul, nos reconnaissances ont pénétré par surprise dans un saillant de la ligne ennemie. Un vif combat s’est engagé, au cours duquel la garnison allemande a été tuée ou faite prisonnière.
En Champagne, nous avons exécuté de part et d’autre de la route de Souain à Somme-Py un large coup de main. Nos détachements ont pénétré dans les tranchées adverses sur un front de 800 mètres. Après avoir détruit de nombreux récipients à gaz et fait sauter des abris, nos troupes sont revenues dans leurs lignes ramenant une quarantaine de prisonniers, quatre mitrailleuses, un canon de tranchée et un important matériel.
Sur la rive droite de la Meuse, nous avons arrêté net trois tentatives ennemies au nord du bois des Caurières.
Les Anglais ont exécuté avec succès, immédiatement au nord de Lens, un coup de main qui leur a permis de tuer un certain nombre d’ennemis et de ramener des prisonniers.
Les Italiens ont fait un important raid d’avions au dessus de Pola.
Les armées russes ont évacué la ville de Riga, après avoir détruit les fortifications. Dans la région d’Ikskull les Allemands ont élargi leur succès vers le nord. Ils ont essayé de tourner les positions de Dwinsk et réussi à enfoncer le front de nos alliés sur une largeur de 13 kilomètres.
Un nouveau raid aérien allemand a fait, en Angleterre, 107 morts et 86 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre17.html

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