1189/4 novembre 1917

 Le cimetière de Moreac édifié il y a 100 ans (Morbihan)

Le monument aux morts de la guerre 1914-1918 fête son centenaire le 4 novembre. Une belle commémoration se prépare.

Selon des chiffres officiels, la commune de  Moréac comptait 3 194 habitants en 1911. Nombre d’entre eux partiront servir la patrie, trois ans plus tard. Cent quatre-vingt seize Moréacois (soit 6,13 % de la population) ne reviendront jamais, morts dans ce qu’on a appelé, à la fin de la conflagration, la Grande guerre.

196 disparus

Dès la première année, les fils de la commune tombent sur le front. Aussi, le conseil municipal de l’époque décide, dès le 6 décembre 1914, de voter « tant en honneur de ceux qui sont tombés qu’en l’honneur de ceux qui tomberont encore, une concession gratuite et perpétuelle, à l’endroit le plus en vue du cimetière, afin d’y élever un monument digne et convenable… »

Lors d’une autre séance, cette fois en juin 1915, le conseil vote, à l’unanimité, l’inscription d’un crédit de 300 francs au budget primitif de 1916 pour « l’érection d’un monument commémoratif élevé en l’honneur des héroïques victimes qui ont droit à une reconnaissance éternelle de leurs compatriotes ».

« Plus encore, les élus lancent, en août 1916, une souscription publique, très bien accueillie par la population et à laquelle elle a généreusement participé, afin de compléter le financement du projet de construction du monument », précise Jo Dréano, président du Comité cantonal du Souvenir français.

Inauguration en 1917

Le préfet du Morbihan approuve le projet par un arrêté du septembre 1916, et le Conseil général le subventionne. Le marché sera confié à M. Gohles, un entrepreneur vannetais qui réalisera le monument dessiné par l’architecte Caubert de Cléry de la même ville.

C’est sous un ciel gris et triste et en présence d’une foule nombreuse que le monument aux morts a été inauguré, le dimanche 4 novembre 1917,

indique Jo Dréano. Il a été béni par Mgr Gouraud, 98e évêque de Vannes. Ce dernier soulignait que le monument « rappellera aux générations à venir la leçon de courage et de sacrifices des héroïques soldats. »

Six jours après la signature de l’Armistice, le conseil municipal « prend l’engagement d’inscrire le nom des héros de Moréac sur le monument élevé en leur honneur ». Les noms de 170 victimes sont connus en 1922. La même année, l’édifice sera orné de quatre obus de 280 mm, livrés par l’atelier de construction de Rennes ou par la Direction de l’artillerie de Brest.

Des plaques à changer

Tout un parcours que la commune et les associations d’anciens combattants de la commune ont décidé de marquer, l’année prochaine, par une série d’animations.

Tout d’abord, les plaques d’inscription des noms des morts, en mauvais état, seront remplacées, gravées et les noms manquants rajoutés. « Aujourd’hui, 189 noms sont inscrits sur le monument, indiquent Jo Dréano et Jannine Lorjoux, adjointe à la vie associative. Huit autres seront rajoutés l’année prochaine, à l’occasion du centenaire de l’édifice. » Au moins pour l’instant et selon les recherches faites, depuis des mois, par le président du Comité cantonal du Souvenir français.

Ce dernier explique que le nom d’un poilu peut se retrouver sur trois monuments : celui de sa commune de naissance, celui de la commune d’où il est parti à la guerre et, enfin, celui de la commune de sa veuve (s’il avait quitté la sienne).

Ainsi, les familles qui ont connaissance d’une telle situation et souhaitent faire inscrire le nom d’un aïeul peuvent contacter la municipalité ou Jo Dréano qui a réalisé un travail de fourmi afin de réaliser les fiches de poilus inscrits sur le monument.

source: https://actu.fr/bretagne/moreac_56140/erige-le-4-novembre-1917-le-monument-aux-morts-va-avoir-100-ans_6108669.html

 

Journal du dimanche 4 novembre 1917 à travers Le Miroir

Nos troupes ont continué à progresser entre le canal de l’Oise et la région de Corbeny et ont atteint sur tout le front la rive sud de l’Ailette.
L’ennemi s’est replié sur la rive nord, dont les ponts et les passerelles ont été coupés. La lutte d’artillerie s’est maintenue vive dans le secteur de Chavignon et en quelques points de la région des plateaux.
Dans le matériel capturé depuis le 23 octobre, nous avons actuellement dénombré 200 canons lourds et de campagne, 222 canons de tranchées, 720 mitrailleuses.
Sur la rive droite de la Meuse, action d’artillerie violente sur le front du bois Le Chaume. Un coup de main ennemi au nord de Saint-Mihiel n’a eu aucun résultat.
Du 21 au 3l octobre, nous avons abattu 23 avions allemands. En outre, 28 appareils ennemis ont été sérieusement touchés et descendus dans leurs lignes.
Les Anglais ont fait quelques prisonniers dans une rencontre de patrouilles à l’est de La Bassée.
L’artillerie ennemie a été très active à l’est d’Ypres.
Les Italiens ont arrêté des troupes austro-allemandes qui tentaient de franchir le Tagliamento.
Les Anglais ont détruit un croiseur auxiliaire allemand et dix chalutiers allemands dans le Cattégat et un autre navire ennemi sur la côte belge.

 

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