1211/26 novembre 1917: la prostitution à Toul augmente avec l’arrivée des Américains

La prostitution à Toul augmente avec l’arrivée des Américains

Ces maisons sont fréquentées par les hommes
de la garnison touloise, mais aussi et surtout par les
nombreuses troupes qui sont de passage dans le
Toulois. L’arrivée au cours de l’année 1917 des soldats
américains accroît cette prostitution féminine  ; les
archives en conservent de nombreuses traces. Les
Américains sont en effet réputés « être pleins aux as »,
leur présence dans la ville touloise, et l’ennui après
l’armistice conduisent certains américains à rencontrer
des femmes, prostituées, ou déjà promises à un Français mais qui n’est pas encore rentré. Lorsque ces Américains arrivent à Toul, les maisons de tolérance leur sont interdites et des agents de la sûreté de la VIIIe Armée sont déployés dans la ville. Le commandant d’armes demande également à l’état-major allié de mettre à sa disposition des « policemen » américains, et aux tenanciers de bordels de surveiller étroitement leur« personnel » . Mais malgré ces mesures, lessoldats américains
fréquentent les prostituées. Le commissaire de police
de Nancy écrit en octobre 1918 au commissaire centralque « si les maisons publiques devaient constamment être interdites aux militaires américains, la prostitutio clandestine se développerait, ce qui aurait pour résultat de propager les maladies vénériennes . Le même jour, le commissaire spécial de police de Toul rapporte au sous-préfet de Toul que «  jusqu’à ce jour il n’a été relevé contre les militaires américains aucun attentat aux mœurs ni outrages aux bonnes mœurs ».Pourtant, il estime que l’interdiction des maisons de tolérance à ces soldats n’influence pas la moralité publique : « Il est certain que les femmes qui se livrent aujourd’hui aux militaires américains se livraient hier avec la même facilité aux soldats français ». Le Réveil écrit ainsi en 1919 : « Sans avoir la moindre intention de dénigrement vis-à-vis de l’armée d’outre-Atlantique,
on peut dire que les principaux succès de nos alliés
américains furent surtout des succès féminins ». Les autorités militaires constatent également que plusieurs des prostituées «  parlent anglais  » précisément à un moment où une «  clientèle américaine  » fréquente les maisons de tolérance. Il paraîtrait même que deux de ces femmes viendraient de Buenos-Aires. Après
enquête, les autorités parviennent à arrêter un homme à l’origine de ces recrutements : Marcel Thouvenin, dit Nono. Pour remédier au problème, diverses solutions sont envisagées. La Military Police surveille la rue des trois maisons de tolérance, la rue de la Monnaie. Des policiers américains sont placés à chaque extrémité de la rue, alors déclarée interdite d’accès, « Off-limits  ».

source: http://www.etudes-touloises.fr/archives/149/149art4.pdf

Un 210 allemand en forêt de Pinon

source: http://407ricomtois.canalblog.com/albums/album_photos_marcel_arvisenet/photos/43142547-foret_de_pinon___piece_allemande___26_novembre_1917.html

Dissolution du 229 ème RI

En descendant des tranchées de Verdun, le régiment apprend la fâcheuse nouvelle de sa dissolution, en exécution de la note N° 2.096 du 2 septembre 1917 du général commandant en chef.

Il est embarqué en camion-autos, le 19 novembre, à 10 heures, à Glorieux, et transporté dans la zone arrière du 17e corps d’armée ; il cantonne à Grimaucourt et à Malaumont.

La nouvelle de la dissolution du régiment a consterné chefs et soldats. Il est pénible, en effet, de voir disparaître brutalement tous les liens de la plus franche camaraderie de régiment, cimentés par les dangers supportés en commun pendant plus de trois années ! Tous ont éprouvé un gros serrement de cœur à la pensée de quitter leur drapeau et d’être versés dans d’autres régiments de la II armée. Mais mettant leur patriotisme au-dessus de cette pénible nécessité, ils firent la promesse de continuer la lutte avec le même acharnement, aux cotés de nouveaux camarades, sous les plis d’autres drapeaux, tout leur dévouement et tous leurs sacrifices étant acquis à la France bien-aimée.

Le 20 novembre, le colonel Galbrüner quitte le régiment, avec regret, pour aller prendre le commandement du 167e régiment d’infanterie. Avant son départ, il fait l’ordre suivant :

ORDRE DU REGIMENT N° 340

« OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS, CAPORAUX ET SOLDATS,

« Appelé, il n’y a dix-huit mois à prendre le commandement du 229e R.I., j’ai pris part avec vous à l’offensive de la Somme et à celle de Champagne. Nous avons tenu et organisé des secteur pénibles en Argonne et, dernièrement, à Verdun.

«  Malgré les fatigues et les dangers, malgré la grandeur des efforts qui ont été exigés de vous, je n’ai eu que des satisfactions.

« Au combat, vous avez été braves et pleins d’entrain ; au travail, vous avez été courageux et endurants.

« A tous, j’adresse du fond du cœur mes plus sincères remerciements.

« Aujourd’hui, le sort nous sépare. Notre beau régiment, dissous, est réparti dans d’autres unités et je prends le commandement d’un autre corps. Cette séparation est pour moi un véritable chagrin et je suis sûr que tous, vous en ressentez avec moi la tristesse, mais que tous aussi, vous l’acceptez avec calme et avec la volonté de prouver que vous comprenez la nécessité que nous imposent les circonstances.

« J’avais espéré vous conduire à la victoire. D’autres en sont chargés. Vous leur prêterez, comme à moi, votre plus entier concours et vous apportez dans vos nouveau corps toutes les qualités de bravoure, de discipline et d’endurance qui ont fait du 229e ce qu’il était : un régiment d’élite ; une des gloires de ma vie sera de l’avoir commandé.

« Nous sommes tous les soldats de France, quel que soit le numéro que nous portons au collet.

« Au revoir et vive la France »

Signé : GALBRUNER.

Le 26 novembre, les unités du 229e régiment d’infanterie sont versées aux 2e,5e,6e , 33e,52e et 53e régiments d’infanterie coloniale.

Le 28 novembre, les officiers rejoignent les régiments d’infanterie de la II armée où ils ont été affectés.

source: http://www.chtimiste.com/batailles1418/divers/historique229RI.htm

Journal du lundi 26 novembre 1917 à travers Le Miroir

Sur la rive droite de la Meuse, nous avons exécuté une opération de détail au nord de la côte 344.
Sur un front de 3 kilomètres et demi, entre Samogneux et la région au sud de la ferme d’Anglemont, nos troupes ont enlevé la première et la deuxième lignes allemandes. Le chiffre des prisonniers dénombrés dépasse 800.
Sur le front britannique, la lutte a continué dans le bois de Bourbon et aux alentours. L’ennemi a contre-attaqué à plusieurs reprises. Les Anglais ont d’abord reculé hors du village de Bourlon et sur la crête, dans le bois, puis ils ont rejeté les Allemands de la crête et rétabli leur ligne sur la lisière nord du bois. L’ennemi les a de nouveau forcés à se replier à l’angle nord-est. Ils ont enfin repris le village et la presque totalité du bois.
Les Italiens restent maîtres de leurs positions de Vénétie en dépit de nouvelles attaques austro-allemandes.
En Macédoine, canonnade active dans la région de Doiran et à l’ouest de Monastir. A l’ouest du lac Doiran, un détachement bulgare a été mis en échec et a laissé des prisonniers aux mains des troupes britanniques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s