1214/29 novembre 1917: à propos des blessures aux pieds dans les tranchées

A propos des blessures aux pieds dans les tranchées


Voivenel et Martin (3) estimèrent que le pied des tranchées affecta jusqu’à 1 % des combattants du
front, ce qui explique probablement le très grand nombre de publications concernant cette affection. L’Index Medicus américain des publications
médico-chirurgicales de guerre entre 1914 et 1917 recensait 202 textes traitant de cette question (4) (voir graphique). E n reprenant le pourcentage fourni par ces deux auteurs, le pied des tranchées aurait concerné près de 200.000 homme s sur le front occidental(chiffre certainement inférieur à la réalité).

le dossier sur http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2004x038x003/HSMx2004x038x003x0315.pdf

La gloire des bleuets

Du journal de René Duquesne

« La moitié des poilus du peloton se trouvent gentiment remerciés par leur bonne amie ou fiancée. Sous prétexte qu’elles trouvent le temps long ou autre chose dans ce genre là. Heureusement qu’ils ne sont pas bileux et que veux tu, c’est la guerre. »

29 novembre 1917 : « Toutes les tranchées s’écroulent, on a à peine fini d’un bout qu’il faut recommencer de l’autre, et comme c’est un travail qu’on ne peut faire que la nuit, nous les passons presque toutes à la belle étoile. Je regarde si je vois la nôtre, mais comme à chaque instant le temps est maussade, il me la cache toujours. »

« Un gros bécot sur ta bouche, tu t’essuieras car je ne me suis pas lavé depuis mon départ aux tranchées. »

source: http://www.stleger.info/les72StLeger/region7/84.bleuets.htm

Avec un prêtre brancardier en Alsace

– Jeudi 29 novembre 1917.-  Rien de spécial à noter. Plusieurs blessés au 1er bataillon et au village de Guewenheim. M. l’abbé Couderc m’envoie un mot de ce dernier village, il me dit notamment combien M. le curé est gentil, hospitalier, tout à ses prêtres soldats. De sa part, il m’invite à chanter la messe à Guewenheim dimanche prochain. M. le Curé tient les orgues quand il a un prêtre pour célébrer la grand-messe.
 Vendredi 30 novembre 1917 –.-Le 1er bataillon a un homme tué par une grosse marmite. L’arrosage continue sur la rive gauche par des obus de gros calibre. C’est miracle qu’il n’y ait pas plus de victimes.29/11/1917 : En permission dans sa ville natale Quimperlé

l’abbé Eugène Jouanno envoie une carte postale.

– Samedi 1er décembre 1917Préparatifs de départ. Je dois pendant toute la journée promener des camarades du 3e bataillon venus reconnaître le secteur.

À Guewenheim.– Dimanche 2 décembre 1917 -.-Dès 4 h nous sommes sur pieds et peu à peu prêts à partir, mais la relève se fait attendre. Le poste de secours du 3 e bataillon n’arrive que vers 6 h. Nous avons à peine le temps de regagner avant le jour notre cantonnement de Guewenheim. Nous y sommes très bien logés.
A 7 h, je suis à l’église où je salue M. le Curé : il est en effet fort aimable. Il m’invite ainsi que M. l’abbé Ressiguier à dîner chez lui aujourd’hui. A 9 h, grand-messe civile et militaire : les soldats y sont nombreux, mais que de places vides cependant. M. le Curé parle à ses ouailles en alsacien, puis lit l’épître et l’évangile du jour en français ; cela fait grand plaisir à tout le monde. Je me proposais moi-même d’adresser un mot aux soldats, mais je ne le fais pas de crainte de prolonger trop cette messe qui a commencé tard. Les chants exécutés par les jeunes filles et quelques chantres sont très beaux ; notre médecin auxiliaire M. Leconte tient les orgues et de façon magistrale ! Elles sont très belles d’ailleurs, très puissantes. La messe est suivie du Saint-Sacrement. Il n’y a point, en effet d’autre office dans l’après-midi. Le soir, impossible de faire la prière et le salut à l’église qu’on ne peut pas éclairer à cause de la proximité des lignes ennemies.
M. le curé nous fait donc les honneurs de sa table avec quelle façon simple et aimable ! Décidément on est heureux d’avoir à faire à un tel confrère ! Il a un tel air de bonhomie avec sa forte stature, sa pipe à la bouche ! Il est grand fumeur. Il nous fait les éloges de l’esprit religieux de l’Allemand en général, de l’ordre et de l’organisation qui existaient partout avant la guerre : nous en sommes frappés à vrai dire depuis notre séjour en Alsace ! Il nous invite à aller passer la soirée avec lui. J’y vais en effet avec M. Ressiguier et un jeune confrère de Rodez, l’abbé Rouvier (2 e Armée), caporal au 2 e Génie. Ils sont cantonnés dans le même village. Je suis heureux de pouvoir vivre un peu avec ce cher ami qui est si abandonné dans un milieu des plus dévergondés. M. le Curé parle à nouveau de l’ordre et de la discipline allemande et admire surtout la façon dont les soldats en temps de paix étaient conduits, au point de vue religieux, conduits à la messe le dimanche, à confesse 2 fois par an. Il parait toutefois qu’ils n’étaient pas obligés de se confesser, mais ils devaient se rendre à l’église etc… Là-dessus, nous ne nous entendons pas trop, mais nous restons tout de même bons amis. D’ailleurs M. le curé me redit son profond amour pour la France, mais il déteste – à juste titre d’ailleurs – nos gouvernements impies et persécuteurs.
Sept ou 8 obus au moins sur le village pendant la soirée : un blessé grave aux mitrailleurs.

source: http://a-pyrenean-story.pagesperso-orange.fr/websiteX5/Preview/alsace-1917–2.html

Journal du jeudi 29 novembre 1917 à travers Le Miroir

Dans la région de Saint-Quentin, nous avons aisément repoussé deux coups de main ennemi. Nos patrouilles opérant à l’ouest de Tahure et dans la région de Samogneux, ont ramené des prisonniers, dont un officier.
Une tentative de coup de main sur un de nos postes, à l’ouest du bois Le Chaume, a échoué.
Il se confirme que notre attaque sur les positions allemandes, au sud de Juvincourt, a coûté des pertes très sérieuses à l’ennemi. Le chiffre des prisonniers que nous avons faits, dans cette affaire atteint 476. Dans le matériel capturé, nous avons dénombré 13 mitrailleuses, 3 lance-grenades, 3 canons de tranchées et 400 fusils.
Sur le front anglais, vifs combats. Les attaques locales de nos alliés dans la région de Fontaine-Notre-Dame et de Bourlon ont donné lieu à de violentes contre-attaques. L’ennemi ayant reçu des renforts, oppose une résistance obstinée. La journée a été marquée par des alternatives d’avance et de recul. Les troupes britanniques ont fait plus de 500 prisonniers et porté leurs lignes en avant. Ils ont repoussé une offensive allemande sur l’éperon à l’ouest de Moeuvres.
Combats ordinaires sur le front italien. Quatre avions ennemis ont été abattus.
L’adjudant Krylenko, généralissime maximaliste a fait tenir au grand état-major allemand, par des parlementaires, sa proposition d’armistice.
La conférence interalliée, où vingt et une nations sont représentées, s’est ouverte à Paris sous la présidence de M. Clemenceau.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre1917.html

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