1239/24 décembre 1917: Terre d’Afrique à l’arsenal de Vénissieux

(Aviation) Prisonnier le jeune aviateur s’évade de Bavière

Raymond Henri André Boudou, né le 6 janvier 1897 à Marseille (et non le 7 comme l’indique sa fiche militaire), est étudiant aux Arts et Métiers lorsqu’il est mobilisé le 7 juillet 1915 ; il s’engage immédiatement au 2ème groupe d’Aviation, ou il devient élève-pilote le 10 septembre 1915.
Pilote et caporal le 26 janvier 1916, sergent le 24 avril 1916. Il connaît successivement les cantonnements de Dijon (élève pilote), Le Crotoy, Tours, Avord et le groupe de divisions d’entraînement, et enfin l’escadrille n° 48 stationné à Lunéville
Fait prisonnier en Lorraine, à la suite d’un combat aérien, le maréchal des logis aviateur Raymond Boudou fut interné dans un camp de Bavière. Quatre fois le jeune aviateur tenta vainement de s’évader.
La cinquième fois,   le 24 décembre 1917 , il réussit en payant d’audace. Froidement, bien que ne sachant pas parler allemand, il prit le train, en compagnie d’un camarade d’évasion. Tous deux en arrivant au terminus de la ligne, dans une grande ville, sortirent tranquillement puis, la nuit, ils utilisèrent un train de marchandises qui les conduisit près de la frontière. Avant l’arrêt, ils sautèrent du train et se séparèrent.
Boudou vécut alors des heures angoissantes. Tenaillé par le froid et la faim – la neige tombait à gros flocons et il n’avait pas mangé depuis trois jours – il resta une journée dans une meule de paille.
Son opiniâtreté fut récompensée le lendemain il franchissait la frontière.

http://www.blamont.info/textes1541.html

Terre d’Afrique à l’arsenal de Vénissieux

Il y a cent ans, la Première Guerre mondiale amenait à Vénissieux des milliers d’hommes venus de l’autre côté de la Méditerranée. En 1918, ils représentaient près de 40 % de la population.

(…)Face à ces désordres, une partie au moins de la population en vient à rejeter les migrants. L’on assiste à des actes racistes, comme celui que subit le Sénégalais Tomba Diafé, le soir du 24 décembre 1917. Parti se promener à Lyon pour fêter Noël, il entre dans un café et demande un sirop ; le patron lui refuse, et aidé d’un client aux gros bras, lui ordonne de sortir. Le ton monte, et Diafé reçoit une balle dans la mâchoire et un coup de couteau. À Vénissieux, la situation devient telle que, dès décembre 1916, le maire obtient des autorités la création d’un poste de police dans les locaux de la mairie. Puis les ordres pleuvent, interdisant d’ouvrir les cafés aux coloniaux après 20 h 30, fermant les établissements ayant troublé la tranquillité publique, défendant les promenades de plus de quatre personnes, multipliant les patrouilles de surveillance et les arrestations. En quelques mois, les baraquements de l’arsenal penchent vers un régime quasi carcéral, où seule compte la productivité des ouvriers. Et en bons soldats, ceux-ci font le dos rond.

l’histoire sur https://www.expressions-venissieux.fr/2016-11-29-terre-dafrique-a-larsenal-en-cours/

Journal du lundi 24 décembre 1917 à travers Le Miroir

Activité réciproque des deux artilleries sur la rive droite de la Meuse et dans la région du Mort-Homme.
L’ennemi a tenté sans succès un coup de main au bois des Caurières.
Des avions ennemis ont lancé une Quarantaine de bombes sur Dunkerque et sa banlieue. Une personne de la population civile a été tuée, trois autres blessées, dont une femme et un enfant.
Canonnade sur le front belge.
Le général Guillaumat remplace à Salonique le général Sarrail qui recevra une autre affectation.
Sur le front italien, petites rencontres d’importance locale. Au nord de Pedescala, les occupants d’un petit poste ennemi ont été surpris et anéantis.
Sur la rive gauche de l’Assa, à l’ouest de Canove di Sotto, un détachement italien, après une courte mais efficace préparation d’artillerie, et après avoir dépassé avec un mordant magnifique les défenses accessoires adverses, a fait irruption dans un poste avancé et ramené 12 prisonniers avec du matériel.
Dans plusieurs secteurs, des patrouilles ennemies ont été repoussées avec des pertes.
A l’ouest d’Osteria di Lepre, capture de prisonniers.
Echec de tentatives autrichiennes au mont Solarolo et au sommet du val Calemo. Canonnade dans la plaine de la Piave.
Les pourparlers de paix russo-allemands s’ouvrent à Brest-Litowsk.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre17.html

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