1248/2 janvier 1918

Loi relative à la classe 1919

Loi du 2 janvier 1918 relative au recensement, à la révision et à l’appel de la classe 1919 (Arrêté de promulgation du 8 mars 1918)

source: http://lexpol.cloud.pf/document.php?document=312082&deb=603&fin=604&titre=TG9pIGR1IDAyLzAxLzE5MTg=

Des otages valenciennois pour la Lithuanie

La journée du 2 janvier 1918, fut une journée d’émotion pour les otages, qui avaient été appelés le matin à la commandature, puis renvoyés chez eux. Mais le commandant les avait avertis de s’assurer toutes les heures si une convocation ne les appelait pas pour un départ immédiat ; raffinement de cruauté bien allemand!
Le 5 janvier, ils attendaient toujours, se demandant ce qu’on allait faire d’eux. Certains d’entre eux se trouvaient dehors, les officiers allemands ayant pris leurs logements.
Je rencontrai enfin, le lieutenant Toreksdorff qui me dit que l’appel aurait lieu l’après-midi à quatre heures, et que le départ se ferait le lendemain à trois heures. Le rendez-vous fixé était la place de la Gare.
Toutefois, cette réunion eut lieu dans les magasins Billiet, rue Saint-Géry. Les otages étaient au nombre de cent trois. Il leur fut recommandé d’être exacts au rendez-vous, et de prendre du ravitaillement pour cinq jours, la soupe devant leur être servie en route.
M. Billiet leur fit des adieux touchants, leur souhaitant beaucoup de courage, et surtout un prompt retour.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2012/12/06/25755034.html

Un poilu raconte son 1 janvier 1917

Un poilu raconte dans une lettre datée du 2 janvier 1918 : « Aujourd’hui pour nous c’est la fête à l’occasion du 1er janvier, nous sommes bien soignés comme nourriture ; l’on mange de l’oie, 1 litre de vin à chaque repas, une bouteille de champagne pour 4, jambon, sardine, desserts, cigare, café ; c’est la première fois que j’en touche autant depuis que je suis mobilisé. »

La scène du menu reproduit ici se déroule à l’hôpital militaire qui fut aménagé dans les usines de confiserie Pupier, à Saint-Etienne. Poulbot, qui a réalisé le dessin, y croque des soldats blessés ou malades, coiffés d’un képi ou d’un bonnet de nuit, prenant leur repas de Noël 1917 dans leur chambre, dans un style mêlant humanisme et humour.

Malgré leurs malheurs (ou leur bonheur : rappelons-nous que la “bonne blessure” – pas assez grave pour se révéler fatale ou handicapante, mais suffisamment pour tenir la victime éloignée des champs de bataille – pouvait être une aubaine), ils profitent de la fête en chantant : « Ah, je l’attends, je l’attends, je l’attends, celle que j’aime, que mon cœur aime. » Le menu est le suivant : aspic des Alliés, morilles chantilly, dinde rôtie, salade de saison, desserts, malakoffs Pupier (c’est une barre chocolatée de la marque), café, cognac, champagne, cigares.)

Le document sur le site du Bien Public http://www.bienpublic.com/edition-dijon-ville/2014/12/21/noel-en-guerre

Journal du mercredi 2 janvier 1918

Action d’artillerie assez vive en Champagne, dans la région de la Butte-du-Mesnil.
Un coup de main sur nos petits postes au sud-est de Beaumont, n’a obtenu aucun résultat. Nous avons fait des prisonniers.
Sur le front britannique, l’ennemi a renouvelé ses attaques contre la crête Welsh, sur une largeur d’environ 1200 mètres au sud de la Scarpe.
Dans la partie sud du secteur attaqué, il est parvenu, grâce à ses jets de liquides enflammés, à prendre pied un moment dans une des tranchées anglaises. Une contre-attaque l’a rejeté de cette position et la totalité de la tranchée est actuellement entre les mains de nos alliés. Partout ailleurs l’assaut a été arrêté.
Activité des deux artilleries en un certain nombre de points, au sud de la Scarpe.
L’artillerie allemande a également montré de l’activité dans le secteur d’Ypres.
Les Anglais ont, à nouveau, avancé leur ligne ,vers le nord de Jerusalem. Ils ont fait 759 prisonniers, dont 39 officiers et relevé plus de 1000 cadavres ennemis.
Les Italiens ont forcé l’adversaire à abandonner, avec de graves pertes, la tête de pont de Zenson, sur la Piave et à passer sur la rive gauche du fleuve. Ils ont repris possession de toute la boucle.
Sur le reste du front, actions d’artillerie modérées.
Des aviateurs ennemis ont attaqué le champ d’aviation d’Istrana et bombardé Vicence, Bassano, Castelfranco et Trévise. On compte en tout 13 morts et 44 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

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