1250/4 janvier 1918

La première section de la 1 ère compagnie du 28 ème RI

Une photo remarquable de la collection de Yann Thomas :
la première section de la 1re compagnie du 28e RI ce 1er janvier 1918.
Au dos de la carte : « 4 Janvier 1918. Chers parents.
Voici ci-contre une petite photo prise près des boches. Vous verrez que malgré les obus et la mitraille, malgré la misère qui nous secoue, nous prenons de temps en temps quelques parties de plaisir. C’est ma section. Nous sommes à 2k500 des boches. Nous encore nous sommes solide au poste. Toujours en bonne santé. Nous redescendrons en repos Dimanche. A bientôt, j’espère vous voir. j’espére que ma carte vous trouvera la même. Bons baisers de [illisible] Votre fils qui vous aime.
[Nom (ou prénom) illisible]. »

http://vlecalvez.free.fr/JMO_janvier1918.html

Souvenirs de la Popote du 4 janvier 1918

Notre cuistot est un brave homme
Et c’est de plus un bon garçon

Il était sale, il était comme
C’est triste à dire, un vrai cochon

Il avait toujours les mains noires
Et ses ongles étaient en deuil.
Ignorer savon et baignoire
Etait pour lui un titre d‘orgueil.
Tous les jours, il fallait lui dire :
« Beaufreton, lavez vous les mains … »
Il disait oui dans un sourire …
C’était kif-kif le lendemain.

Puis, c’était torchons ou serviettes,
Et souvent les deux à la fois,
Et nos verres et nos assiettes
Où se voyaient marqués ses doigts.
C’était de l’anthropométrie
Comme chez défunt Bertillon
Tous le objets portaient les stries
Des doigts du cuistot Beaufreton.

Il changea pourtant : dans l’eau claire
Il se nettoya chaque jour.
Le bain d’abord hebdomadaire
Devint quotidien … un amour,
Tout frais, tout mignon, blanc et rose
Tel fut : Beaufreton le cuistot,
Ce fut un besoin, cette chose
Fut indispensable bientôt.

Il lui fallut, coûte que coûte
Son grand bain de pieds quotidien.
Soit au repos, soit sur la route
En secteur … Il trouvait moyen
De se laver mains et figure
Chaque jour invariablement
Nous constations, je vous assure
Avec plaisir ce changement.

La suite sur http://indre1418.canalblog.com/archives/2008/01/04/7429266.html

Le Goéland II coulé par un sous-marin

Jean Claude CORRE

« Le 4 janvier 1918, le patrouilleur GOELAND II, premier Maître CORRE (2) recevait la mission de remorquer, de Brest à Lezardrieux, le trois-mâts goélette français ARALIA. A 8 heures du soir, le groupe se trouvait à 7 ou 8 milles de l’île Vierge, faisant route au nord-est, à la vitesse de 7 ou 8 noeuds.

Le GOELAND II portant un feu de poupe au pétrole dont l’éclat était atténué par plusieurs épaisseurs d’étamine blanche. A ce moment, un sous-marin apparaît brusquement, et ouvre feu sur le GOELAND II, à la distance de 200 ou 300 mètres par bâbord. Il tire avec les deux pièces qui deviennent visibles dans les lueurs des coups de canon, et fait une route parallèle à celle du patrouilleur.

Le second maître chef de quart ordonne de mettre la barre toute à gauche, pour tenter d’aborder le sous-marin, mais la drosse a été coupée par un obus, et le bâtiment n’obéit plus. Deux hommes sont tués, la pièce arrière est démontée par un obus, la coque percée à la flottaison par un projectile qui vient crever la chaudière. La vapeur fuse avec un bruit assourdissant. A la pièce avant, deux autres servants sont tués. Resté seul, son chef ouvre le feu, et tire une douzaine de coups dont l’un paraît tomber sur la pièce arrière du sous-marin. De fait, celui-ci ne tire plus que deux ou trois coups de sa pièce avant, et disparaît.

Une douzaine de projectiles avaient frappé le Goeland  II, l’un d’eux qui allume dans le poste d’équipage un incendie aussitôt combattu. Mais l’eau a envahi la chaufferie et la machine, et le bâtiment s’enfonce par l’arrière, et le commandant ordonne l’évacuation. La baleinière est amenée. Les survivants de l’équipage y embarquent, sauf le commandant, disparu avec son navire.

Les rescapés se dirigent à la voile et à l’aviron vers le feu de l’île Vierge, qui est en vue, et atterrissent le 5, à 2 heures du matin. Dès le début de l’action, l’ARALIA avait coupé sa remorque et établi sa voilure. Après avoir couru vent arrière vers l’ouest, pendant une heure, se croyant débarrassée de son ennemi, elle remet la route au nord-est. Mais, vers les 3 heures, elle est attaquée par bâbord, à grande distance. Le sous-marin lui envoie une trentaine d’obus. L’ARALIA laisse porter, et riposte par une quinzaine de coups, tout en fuyant vers l’ouet-sud-ouest. Le combat cesse au bout d’une demie-heure, et, avec le jour, le voilier se dirige vers Portsall, où il rentre, piloté par un pêcheur du pays. »

http://www.archeosousmarine.net/goeland.html

Poincaré refuse de gracier une Genévoise

https://www.tdg.ch/societe/histoire/genevoise-fusillee-1918-espionnage-guerre/story/11716087

 

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