1251/5 janvier 1918: (suite) Une Genevoise fusillée  pour espionnage

Le journal du soldat Jean Dupin

https://books.google.fr/books?id=JGXlAgAAQBAJ&pg=PA93&lpg=PA93&dq=5+janvier+1918&source=bl&ots=jMSj–Usz4&sig=DosrHfYR26TtvYbpxlDb38jBOzY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjKx–o8eXXAhWB1hoKHZIvCFo4ChDoAQg6MAU#v=onepage&q=5%20janvier%201918&f=false

Le journal de la Huronne

5 janvier 1918.

« Mais si la guerre s’arrêtait maintenant, nous serions ruinés ! » C’est une réplique que je m’attire souvent, quand j’appelle la paix. Ne serons-nous pas ruinés davantage, si elle ne s’arrête pas ?

Cette idée d’obtenir une indemnité capable d’alléger les impôts futurs a été lancée l’an dernier. Elle a fait du chemin. Elle séduit nombre d’esprits. Moi, elle me stupéfie. Ses partisans se rendent-ils compte qu’ils font tuer des hommes pour sauver leur argent, qu’ils exigent des sacrifices humains pour s’éviter des sacrifices pécuniaires ?

Et le calcul est aussi stupide que cruel. Plus la guerre se prolonge, moins elle a de chances d’être sérieusement indemnisée. Car le montant de cette indemnité devrait s’élever avec celui des dépenses, qui s’accroissent follement, sans freins ni bornes. Cent trente millions par jour ! Et elle devrait être payée par des ressources qui, au contraire, diminuent, dans un conflit où tous les belligérants vont à l’épuisement.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Janvier_1918

Parution de la vie parisienne

source: https://www.pinterest.fr/pin/466122630176556620/

(Marine) Torpillage du Henri Le Cour

« Le 5 janvier 1918 à 23 h 30, l’homme de vigie bâbord a crié : « une torpille par bâbord !  » ; avant que j’ai eu le temps de mettre à gauche toute, nous avons été torpillés au panneau n° 4. Le navire s’est couché aussitôt sur bâbord, nous n’apercevons pas le sous-marin. Le bateau coulant rapidement, je fais immédiatement rappeler au poste d’abandon en faisant machine arrière pour casser l’erre en avant, et fait les signaux de détresse. Le second est à la baleinière n° 2. Je m’occupe de faire amener le youyou et la baleinière n° 1 qui sont mis immédiatement à la mer. Notre position au moment du torpillage était de 8 milles au sud 55 ouest vrai de Penmarc’h. Je fais embarquer tout le personnel que je trouve et je quiite le bord au moment où le navire s’enfonçant par l’arrière se couche sur bâbord et disparaît. Il s’est écoulé environ 45 secondes à une minute entre le torpillage et le moment où le navire s’est englouti. Resté avec la baleinière sur les lieux du sinistre pour recueillir le personnel qui n’aurait pas eu le temps d’évacuer, je recueille de ce chef 4 hommes cramponnés aux débris dont deux donnant à peine signe de vie. La baleinière n° 2 se trouve près de nous et recueille deux à trois hommes qui se trouvent sur le radeau ; j’ai appelé pendant près de deux heures l’attention des patrouilleurs au moyen de feux coston et ce n’est qu’à deux heures et demie du matin que nous avons été recueillis par le torpilleur Téméraire qui nous a ramenés après transbordement à Royan où nous sommes arrivés le 6 à 9 heures du soir. »

Ce vapeur faisait partie d’un convoi de quinze vapeurs partis de Brest pour Quiberon, escortés par les patrouilleurs américains Wanderer et Vedette. Dans cette nuit du 5 au 6 janvier, l’U 93 (Helmuth Gerlach) va couler trois autres navires : le HARRY LUCKENBACH, le DAGNY et le vapeur grec KANARIS

source: http://www.archeosousmarine.net/henrilecour.html

(suite) Une Genevoise fusillée  pour espionnage de guerre

Les archives déclassifiées par l’armée française révèlent le nombre de Suisses fusillées durant la Grande Guerre. Ils sont sept, dont quatre pour espionnage. Parmi eux, la chanteuse désargentée «Regina Diana».

L’officier de 1ère classe lit rapidement les conclusions du jugement en révision du conseil de guerre. Sans attendre, le peloton réglementairement composé de douze soldats fait feu sur Marie-Antoinette Avvico, qui meurt sur le coup. Il est 6 h 30 en ce 5 janvier 1918. La dernière espionne suisse de la Grande Guerre vient de tomber sur le champ de tir du Pharo, au cœur de Marseille. Elle avait 32 ans.

C’est seulement en novembre dernier que le Ministère de la défense a rendu public et mis en ligne  les procès du millier d’exécutions connues entre 1914 et 1918. Pour beaucoup de poilus la documentation tient en quelques pages. L’espionne suisse a, elle, bénéficié d’un long procès dont presque tout est conservé.

suite sur https://www.tdg.ch/societe/histoire/genevoise-fusillee-1918-espionnage-guerre/story/11716087

A propos de l’aide américaine

Fin 1917, les premières troupes américaines débarquèrent sur le sol français via le port de Saint-Nazaire. Mais sans équipement lourd, les Français durent les entraîner et les équiper. L’artillerie fut fournie par les Français ainsi que les chars FT-17 Renault. A ce stade, la puissance militaire américaine était quasi nulle. Malgré tout, le 5 janvier 1918, le Corps expéditionnaire américain comptait déjà 161 751 hommes, dont 113 163 dans les forces combattantes. Au fur et à mesure et avec une rapidité exceptionnelle, les Américains montèrent en puissance.

L’industrie de guerre se mit en place tandis que les soldats américains gagnèrent de l’expérience dans les tranchées. Les armes et les troupes américaines débarquaient régulièrement à tel point qu’au mois de septembre 1918, 1 140 242 soldats américains étaient sur le sol français. Le premier combat des troupes américaines eut lieu lors de la seconde bataille de la Marne, de juin à juillet 1918.  Les performances au feu des Américains furent en retrait par rapport à celles des Français et des Allemands, ce qui est somme toute logique vu que cela faisait 4 ans que les Français et les Allemands combattaient.

Partout les résultats militaires américains étaient mitigés au regard des pertes subies. Fin juin 1918, les marines américains firent preuve d’un mordant exceptionnel au bois Belleau. Une réputation prenait naissance …

L’efficacité réelle de l’arrivée des Américains se situa avant tout dans un plan financier et politique.
En octobre 1918, il débarquait en France chaque minute, 7 soldats, 2 chevaux, 7 tonnes d’équipement ne provenance des États-Unis. Cet apport arrivait à un moment où le moral des Français était en baisse suite à la percée allemande de mars 1918. Les dirigeants militaires franco-anglais voyaient les troupes américaines comme une armée de réserve capable de soulager les armées alliées épuisées.

Si la guerre devait s’étendre jusqu’en 1919, il était inévitable que les Américains prirent en charge l’essentiel de l’effort militaire.  Cependant du côté américain, il n’était pas question pour eux d’être alliés mais seulement des associés. Sur ordre du président américain, Woodrow Wilson, jamais le général Pershing n’accepta de voir des divisions américaines subordonnées à un commandement allié.

source: http://guerre1418.org/html/thematiques_idees14.html

(Aviation) Georges Popelin abat un avion  au dessus de Monampteuil (02)

Le 5 janvier 1918, en mission photographique sur le Chemin des Dames, il abat un avion ennemi au-dessus de Monampteuil, ce qui lui vaut (ainsi qu’à son observateur, le Cne Ruby) une citation à l’ordre de l’armée le 6 février 1918 (JORF du 3 mars 1918, p.2852) et sa promotion au grade de sergent (20 février 1918).

jorf310318

source: http://www.saintrapt.com/aubusson/2017/03/06/popelin-georges-mort-pour-la-france-le-30-juillet-1919/

 

 

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