1261/15 janvier 1918: le premier corps expéditionnaire portugais débarque à Brest

Le premier corps expéditionnaire portugais débarque à Brest

source photo: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/avant_la_bataille/portugal_grande_guerre.html

Le premier contingent du CEP débarque à Brest le 2 février 1917 et rejoint le front
des Flandres où il vient renforcer le dispositif allié. Définitivement organisé le 20 avril
1917, le CEP compte 55 000 hommes.
La venue à Paris du président de la République portugaise Bernardino Machado,
en octobre 1917, consacre la reconnaissance internationale du régime républicain.
Fin novembre 1917, la France demande le détachement d’un corps d’artillerie : le
Corps d’artillerie lourde portugais (CALP). Les forces du CALP (70 officiers et 1260 soldats),
mises à disposition du commandement français, débarquent le 15 janvier 1918.
Au Portugal, le gouvernement d’Afonso Costa privilégie la direction de la guerre et
les relations internationales au détriment de la politique intérieure. Aussi, les difficultés
économiques et financières qui résultent de cet effort démesuré, auquel s’ajoute l’envoi de
troupes en Angola et au Mozambique (34 000 hommes), provoquent le mécontentement
populaire.

source: https://www.horizon14-18.eu/wa_files/portugal_201916-18.pdf

Le war song torpillé

Le « War Song », bâtiment britannique, fut torpillé et coulé par un sous-marin allemand, le 15 janvier 1918, jour de tempête dans le Raz de Sein, et jour de noce sur la petite île. Une partie de l’équipage, une vingtaine d’hommes équipés de ceinture de sauvetage, trouve place dans un canot, mais la mer est particulièrement mauvaise et les drosse sur les rochers de Porkaïg, renversant le canot et jetant les hommes à la mer. Vu leur situation, le bateau de sauvetage, l’Amiral Barrera, ne peut pas leur porter secours. De l’île, témoins du drame, les Sénans quittent la noce et organisent les secours. Une barque est mise à l’eau et se dirige à grands coups de rames à travers les lames vers les sinistrés à demi submergés. C’est alors qu’on voit un jeune Sénan de 17 ans quitter les rochers d’où il se tenait pour se jeter à l’eau, risquant de se faire déchiqueter par les écueils. Il est aussitôt suivi par un autre jeune de 18 ans. A eux deux, ils feront l’aller-retour entre les naufragés et la côte, en ramenant un, puis un autre, et encore un autre. Les jeunes mariés eux-même n’hésitent pas à entrer dans l’eau pour en retirer les Anglais épuisés. Treize membres de l’équipage du War Song seront ainsi sauvés d’une noyade certaine, et accueillis généreusement sur l’île. La mer rendit plus tard les sept corps noyés qui n’avaient pu être secourus à temps.

source: https://www.mairie-iledesein.com/a_visiter.htm

lire aussi: http://enezsun0.chez-alice.fr/Histoire/lapremiereguerremondiale.htm

Lettre de Guerre du Poilu Augustin Astruc

Le 15 janvier 1918 (9 h).
… ai travaillé toute l’après midi à coudre des boutons, marquer mon linge, j’ai fini mon étau, j’ai été
acheter quelques pommes de terre pour la popote (depuis qu’il fait froid, nous sommes moins bien ravitaillés
en légumes), j’ai lu, enfin je ne me suis pas ennuyé quand même. J’ai ensuite bien dormi jusqu’à 3 heures,
mais de 4 heures (après le sondage) jusqu’à 7 heures, j’ai bien moins reposé, et c’est Raymond qui en a été la
cause. Il était déshabillé sur son lit et ne voulait pas se coucher. Il m’a fait fâcher, à tel point qu’il m’a fallu
le gifler, alors il s’est mis à pleurer, à crier, mais n’a pas plus bougé pour cela. Impossible de le faire mettre
sous les couvertures. Finalement la colère m’a réveillé et j’avoue que j’étais presque malade.
Maintenant, je ne suis plus en colère, un petit oiseau vient de me dire que Raymond s’est couché hier
à 21 heures et a bien dormi jusqu’à ce matin. Sacré gosse, va ! Tu étais sans doute loin de te douter que ton
papa s’occupait de toi à cette heure. …

source: http://genea.beys.free.fr/gevaudan/ASTRUC%20Augustin_lettresdeGuerre_1918_et_1919_extraits.pdf

Journal du mardi 15 janvier 1918

Sur la rive gauche de la Meuse, nos feux, déclenchés avec précision, ont dispersé des détachements ennemis qui tentaient d’aborder nos lignes dans le secteur de la côte de l’Oie.
Sur le front britannique, une tentative de coup de main ennemie, effectuée au cours de la nuit à la faveur d’un violent barrage, a échoué à l’est de Monchy.
Activité de l’artillerie allemande à l’est d’Ypres et vers Messines et la Scarpe.
Un coup de main effectué avec succès par les Canadiens, au nord de Lens, leur a permis de ramener des prisonniers sans avoir subi eux-mêmes aucune perte.
Des engagements de patrouilles au cours de la nuit, a l’est de Méricourt, ont tourné en faveur de nos alliés.
Sur l’ensemble du front italien, actions d’artillerie intermittentes et de peu d’intensité. Moyenne activité des détachements de reconnaissance.
A l’est de Capo-Sile et au nord de Cortellazo, les patrouilles italiennes ont mis en fuite la garnison de petits postes ennemis, détruit des ouvrages fortifiés et pris du matériel.
A Brest-Litowsk, Kuhlmann a démasqué son jeu et refusé de prescrire l’évacuation des troupes allemandes de Lithuanie, de Courlande et de Pologne en affirmant que ces contrées s’étaient séparées de la Russie. Il attribuait ainsi aux autorités locales constituées par l’Allemagne et l’Autriche les pouvoirs qui n’appartiennent qu’aux peuples eux-mêmes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

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