1264/ 18 janvier 1918

Journal du vendredi 18 janvier 1918

Activité d’artillerie au sud de Saint-Quentin, dans le secteur de Maisons-de-Champagne ainsi que dans la région à l’ouest des Monts.
Sur la rive droite de la Meuse, une patrouille allemande qui tentait d’aborder nos petits postes dans la région de Samogneux a été dispersée par nos feux.
Nous avons, à l’est de la tranchée de Calonne (secteur des Eparges), exécuté un coup de main qui nous a permis de pénétrer profondément dans les positions allemande. Leur incursion faite, nos troupes sont rentrées indemnes dans leurs lignes.
Sur le front britannique, incursion des troupes ennemies au nord-ouest de Saint-Quentin. Succès d’un coup de main de nos alliés dans la même région.
L’artillerie belge a contrebattu efficacement plusieurs batteries ennemies active dans les régions de Ramscapelle et de Dixmude. Nos alliés ont canonné les tranchées ennemies ainsi que des fermes occupées par l’ennemi en bordure de l’Yser.
Sur le front macédonien, activité d’artillerie dans la boucle de la Cerna.
Les Italiens ont résisté victorieusement à une nouvelle poussée autrichienne. Ils ont fait subir de lourdes pertes à l’ennemi et ont capturé des prisonniers.
On commente un article du Fremdenblatt, journal officiel du gouvernement austro-hongrois, qui prend à partie Bülow et les pangermanistes et soutient Kuhlmann, menacé par le parti militaire allemand.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/ja18

« Je quitte les tranchéees demain « 

Le 18 janvier 1918
Mon cher Oncle.
Je quitte les tranchées demain matin, nous sommes relevés pour aller au grand repos.
Où va t’on nous donner ce repos, je ne peux vous le dire, je n’en sais rien.
Il ne faut pas vous étonner si vous ne recevez rien de moi tous ces temps-ci, avec ces changements, ce n’est pas toujours facile d’envoyer un mot,
et en plus de cela, la correspondance que nous nous envoyons a souvent bien du retard, parfois même, elle s’égare.
Je vous embra
sse.
Edouard.

A lire sur le blog passionnant: http://reims.14-18.over-blog.com/2014/09/reims-14-18-je-quitte-les-tranchees.html

« Les prisonniers constituent la meilleure source d’information »

Dans une note en date du 18 janvier 1918, le GQG insiste sur l’intérêt à multiplier les interrogatoires de prisonniers : « les prisonniers constituent la meilleure source de renseignement. Il appartient  à tous les échelons de commandement de stimuler, d’une façon particulière, l’initiative des chefs de corps ou de bataillon, pour qu’ils organisent des coups de main aussi nombreux que possible. » A quelques semaines des grandes offensives allemandes, l’action des corps francs est alors intégrée dans la manœuvre générale.

Cela ne suffit pas toutefois pour éviter la surprise et les coups de boutoir du printemps, notamment le 21 mars face aux Britanniques ou le 27 mai face à la VIe armée française. Le 14 juillet pourtant, l’action d’un corps franc va avoir une influence décisive sur le cours de la guerre. Ce jour-là, en effet un coup de main est organisé par la 132e DI afin de compléter, par des interrogatoires de prisonniers, les indices collectés par l’aviation et des six coups de main précédents. L’offensive allemande contre la IVe armée, qui défend Reims, est certaine mais il est essentiel d’en connaître la date et l’heure.

La zone d’action choisie est un carré de 500 m sur 500 sillonné de quatre tranchées allemandes  (Andrinople, Tirnova, Radius, Cubitus). Le détachement d’assaut est fourni par le 366e RI à partir des groupes de grenadiers d’élite de ses trois bataillons et de deux sections de « ligne ». L’ensemble, commandé par le lieutenant Balestie, représente 174 fantassins, renforcés de 16 sapeurs pour les destructions, de trois équipes de lance-flammes et 8 brancardiers. L’appui d’artillerie comprend quatre batteries de 75 et le groupe de 155 mm de la division, pour assurer l’ouverture des brèches nécessaires, l’encagement de l’objectif, la neutralisation des mitrailleuses et l’aveuglement par fumigènes des observatoires.

https://lavoiedelepee.blogspot.com/2012/05/les-corsaires-des-tranchees-7-un-coup.html#VogKwpDZD76q3Pmi.99

A propos des déportés valenciennois en Lithuanie (suite)

Enfin, le 18 janvier 1918, nous reçûmes des nouvelles de ces malheureux qui nous apprirent que le voyage de Valenciennes à la gare de Zosle, près Kowali, avait duré six jours, et que pour les remettre de cette grande fatigue, les Allemands les obligèrent à se rendre à pied, dans la neige, au château de Milejgany, qui se trouvait à 10 kilomètres de la gare ; aussi un otage de Sedan, âgé de 70 ans, mourut-il en arrivant.
Connaissant le lieu de leur internement, Mme G. Ewbank vint me prier de faire parvenir un peu de ravitaillement à son mari, mais la Commandature fut sans pitié, ayant reçu des ordres très sévères pour que rien ne fut envoyé aux otages. Je me retournai alors vers le capitaine Neuerbourg qui me promit d’en parler au Grand Quartier Général pour que la C.R.B. [Commission for Relief in Belgium] obtint la permission d’envoyer régulièrement des colis.

http://civils19141918.canalblog.com/archives/2012/12/06/25755034.html

Création officielle  de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France

6th December 1926: A line out during a women’s rugby match at Gentilly, near Paris. (Photo by Topical Press Agency/Getty Images)

Le 30 septembre 1917, le premier match de football féminin est disputé en France. L’équipe de Thérèse Brulé s’impose 2-0 face à celle de Suzanne Liébrard. Le journal L’Auto, ancêtre de L’Équipe, relate dans son édition du 2 octobre 1917 que « pour la première fois des jeunes filles ont joué au football ». Cette rencontre oppose deux équipes du même club, le Fémina Sport. Créé en 1912, c’est un club omnisports féminin dont Alice Milliat est la présidente depuis 1915. Cette institutrice encourage ses équipes à disputer des matchs dans toute la France afin de promouvoir la pratique du football féminin et devant la multiplication des clubs parisiens et provinciaux, elle pousse en 1917 à la création de la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France, déclarée officiellement le 18 janvier 1918 dont elle sera présidente en 1919. Organisé par cette fédération, un championnat de France de football féminin se met en place. C’est une première mondiale. Les finales se déroulent les 23 mars et 13 avril 1918. Le Fémina Sport enlève ce premier titre national en s’imposant face à l’En Avant, club omnisports féminin fondé à Paris en 1912.

source: http://les-sportives-mag.fr/les-jeux-olympiques-feminins-un-heritage-de-la-grande-guerre-2

Les Français ont un nouveau masque à gaz

Le nouveau masque MCG, baptisé ARS, est adopté le 20 janvier 1917. La mise en place de sa réalisation industrielle va demander plusieurs mois. Les livraisons aux armées ne débuteront que le 18 janvier 1918. Les recherches sur l’ARS ne s’arrêteront pas après sa mise au point.

source: https://www.google.fr/search?q=18++janvier+1918&safe=active&ei=8mdDWveZIIn10wKPz7uYDw&start=170&sa=N&biw=1366&bih=588

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s