1292/15 février 1918: prisonnier, l’aviateur Roland Garros parvient à s’échapper

(son) Prisonnier, l’aviateur Roland Garros parvient à s’échapper

garros

Prisonnier pendant trois ans, Roland Garros ronge son frein et voit s’accomplir les exploits, souvent sanglants, des as de l’aviation. Il tente de s’évader par tunnel, par avion, mais échoue. Il y parvient finalement le 15 février 1918, déguisé en officier allemand.

Sa captivité l’a marqué. Sa myopie s’est aggravée et il doit se cacher pour se faire faire des lunettes. Clémenceau tente de le garder au sol comme conseiller, mais sa volonté de remonter dans un avion est trop forte et le « Tigre » cède. Après une formation aux nouvelles techniques de combat aérien, qui évoluent au rythme très rapide des changements technologiques, il est affecté au groupe de combat n°12. L’escadrille monte au front sur le terrain de La-Noblette-en-Champagne.

Roland Garros est redevenu un fin pilote et il remporte le 2 octobre sa quatrième victoire. Le 5, au matin, il quitte le terrain aux commandes de son SPAD XIII. Le lendemain, il s’en doute, ses camarades prévoient de lui fêter son anniversaire. Il aura 30 ans.

source: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/8-octobre-1918-la-fin-de-roland-garros_1762027.html

Proust écrit à son frère et parle des « embusqués  » et des Poilus

proust(…)Rien de tel dans cette lettre adressée le 15 février 1918 à son frère Robert et qui illustre, à cette occasion, l’antagonisme important existant à l’époque entre les “embusqués” et les “poilus”: une problématique sociale qui sera magistralement développée à travers la chronique du Paris en guerre dans le futur Temps retrouvé .

Affectueux et compatissant aux souffrances de son frère qui se bat sur le front italien, Marcel, exempt de mobilisation en raison de sa constitution fragile, a soin de lui donner le plus de nouvelles possibles de la maison, de sa santé, comme de celle de leurs amis communs. Passées en vente à Drouot il y a quelques années, une série de lettres inédites envoyées de 1916 à 1919 à Madame Fournier – la maîtresse de Robert – montraient déjà combien l’auteur de la Recherche admirait le courage de son cadet mais s’inquiétait sans cesse de son sort sans oser trop le materner par crainte de se montrer envahissant. Parmi ses phrases suant l’angoisse, on y lisait, notamment, celle-ci : “J’ai longtemps cru que “l’absence était le plus grand des maux”. Je sais maintenant que c’est le danger couru par ceux qu’on aime.”

Mon cher petit Robert

« Ceci est un simple post-scriptum à une lettre que je t’avais envoyée il y a une quinzaine de jours. Dans cette lettre je me rappelle qu’il y avait une phrase assez vague où je te disais que Flers devrait bien me donner la critique littéraire du Figaro. Or je vois que cette critique n’est plus à prendre, elle est donnée à Hermant. Si donc tu n’as rien dit à Flers, ne lui en parle pas puisque ce serait sans utilité aucune, Hermant la gardera et certainement toujours et le fera d’ailleurs très bien. De plus étant en très bons termes avec lui, je serais désolé d’avoir l’air de songer même à la lui enlever ! Jamais je n’aurais pensé à cette critique si j’avais su qu’il était question de lui. Je ne m’en doutais pas. Et d’ailleurs c’est sans importance n’en ayant parlé qu’à toi. Si jamais tu me récris – mais c’est déjà trop beau d’avoir eu ces mots de toi si inespérés, et si souvent relus, dis moi si “le cas échéant” tu accepterais d’avoir Lucien Daudet comme secrétaire. (Il avait organisé une machine des … à … où il avait beaucoup travaillé, puis il s’est brouillé avec ses collaborateurs, et M. Godard l’a recueilli à Paris. Mais il s’y ennuie et je crois qu’il aimerait être avec toi. Mais il n’est je crois qu’infirmier de 2e classe, et de plus comme il a 40 ans et est exceptionnellement intelligent je pense qu’il voudrait un travail un peu relevé. Mais je te dis tout cela selon l’expression courante “incidemment”.) Mes yeux font de plus en plus mal et le nombre de mes épreuves s’accroit au fur et à mesure, ce qui m’inquiète non pour ma vue mais pour la possibilité de terminer mon ouvrage. La maison va être un hôpital car nous attendons le mari de Céleste, atteint d’un état vague qui est soit la fièvre des tranchées, soit le paludisme, soit de la tuberculose. (…)

La suite sur https://www.franceculture.fr/emissions/la-boite-lettres/marcel-proust-son-frere-robert

https://largonnealheure1418.wordpress.com/2015/02/03/garros-aviateur-abattu-argonne/

 

Parution de Vogue

vogue

source: https://www.google.fr/search?q=15+f%C3%A9vrier+1918&safe=active&tbm=isch&source=iu&ictx=1&fir=rQC-kqdHLd-YCM%253A%252CIILhHx1ZJVz4mM%252C_&usg=__7_nXHuZqYti3nOG4fDPymtiBJNE%3D&sa=X&ved=0ahUKEwj44oD4lMjYAhUHalAKHcS-B3YQ9QEIWjAM#imgrc=rQC-kqdHLd-YCM:

 

Journal du mercredi 15 février 1918

Une tentative ennemie sur un de nos petits postes au nord de Pargny-Filain a échoué.
Vives actions des deux artilleries dans la région à l’est de Reims.
En Champagne, dans le coup de main de la veille, des batteries américaines ont prêté un appui très efficace. Nos troupes ont organisé les positions conquises au cours de cette journée dans la région au sud-ouest de la butte du Mesnil. Le chiffre des prisonniers dépasse 150.
Nos batteries ont pris sous leur feu et dispersé un fort rassemblement ennemi signalé au sud de la Dormoise.
Sur le front britannique, les troupes canadiennes ont exécuté avec succès un coup de main sur les tranchées ennemies à Lens; elles ont infligé de nombreuses pertes aux Allemands, fait quelques prisonniers et capturé deux mitrailleuses.
Les pilotes britanniques ont exécuté quelques reconnaissances et lancé des bombes sur divers objectifs.
En Macédoine, activité réciproque des artilleries à l’ouest du Vardar et dans la boucle de la Cerna.
Sur le front italien, canonnade dans le val Giudicaria.
Les Italiens ont réussi quelques coups de main audacieux, et détruit un poste avancé ennemi.

 

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