1299/22 février 1918

 « Il ne fait jamais beau temps »

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Lettre du 22 février 1918 de Jules Gradelle à ses beau-frère et belle-sœur. (Collection particulière.)

http://decouverte.inventaire.poitou-charentes.fr/14-18-poitou-charentes/themes/la-vie-quotidienne-2/

Création de nouvelles  fourragères

Initialement le critère d’obtention d’une fourragère était fixé à deux citations à l’ordre de l’armée. Le conflit se prolongeant et le nombre de citations augmentant, il fallu créer de nouvelles distinctions. A la fin de la guerre existait une véritable hiérarchie des fourragères comportant trois modèles simples et trois modèles doubles. Ces fourragères, objet de la circulaire du 22 février 1918, sont décrites dans ses tableaux;

A voir sur le site http://www.netmarine.net/tradi/symbolique/fourrageres/index.htm

lire aussi: file:///C:/Users/alain/Documents/00-memoire-fourrageres-commandant-catalan-fncv.pdf

http://www.france-phaleristique.com/fourrageres.htm

Carte de Clément à Louis le 22 février 1918

Mon cher Louis,

Ce n’est pas souvent que tu reçois de mes nouvelles, mais comme c’est réciproque nous sommes quitte, pourtant nous pourrions décider de faire mieux.
Marches tu pour chacun sa semaine ci ce n’est pas abuser je crois !
Comment trouves tu ma petite carte de ma fabrication ?
Peut être aura-t-elle le goût de te faire causer, m’engueuler un peu même, j’adore ça.
Comme tu l’as vu mes chasses n’étaient plus celles d’octobre mais comme tu le sais les canes et les bécasses sont rares, enfin j’ai tué deux bécasses et un canard, quelques articles de fraude entre autre un énorme lièvre dans la prairie ………. , comme il était au bord de l’eau je pensais …………..espérons qu’a la fin de l’année nous pourrons chasser tranquillement ensemble.
Encore pas de nouveau pour m’en tirer quelle barbe.
Les deux copains qui sont partis sont en ce moment dans un centre d’instruction, quels chanceux.
Bon baisers, bonne santé.
Ton cousin qui pense à toi.

source: http://www.andriesvandenabeele.net/AndriesVandenAbeele/ol_1918.htm

 

Février 1918: le temps des coups de main

Après un mois de janvier relativement calme, la situation en février 1918 se manifeste par des « coups de main ». Ces actions rapides et limitées, qui ont pour objectif de capturer des prisonniers et de désorganiser les défenses, se multiplient sur l’ensemble du front. Dans la Marne, fantassins de ligne et fantassins coloniaux procèdent à une série d’attaques préventives destinées à tester l’adversaire.
L’arrière du front : entre corvées et bombardements.
A l’arrière du front, les troupes continuent de vivre au rythme des corvées, du ravitaillement et du repos. Dans les carrières de pierre de Meurthe-et-Moselle, zouaves et tirailleurs malgaches travaillent côte à côte. Pendant ce temps, de nombreuses villes subissent les raids aériens allemands. Paris n’est pas n’est pas épargnée, où la population vit dans un climat d’insécurité.
Les avancées des Alliés sur les fronts extérieurs.
Dans les théâtres d’opération de Méditerranée et du Proche-Orient, les troupes alliées poursuivent leur avancée. En Arabie, les tribus arabes, appuyées par des contingents français et britanniques, harcèlent les convois de ravitaillement ennemis dans la région du Hedjaz. Tirailleurs et spahis combattent aux côtés des cavaliers arabes, guidés par le prince Fayçal et le colonel T.E. Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie.

Des images sur le site: http://www.ecpad.fr/fevrier-1918-la-preparation-des-offensives/

Le Petit Havre du 22 février 1918

havre havre

Journal du vendredi 22 février 1918

Au nord-ouest de Reims, dans la région de Loivre, un coup de main ennemi a échoué sous nos feux.
Le chiffre des prisonniers faits en Lorraine, au cours des opérations au nord de Bures et à l’est de Moncel, est de 525, dont 11 officiers.
Assez vive activité d’artillerie de part et d’autre sur l’ensemble du front, notamment dans les régions de Pinon, Vauxaillon, Malmaison, Pontavert, Guyencourt et la butte du Mesnil.
Nos pilotes ont abattu trois avions allemands, contraint deux autres appareils à atterrir dans leurs lignes, gravement endommagés, et incendié un drachen.
Les troupes britanniques ont réussi un raid à l’est du bois du Polygone et capturé quelques prisonniers. L’artillerie ennemie a été active devant les positions de Flesquières.
Les aviateurs anglais ont attaqué de nouveau Thionville et jeté vingt-six bombes sur la gare. Une forte explosion s’est produite et des incendies se sont déclarés. Tous les appareils sont rentrés indemnes.
Les aviateurs anglais ont bombardé également les usines et la gare de Pirmassens, où une tonne de projectiles a été lancée. Tous les appareils sont rentrés.
Les troupes britanniques refoulent pas à pas les Turcs à l’est de Jérusalem. Elles ont progressé de quatre kilomètres et demi sur un front de douze kilomètres.
A l’ouest de Jérusalem, elles ont progressé d’un kilomètre et demi sur un front de six et demi. Elles ont bombardé les campements de la rive gauche du Jourdain.
Les Italiens ont jeté des bombes sur Innsbruck.

 

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