1319/14 mars 1918:  les ouvrières tourangelles en grève

 Les ouvrières tourangelles en grève

Le 14 mars 1918, le commissaire Poirier adresse un nouveau rapport au maire, signalant « qu’un mouvement existe dans le personnel des ouvrières de l’habillement militaire ». La veille, « 500 femmes se sont réunies à la Bourse du travail  », provenant du Magasin régional, des ateliers de la rue Jehan Foucquet et de la rue Giraudeau, ou femmes travaillant à domicile.

Ces femmes réclament le rappel à la date du 1er juin de l’application du salaire minimum basé à 4 francs, et le versement d’une indemnité de vie chère de 1,50 franc. Leurs revendications sont remises aux employeurs, avec demande de réponse pour le mercredi.

« Un certain nombre, du Magasin régional, voulaient se mettre en grève, mais la majorité n’a pas adhéré, pour le moment. Il a été décidé que mercredi prochain il y aurait une grande réunion, salle du Manège, au cours de laquelle on prendrait une décision. »

Le 20 mars à 20h, 2 000 femmes sont réunies salle du Manège, réclamant l’indemnité de vie chère qui leur avait été promise depuis le 1er janvier. Les ouvrières votent la grève pour le lendemain matin. Le secrétaire de la Bourse du travail obtient du maire de Tours que la salle du Manège puisse être utilisée pour y faire un « contrôle des grévistes » — ce qui consiste à dénombrer, parmi les personnes présentes, lesquelles sont effectivement en grève et lesquelles sont venues soutenir les grévistes ou simplement s’informer.

Ainsi, le 21 mars, on obtient les comptages suivants :

  • au Magasin Régional, situé place Velpeau, 230 ouvrières en grève sur 318 ;
  • au centre de tannage de la rue Mirabeau, 162 ouvrières en grève sur 164 ;
  • aux ateliers de la rue Victor Hugo, 275 grévistes, soit la presque totalité des ouvrières ;
  • aux établissement Defressines, quai de la Poissonnerie, 287 grévistes (144 ont rapidement repris le travail, apparemment après que deux agents de police en tenue se soient pointés, envoyés par le commissaire Poirier).

Comme en juin 1917, les ouvrières réclament le passage à la semaine anglaise. Le 21 mars à 13 heures, un piquet de grève quai de la Poisssonerie réunit 600 personnes. Le maintien de l’ordre est assuré par des agents de police, aidés par des soldats américains. Place Velpeau, environ 80 ouvrières sont réunies.

Le dossier à lire  sur https://larotative.info/1917-1918-les-ouvrieres-1886.html

Le camp des femmes à Holzminden

Le camp d’internement de Holzminden était un grand camp de détention (Internierungslager) de la Première Guerre mondiale situé en périphérie de la petite ville de Holzminden, dans le duché de Brunswick en Basse-Saxe, Allemagne, qui a existé de 1914 à 1918. Il reçut jusqu’à 10 000 internés civils des nations alliées

Il ne doit pas être confondu avec le camp de prisonniers de guerre de Holzminden, un camp beaucoup plus petit destiné aux officiers britanniques et de l’Empire britannique, qui occupait une ancienne caserne de cavalerie près du centre ville, et qui  a existé de septembre 1917 à décembre 1918.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_d%27internement_de_Holzminden

photo:   http://holzminden.free.fr/IMG/jpg/Camp_1914.jpg

Journal du jeudi 14 mars 1918

Au nord-ouest de Reims, les Allemands ont tenté, dans la région de Loivre, un coup de main qui a complètement échoué.
En Champagne, à la suite d’un bombardement violent de la région des Monts, les Allemands ont dirigé une attaque sur nos positions, à l’est de Vaudesincourt.
Après un vif combat, nos troupes ont rejeté l’ennemi de quelques éléments avancés où il avait pris pied, en lui infligeant des pertes sérieuses.
Assez grande activité des deux artilleries sur la rive gauche de la Meuse.
Un appareil allemand a été abattu. Trois autres, gravement endommagés sont tombés dans leurs lignes.
Sur le front britannique, un détachement ennemi, qui tentait d’aborder les lignes de nos alliés vers la Vacquerie, a été dispersé.
Un coup de main, effectué avec succès au nord de Lens, a permis aux Anglais de ramener des prisonniers.
Au sud d’Armentières, un poste britannique a été attaqué à la suite d’un violent bombardement, par un fort détachement ennemi.
Sur le front italien, canonnade dans la Haute Montagne (Tonale, Cristallo, Stelvio) et dans la plaine du Piave. Combats d’aviation dans la région du littoral.
Les troupes turques sont rentrées dans Erzeroum.
Les Austro-Allemands sont devant Odessa

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mars18.html

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