1333/28 mars 1918: des Totos dans la guerre au front et à l’arrière’

Des Totos dans la guerre au front et à l’arrière

La Baïonnette, dans sa revue de presse le 28 mars 1918, cite Le Canard enchaîné : « C’est curieux combien, depuis la guerre, les petits garçons qui s’appellent Toto ont baissé dans l’estime des autres petits garçons. » Gamin de l’arrière, Toto ne blague pas au front dans les canards. En effet, le vocabulaire poilu s’est étoffé d’un autre toto pour désigner le pou de corps (4 ). Cet envahisseur des tranchées prospère dans la vêture. Le Rire rouge a publié, le 3 mars 1917, un poème du docteur Émile Roudié : « Le Toto, c’est le Pou… mais non le pou hideux,/Qui dort bourgeoisement, sur les vestons miteux/Des embusqués craintifs qui restent à l’arrière./Non, c’est le pou vaillant, à l’allure guerrière. » (5).
Las de la guerre La guerre n’en finit pas. Les poilus aimeraient retrouver leur famille et les enfants leur père. Les femmes doivent en tout assurer. Par décret, les pâtisseries devant fermer les mardis et mercredis, Le Rire rouge, le 10 mars 1917, publie une saynète. Une mère est confrontée à un enfant capricieux : « Toto, mange ta soupe./Ze la manzerai pas, na !/Tu seras privé de dessert/M’en fiche, c’est aujourd’hui mardi. » Le mercredi, le père arrive en permission de Verdun, s’emporte devant les dires de Toto : « Tiens, voilà une tarte, sale gosse ! » (6). Le sketch de Fernand Raynaud, Bourreaux d’enfants, débute ainsi en 1959 mais la fin diffère (7).
L’interjection « Vas-y Toto ! » est dans Soldat de Maurice Fombeure, en 1935. Dans ce livre, il raconte son temps de service militaire (8). En 1936, Aimé Souché, prolixe auteur de manuels scolaires, fait paraître La méthode rose, nos amis Lili et Toto (9 ). En 1937 est à la vente dans la presse enfantine, Le Journal de Toto. Des histoires, des blagues de Toto se diffusent encore (10).

source: https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/des-totos-dans-la-guerre-au-front-et-a-l-arriere

Amiens évacuée

Marguerite Varlot épouse Belloni

Le 28 mars 1918, la population amiénoise évacue la ville face à l’offensive allemande. Après avoir couché pendant un mois dans les souterrains de la citadelle, creusés en 1870 et qui vont à Doullens, c’est de la gare de Longuau, ce 28 mars, que Marguerite et sa famille partent   pour Rouen. De là, après trois jours et trois nuits de voyage, ils arrivent à Agen (Lot-et-Garonne) le 5 avril 1918. Elle parvient, avec ses sœurs, à trouver du travail chez des paysans.

source: http://agfbl.free.fr/bio_meme.htm

Parution de la baïonnette

source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6583224n/f1.item.r=cave.zoom

Les étrangers surveillés à Concarneau

Lettre datant du 28 mars 1918 et demandant au commissaire de police de Concarneau de surveiller les faits et gestes du peintre russe Maurice Grün. (Archives municipales de Concarneau)

source: http://www.archives-finistere.fr/le-finistère-dans-la-guerre-1914-1918-outil-pédagogique-13

« L’effort français – Notre infanterie » de Joseph Bédier

(…)La supériorité du nombre, elle vient de la perdre, car, à sa grande stupeur, depuis plusieurs semaines, les Américains sont entrés dans la bataille. Quand, le 28 mars 1918, en un moment très sombre, les généraux Pershing et Bliss, accourus vers les chefs des armées alliées, leur avaient généreusement offert l’assistance immédiate de troupes américaines, ils n’avaient guère pu mettre à leur disposition que 250 000 hommes, et qui ne s’étaient acheminés que peu à peu vers la ligne de feu, pour tenir d’abord, dans les Vosges, les secteurs les plus calmes, du front . Mais à la secondé bataille de la Marne ; c’est par grandes unités constituées que les soldats américains, ont été engagés, et au plus fort des mêlées : à Belleau et à Bouresches, l’ennemi vient d’éprouver leur vaillance, et à Fère et à Sergy [7]. Depuis le mois de mars, les contingents des Etats-Unis débarqués en. France ont quadruplé : au début de juillet, ils atteignent déjà l’effectif de 900 000 hommes, dont près de 600 000 combattants [8]. Or, d’autres contingents débarquent sans cesse, à raison de 200 000 hommes, de 300 000 hommes par mois, et il en débarquera, ainsi durant des mois encore et, s’il le faut, durant des années .

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Notre_Infanterie/03

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