1351/15 avril 1918: un vitrail à la mémoire d’un soldat mort le 15 avril 1918

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La Chéchia. Journal boyautant du 1er Zouaves. Numéro 72, 15 avril 1918

La Chéchia est le journal de tranchées publié par le 1er Régiment de zouaves de l’armée française pendant la Première Guerre mondiale. Produit par et pour les soldats, ce type de journal était connu, entre autres, pour son humour noir, ses descriptions de la vie sur les lignes de front, ses poèmes et ses dessins. Les zouaves constituaient une unité militaire d’élite initialement formée en Algérie en 1830. La chéchia, qui donne son nom au journal, désigne le couvre–chef de forme cylindrique distinct d’origine arabe porté par les soldats de cette unité. Au total, 73 numéros de La Chéchia parurent entre mai 1915 et octobre 1918, période au cours de laquelle le 1er Régiment de zouaves participa aux combats intenses de bon nombre des batailles du front de l’Ouest en Belgique et en France. Chaque numéro était illustré et comptait généralement quatre pages. Tiré entre 800 et 1000 exemplaires, le journal était produit sur un cyclostyle, ancien appareil permettant de dupliquer un texte écrit. Le 1er Régiment de zouaves devint également fameux pour ses représentations théâtrales sur le front, dont les scripts étaient surtout publiés dans La Chéchia. Les soixante–et–onze numéros du journal présentés ici, commençant au numéro 2 du 1er juin 1915, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. La collection inclut une note écrite du lieutenant–colonel Rolland, commandant du régiment, datée du 12 avril 1916, qui accompagna un paquet renfermant des numéros du journal, destiné à une personne non identifiée. Dans sa note, Rolland déclare : « J’y joins aussi un numéro de la revue Au clair de la lune, œuvre de mes poilus qui fut jouée en sortant des tranchées, et je vous enverrai à l’avenir les quelques productions plus ou moins littéraires que nous pouvons avoir ». La collection comporte également le menu, daté du 18 octobre 1915, d’un dîner organisé pour les auteurs et les interprètes de la revue Au clair de la lune.

Un vitrail à la mémoire d’un soldat mort le 15 avril 1918

Jusqu’aux années 1930, des vitraux commémoratifs ont été installés dans les églises, en mémoire des soldats morts. On en trouve plusieurs dans les églises autour de Coutances.

« En souvenir de mon fils Émile, tombé à Verdun le 15 avril 1918. L. Lemoine. » En médaillon, en bas de ce vitrail, le portrait dessiné du jeune soldat, visage poupin et calot sur la tête. Ce vitrail commémoratif, Le Christ et les enfants, est daté de 1929 et Mazuet en est l’auteur. Il est visible dans l’église de Bricqueville-la-Blouette.

source: https://www.ouest-france.fr/normandie/coutances-50200/dans-les-eglises-du-coutancais-les-vitraux-commemorent-les-soldats-4047028

Bataille de la Lys: communiqué officiel

lundi 15 avril 1918

Après-midi : Le combat a continué hier toute la journée avec acharnement autour de Neuve-Eglise. Après avoir rejeté de nombreux assauts, nos troupes furent obligées, pour la seconde fois de se replier en arrière du village.

De vigoureuses attaques ont été déclenchées, hier après-midi, par les Allemands, sur de nombreux points du front de la bataille de la Lys au nord-ouest de Merville. A la suite d’une lutte acharnée, l’infanterie ennemie, qui marchait à l’assaut, fut repoussée avec de lourdes pertes. Des éléments qui avançaient le long de la berge nord du canal de la Lys ont été pris sous notre feu et n’ont pu progresser. Au cours de la journée, l’ennemi a lancé jusqu’à sept attaques dans le secteur de Merville. Il a été repoussé avec des pertes importantes. Dans un de ces assauts, cinq vagues vinrent battre notre ligne, qui sous la violence du choc, fléchit légèrement ; mais elle fut complètement rétablie par une contre-attaque.
Au sud-ouest de Bailleul, les éléments qui étaient parvenus à pénétrer temporairement dans nos positions en ont été chassés, et la ligne rétablie.
Nous avons réussi une opération de détail pendant la nuit à l’est de Robecq, capturé plusieurs mitrailleuses et fait 150 prisonniers.[…]

Soir : La bataille s’est déroulée cet après-midi dans les environs de Bailleul et de Wulverghem ; elle continue.
Sur le reste du front de la bataille de la Lys, rien de particulier à signaler.
L’artillerie ennemie a montré de l’activité dans certains secteurs, surtout entre Givenchy et Robecq. Des corps d’infanterie allemands s’avançant sur la route La Bassée-Estaires ont été efficacement cannonés par notre artillerie.

source: http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/attaque_allemande/communiques/15_avril_1918.html

Journal du lundi 15 avril 1918

Actions d’artillerie assez vives entre Montdidier et Noyon. Nos reconnaissances opérant dans cette région ont ramené des prisonniers.
Au nord de Saint-Mihiel et en Lorraine, dans les secteurs d’Emberménil et de Bures, nous avons pénétré dans les lignes ennemies et fait une dizaine de prisonniers.
Nous avons repoussé des coups de main allemands ,au nord de la cote 304, dans la région de Saint-Mihiel, en Woëvre et au col du Bonhomme.
Nos alliés britanniques, après une lutte violente qui a duré toute une soirée, ont repoussé les assauts lancés par l’ennemi entre Meteren et Wulverghem. Les Allemands ont attaqué Neuve-Eglise pour la quatrième fois et ont été repoussés.
Près de Festubert, les efforts ennemis ont été également brisés, ainsi qu’au nord-ouest de Locon.
De nombreux détachements allemands ont été pris sous le feu de l’artillerie et dispersés.
Malgré une lutte incessante, toute la ligne britannique du front de la Lys a été maintenue intacte. Les pertes allemandes ont été extrêmement élevées.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/avril18.html

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