1390/24 mai 1918

« La Grande Guerre des Harlem Hellfighters »

Le 24 mai 1918, sur le front de l’Argonne, le soldat américain Henry Johnson, outre une citation par le général Gouraud, est décoré pour sa bravoure au feu de la croix de guerre avec palme. L’événement pourrait être anecdotique, les troupes venues des Etats-Unis ayant depuis quelques mois intégré les unités combattant en Europe, mais l’information stupéfie. Car Johnson est noir et la gravure de presse qui illustre son exploit face aux soldats allemands ne manque pas d’être ambiguë.

Ce colosse terrible qui se dresse pour sauver un camarade sous la mitraille est-il un rempart ou une menace ? Pas sûr que, pour les Américains blancs qui ont tout fait pour empêcher l’enrôlement de volontaires noirs dans la croisade contre les empires centraux, le héros en soit un.

Le pauvre bagagiste de la gare d’Albany (Oregon), engagé à 19 ans au nom de la lutte pour l’égalité raciale, peut-il faire figure d’exemple civique ? Pourtant, avec ses camarades du 369e régiment d’infanterie – nouvelle dénomination du 15e bataillon de la Garde nationale de New York, créé à Harlem en 1916 et qui ne regroupe que des Afro-Américains –, il défilera sous les acclamations lors de la parade sur la Ve Avenue, le 17 février 1919.

ttp://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/12/13/tv-la-grande-guerre-des-harlem-hellfighters_5229240_1655027.html#rugR0JpiqyCCqDCM.99

Mort de deux aviateurs

Thomas Colvill-Jones

Thomas Colvill-Jones, « As » britannique de la WW1, 11 victoires aériennes, toutes partagées avec ses observateurs-mitrailleurs au sein des 20 et 48 Sqns du RFC sur Bristol Fighter, décède des blessures reçues en combat le 25 avril précédent, dans un camp de prisonniers à Limburg.

Mort de plusieurs aviateursJosef « Josi » Kiss, « As » austro-hongrois de la WW1, 19 victoires aériennes au sein des FliK 24 et 55J, est tué en combat à Lamon sur le front italien par l’as canadien Gerald Birks du 66 Sqn du RFC qui vole sur le Sopwith « Camel » B6424.

http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-885.html

Des obus sur Béthune

De 1914 à 1918, la ville de Béthune subit plusieurs bombardements. Le plus destructeur a lieu entre le 20 et le 24 mai 1918 lorsque l’armée allemande échoue son offensive sur la Lys. Elle lance alors sur Béthune une nuée d’obus incendiaires. Après quatre jours d’incendie, sur les 3 500 maisons, 1 000 sont endommagées et 900 entièrement détruites.
Sur la Grande Place, seul le beffroi du XIVe siècle reste debout. Très vite, les premières aides financières pour la reconstruction de la ville affluent. L’association France-Grande-Bretagne qui regroupe 31 communes britanniques apporte ainsi son soutien à la ville. C’est ainsi que Bristol devient la « marraine » de Béthune.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Albums/La-Grande-Guerre-sans-cliches/Sequelles-de-guerre

Jean Cocteau rend hommage à Jean Le Roy

Jean Le Roy était devenu malgré la guerre,  l’élève et l’ami de Jean Cocteau rencontré lors de sa formation militaire  à l’école de Saint-Cyr, en 1917. Une amitié véritable avait lié immédiatement les deux poètes qui entretenaient une correspondance littéraire presque quotidienne. Malgré les carnages de la guerre, Jean Le Roy avait continué d’écrire ses poèmes depuis le fond de sa tranchée.  A  l’annonce de la mort de Jean Le Roy, Cocteau écrivit le 24 mai 1918 sa douleur à André Gide : « Je vous écris parce que je souffre. On a tué mon ami Jean Je Roy que j’adorais et pour qui j’étais tout. Le Roy était devenu en quelque sorte mon élève. Il était jeune, beau, bon, brave, génial, simple, c’est ce que la mort aime ».

source: http://archives.quimper.bzh/Tresors-d-archives/p40/Jean-Le-Roy-poete-et-heros-de-la-Grande-Guerre

Journal du vendredi 24 mai 1918

Bombardements intermittents au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi dans la région du bois de Montgival a échoué sous nos feux.
Nos patrouilles et nos détachements ont pénétré dans les lignes ennemies, notamment en Champagne, au bois d’Avocourt et en Woëvre. Nous avons fait des prisonniers et ramené du matériel.
L’ennemi a effectué un raid sur un des postes britanniques, dans le secteur du bois d’Aveluy.
Nos alliés ont exécuté d’heureuses attaques dans les environs d’Ayette et de Boisleux-Saint-Marc, infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse. Les Allemands ont tenté une attaque sur les positions britanniques, dans le voisinage de Riez-du-Vinage : ils ont été repoussés par le feu de l’infanterie et des mitrailleuses.
L’artillerie ennemie a été active dans la vallée de l’Ancre, au sud de Lens, à 1’est de Robecq et à l’est de la forêt de Nieppe.
Les avions anglais ont jeté vingt-deux tonnes de bombes sur les gares, les aérodromes et les cantonnements de l’ennemi; douze avions allemands ont été abattus.
Des aérodromes ennemis ont été bombardés dans le voisinage de Gand, Tournai et Saint-Quentin. Quatre tonnes et demie de bombes ont été jetées sur les gares de Thionville, de Metz et de Coblentz; vingt-deux bombes lourdes ont été lancées sur les gares de Namur et de Charleroi. 1.000 appareils allemands ont été abattus en deux mois par les Anglais.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai18.html

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