1393/27 mai 1918: Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Deuxième bataille de la Marne ou 3ème bataille de l’Aisne!

Le 27 mai 1918 débute la troisième offensive, désastreuse pour l’armée française – on parle en général de « Caporetto français ». Les Ire et VIIe armées impériales allemandes, soutenues par le feu de milliers de canons, s’élancent, de Vauxaillon à Reims, à l’assaut du front français tenu par les 5e et 6e armées.

Les Allemands franchissent les crêtes du Chemin des Dames, atteignant à 10 h l’Aisne à Soupir. A 20 h, ils parviennent sur la Vesle, à Bazoches, en repoussant devant eux la 6e armée du général Duchêne, désorganisée. Le 28, la bataille se développe. L’ennemi prend Fismes. Le lendemain, il conquiert Soissons, à l’ouest, Fère-en-Tardenois au centre, le massif de Saint-Thierry, à l’est ; il progresse dans la vallée de l’Ardre afin d’aborder la montagne de Reims. Le 30, les Allemands sont sur la Marne à Jaulgonne, à Dormans, à Château-Thierry.

Au sud-ouest de Soissons, la bataille de la Crise s’engage à Vauxbuin et à Courmelles défendus par la division d’infanterie marocaine du général Daugan. Dans ce secteur, à Chaudun, a lieu, le 31 mai, le premier engagement de chars Renault FT du 201e régiment d’artillerie d’assaut. Dans la partie Est de l’offensive, la 5e armée livre de furieux combats jusque dans les faubourgs de Reims. Les coloniaux (marsouins métropolitains, tirailleurs sénégalais), et l’armée d’Afrique défendent la ville sans céder de terrain, gardant ainsi inviolé ce saillant, charnière du front français. Le 4 juin, la lutte très violente se poursuit tout le long de la poche creusée par l’ennemi : à Corcy, à Faverolles ; sur le Clignon, à Veuilly-la-Poterie, au Bois-Belleau ; sur la Marne, à Château-Thierry, à la cote 204, défendus par les marsouins et par les Américains ; sur la Montagne de Reims, à Bligny, où Français, Anglais et Italiens rivalisent de courage ; à Reims où les Allemands piétinent.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-la-deuxieme-bataille-de-la-marne-27-mai-6-aout

http://www.chenay51.fr/medias/files/3-la-deuxieme-bataille-de-la-marne.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_l%27Aisne_(1918)

http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/batailles_detail.asp?id_bataille=4

Offensive allemande

http://batmarn2.free.fr/off_27_5.htm

http://lpzpictures.over-blog.com/article-l-offensive-allemande-du-27-mai-au-1-juin-1918-dans-l-aisne-112607473.html

Le 109 ème RI s’illustre à Fismes

Le 27 mai 1918 les Allemands réussissent ce que les Français n’ont pas su faire en avril 1917 : rompre le front sur le Chemin des Dames, c’est la Troisième Bataille de l’Aisne.

L’objectif de l’offensive allemande est de frapper, entre Anizy-le-Château et Reims, la VIe armée française du général Duchêne qui regroupe 8 divisions dont 3 britanniques. Les Allemands s’emparent immédiatement du Chemin des Dames et avancent sur la rivière Aisne, prenant plusieurs ponts intacts. En fin de journée, les allemands ont avancé de plus de 15 kilomètres. L’Aisne est franchie ainsi que la Vesle, dans la nuit.

Le 109e R.I. protège héroïquement la traversée de la Vesle au nord de Fismes (situé dans la Marne à 30 km à l’ouest de Reims et à 18 km au sud du Chemin des Dames).

Voilà ce que l’on peut lire sur le monument : « Les 28 et 29 mai 1918, pendant 19 heures, (le 109e R.I.) interdit le passage de la Vesle à 3 divisions allemandes. Ce monument a été élevé par les survivants du 109e R.I. à leurs 800 camarades tombés pour la patrie pendant les combats du 27 mai au 2 juin 1918. Passant souviens-toi. » Le monument est situé au nord-est de Fismes sur la D29 en direction de Merval.

Le 109e R.I. est un régiment originaire de Chaumont (52). Il a fait toute la guerre au sein de la 26e Brigade d’Infanterie de la 13e Division d’Infanterie. Il a obtenu 4 citations à l’ordre de l’Armée.

source: http://frontdechampagne.over-blog.com/2017/05/fismes-le-monument-du-109e-r.i.html

Reims concernée aussi

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3e qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

L’offensive allemande met une pression considérable sur le front de Reims. Le général Micheler, chef de la Ve armée, en charge de la défense de Reims souhaite défendre en priorité la montagne de Reims et la plaine, quitte à évacuer la ville de Reims. Se conformant à cette manière de voir, le général Mazillier donne le 30 mai l’ordre d’évacuer Reims mais le général Petit lui désobéit jugeant que la situation sur le terrain est loin d’être désespérée. De fait, si le 1er juin 1918, les Allemands occupent Gueux, Tinqueux, Saint-Brice-Courcelles, la ferme Pierquin, le Moulin de la Housse, leurs attaques se brisent sur le fort de la Pompelle. Le 1er juin, huit bataillons allemands et 15 chars (pour la plupart des chars britanniques récupérés) se lancent à l’assaut mais la garnison résiste. Le 2 juin, des contre-attaques menées par le 21erégiment d’infanterie coloniale dégagent la Pompelle. Une autre attaque sur le fort, le 6 juin, est encore stoppée. Le verrou de Reims tient bon et si l’avancée allemande est spectaculaire, elle ne réussit pas à percer le front et le 12 juin le général Ludendorff arrête son offensive.

source: http://www.reims.fr/2016/26-la-situation-militaire-en-1918.htm

Les Allemands passent la Vesle

Bombardement de Reims le 29 mai 1918.

http://betheny1418.free.fr/02%20reims/03%20batailles/batailles05.htm

http://www.faurillon.com/reims.html

Quid des pertes du 27 mai

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=7532

Destruction de Germigny (Marne)

Puis, à partir du 27 mai 1918, notre secteur a subi l’offensive allemande jusqu’à la contre attaque des français à partir du 18 juillet libérant Germigny le 2 août 1918. (récit complet sur le site internet de la commune).

C’est au cours de cette période que notre village fut détruit à 88% laissant seulement 4 maisons à peu près habitables. Le bois qui domine les habitations comporte encore de nombreuses traces de tranchées et de trous d’obus. Pendant cette période, les habitants ont été évacués notamment à Faux-Fresnay dans le sud de la marne et à Vallière dans l’aube.

La guerre a mobilisé les hommes valides du village pour être incorporés dans différents régiments et 6 d’entre eux ne sont pas rentré : René Rafy 166ème RI, Louis Couet 25ème BC et Léon Couet 87ème RI frères jumeaux, Lucien Chaudrilliez 46ème RI, Edouard Mercier 35ème RI et Charles Lagauche 362ème RI. D’autres sont revenus avec des souvenirs pas toujours racontables : René Ronseaux  25ème RAC, Edouard Martin 94ème RI, Henri Lamblot Artillerie, Georges Ponsart Cavalerie …

Les femmes, si elles ne sont pas évacuées restent à la ferme ou participent à la l’effort de guerre comme Marguerite Chapotot infirmière à Muizon où elle rencontre sont futur mari Père Cantat blessé par deux balles reçues dans la même journée à des moments différents.

source: http://mairie.germigny.a3w.fr/DetailElement.aspx?numStructure=80684&numElement=188672&numRubrique=486068

Journal du lundi 27 mai 1918

Assez grande activité des deux artilleries dans la région du bois de Hangard et au sud de l’Avre.
Un coup de main ennemi, précédé d’un vif bombardement sur nos postes du secteur d’Orvillers-Sorel, n’a pas obtenu de résultat.
D’autres tentatives ennemies en Champagne et dans les Vosges ont également échoué.
Nos patrouilles et nos détachements ont fait des prisonniers, notamment dans la région de l’Ailette.
Un détachement anglais a exécuté un raid sur les tranchées ennemies au sud de Bucquois. Quatorze prisonniers et deux mitrailleuses sont restés entre ses mains.
Nos alliés ont fait d’heureuses attaques à l’est d’Hébuterne et au nord de Neuville-Vitasse. Ils ont fait quinze prisonniers et capturé une mitrailleuse.
Des attaques de détachements ennemis ont été repoussées dans le voisinage de Sailly-le-Sec, Bucquoy, Ablainzevelle,Festubert et Merris.
Activité de l’artillerie ennemie vers Villers-Bretonneux, Dernancourt, Bucquoy et la forêt de Nieppe.
Sur le front belge, canonnade dans la région de Merckem. Rencontres de patrouilles à l’est de Nieuport.
Sur le front de Macédoine, combats d’infanterie dans la région de Doiran.

source: https://www.google.fr/search?safe=active&biw=1280&bih=605&ei=rz7fWvWdL4HiU4KcheAC&q=27+mai+1918&oq=27+mai+1918&gs_l=psy-ab.3..0l2j0i5i30k1.120770.121291.0.121980.2.2.0.0.0.0.277.387.0j1j1.2.0….0…1.1.64.psy-ab..0.2.386…35i39k1j0i7i30k1.0.c8pYv0i6VyQ

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