1406/9 juin 1918: Paris sauvée après la bataille de Matz (Oise)

(vidéos) La bataille du Matz

A voir sur You tube https://www.youtube.com/watch?v=TQxIXPNtDOs

VIDEO: 

http://www.musee-territoire-1418.fr/Parcourir/A-pied/Lataule-circuit-des-chars-de-la-bataille-du-Matz

Attaque à Lassigny- Le Piémont (Oise)

(…)Les batteries allemandes étaient depuis plusieurs jours silencieuses, lourd silence qui ne trompait personne, lorsque dans la nuit du 8 au 9 juin, à minuit moins dix, un bombardement formidable s’abat simultanément sur toutes les lignes et communications de l’Infanterie, sur les positions et dépôts de l’artillerie, et s’étendant loin aux arrières, va semer la mort dans les trains et les échelons. Tous les calibres, du 77 au 210, torpilles, shrapnells, explosifs et toxiques se mêlent dans un épais brouillard de gaz et de fumée, dans un infernal fracas que ponctue tous les quarts d’heure l’ébranlement énorme des 420 qui éclatent sur le sommet du Plémont.

Toutes les lignes téléphoniques sont coupées, les liaisons par coureurs impraticables, les fusées sont invisibles, seule la T. P. S. va pouvoir fontionner.
Et l’attaque de front trouve les cuirrassiers à leur poste, elle se brise sous leurs feux.
Mais sur la gauche les Allemands avaient gagné du terrain sur un grand front; le 11e, au petit jour était débordé dans le Plessier où il tenait bon. Sur la droite, par la coulée de Thiescourt, l’ennemi s’est glissé et dès 3 heures le Bataillon DE SALVERTE est attaqué à la fois sur sa droite et à revers; à 5 h. 20 il est presque encerclé.

De demi-heure en demi-heure la T. P. S. du Bataillon NOUVEL rend compte des progrès de l’attaque. Ce bataillon, à son tour, est attaqué à revers comme de front. Dans les pentes boisées du Plémont s’engage une lutte opiniâtre qui va durer des heures. Mitrailleuses et grenades rendent la progression ennemie aussi lente que coûteuse.

Vers 5 heures le Bataillon de soutien reçoit l’attaque, brutale sur les Boucaudes, insinuante sur Belval. La physionomie du combat est dès lors fixée pour la matinée. Deux zones de feu indépendantes, l’une linéaire sur le front du Bataillon Dommanget, l’autre, en avant, circulaire autour des défenseurs du Plémont.

Sur la Rue-des-Boucaudes les Allemands arrivent en colonne suivis de leurs voiturettes de minenwerfer (lance-mine).
Ils sont reçus par la Section DU Payrat appuyée de la Section de mitrailleuses Roullin du 10e Dragons, et refluent en désordre. Quatre nouveaux assauts sont repoussés de même; vers 10 heures ils renoncent momentanément à la lutte sur ce point, nous laissant des prisonniers et des armes dont une mitrailleuse.
Vers Belval leurs infiltrations pressantes sont arrêtées par la Section Gabet et les Sections de mitrailleuses du Lieutenant Soulet qui a réuni autour de lui un noyau inébranlable..

Sur le Plémont les assaillants se renouvellent inlassablement, tandis qu’avec les pertes croissantes les défenseurs se resserrent. Autour du P. C. Nouvel se groupent, avec le 2e Bataillon, les débris du 3e et la lutte se circonscrit de plus en plus sur le plateau où le cercle se restreint autour des blessés et des mourants.

source: http://www.mediatheque-sciecq.fr/sciecqautrefois/histoirevenement/14-18/lesincorporesde1916/Largeau-Louis/4RC-Plemont.html

lire aussi: https://14-18.oise.fr/1918-les-grandes-batailles/lultime-attaque/

Journal du dimanche 9 juin 1918

Grande activité d’artillerie au sud de L’ Aisne, notamment dans la région de Faverolles.
Au sud-est d’Ambleny, nous avons amélioré nos positions pendant la nuit.
Au sud de l’Ourcq, nos troupes, continuant leur pression, ont réalisé de nouveaux progrès. Nous avons porté nos lignes jusqu’aux abords ouest de Dammart, à l’est de Chezy et à plus d’un kilomètre au nord de Veuilly-la-Poterie.
Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers. Plus au sud, l’ennemi a violemment attaqué à deux reprises nos positions sur le front Bouresches-le Thiolet. Nous avons brisé ses assauts en lui infligeant de lourdes pertes.
Nos alliés britanniques ont fait des prisonniers au cours d’un raid heureux aux environs d’Houthulst. Dans le secteur de Strazeele, leurs patrouilles ont infligé des pertes à l’ennemi et capturé une mitrailleuse.
Canonnade au nord d’Albert et au sud-est d’Arras.
Les aviateurs britanniques ont détruit quatorze avions allemands et contraint huit autres appareils à atterrir désemparés. Ils ont également détruit trois ballons d’observation. Ils ont jeté vingt-huit tonnes de bombes sur les gares de Valenciennes, le Cateau, Busigny et Saint-Quentin.
Le calme règne sur le front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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