1413/16 juin 1918

La fête des mères peut-être née le 16 juin 1918

A Lyon, le 16 juin 1918, le colonel de La Croix-Laval instaure la première « journée des mères » officielle. Il s’agit de rendre hommage aux femmes ayant perdu un fils ou un mari dans les tranchées. En 1920, une « journée nationale des mères de familles nombreuses » voit le jour. La fête s’inscrit dès lors dans le calendrier annuel mais il faudra attendre avril 1926 pour que la première cérémonie nationale ait lieu.
Ce n’est qu’à la suite de tout cela qu’intervient le maréchal Pétain, à qui l’on attribue souvent, à tort, l’invention de la fête des mères. Le 25 mai 1941, sous le Régime de Vichy, il officialise la « journée nationale des mères » et la met à profit pour rebâtir le pays.

source: https://actu.fr/bretagne/fougeres_35115/mais-qui-a-invente-la-fete-des-meres_3174690.html

(Hommage) Les poignantes lettres du Poilu Joseph Gracy

Le 16 juin 1918, le Poilu Joseph Gracy tombe sous les balles de l’ennemi. Des lettres poignantes écrites au front et sorties de l’oubli, ont conduit Nathalie Baudry à en faire un livre.

(…) Durant 7 mois, ce basque érudit, déjà fantasque mais affectueux, va s’effacer sous l’uniforme de soldat pour ne plus être qu’un numéro de matricule…On lui donne des ordres, il les exécute, il « va », creuse des tranchées, marche, veille, sans être dans le combat. En lui, ni haine, ni enthousiasme ; seulement le devoir de servir la patrie. Fin observateur, il écrit quasi quotidiennement à sa sœur Maï-Dominica, restée au Pays basque ; des courriers qui traduisent ses émotions et ses états d’âme (« je voudrais bien faire demi-tour et me débiner droit devant moi ») mais aussi sa colère teintée de lassitude. Mais toujours avec pudeur et tendresse pour ménager ses parents.

L’écriture pour échapper à la censure

Parfois, ces lettres comportent des jeux de mots en basque ; « c’était pour lui une façon d’échapper à la censure militaire » précise la conférencière. Ainsi, la phrase de connivence vient s’intercaler au milieu d’un texte insipide pour tromper la vigilance. Certaines autres sont « codées » ; un habile stratagème aussi simple qu’efficace pour contourner ladite censure ; « en français, il évoque une direction vers laquelle il doit partir, une ville à proximité de laquelle il se trouve. Puis immédiatement, en basque, un seul mot : Begira, ce qui signifie « observe ». Ce que sa sœur doit remarquer, ce sont de discrets petits points placés sous certaines lettres des premières phrases. Assemblées, elles forment des noms de ville : Senlis, Compiègne, Amiens, Somme » explique Nathalie

Une fort belle écriture, parfois couchée sur le papier au milieu des bombardements et qui se modifie d’ailleurs après le largage des bombes ; « j’ai dû m’arrêter ; nous venons de subir un bombardement épouvantable. Je suis encore en vie grâce à Dieu. Quand finira cet enfer ? » Dans une missive datée du 4 mai 1918, Joseph écrit : « …encore heureux d’avoir échappé au coup de bélier des Boches (1). Je ne sais pas comment tout cela peut finir et il est stupéfiant de voir qu’un pareil état de chaos dure si longtemps. Cela donnera à réfléchir aux générations futures, s’il en reste encore ! » Une réflexion prémonitoire puisque le 16 juin 1918 au matin, à 20 ans, Joseph reçoit une balle allemande qui entre par une oreille et sort par l’autre. Il tombe et pousse un dernier soupir. Ainsi se referme tragiquement la parenthèse qui mettra un point final à sa vie.

La suite sur https://www.sudouest.fr/2014/04/03/des-lettres-poignante-d-un-poilu-mort-au-front-sorties-de-l-oubli-1514300-3567.php

Journal du 43 ème RIC

Harcèlement sur les premières lignes.[…]

Sur les arrières ; a) les villages : LES MESNEUX, BEZANNES,

VILLE-DOMMANGE (50 obus), CHAMERY (une dizaine d’o-

bus), NOGENT, SERMIERS (une vingtaine d’obus ;

b) les batteries : une vingtaine de 105 sur la 23e Bie du III/203,  180 obus explosifs et toxiques sur les Bies du

Groupe région S.O. de VILLE-DOMMANGE, une centaine de 150 sur le PC du III/315 (région Sud des MESNEUX),

200 coups de 150 vers le PC du III/310 (région Nord de VILLE-DOMMANGE), 250 coups de 150 sur une pièce déta- chée de la 2e Bie du 1er RAC,

30 coups de 130 sur la Bie V/141 (région N. bois MAITRE-JEAN)

300 coups de 105-150 dans le bois aux abords de la Bie (région Nord du bois MAITRE-JEAN).

Activité aéronautique

Grande

Le 16 Juin de 4h à 7 h, plusieurs avions ennemis survolent la cote 240. Pendant une demi-heure, la présence dans cette même région d’avions français les en tient éloignés.

24 avions ont survolé nos lignes

[…] Travaux du Génie

Aménagement d’un obser- vatoire près la Chapelle St Lié ; […]

Amorçage de tranchée de 3e ligne à l’O. de la Chapelle St Lié. […]

8 tués, 17 blessés.

Ordre est donné au Sergent Delaportefaisant fonction d’adjt

d’assister au départ des équipes et de s’assurer que tous les

hommes les composant sont en état d’assurer leur service.

Relève ce soir de 4 équipes détachées au 43e Col.

six  équipes commandées par le Sergt Goujon partent à 21h 30 pour effectuer des relèves de cadavres.

Un obus tombant aux abords du cantonnement blesse le

brancardier Gérard par deux  éclats et contusionne le branc. Naze- Gérard  évacué aussitôt.

Arrivée au Groupe du Médecin auxiliaire LE CARN.

Passages aux PR du GBD : Villedommange :

45 dont 3 officiers : Lieut. Maire du 1er RAC, Lieut.Dupuis

du 24e RIC ; Capitaine Paul , Comt le 8e Groupe

du 203e RAL. Ecueil : 10. Chamery : 2

15 inhumations dont 9 militaires. français , 6 allemands.

source: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/09/25/30654037.html

…Bombardement

des arrières par ALGP (Ambulance15/22 à Louvois).

(JMO 1er CAC p 34/93)

8 tués, 17 blessés  (JMO ID/ 2 p 49/107).
blessés 17E ; tués 8 E (JMO DDSS/2 p 21/79)

source: http://43eric.canalblog.com/archives/2014/09/25/30654037.html

Journal du dimanche 16 juin 1918

Lutte d’artillerie assez vive entre Montdidier et l’Oise, au sud de l’Aisne, ainsi qu’à l’ouest de Reims, vers Champlat et Bligny.
Au matériel pris à l’ennemi le 11 et déjà dénombré, il faut ajouter 9 canons dont sept lourds, et 40 mitrailleuses. Nos patrouilles, opérant en Champagne, ont ramené des prisonniers. Dans le secteur au nord de Bailleul, nous avons fait des prisonniers.
Les bataillons anglais et écossais ont réussi une opération au nord de Béthune. Plus de 60 prisonniers sont restés entre les mains de nos alliés. Ils ont également réussi un coup de main dans le secteur de Villers-Bretonneux où 3 mitrailleuses ont été capturées. Ils ont repoussé une attaque dans le bois d’Aveluy.
Un combat local s’est livré dans le voisinage d’un poste avancé de la forêt de Nieppe.
Sur le front américain, au nord-ouest de Château- Thierry, actions réciproques d’artillerie très violentes, accompagnées de gaz.
Deux appareils allemands ont été abattus.
La canonnade devient plus violente sur l’ensemble du front italien.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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