1423/26 juin 1918: (Santé) Sur le front intérieur du péril vénérien

(Santé) Sur le front intérieur du péril vénérien

(…) le nombre de combattants français soignés pour maladies vénériennes de 1916 à 1919 est de 250 346, pour un taux de morbidité évalué à 8 % [7][7] Données statistiques relatives à la guerre 1914-1918,…. Ce chiffre n’a évidemment rien à voir avec les estimations apocalyptiques avancées à la fin de l’année 1915, mais il faut toutefois reconnaître qu’en plus de l’absence de données pour les années 1914-1915, une part des vénériens a pu se soustraire au dénombrement du Service de Santé en recherchant les remèdes des charlatans plutôt que les soins de l’infirmerie militaire où l’anonymat est impossible.

(…)Le 26 juin 1918, à la commission d’hygiène publique de la Chambre, le député Fernand Merlin donne lecture de son rapport sur la création de postes sanitaires antivénériens qu’il voudrait voir installés autant dans le milieu ouvrier que dans les casernes, et prend parti pour l’obligation, seule garantie d’utilité incontestable. Il est désavoué par le président, Doizy, pour qui « l’utilité relative » est à prendre en compte : « Si sur dix hommes on en guérit cinq, ce sera toujours un résultat acquis ; les cinq autres finiront tôt ou tard par se soumettre aux mesures prophylactiques, soit par la force de l’habitude, soit par la contagion morale au bon sens du mot [31][31] AN C 7726, Séance du 26 juin 1918..

Le dossier complet: https://www.cairn.info/revue-annales-de-demographie-historique-2002-1-page-107.htm

Un super canon bombarde Paris

Appelé  » Wilhelmgeschutze (l’arme à Guillaume) », un canon de l’armée allemande fait des ravages à Paris. L’engin est capable de propulser des obus à près de 30 kilomètres d’altitude et plus de 100 kilomètres de distance.

Ci-dessous un lien vers une page consacré à ce canon, confondu, à tord, avec « la Grosse Bertha »

http://html2.free.fr/canons/canparis.htm

Lire aussi

Les premiers obus du Parizer Geschutz tombent sur Paris. Moins connu que la grosse Bertha, le canon projetait tout de même des obus de 210 mm avec une vitesse initiale de 1600 m/s… à 100 km. Les contraintes sur cette arme étaient telles qu’il fallait à la pièce un tube neuf tous les 50 coups. C’est la propagande allemande sur la grosse Bertha qui conduit la presse française de l’époque à attribuer les bombardements parisiens à la désormais célèbre Grosse Bertha. Cette dernière a contribué par sa puissance (150 ou 80 tonnes selon le modèle, tirant des obus de 1160kg et d’un calibre de 420 mm) à la reddition des places de Namur, Lièges, Bruxelles et Manonviller.

source: https://www.politiquemagazine.fr/non-classe/cetait-un-26-juin/

Journal du mercredi 26 juin 1918

Au nord de l’Aisne, après un violent bombardement, un combat à la grenade s’est engagé dans les ouvrages que nous avions conquis la veille au nord-est de le Port. Notre front a été intégralement maintenu.
Actions d’artillerie assez vives dans la région de Faverolles et de Corcy.
Nous avons exécuté en Woëvre et en Lorraine trois coups de main qui nous ont valu une vingtaine de prisonniers.
Sur le front britannique, à Neuville-Vitasse, des troupes canadiennes ont exécuté un raid sur les tranchées ennemies et ramené 22 prisonniers et 6 mitrailleuses. Au cours d’une attaque heureuse au sud de la Scarpe, nos alliés ont fait quelques prisonniers et pris une mitrailleuse.
Pendant la nuit, l’artillerie ennemie a été active entre Villers-Bretonneux et Morlancourt, au sud d’Avion et à l’ouest de Merville et a fait amplement usage d’obus toxiques.
Les Italiens ont poursuivi le refoulement des troupes austro-hongroises et ont capturé environ 2000 ennemis. Ils ont réoccupé complètement la rive droite de la Piave, enlevé un poste sur la pointe de Escarallo, accompli un raid heureux sur les pentes du Mont di Valbella, infligé de lourdes pertes à l’ennemi sur les pentes du Grappa.
Ils ont abattu 9 avions ennemis. L’aviateur Baracca se serait suicidé pour ne pas tomber aux mains de l’ennemi.
Paris a été classé dans la zone des armées.
Von Kuhlmann, le ministre des Affaires étrangères allemand, a prononcé un important discours devant la grande commission du Reichstag. Il a déclaré que si l’Entente énumérait ses conditions de paix, les Empires Centraux seraient prêts à les entendre. C’est la formule de M. Balfour retournée. Hertling a fait, à son tour, un discours.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html

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