1433/6 juillet 1918: un bouquet pour le Tigre en Champagne

Un bouquet pour le Tigre

président Clémenceau visite le secteur du Mort-Homme après sa reconquête définitive en août 1917

Georges Clemenceau, président du conseil de 1917 à 1920 (après avoir déjà occupé cette fonction de 1906 à 1909),  était très concerné par les conditions de vie et le moral des soldats. Pendant la Première Guerre mondiale, le Tigre s’est rendu un nombre incalculable de fois sur le front pour inspecter les positions et rencontrer les valeureux combattants français. Un jour, alors qu’il était en première ligne, il monta sur le parapet pour crier en direction de l’ennemi « Cochons ! Salauds ! On vous aura à la fin ».Ses visites régulières, sa hargne et sa détermination le rendent populaire dans les tranchées.

Lors d’une visite sur le front en Champagne, le 6 juillet 1918, des Poilus lui offrent un bouquet de fleurs. Un geste qui l’a profondément ému. Il raconta cet épisode dans un discours prononcé le 1er octobre 1921. « […] dissimulées aux replis du terrain, des têtes hirsutes, poudrées à frimas par les soins de la terre champenoise, surgirent fantastiquement d’invisibles trous de mitrailleuses […] d’incohérentes figures blêmes de poussière, qui font mine de s’aligner pour le salut militaire, tandis que le chef s’avance et, d’une voix saccadée : 1ere  compagnie, 2e bataillon, 3e régiment. Voilà ! Et la rude main présente un petit bouquet de fleurs crayeuses, augustes de misères et flamboyantes de volonté. Ah ! Ces frêles tiges desséchées ! La Vendée les verra, car j’ai promis qu’elle iraient dormir avec moi ».  Clemenceau a tenu sa promesse.

la suite sur https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/le-saviez-vous-un-bouquet-pour-le-tigre

Journal du samedi 6 juillet 1918

Au nord de Montdidier, entre Montdidier et l’Oise, et sur la rive droite de la Meuse, nous avons exécuté plusieurs coups de main et ramené des prisonniers.
Entre Oise et Aisne, nos troupes ont attaqué les lignes ennemies à l’ouest d’Autrèches, sur un front de 2 kilomètres et réalisé une avance de 800 mètres environ. Une nouvelle attaque, déclenchée au moment où l’ennemi se préparait à contre-attaquer, nous a permis de gagner du terrain. Notre avance totale, qui s’étend sur un front de 5 kilomètres, a atteint 1200 mètres en profondeur sur certains points. Le chiffre des prisonniers valides faits au cours de ces actions, est de 1066 dont 18 officiers; un seul de nos bataillons a fait plus de 300 prisonniers.
Les Anglais ont exécuté une opération heureuse entre Villers-Bretonneux et la Somme. Ils se sont emparés des bois de Vaires et de Hamel ainsi que du village de Hamel.
Les troupes australiennes opéraient en même temps à l’est de Ville-sur-Ancre et gagnaient 500 mètres sur un front de 1500. Nos alliés ont capturé en tout plus de 1000 prisonniers. Ils ont rapporté aussi du matériel de guerre. Ils ont abattu 6 avions ennemis et jeté 16 tonnes de bombes sur les voies ferrées de Flandre.
Les Italiens ont fait 216 prisonniers nouveaux, tandis que nos effectifs progressaient sur le plateau d’Asiago.

source; http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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