1458/31 juillet 1918

Témoins de la grande guerre

Mme Remy
31 juillet 1918 : Mon cher Paul, il y a quatre ans aujourd’hui que tu m’as quittée, je pleurais et tu me disais pour me consoler, ne pleure pas, je reviendrai bientôt. Quatre ans que nous vivons loin l’un de l’autre, quatre ans que je lutte, avec toujours l’espoir de te revoir bientôt. Et toi, quatre ans de misères loin des tiens. Et combien de temps serons-nous séparés ? Nous avons perdu l’habitude de la vie commune, il semble maintenant que cela doit être toujours ainsi.
2 août 1918 : « Quoiqu’il en soit mon pauvre homme, c’est pour tous pareil. La situation n’est pas belle pour vous, c’est bien triste en effet de voir s’éterniser une guerre inutile où chaque jours ils en tombent, et crois-tu que ce soit plus gai pour les femmes qui sont à la maison. Je n’ai pas besoin de te dire que mon travail est facile, tu sais que chaque jour on nous complique la besogne, et bien que je ne me décourage pas, j’entreprends sans hésiter des choses que je n’ai jamais faites et je tâche de m’en sortir. Et la vie qui devient d’un prix fou, le pain nous est rationné à l’extrême. Tout manque et bien tout cela, que pouvons-nous y faire, rien du tout… Nous ne pouvons pas faire finir la guerre, il faut l’accepter. 
source: http://www.vosges1914-1918.fr/txt/z5EkY9oIvcM.txt

M. Combes découvre le vaccin contre la typhoïde chevaline

Le confinement des chevaux réquisitionnés a favorisé le développement de la typhoïde chevaline. Le Figaro du 31 juillet 1918 nous informe que Monsieur Combes a trouvé un vaccin préventif.

«M. Gaston Bonnier, de l’Institut, a fait, le 31 juillet 1918, à l’Académie d’agriculture une communication si importante que cette Compagnie l’a transmise d’urgence au ministère de la guerre.
Des recherches bactériologiques qui ont été poursuivies dans son laboratoire de biologie de Fontainebleau, au sujet des affections typhoïdes des chevaux, il résulte que les épizooties de ces affections réapparaissent toutes les fois que l’on réunit des chevaux en grand nombre dans les dépôts.

A l’heure actuelle, ces épizooties se propagent en raison de l’accumulation dans les dépôts des chevaux provenant des réquisitions en cours.
Or, M. Raoul Combes, qui étudie depuis trois ans ces questions dans les laboratoires de M. Gaston Bonnier, a découvert les deux microbes qui peuvent produire les affections typhoïdes des chevaux, et il a trouvé un sérum curatif et un vaccin préventif.
M. Gaston Bonnier met à la disposition des pouvoirs publics tout le vaccin qui sera demandé.» écrit Le Figaro du 31 juillet 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/31/26002-20140731ARTFIG00145-31-juillet-1918-m-combes-decouvre-le-vaccin-contre-la-typhoide-chevaline.php

Journal du mercredi 31 juillet 1918

On ne signale aucun changement au nord de la Marne. Nous avons fait environ 400 prisonniers dans cette partie du front.
Les Américains annoncent qu’ils ont continué à poursuivre l’ennemi. Malgré les efforts obstinés qu’il a faits pour retarder leur avance par des combats d’arrière-garde, ils ont traversé l’Ourcq et occupé les localités de Seringes, Nesles, Sergy et Ronchères.
Dans le secteur de Morlancourt (front britannique), les troupes australiennes ont effectué avec succès une opération locale. Sur un front de plus de 2 milles, elles se sont emparées de deux lignes de tranchées ennemies situées de part et d’autre de la route Bray-Corbie, faisant plus de 100 prisonniers et capturant des mitrailleuses. L’ennemi a subi de lourdes pertes; celles des Australiens sont légères.
Au sud et au nord de Gavrelle, les troupes canadiennes ont réussi deux coups de mains et ramené des prisonniers.
Rien à signaler d’autre sur le front britannique, en dehors de l’activité réciproque de l’artillerie sur certains points.
En Macédoine, actions d’artillerie et de patrouilles sur la Struma, sur le Vardar, et sur le front serbe où un détachement d’assaut a exécuté avec succès un coup de main dans les tranchées bulgares.
En Albanie, une attaque sur nos postes du col de Longa a été repoussée.
En Italie, canonnade dans le Val Sugana, dans le Vallarsa et dans la val de la Brenta.
Le maréchal von Eichhorn a été tué par une bombe à Kiev.

 

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