1467/9 août 1918

La Grosse Bertha ne tirera plus sur Paris !

Dans l’après-midi du 9 août 1918, la dernière pièce de longue portée qui tirait sur Paris et que les Parisiens ont surnommé la « Grosse Bertha », menacée par la contre-offensive franco-britannique déclenchée la veille en Picardie, s’est trouvée contrainte de se replier en direction de Crépy-en-Laonnois, avant de trouver refuge en territoire allemand.

source: http://www.editionspierredetaillac.com/blog-detail-la-grosse-bertha-ne-tirera-plus-sur-paris–375

lire aussi: https://fr.vikidia.org/wiki/Pariser_Kanonen

Les Allemands quittent Montdidier (Somme)

Le 9 août est encore une journée de victoire.

Foch qui a transporté son Quartier Général du château de Bombon à Sarcus y reçoit Haig, Fayolle et Persching, et leur prescrit de ne plus prendre de repos avant que les objectifs assignés n’aient été atteints.

Pershing doit hâter les préparatifs de son opération de Saint-Mihiel, Fayolle et Haig exploiter à fond les grands résultats obtenus sur l’Avre.

Donc, Canadiens et Australiens progressent encore ce jour-là de plusieurs kilomètres en direction de Chaulnes et de Lihons.

Debeney continue à gagner du terrain, la gauche en avant débordant les lignes allemandes successives et triomphant de leur résistance par la seule manœuvre, presque sans combattre.

Il a l’ordre de gagner Roye, nœud de routes d’une importante capitale, dont la chute fera vider la poche de Montdidier.

 

Mais pour aller à Roye, Debeney doit passer par Montdidier, et il voudrait épargner à ces pauvres ruines les horreurs d’une dernière bataille .

Tandis qu’une nouvelle offensive débouche au nord de Pierremont et progresse jusqu’à la ligne Le Quesnoy-Dave-Nescourt-Gratibus, le corps d’armée du général Français Jacquot se lance à l’attaque, à 16 heures, au sud de Montdidier, sur le front Gonnelieu, le Ployron, face au nord-est.

D’un élan magnifique, les régiments Français de la 169e divisions d’infanterie (13e,  29e et 296e régiments d’infanterie) appuyés par deux bataillons du 225e R.I., prêtés par la 60e division; Ceux de la 133e division (401e,  321e régiment d’infanterie Française, 32e et 116e bataillons de chasseurs à pied), poussent jusqu’aux abord de Faverolles, en plein Est de Montdidier.

Alors, dans la nuit du 9 au 10 août, les Allemands s’empressent d’évacuer Montdidier et, sous l’ardente pression des colonnes Franco-Britanniques, leur ligne se replie depuis Méharicourt jusqu’à Rollot.

Le maréchal Foch s’adresse à l’armée du général français Humbert. Il sait bien que cette armée n’a aucune réserve, mais il compte sur l’énergie de son chef et sur la démoralisation de l’ennemi.

C’est un coup d’audace qu’il demande : Humbert doit pousser sa gauche de 3 kilomètres en avant dans les organisations allemandes. “ Je n’ai rien “ observe Humbert par acquit de conscience. “ Allez-y tout de même!” Répond Foch.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918picardie.htm

Journal du vendredi 9 août 1918

Au nord de Montdidier , nos troupes ont progressé jusqu’à l’Avre, qu’elles bordent entre Braches et Morisel.
Un  coup de main ennemi au sud-est de Montdidier a complètement échoué. Des prisonniers sont restés entre nos mains.
Sur le front de la Vesle, nous avons maintenu nos éléments sur plusieurs points de la rive nord, en dépit des tentatives faites par l’ennemi pour les rejeter.
En Albanie, les Autrichiens ont encore attaqué à plusieurs reprises nos positions près des confluents du Devoli et de la Tomorica et entre le Devoli et le Holta. Ils ont été partout repoussés avec de lourdes pertes et ont laissé des prisonniers entre nos mains.
L’aviation française a lancé une tonne d’explosifs sur les campements ennemis de la région de Pogradec et l’aviation britannique a bombardé des dépôts ennemis dans la région de la Strouma.
Sur le front occidental, les pilotes anglais ont abattu six avions ennemis et contraint un septième à atterrir, désemparé. Un ballon ennemi a été descendu en flammes.
Nos alliés ont effectué quelques reconnaissances, quelques réglages et jeté 6 tonnes et demie de bombes. Aucun de leurs appareils ne manque.
Deux contre-torpilleurs anglais ont été coulés par des mines ennemies. Il y a 97 victimes.

 

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