1474/16 août 1918

« Les poilus moissonnent avec des canifs »

Le 16 août 1918, Le Figaro raconte une anecdote qui s’est produite dans une région reconquise. Faute d’outils, les poilus s’attaquent à la moisson d’un champ de blé avec leurs canifs.

«Nos hommes arrivent devant des champs de blés. La moisson devrait être faite. Les moissonneurs manquent et les outils aussi.

– Bah! Allons-y, hein?

Et, mettant bas vareuse, retroussant les bras de la chemise, les poilus vont couper l’herbe sainte… avec leur couteau de poche!

C’est un officier qui a vu cela et qui le dit, encore tout secoué du spectacle.» écrit Le Figaro du 16 août 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/16/26002-20140816ARTFIG00097-16-aout-1918-les-poilus-moissonnent-avec-des-canifs.php

La révolte ouvrière à l’usine Guilliet à Auxerre

Les ouvriers de l’entreprise auxerroise Guilliet et Fils instaurent une grève totale, alors que sonne le glas de la Première Guerre mondiale, en août 1918.

Il est 17 heures, lorsque les ouvriers de l’usine Guilliet et Fils, productrice de tours à obus et de presses pour Renault, quittent leurs postes et stoppent les machines, le 16 août 1918. Huit jours plus tôt, tandis que les Alliés lancent leur offensive dans l’Hexagone, Edmond Loth, salarié de l’usine, entame, lui, une nouvelle bataille. Celui-ci réclame, pour la totalité de l’effectif de l’entreprise, une indemnité supplémentaire de cherté de vie de 20 centimes, par heure travaillée.

Pour de meilleures conditions salarialesC’est donc dans la matinée de cette journée charnière du 16 août, que le conflit entre grands patrons et prolétaires s’amorce. Secondé par deux acolytes, le meneur d’un mouvement qui marquera un tournant dans la politique patronale de la grande usine d’Auxerre, Edmond Loth, dépose sur la table de Georges Guilliet, sa requête. La réponse ne se fait pas attendre. La réclamation se solde par un refus catégorique du maître des lieux. Une décision qui voit la totalité des salariés, dont les 830 ouvriers mobilisés, quitter un à un l’usine.

Devant l’effet de masse, Georges Guilliet engage les négociations, et réclame à la délégation un sursis, afin de prévenir la main-d »uvre militaire. Devant le maintien de la cessation du travail de la part des salariés, le dirigeant presse le contrôleur qui arrive sur les lieux dès le lendemain.

la suite sur https://www.lyonne.fr/auxerre/vie-pratique-consommation/politique/2013/08/14/serie-histoire-la-revolte-ouvriere-a-lusine-guilliet-en-aout-1918_1656995.html

Dans le journal de la Huronne

16 août 1918.

Hier, dans le train qui me ramenait de Ganville, quatre aviateurs sont montés dans mon compartiment. À eux quatre, ils n’avaient pas quatre-vingts ans. D’abord, ils étalèrent leur jeune insouciance. Ils évoquèrent, avec, une égale gaîté, la mort qu’ils donnent et celle qu’ils risquent. Ils se plaignirent en riant qu’on retînt sur leur solde les cotisations pour les couronnes aux camarades tués : vraiment, il y en avait trop. Ils traitaient plaisamment la guerre. Paraphrasant le fameux « jusqu’au bout », ils déclarèrent qu’ils iraient plus loin que le bout.

Puis il s’assagirent et parlèrent de la retraite allemande ; Ils l’avaient suivie de haut. À les entendre, elle était strictement ordonnée. Des centres de résistance, puissamment organisés, ne devaient céder qu’à une date, une heure fixées. Leurs défenseurs, liés à leurs mitrailleuses, étaient d’avance condamnés à mort. Aussi les troupes, lorsqu’elles se heurtaient à ces obstacles, étaient-elles cruellement éprouvées. Au contraire, elles passaient librement dans les intervalles.

Ainsi s’expliquaient pour moi deux impressions contradictoires. Des lettres du front, des articles de journaux, déclaraient que les soldats avançaient l’arme à la bretelle, sans pertes. Et, en même temps, j’apprenais depuis une quinzaine des deuils nouveaux, plus rapprochés, plus nombreux que jamais.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Août_1918

Journal du vendredi 16 août 1918

Entre Avre et Oise, nos troupes ont enlevé le village de Gury et fait quelques progrès au nord de Roye-sur-Matz et de Chevincourt.
Sur le front de la Vesle, nous avons repoussé deux violentes attaques sur nos positions de la rive nord, dans la région de Fismes.
Plusieurs coups de main ennemis dans la Haute-Alsace et dans les Vosges ont échoué.
Les Anglais ont livré des combats heureux dans le voisinage de la route de Roye, à l’est de Fouquescourt et sur la rive sud de la Somme. Sur chacun de ces points, ils ont avancé leur ligne et fait quelques centaines de prisonniers.
Au sud de la Somme, ils ont pris le village de Proyard, en infligeant de lourdes pertes aux Allemands.
Ils ont fait des prisonniers au sud de la Scarpe et aux environs de Vieux-Berquin. Ils ont mis en échec une attaque ennemie dans le secteur de Merris.
Les aviateurs français ont jeté 52 tonnes de projectiles sur les régions de Ham, Noyon, Guiscard, Tergnier, et abattu 15 avions et 4 ballons captifs. Les aviateurs anglais ont lancé 52 tonnes de bombes, principalement sur les passages de la Somme. La gare de Coutry a été bombardée.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/aout18.html

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s