1493/4 septembre 1918: Le général Pétain, un soldat comme les autres

Du 1er au 8 septembre 1918: l’ennemi épuisé commence à lâcher pied

Le 4 septembre, nos troupes, après avoir brisé, les jours précédents, la résistance opiniâtre de l’ennemi l’ont contraint aujourd’hui à battre en retraite au nord de l’Oise et sur le front de la Vesle. Entre le canal du Nord et l’Oise, nos éléments avancés, talonnant les arrière-gardes ennemies, ont dépassé Libermont, atteint les abords d’Esmery-Hallon et occupé le bois de l’Hôpital.

Plus au sud, notre ligne passe par Freniches, Guiscard, Beaugies, Grand-Rû, Mondescourt et Appilly. Plus à l’est, nous avons franchi l’Ailette et atteint Marizelle (nord-est de Manicamp). L’ennemi a laissé entre nos mains de nombreux prisonniers, des canons, un matériel et des approvisionnements considérables.

Entre l’Ailette et l’Aisne, la bataille a continué sur les plateaux au nord de Soissons. Menacé sur son flanc droit, l’ennemi s’est replié au nord de la Vesle.

Nous avons conquis Bucy-le-Longet le Moncel au nord de l’Aisne, plus à droite, nos troupes franchissant la Vesle sur une étendue de trente kilomètres ont dépassé Chassemy, Brenelle, Vauberlin, Vauxcere, Blahzy et ont pris pied sur la crête au nord de Baslieux.

Le 5 septembre, dans le secteur sud du front de bataille, au nord et au sud de Péronne, nos troupes s’avancent, refoulant les arrière-gardes ennemies ; elles s’approchent de la crête Athis-Nurlu.

Entre Nurlu et la Sensée, on signale des combats locaux sur plusieurs parties du front de bataille. Notre ligne a été légèrement avancée sur l’éperon au nord d’Equançourt, et des actions locales ont eu lieu dans le voisinage de Neuville-Bourjonval et Mœuvres.

source: http://www.il-y-a-100-ans.fr/ce-qu-il-se-passait-il-y-a-100-ans/du-1er-au-8-septembre-1918-l-ennemi-epuise-commence-a-lacher-pied-n6789?xtor=RSS-2#.W3Lxq63pNfQ

Journal de marche du 167e régiment d’infanterie

4 septembre

Le régiment est enlevé en camions autos pour être transporté dans la région de Soissons; il est débarqué à Courmelles-Vignolles le 5 avant le jour et rejoint à pied la région nord de Soissons (Vauxrot).

5 septembre

Le 5 à 11h00 parvenait le renseignement que l’ennemi avait abandonné le matin sa position précédente à hauteur de la ferme de la Perrière et battait en retraite; l’ordre était donné en conséquence d’entamer immédiatement la poursuite en appuyant la 69e DI.
Le Commandant du Régiment prescrivait en conséquence un premier bond destiné à amener à hauteur de la sortie Nord de Crouy, le 2e Bataillon à droite, le 3e Bataillon à gauche, le 1er Bataillon en 2e ligne; il se portait de sa personne à la sortie Nord de Crouy, au P.C. du 162e RI.
Arrivé en ce point vers 13h00, il y apprenait que le Commandant du 162e RI avait transporté son P.C. vers Pont-Rouge. Il faisait entramer un 2e bond destiné à porter les deux bataillons de première ligne à hauteur de Pont-Rouge, le bataillon de 2e ligne à hauteur de la ferme de la Perrière. Il partit lui-même pour la ferme de la Perrière afin de s’y éclairer sur la situation auprès du Commandant de la 128e DI. Celui-ci précisa que les premiers éléments du 12e RI étaient arrêtés par de nombreuses mitrailleuses ennemies, et prescrivait en conséquence d’arrêter jusqu’à nouvel ordre le régiment à hauteur de la ferme de la Perrière.
Vers 16h00, un ordre verbal de relève était donné au 167e d’Infanterie qui devait relever par un bataillon, les éléments de tête du 162e RI, les autres éléments échelonnés en profondeur.
L’ordre d’exécution fut donné immédiatement, le Bataillon Michel devant relever en 1ere ligne les éléments de tête du 162e RI.

Le P.C. du Régiment s’installait aux abris sud du Pont-Rouge, le 5 vers 19h00.

source: http://167e.regiment.free.fr/167eregimentinfanterieseptembre1918.html

Le général Pétain, un soldat comme les autres

Le général Pétain teste les services du magasin d’habillement. Le Figaro du 4 septembre 1918 raconte que le général, satisfait du garde-magasin, lui a envoyé en remerciement une pipe.

«Le général Pétain arrive, il y a quelques jours, à la gare régulatrice de C. et pénètre impromptu au dépôt des isolés. Avant de visiter les casernements, il se dirige tout droit vers le magasin d’habillement. Le garde-magasin est là qui veille seul sur les vêtements amoncelés, sur les piles de linge, de casques et de godillots. Il salue, rectifie la position et attend, immobile.

-Voyons, dit le général, tu vas supposer que je suis un poilu comme toi, mais que j’ai besoin d’être habillé des pieds à la tête, et tu vas me montrer comment tu t’y prends d’ordinaire.

-Bien, mon général. Le garde-magasin salue de nouveau, et campé devant son chef Eh bien! mon général, Alors enlève ta veste et fais voir ta chemise, que je prenne ton numéro de taille. Votre le képi. Ote aussi ton képi, mon général. C’est pas réglementaire. Bon. le casque. ça va. Et pis, voici encore, mon général, voici ton calot. Le pantalon, à présent.

Le général Pétain a ri de si bon cœur que, dès son retour au Grand Quartier, il envoyait au garde-magasin du dépôt une superbe pipe que celui-ci n’échangerait pas aujourd’hui contre tout l’or du monde.» écrit le Figaro du 4 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/04/26002-20140904ARTFIG00233-4-septembre-1918-le-general-petain-un-soldat-comme-les-autres.php

Journal du mercredi 4 septembre 1918

Actions d’artillerie entre le front de la Somme et entre Oise et Aisne.
Des coups de main ennemis dans la région de la Vesle et dans les Vosges n’ont obtenu aucun résultat.
Les opérations entreprises par les Anglais au sud de la Scarpe, ont eu un plein succès.
L’ennemi, battu sur ses défenses du système Drocourt-Quéant, a dû se replier sur presque tout le front. Il a subi de lourdes pertes et laissé 10000 prisonniers.
Les troupes de nos alliés, poursuivant leur avance sont entrées dans Pronville, Doignies et Bertincourt.
Les Canadiens ont montré un grand courage, en attaquant la ligue Drocourt-Quéant, ligne perfectionnée pendant dix-huit mois et qui constituait un obstacle formidable. Les Allemands avaient groupé là onze divisions sur huit kilomètres.
A la droite du corps australien, les Anglais et les Ecossais ont attaqué de difficiles tranchées. Ils ont enlevé de haute lutte des défenses particulièrement puissantes et après avoir encerclé Quéant, se sont emparés de cet important pivot. Le corps des tanks a brillamment contribué au succès de ces opérations.
Les escadrilles britanniques ont attaqué l’aérodrome de Buhl et obtenu de bons résultats. Un appareil ennemi a été détruit.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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