1497/8 septembre 1918

Les Australiens près  de(et à ) Péronne (Somme)

Au Mont-Saint-Quentin, des soldats australiens présentent un panneau érigeant le site en site de guerre classé. Situé à 1,5 km au nord-ouest de Péronne, le Mont- Saint-Quentin est le théâtre d’une bataille acharnée entre les soldats de la 2nd Australian Division et les soldats du 2e régiment prussien de la Garde. Le 1er septembre 1918, après plusieurs heures de combats, les Australiens prennent le contrôle de la colline et assurent l’accès à la ville de Péronne.

Des soldats australiens appartenant à la 5th Australian Division occupent les rues de Péronne libérée le 2 septembre 1918, après la prise du Mont-Saint- Quentin. Le jour même, les Australiens se portent sur Bouchavesnes et dégagent la région. Commandant du corps australien, le Major General Monash permet par l’avancée rapide de ses troupes la capture de plus de 30000 soldats allemands entre les mois de septembre et d’octobre 1918. Au cours de la Grande Guerre, 60 000 soldats australiens périssent sur le front occidental, en Turquie et dans le Pacifique.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Clémenceau dans les ruines de Noyon

Noyon, le 8 septembre 1918. Georges Clemenceau (au centre), alors président du Conseil, visite les ruines de la ville, détruite à 85 %.

source: http://www.leparisien.fr/informations/un-musee-pour-le-centenaire-de-la-grande-guerre-26-02-2012-1878048.php

Le capitaine et le député

Le 8 septembre 1918, au Mont de Leuilly (Aisne), le capitaine Gaston Dumesnil  accompagnait un autre député, Abel FERRY, lors d’une visite d’inspection des armées sur le front et vérifiaient le fonctionnement d’un nouveau modèle de fusil-mitrailleur. Un obus s’écrasa sur eux et le lieutenant qui était à leurs côtés. Dumesnil et l’officier moururent sur le champ tandis que Ferry, très grièvement blessé, décédait une semaine plus tard.

L’Illustration, soit à la suite d’informations erronées, soit pour conférer plus de gloire à cette mort pour la France, donne un récit différent des circonstances de la mort du député Dumesnil : « Ce n’est pas dans une vaine formule d’éloquence que le président de la Commission de l’Armée a pu parler de « regrets unanimes » en annonçant à ses collègues la mort glorieuse du capitaine Gaston Dumesnil, député de Maine-et-Loire, tombé le lundi 9 septembre (en réalité la fiche des Morts pour la France consultable sur le site Mémoire des hommes indique le 8 septembre), à la tête de ses chasseurs, qu’il conduisait à l’attaque de la ferme de Mouy, près Vauxaillon (encore une erreur). »

source: http://www.crcb.org/le-capitaine-et-depute-gaston-dumesnil-1879-1918/.html

Des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne

A partir du 8 septembre 1918, des préparatifs sont en place en Champagne et en Argonne. Le front d’attaque allié porte sur 70 kilomètres. L’armée française aligne pour l’occasion sept corps d’armée en première ligne. Derrière cette première ligne, se tiennent en réserve 12 divisions d’infanterie et 3 de cavalerie. La première armée américaine du général Pershing dispose, quant à elle, en première ligne, de 3 Corps d’armée.

Devant ce front alliés et, derrière des fortifications « en dur », une partie de la première armée allemande du général von Mudra ; la 3e armée de von Einem, appartenant au groupe d’armées du Kronprinz, et, la Ve armée allemande, appartenant au groupe d’armées de von Gallwitz, se tiennent prêtes. Les Allemands disposent en ce lieu précis du front de : 20 divisions, dont 4 en seconde ligne (équivalent français : 24 divisions).

Les effectifs des adversaires sont donc approximativement équivalents en quantité lors du déclenchement des opérations. Les Français bénéficient toutefois d’un moral d’acier par rapport aux Allemands qui ne cessent d’être défaits et abattus moralement…

Nerveux, les Allemands multiplient les reconnaissances par l’aviation, les coups de sonde, les tirailleries de nuit sans motif apparent.

Ils calquent également leur réaction en fonction du dispositif adopté par la 4e Armée française lors de la dernière bataille de Champagne. Enfin, ils évacuent leurs premières lignes et optent pour un dispositif défensif « tout en profondeur ».

Côté français, on se conforte à l’idée que les Allemands « se sentent mal » ; les interrogatoires de déserteurs sont là pour apporter de l’eau au moulin en ce sens.

Le général Pétain a réglé tous les détails de l’opération…

Le transport des unités, venues en renfort de loin, parfois même des Vosges, est effectué de nuit, avec d’infinies précautions, du 16 au 25 septembre.

L’attaque est fixée au 26 septembre.

source: http://anduze1418.blogspot.com

Portrait d’un poilu en permission

Le Figaro du 8 septembre 1918 fait le portrait d’un poilu en permission, qui doit se réhabituer à la vie parisienne avant de retourner au front.

«Dans le tramway où nous sommes assis, un poilu pénètre. […] Le poilu s’avance vers une place éloignée, non sans faire bien des efforts pour conserver son équilibre, à cause de la marche cahotée de la voiture.

Au moment où il passe devant nous, un cahot brusque désempare cet équilibre et, brutalement, impitoyablement, l’énorme godasse à clous redoutables retombe sur nos orteils qu’elle écrase, en entamant par surcroit le cuir de notre chaussure. Un cri nous échappe “Aïe!”; qu’accompagne, pourquoi le nier? une grimace de douleur, aussitôt muée, d’ailleurs, en sourire, parce qu’il ne faut faire aux poilus nulle peine, même légère.

Le poilu a pris possession avec un soulagement évident de la place vide d’en face et nous regarde avec une anxiété souriante; et comme d’un hochement de tête nous absolvons gentiment sa maladresse un peu appuyée “-S’il n’y avait que ça, dit-il ingénument, ça irait bien.”» écrit Le Figaro du 8 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/08/26002-20140908ARTFIG00200-8-septembre-1918-portrait-d-un-poilu-en-permission.php

Journal du dimanche 8 septembre 1918

De la Somme à l’Oise, nos troupes ont continué la poursuite, brisant tous les obstacles et talonnant, les arrière-gardes ennemies.
De part et d’autre de la Somme, nous avons occupé Pithon, Sommette, Eaucourt-Dury et Ollezy (cinq kilomètres à l’est de Ham).
Plus au sud, nous tenons Cugny et avons atteint les lisières ouest du bois de Genlis.
Au nord de l’Oise, nos troupes sont entrées dans Tergnier : nous bordons, à l’est de cette ville la voie ferrée et le canal.
Au nord de l’ Ailette, la basse forêt de Coucy est tout entière en notre possession, ainsi que Barrois, qui a été enlevé de haute lutte. Nous avons dépassé, au nord de Quincy-Basse, les villages d’Aulers et de Bassoles-Aulers.
Au sud de l’Ailette, nous avons occupé le fort de Condé, Condé-sur-Aisne et Nanteuil-la-Fosse.
Les Anglais ont accompli de nouveaux progrès à l’est et au nord-est de Péronne. Ils se sont emparés de Hancourt, Sorel-le-Grand et Metz-en-Couture. Ils ont pénétré dans les parties ouest du bois d’Havrincourt, en capturant des prisonniers.
Au nord du canal de la Bassée, ils ont progressé aux abords de Canteleux et de Violaines. Ils ont avancé leur ligne dans la direction de Messines et fait 50 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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