1498/9 septembre 1918

Les zouaves à Tergnier (Aisne)

Devant le village de Tergnier dans l’Aisne, les troupes du 3e régiment de marche de zouaves (3e RMZ) mettent en batterie une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 équipée d’un cache-flamme. Les soldats du 3e zouave reviennent des combats qui se déroulèrent sur le mont Saint-Siméon en août et qui permirent de percer les lignes ennemies. Poursuivant leur route malgré des combats retardateurs, ils franchissent le canal de Crozat le 7 septembre avant de libérer La Fère le 10 septembre. Le régiment reçoit pour cet acte sa cinquième citation à l’ordre de l’armée.

source: http://archives.ecpad.fr/wp-content/uploads/2010/06/1918-09.pdf

Les Allemands installent les batteries de Pariser Kanonen

L’avancée des Alliés permet la découverte des anciennes positions d’artillerie qui accueillent les pièces à longue portée bombardant Paris. Près de Beaumont-en- Beine, dans la forêt de Corbie, les ingénieurs allemands qui installent les batteries de Pariser Kanonen, qui placées à 109 km de la capitale, tirent entre le 27 mai et le 11 juin 1918, 104 obus sur la ville. Installés près de Château-Thierry, les canons allemands doivent, face à la contre-offensive des Alliés, être réexpédiés vers Beaumont-en-Beine, où ils tirent encore 64 obus entre le 5 et le 9 août 1918.

Les carnets de Margueritte Genès (Brive)

Lundi 9 septembre 1918.-Depuis que le tabac manque, les buralistes sont tour à tour injuriées, menacées et comblées d’attentions. La pénurie de tabac amène chez elles l’abondance des denrées les plus rares. Les campagnards ne portent plus au marché d’œufs ni de pommes de terre. Les privilégiés, seuls, obtiennent du lait au double de la taxe ; tout renchérit fantastiquement. Mais à la buraliste, pour avoir la prise quotidienne ou le paquet du poilu, on donne gratuitement lait, œufs, fruits et volaille.

source: http://1418.brive.fr/lundi-9-septembre-1918-2

La ruse de Belfort

La ruse de Belfort, opération militaire, est prévue au mois d’août 1918. Elle est destinée à faire diversion, ça ne vous dit rien ?… et pour cause ! Cette opération d’envergure prévue en Alsace, n’a jamais eu lieu. C’est un leurre, déposé au tonneau d’or de Belfort. Ce leurre était pour tromper les troupes allemandes. Il s’agissait de détourner l’attention des Allemands de la véritable offensive, la bataille de Saint-Mihiel, dans la Meuse, conduite notamment par les soldats américains.

Cet été 1918, dans le camp des Alliés, la ruse de Belfort est préparée dans le détail. Cette fausse opération militaire prévoit de lancer un nouveau front au sud de l’Alsace avec un effectif important composé de 6 divisions américaines. Cette offensive d’envergure préparée en cette fin août 1918 du côté des troupes américaines est dirigée par le général Bundy. L’attaque prévoit que les troupes soient positionnées à la frontière entre l’Alsace et le Territoire de Belfort… un front qui s’étendrait d’Altkirch à Thann. L’objectif est Mulhouse, car la ville est toujours entre les mains des Allemands.

Ce projet militaire a de quoi faire tendre l’oreille des espions. Très vite, le plan d’attaque tombe opportunément entre les mains du général en chef des armées allemandes, Erich Ludendorff.
Le général allemand s’interroge. S’agit-il d’une ruse de guerre ? Néanmoins, 3 divisions sont envoyées en renfort en Alsace. Le haut commandement du secteur se montre très nerveux début septembre. Les archives de la ville de Mulhouse sont prêtes à être rapatriées en Allemagne et les habitants du Sundgau doivent se tenir prêts à partir pour le grand duché de Bade si l’offensive devait avoir lieu. Pour tout le monde d’ailleurs, civils comme militaires, l’attaque est imminente…

Mais elle n’aura jamais lieu, il s’agit bien d’une ruse destinée à tromper l’ennemi, déjà en déroute. La véritable attaque est portée dans la Meuse à Saint-Mihiel le 9 septembre 1918. C’est la première bataille livrée par les soldats américains sur le sol français. Deux mois plus tard l’Allemagne baisse les armes et l’Armistice est signé.

La vidéo sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-ruse-belfort-1510377.html

L’escadrille 132 s’installe à Saint-Dizier

Le 9 septembre 1918, l’escadrille 132  s’installe à Saint-Dizier et prépare l’attaque des armées franco-américaines entre la Champagne et l’Argonne. Ses équipages prennent part à l’offensive contre le saillant de Saint-Mihiel et sont attaqués par de nombreuses formations de chasse allemandes. Les pertes dans ses rangs vont être sévères.

Quatre victoires et quatre Breguet abattus :

En particulier, le 14 septembre qui marque la journée la plus faste en victoires aériennes, mais aussi la plus noire de toute l’existance de l’escadrille. Quatre Fokker D VII sont abattus et homologués mais en déplorant la perte de quatre équipages, soit huit hommes qui sont tous tués.

Le 11 novembre 1918, l’escadrille BR 132, qui est stationnée à Somme-Vesles, était sur le point d’être engagée en Lorraine, au sein d’une grande offensive franco-américaine visant à reprendre Metz. Heureusement pour la ville, la signature de l’armistice mit fin aux hostilités avant le début des opérations.

Pendant le premier conflit mondial, l’escadrille BR 132 a remporté 12 victoires homologuées et a perdu 19 membres d’équipage tués au combat.

source: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille132.htm

Journal du lundi 9 septembre 1918

L’avance de nos troupes a atteint 7 ou 8 kilomètres en profondeur sur le front de la Somme.
L’ennemi, dont la résistance s’est accrue, n’a pu, en dépit de tous ses efforts, s’opposer au passage du canal de Saint-Quentin, que nos troupes ont franchi à Pont-de-Tugny et à Saint-Simon, après un violent combat. Ces deux localités sont en notre pouvoir.
Au sud de l’Oise, nous avons progressé jusqu’aux abords de Servais. L’ennemi a laissé partout entre nos mains un important matériel.
Sur le front de l’Ailette, et entre Ailette et Aisne, peu de changement. Nous avons progressé au nord de Vauxaillon, enlevé Celles-sur-Aisne et repoussé deux contre-attaques devant cette localité. D’autres contre-attaques ont été brisées au moulin de Laffaux. L’ennemi réagit violemment par son artillerie.
Les Allemands poursuivent leur retraite sur le front britannique. Nos alliés ont pris Villevêque, Sainte-Emilie et la plus grande partie du bois d’Havrincourt. Leurs détachements avancés ont fait des prisonniers et infligé de lourdes pertes à l’ennemi.
Au nord d’ Havrincourt, les Anglais ont occupé le point dit Sport Reaf, sur la rive ouest du canal du Nord, en face d’ Hermies.
Les Américains ont pris Muscourt et capturé 50 Allemands. Ils ont livré plusieurs contre-attaques.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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