1502/12 septembre 1918

La bataille de Saint-Mihiel (Meuse)

Il faut attendre les 12 et 13 septembre 1918 et l’aide de l’armée américaine (dont la 2e division d’infanterie) de l’American Expeditionary Force, commandée par le général Pershing, pour que cette zone soit réduite. Pas moins de 250 000 hommes sont jetés dans la bataille (dont 216 000 Américains), appuyés par 1 444 avions, 3 100 canons et 267 chars légers.
Côté allemand, 11 divisions allemande et une austro-hongroise pouvaient s’abriter dans plusieurs lignes de tranchées bétonnées.

La bataille se déroule entre Les Éparges et la Moselle sur un front de 64 kilomètres et dure une trentaine d’heures.

L’armée américaine, à cheval sur la tranchée de Calonne, doit atteindre Hattonchâtel ; pour les Français, la 15e DIC a pour objectif les Éparges et le 2e corps colonialdoit s’emparer de Chauvoncourt, Saint-Mihiel et marcher ensuite en direction de l’ouest.

À huit heures, les divisions américaines attaquent en direction de Vigneulles (Nord-Ouest) et, malgré une forte résistance du bastion de Montsec (position jugée imprenable) que l’ennemi avait ordre de tenir à tout prix, l’avance se déroule comme prévu, les unités américaines se révélant extrêmement efficaces. Emportées par leur élan, celles-ci enfoncent les lignes allemandes si bien que le saillant est rapidement conquis.

La suite sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Saint-Mihiel

voir aussi

source: https://www.pourceuxde14-regimentschalonsursaone.fr/histo/pdf/41.pdf

Intervention des moyens aériens dans la bataille de Saint-Mihiel

Fortes de 1 million d’hommes et placées sous les ordres du général Pershing, les troupes américaines sur le front occidental ont déjà combattu sur le front occidental, mais l’opération de Saint-Mihiel constitue la première des batailles qu’elles livrent de façon quasi-autonome, une sorte de test de leur aptitude guerrière. Pour ce faire, la 1re armée américaine, soutenue par quelques divisions françaises, engage 216 000 hommes, 3 100 pièces d’artillerie, quelque 267 chars et plus de 1 400 avions. La bataille, ayant débuté le 12 septembre 1918, s’achève en quelques jours. Pressés de toutes parts, les Allemands abandonnent le saillant, laissant 13 200 prisonniers et 460 canons aux mains des alliés de l’Entente.

source: http://a3ba103.free.fr/Cerpa/le_temps_des_as_1918_09_12_Bataille_Saint_Mihiel.pdf

Dans le journal de La Huronne

Mon fils repart demain pour l’est, après dix jours de permission. Paron entre nous deux, nous avons achevé la soirée dans le petit salon. Ils ont discuté de la guerre et de l’avenir. Comme ce dernier entretien m’a frappée…

Peut-être pour me consoler, me réconforter, mon vieil ami annonçait l’issue prochaine, malgré la démence accrue, l’onde furieuse qui nous emporte. Et il prévoyait, dans le lointain du temps, le retour à la raison, la fin des massacres.

René n’aime pas parler de la guerre. Là-dessus, il est muet. On le devine stoïque. Pourtant, il a protesté fermement contre les dernières paroles de Paron :

— Il y aura toujours des guerres. Croyez-moi. Les hommes aiment se battre, les nôtres comme ceux d’en face. Dès qu’on leur met une arme aux mains, ils brûlent de s’en servir, pour se défendre et pour tuer. Dites que le barbare reparaît, que la bête est lâchée, que c’est horrible. C’est ainsi. L’attrait de la lutte, du risque et de la chasse est en nous, dans nos moelles. L’instinct ne change pas, si les prétextes varient de lui donner carrière. Aussi n’avons-nous même pas à examiner ces raisons apparentes. Le devoir est simple. Il y a la guerre : il faut la faire.

Tout en moi protestait contre lui. Mais je n’étais même pas tentée de le contredire, tant je le plaignais. Comme il devait souffrir ! Que de pensées je devinais sous les mots… Ainsi, il n’était plus soutenu par la foi qui l’avait emporté. Il ne croyait plus à ces buts généreux : le droit, la liberté, la civilisation, la fin des guerres. Il ne s’en prenait plus qu’à un instinct, fixe et rude. Aussi jugeait-il superflu de chercher au conflit d’autres causes.

Et je me demande maintenant s’il n’obéissait pas à une sorte de pudeur filiale… Si ce parti-pris de n’accuser que la bête déchaînée ne lui permettait pas d’ignorer et d’absoudre ceux qui avaient lâché la meute.

Cependant Paron continuait de proclamer sa foi dans l’avenir amélioré.

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Journal_de_la_Huronne/La_Houille_rouge/Septembre_1918

Première victoire aérienne de Jan Olieslagers

Jan Olieslagers, futur « As » belge de la WW1, avec 6 victoires confirmées et 17 probables, à bord de son chasseur monoplace Nieuport 10 nommé « Le Démon », obtient sa première victoire aérienne sur un Aviatik C.

Mort d’un as américain

David Endicott Putnam, « As » américain de la WW1, 13 victoires aériennes homologuées et 16 probables, obtenues d’abord au sein des escadrilles Spa 156 et Spa 38 en qualité de pilote volontaire, puis au 139th Aero Squadron de l’USAAS, est tué en combat aérien, abattu dans son SPAD XIII au dessus de Limey-Remenauville, en Meurthe et Moselle, par l’as allemand Georg von Hantelmann, du Jasta 15

 

Thiaucourt délivrée par les Américains

Première ville française reconquise par les Américains le 12 septembre 1918, après quatre années d’occupation par le corps bavarois, Thiaucourt possède depuis mai 1988 un musée privé installé dans l’ancienne salle de cinéma et géré par l’Association pour la Sauvegarde des Souvenirs Militaires.

source: http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2009/12/06/musee-du-costume-militaire-de-thiaucourt-regnieville-54/

Assaut contre la « ligne Hindenburg »

Le 12 septembre 1918, commence l’assaut contre la « ligne Hindenburg », qui a déjà coûté tant de sang britannique. Les assaillants, qui disposent désormais d’une écrasante supériorité en terme d’artillerie, multiplient les attaques ponctuelles ; elles permettent d’économiser des hommes et d’éprouver un adversaire dont la combativité est en train de s’émousser, comme l’atteste le nombre de plus en plus élevé de redditions spontanées. Une première tentative, où sont engagées des troupes anglaises et néo-zélandaises, est couronnée de succès à Havrincourt, le 12 septembre. Le 27, une attaque de plus grande ampleur est lancée contre le canal du Nord, par une quinzaine de divisions. Les Canadiens s’emparent du bois du Bourlon, théâtre des combats sauvages de novembre 1917.

La suite sur http://www.cheminsdememoire-nordpasdecalais.fr/lhistoire/batailles/loffensive-victorieuse-des-allies-aout-novembre-1918.html

 

Journal du jeudi 12 septembre 1918

Entre la Somme et l’Oise, nos troupes ont élargi leurs progrès malgré la vive résistance de l’ennemi.
Nous avons dépassé Hinacourt et repoussé une contre-attaque débouchant d’Essigny-le-Grand. Des combats se sont déroulés le long de la route de la Fère à Saint-Quentin. Nous occupons le village de Travecy.
Au sud de l’Oise, nous avons rejeté plusieurs contre-attaques dans la région de Laffaux.
Dans les Vosges, deux coups de main allemands ont échoué.
Les Anglais ont avancé leur ligne dans la direction d’Attilly et de Vermand. L’ennemi a violemment attaqué les positions de nos alliés, sur la crête ouest de Gouzeaucourt. L’attaque a été complètement repoussée, sauf sur un point où les Allemands ont pris un petit poste.
Des combats locaux ont eu lieu au voisinage de Moeuvres et à Ecourt-Saint-Quentin.
Lutte d’artillerie en Lorraine et dans les Vosges sur le front américain.
Les troupes britanniques ont opéré un brillant coup de main sur le plateau d’Asiago, faisant 71 prisonniers.
Les Italiens ont fait 61 prisonniers sur le mont Asolone, où ils ont également capturé du matériel.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

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