1523/3 octobre 1918: la 2e D.I.U.S à Sommepy (Marne) 

La 2e D.I.U.S à Sommepy (Marne)

L’offensive générale fut fixée au 3 octobre, la mission de la 2ème D.I.U.S. était de chasser l’ennemi de la crête, afin d’ouvrir à la 4ème Armée Française la voie en direction de la vallée de l’Aisne à plus de 20 km au nord. Le plan d’attaque de la division, bien que conçu rapidement, était astucieux. L’assaut n’était pas donné sur l’ensemble du front divisionnaire, les Marines attaquaient à l’ouest de Sommepy, la brigade d’Infanterie, 2 kilomètres plus à l’est. Le 3 octobre, au matin, la Brigade de Marine et la Brigade d’Infanterie, de la 2èmeD.I.U.S., attaquèrent depuis le nord de Sommepy (voir carte) en direction du nord-nord-ouest, vers la crête de Blanc Mont à la ferme de Médéah.

Dans son classique : « Fix Bayonets ! », John Thomason, du Corps des Marines, témoigne de ce que fut ce matin du 3 octobre 1918 l’assaut de 05 h 50. : « Le matin du 3 octobre fut gris et brumeux. De minuit à l’aube, le front avait été comparativement calme. Soudain tous les canons français et américains ouvrirent le feu en même temps. Le bataillon vit le sol devant lui essuyé par un ouragan d’explosions d’obus. Rouges et vertes flammes explosaient en rangs ordonnés balayant les lignes boches, de grands nuages noirs s’élevait là où les obus tombaient rageusement. Le versant de la colline et le bois devinrent voilés d’un bas rideau de fumée, et les éclairs apparaissaient rougeoyantes dans le nuage. »

En à peine plus de deux heures après le début de l’attaque, la crête de Blanc Mont, conformément au plan était occupée. Mais la 2ème D.I.U.S., à cause de son avance rapide, avait dépassé les lignes françaises et avait ses flancs découverts. Sur le côté ouest de la crête, les forces allemandes contrôlaient toujours le secteur ce qui leur permettait de soutenir un feu mortel contre le flanc gauche de la division. La Brigade de Marine dut déployer son 5ème R.I. de Marine, face à l’ouest pour couvrir le flanc.

Sur Blanc Mont, un observateur allemand, le lieutenant Richert, tint informé le commandant de sa division de la progression des événements qui étaient favorables sur la ligne de front sauf à Blanc Mont. A 8 h 15 il rapportait que les Américains étaient sur la colline, de sa tranchée il pouvait entendre leurs voix, en réponse, son commandant divisionnaire lui ordonna d’utiliser toutes les réserves disponibles pour contrer la progression américaine.

A 8 h 30, les Américains étaient encore plus près et capturèrent quelques détachements du PC. Le Lieutenant Richert rapporta que leur force semblait être d’un seul bataillon. La division ordonna qu’on fit le point sur les unités d’infanterie disponibles dans ce secteur afin d’organiser une contre-attaque …. A 9 h, les choses semblaient un peu meilleures, les Américains étaient principalement le long de la route et avaient laissé seulement de légers avant-postes sur le sommet de la colline. Mais à 9 h 20, l’opérateur téléphonique appela pour signaler que les Américains avait pris la tranchée et exigeaient la reddition, quand la ligne téléphonique fut coupée. Le Lieutenant Richert et son équipe étaient prisonniers.

source: http://20072008.free.fr/journee4320082ediussommepy2oct18doc3.htm

Journal du jeudi 3 octobre 1918

D’importants résultats ont été acquis par nos troupes dans la région de Saint-Quentin. Poursuivant l’ennemi en retraite, elles ont pénétré dans la ville jusqu’au canal, puis elles ont rejeté les Allemands sur la rive est.
Sur le front de la Vesle, les Allemands ont été contraints d’abandonner les plateaux entre l’Aisne et la région de Reims. Nous avons occupé Maisy et Consevreux, Meurival, Ventelet, Bouvancourt, Trigny, Chenay, Merfy, Saint-Thierry, Pouillon, Thyl.
2.100 prisonniers ont été dénombrés. Nous avons capturé une vingtaine de canons, dont dix de gros calibre.
En Champagne, la 4e armée a accru ses avantages. Nous avons atteint les abords sud de Challerange.
Les Anglais ont progressé à l’est de Levergies, enlevé Joncourt, Estrées, chassé l’ennemi des hauteurs au sud du Catelet, brisé des contre-attaques entre Cambrai et la Sensée, avancé à l’est de Tilloy et aux environs de Blêcourt.
En septembre, les troupes britanniques ont fait 66300 prisonniers et capturé 700 canons. En août et septembre, elles ont fait 123.618 prisonniers et pris 1400 canons.
Les Anglo-Belges ont progressé vers Hooglede et Roulers. Les troupes britanniques ont enlevé Ledeghem, sur la ligne ferrée de Roulers à Menin, et franchi la Lys, entre Werwicq et Commines.
Damas, avec 7000 prisonniers, est tombée aux mains du général Allenby.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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