1524/4 octobre 1918: Reims dans la guerre en 1918

Le 28e RI dans l’Aisne

4 Octobre (Vendredi)SPA : 57.2207
Journée calme.
Dans la nuit, construction de deux passerelles, l’une au NE de Moulin Rouge, l’autre à 150 mètres Ouest du pont de Concevreux.
Bombardement de Baslieux (pertes au 2e Bataillon et à la CHR, 2 tués et 8 blessés par obus).

5 Octobre(Samedi)SPA : 57.2190

Journée calme. Dans la nuit du 5 au 6, par suite du retrait du front de la 62e DI, le front occupé par le Régiment se trouve modifié.

Le 28e occupe alors la rive sud du Canal de la lisière Ouest de Concevreux exclue à la Morte-Femme, cédé par le 24e.

L’ennemi manifeste son activité par le jet de minen légers sur les berges du canal et quelques obus dans la région de Concevreux et du Moulin Rouge.

Dimanche 6 octobre

Dans la nuit du 6 au 7, la 6e DI doit tenter d’établir une tête de pont sur la rive Nord de l’Aisne. Le 28e participe à cette opération par l’envoi d’une forte reconnaissance offensive sur les passages de l’Aisne, au sud de Cuiry-les-Chauvardes, avec mission de franchir l’Aisne en ce point et de reconnaître la partie Sud de Cuiry (sous-lieutenant Garanger).
La reconnaissance est reçue à coups de fusil et de mitrailleuses. Elle ne peut franchir l’Aisne et rentre dans nos lignes le 17 octobre à 2 heures du matin avec deux blessés.

Le colonel Collon a pris le commandement de l’infanterie de la 6e DI le 5 octobre 1918 à 17 heures, en remplacement du colonel Le Beurrier mis à la disposition du Ministre.

Ordre général de la 6e DI (note n°6086/ID du 4.10.18)

« Au moment où le colonel Le Beurier atteint par la limite d’âge est remis à la disposition du Ministre, le Général commandant la DI tient à le remercier de la collaboration dévouée qu’il lui a apportée pendant l’année où il a servi sous ses ordres.
Le Colonel Le Beurier quitte le commandement de l’ID, au moment où la 6e DI vient d’écrire une de ses pages les plus glorieuses, accompagné des témoignages d’affection  les plus sincères de ses chefs comme de ses subordonnés. »
(S) Poignon

Les sapes de Trigny ( Marne) sont minées

Le 4 octobre 1918, le général Charles Mangin fait donner toute son artillerie aussi les poilus du 27e RI constate qu’un feu d’enfer se déclenche sur leur gauche alors qu’ils sont toujours stationnés dans l’arrondissement de Reims, dans le département de la Marne. Les fantassins en profite pour inspecter dans le détail tous les ouvrages et lieux de vie que les Allemands ont abandonné. Ils récpuèrent des paillasses, des matelas, des outils et des chaises. Il y a aussi un stock de madriers. « Pierre Perrin mentionne à cette date :  » Les cuisines sont installées à Trigny et, en allant à la soupe, nous trouvons encore quelques raisins dans les vignes. A Trigny, la plupart des sapes ont été minées. Un prisonnier que le commandant mène en auto est occupé à désamorcer les explosifs. Entre notre bois et Trigny, les ruines de la ferme Saint-Joseph et au loin, dans la plaine, on distingue dans le brouillard, la cathédrale de Reims au-dessus des toits. Il y aura paraît-il demain, un concert à Trigny. la coopérative doit aussi s’y installer. le sergent-major doit amener des effets de rechange, nos pantalons sont en mauvais état ». Une alerte est sans suite mais Perrin estime qu’il s’agit de la dernière nuit tranquille avant de repasser à l’action.

source: http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2018/10/03/4-octobre-1918-les-sapes-de-trigny-marne-sont-minees/

Reims dans la guerre en 1918

Au début de 1918 la sortie de la Russie du conflit permet à l’Allemagne de concentrer toutes ses forces sur le front ouest où le commandement allemand décide d’obtenir la victoire en profitant de sa supériorité numérique momentanée.

Le général Ludendorff lance sa première attaque contre les Britanniques le 21 mars 1918. Sur un front de 80 kilomètres, entre Bapaume et Saint-Quentin, 63 divisions allemandes enfoncent 30 divisions britanniques et créent une poche dans le dispositif allié. Amiens est menacé. Face au péril, les Alliés se résolvent enfin à mettre en place un commandement unique. Le 26 mars 1918, à la conférence de Doullens, le général Foch est chargé de coordonner l’activité militaire sur le front occidental et le 14 avril il est nommé Commandant en chef des armées alliées. Le nouveau commandant en chef réussit à contenir cette première offensive allemande qui s’arrête le 4 avril 1918.

Située plus au Nord, cette première offensive allemande ne change rien à la situation de Reims où, depuis la fin du mois de septembre 1914, le front s’est stabilisé aux portes de la ville. En revanche  les deux offensives qui suivent vont concerner Reims au premier chef. Ce que l’on appellera « la bataille de Reims » connaît deux phases, liées à deux offensives allemandes successives.

Le 27 mai 1918, 30 divisions allemandes attaquent entre Soissons et Reims. Elles bousculent la VIe armée dont le chef, le général Duchêne, est totalement surpris par cette offensive. En outre il n’a pas suivi les directives du commandement lui demandant de renforcer ses secondes lignes ce qui aggrave encore le recul français.  Le général Duchêne est d’ailleurs relevé de son commandement le 10 juin. Reims se voit dorénavant menacée sur trois côtés, au Nord-Est, au Nord et à l’Ouest. Le saillant que forment désormais la ville et la montagne de Reims constitue un verrou que les Allemands entendent bien faire tomber.

Le sort de la zone de Reims est à ce moment entre les mains de ses défenseurs. De part et d’autre de la ville, on trouve le 1er corps d’armée colonial du général Mazillier avec ses deux divisions d’infanterie coloniale, la 2e qui regroupe les 22e, 24e et 43e régiments d’infanterie coloniale et la 3qui regroupe les 7e, 21e et 22e régiments d’infanterie coloniale, renforcées par 6 bataillons de tirailleurs sénégalais (qui ne sont pas, contrairement à ce qu’indique l’appellation, recrutés dans le seul Sénégal mais dans l’ensemble de l’Afrique noire française). Au nord, on a la 45e division d’infanterie du général Naulin et des éléments du 9e corps d’armée britannique du général Cordon. Reims elle-même est tenue par la 134e division du général Petit, composée du 63e régiment d’infanterie de Limoges, du 65e régiment d’infanterie de Nantes et du 100e régiment d’infanterie de Tulle. Enfin, le 2e corps d’armée italien défend le Tardenois.

source: https://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/26-la-situation-militaire-en-1918-7612.html

Journal du vendredi 4 octobre 1918

Sur le front au nord de la Vesle, nos troupes ont pris Loivre.
Dans la région de la Neuvillette, une violente contre-attaque allemande n’a pas obtenu de résultat. En Champagne, les combats engagés la veille se sont poursuivis. Nous avons pris Challerange.
Les Allemands ont essayé de nous rejeter du bois au sud-est d’Orfeuil. Par trois fois, leurs assauts ont été brisés. Nous avons conservé nos gains et infligé de lourdes pertes à l’ennemi. Le chiffre des prisonniers faits par nous s’est encore accru.
Les Allemands ont dû entreprendre un repli étendu de leurs lignes à la suite des échecs qu’ils avaient subi sur le front britannique.
Depuis Lens jusqu’à Armentières, ils évacuent leurs positions retranchées qu’ils tenaient depuis les débuts de la guerre de position.
Sur le front de repli, nos alliés ont atteint la ligne Cité-Saint-Auguste, Douvrin, est de la Bassée, est d’Aubers, ouest de bois Grenier. Une attaque ennemie a échoué au nord de Cambrai. L’offensive anglaise se poursuit au nord de Saint-Quentin.

La demande d’armistice du 4 octobre 1918 : une manœuvre allemande bien conduite

source: https://journals.openedition.org/rha/288#tocto1n1

source: https://journals.openedition.org/rha/288#tocto1n1

 

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