1531/11 octobre 1918: combats de Sissonne (Aisne)

Combats de Sissonne (Aisne)

11 octobre 1918 :-La position d’arrière-garde des troupes allemandes située entre la ferme Fleuricourt et La Malmaison fut montée dans la nuit du 10 au 11 octobre 1918. Le passage de la masse de la division allemande dans la position Hunding eu lieu sans incidents.

12 octobre 1918 :-Les troupes de l’arrière-garde allemande purent alors aussi évacuer leur position et en s’éloignant lentement, suivis par l’ennemi hésitant, s’installer derrière la position Hunding, où ils arrivèrent au petit matin du 14 octobre. Les commandos allemands spécialistes des explosifs étaient partout au travail. Nous ne pouvions pas laisser à l’ennemi dans ces régions que nous quittions nos installations parfaites et les précieuses réserves. Donc la ligne Laon-Roberchamp fut détruite, les camps de troupes et les hangars pour ballon tombèrent, des outils pour scier et de grandes réserves de combustibles furent réduites à néant.

13 octobre 1918 :-Le 5ème Corps d’Armée français, commandé par le Général Guillaumat, en échelon et à gauche a marché sur la ligne La Selve-Bois des Vuides-Granges.

A la pointe du jour, le 1er bataillon du 24e RI français franchit les lignes et, prend à son compte la progression en direction générale de Sissonne. De la cavalerie aide au mouvement. Des tirs de mitrailleuses au nord de la Maison-Bleue, puis aux Thuillots, arrêtent un instant la progression; mais les résistances sont réduites par débordement, et, au soir, la 1e compagnie occupe le bois bas au sud de Sissonne; la 2e compagnie la prolonge à droite dans des trous individuels. Le commandant Grammont se place au sud de la cote 109, dont la 3e compagnie occupe les pentes. La liaison est très précaire avec le 28e RI à droite; elle est assurée avec le 328e RI à gauche. Le 2e bataillon est au sud des Thuillots, et le 3e bataillon à la Maison-Bleue. Les ravitaillements sont difficiles dans une zone où l’ennemi a multiplié les destructions, des entonnoirs de mines ont remplacé tous les carrefours.
Dans la nuit du 12 au 13 octobre, le 28e RI français reçoit l’ordre d’Opération n° 324 de la 6e Division d’Infanterie qui porte reprise du mouvement en avant pour le 13 au lever du jour. A 10 heures, les compagnies de tête du Bataillon Barbaud marchent sur le bois de l’échelle. Des avions allemands ne cessent de mitrailler les premières lignes, les mitrailleuses boches sont très actives et nombreuses dans le bois de l’échelle et dans le nord de Fleuricourt. La progression est lente, un tir d’artillerie est demandé sur la côte 109 et sur la côte 120. A 11 heures le deuxième objectif est atteint, les éléments de tête sont sur les pentes de la côte 109.
L’objectif final à atteindre est la route Sissonne-La Selve. Le bataillon Barbaud, toujours en tête, trouve au bois de l’Échelle une vive résistance, qu’il réussit à vaincre, après quatre heures de rude combat, grâce aux manoeuvres débordantes habilement menées, à la ténacité et à l’élan des poilus stimulés par le succès des attaques précédentes. La compagnie Brochu se distingue spécialement dans cette lutte pied à pied.
A 17 heures 45, le Bataillon Barbaud occupe la côte 109 et la côte 120, en progressant vers le troisième objectif. Le Bataillon Pagès occupe le bois de l’échelle. Le bataillon Duchénois se porte vers la lisière sud du bois de l’échelle. A 17 heures 50, le 119e RI ayant été gêné dans sa progression par des mitrailleuses, le 28e RI reçoit l’ordre de s’établir sur la route Sissonne-La Selve, puis de dépasser cet objectif et de venir s’établir sur la route Sissonne-Lappion, face au nord-ouest. Mais cette opération ne peut se réaliser en raison…
À 19 heures, le bataillon Barbaud est arrêté à 1.500 mètres de son objectif final ; l’ennemi s’est fortement retranché, des feux de mitrailleuses très nourris et un violent barrage empêchent toute progression.

la suite sur http://ville-sissonne.fr/camp.1418.combats.php

(suite) Warmeriville libérée (Marne)

Le 11 _octobre : notre infanterie est à 500 mètres de Warmeriville et Isles et l’artillerie est déployée aux environs de Lavannes et Caurel. Au petit jour, les 23ème et 7ème R.I.C s’emparent de la ligne Boult – Isles. L’ennemi recule : 1s 62ème Bataillon de Sénégalais attaque en direction de Warmeriville. Les premiers éléments passent la Suippe au Pré et entrent dans le village vers 10 heures, ne trouvant que des ruines, des morts rt des blessés; ils fo n t quelques prisonniers. Le bataillon avance alors jusqu’à la Retourne. Le11au soir, les éléments de tête sont stoppés aux abords d’Heutrégiville par de violents feux d’artillerie et de mitraiIleuses . Le 12 au matin les troupes se lancent à l’assaut de ce village mais ne rencontrent que de faibles résistances, les Allemands ayant évacué la position pendant la nuit. A la suite de ces combats, le 62ème bataillon de T.S. fut cité à l’ordre de l’armée, et reçut la fourragère aux couleurs de la croix de guerre. Voici un extrait de la citation : « Bataillon d’élite, a combattu presque sans repos, gardant en toutes circonstances le moral le plus élevé, et le plus grand mordant, notamment dans la région de Sillery – Cernay où il eut à subir de violents bombardements explosifs et toxiques. Dans la poursuite a combattu vaillamment à Warmeriville, aux passages de la Suippe, près de Bazancourt et sur la Hunding – Stelland au nord de l’Aisne ».

source: http://www.warmeriville.fr/expo1418/_media/liberation-lg.pdf

Journal du vendredi 11 octobre 1918

Les Anglais, sur le front entre Saint-Quentin et Cambrai, ont fait plus de 10000 prisonniers et capturé de 100 à 200 canons. Vingt-trois divisions ennemies étaient engagées sur ce front. Leurs troupes ont avancé sur tout le front entre Somme et Sensée, et largement progressé vers l’Est. Ils ont atteint la ligne Bohain-Busigny-Caudry-Cauroir.
Sur notre front, les Allemands ont dû se replier au sud et au nord de Saint-Quentin.
Nous avons pris Etaves, Beautroux, Fonsomme, Fontaine-Notre-Dame, Maisy, Mézières-sur-Oise, progressé de 8 kilomètres, capturé 2000 prisonniers. Au nord de l’Arnes, nous tenons Cauroy. Dans la vallée de l’Aisne, qui a été franchie, nous avons Montcheutin. 600 prisonniers ont été faits.
Les Américains ont occupé les hauteurs de l’Argonne au sud de Marcq et rejoint nos troupes à Lançon, en faisant 2000 prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre18.html

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