1556/5 novembre 1918

Les Allemands demandent une armistice

Le 5 novembre 1918, à 6 heures du matin, Maurice Hacot, habitant d’Auchel et caporal affecté au centre radiotélégraphique de la tour Eiffel reçoit un message morse émis de Spa en Belgique. Il s’agit la demande d’armistice de l’État-major allemand. Il transmet le message au colonel Ferrié.

Le 7 novembre, le maréchal Paul Von Hindenburg, chef de l’État-Majorallemand, propose une rencontre à Foch.

Cinq voitures traversent sous escorte la zone dévastée du Nord de la France pour se rendre au lieu de rencontre jusque-là tenu secret, une futaie de la forêt de Compiègne abritant deux petites voies ferrées parallèles, utilisées pour le tir de longue portée et où ont été acheminés deux trains, le train du maréchal Foch et un train aménagé pour la délégation allemande. Durant les trois jours, les Allemands n’ont que peu d’occasions de véritablement négocier. Ils doivent rapidement se plier aux conditions développées dans un texte qui leur est soumis. Ce texte avait été établi en dernier lieu par Foch, au titre de commandant suprême des forces alliées, après un mois de positions divergentes de Wilson, Clemenceau, Orlando et Lloyd George.

Le 9 novembre, le Prince de Bade conseille au Kaiser l’abdication. Celui-ci part en exil en Hollande. Cet événement est un élément de pression important vis-à-vis des délégués allemands réunis dans le wagon de Compiègne. Le lendemain, le nouveau chef du Gouvernement allemand, Friedrich Ebert, signe un pacte avec les dirigeants de son armée et implore son représentant à Rethondes de clore sans tarder les négociations.

source: http://fncv-drome.over-blog.com/article-11-novembre-1918-l-armistice-38670196.html

Lire aussi 

Durant le mois d’octobre, les autorités allemandes et le président américain Wilson négocient les conditions du rétablissement de la paix. Enfin, le 5 novembre 1918, à 6 heures du matin, l’État-Major allemand, depuis Spa, en Belgique, télégraphie à Paris une demande d’armistice. Cette guerre de 1914-1918 est une guerre mondiale.

Pourtant, c’est en Picardie, au Nord du département de l’Aisne, que les ultimes événements historiques vont se dérouler. En effet, le 7 novembre 1918, à 20 H 20, à Haudroy, par une nuit pluvieuse, les plénipotentiaires allemands traversent les lignes françaises, afin de négocier la paix avec le Maréchal Foch, le généralissime des forces alliés. Ceux-ci parviennent au Poste de Commandement du capitaine Lhuillier, commandant le 1er bataillon du 171ème régiment d’infanterie. A l’époque, une ferme, celle-ci se trouvant à proximité de la pierre qui rappelle aujourd’hui ces instants. L’officier appelle donc le Caporal-clairon Pierre Sellier, auquel il donne l’ordre de sonner le « Cessez le feu ». Le convoi s’ébranle ensuite en direction de La Capelle, jusqu’à la Villa Pasques. Là, le commandant Bourbon-Busset notifie aux négociateurs allemands les instructions françaises, avant que ceux-ci ne se dirigent vers Compiègne et le Maréchal Foch. La suite est connue de tous.

source: https://crdp.ac-amiens.fr/idp/la-capelle-02-monument/

Discours de Clémenceau

source photo: http://enenvor.fr/eeo_actu/apresW/1958_quand_ouest_france_encense_georges_clemenceau.html

« Il y a aussi le poilu de la paix ».

Le mardi 5 novembre 1918, Georges Clemenceau, président du Conseil, monte à la tribune de la Chambre des députés pour donner lecture du texte de l’armistice signé par l’Autriche le 3 novembre et annoncer que les conditions de celui demandé par l’Allemagne ont été arrêtées et soumises au président Wilson.

Dans le long discours qu’il prononce ensuite, il précise cependant que, si « la victoire est assurée », « la paix n’est peut-être pas aussi prochaine » et insiste sur la nécessité de garantir à l’avenir une paix durable basée sur la solidarité entre les peuples et, surtout, sur la solidarité nationale.

source: http://www.clemenceau2018.fr/f/archives/322/fiche/?

Une correspondance du 5 novembre 1918

Mon courrier commence à m’arriver au 87e ; j’aurai donc de vos nouvelles prochainement. J’espère que de votre côté vous recevez régulièrement les lettres que je vous adresse tous les deux ou trois jours : la Censure n’aurait, en somme, aucune raison de les retenir.

Depuis mon arrivée nous ne sommes jamais resté plus de deux jours en place. Nous suivons à petite distance les grands troupes engagées. La ville où nous logeons présentement n’a été, par bonheur, que peu endommagée par le feu bombardement ; le plus grand mal est le pillage systématique dont elle a étéauquel les Boches s’y sont livrés. Comme la chose s’était vue ailleurs, les civils se sont tenus dans leurs caves durant l’attaque, pour en ressortir à l’entrée des Anglais ; ils n’ont pas quitté la ville. Mais tandis qu’ailleurs toutes les maisons avaient été, éventrées ou démolies xxx quelques du durant les quelques heures, éventrées ou démolies, ici il y en a encore neuf sur dix qui pourront se réparer. Le Boche résiste, mais il recule ; la confiance des civils est si grande que, sitôt l’ennemi rendu à trois ou quatre kilomètres, et même lorsqu’il serait encore en état de les foudroyer ou de les emprisonner, ils rentrent dans leurs maisons. C’est l’armée qui nourrit cette population, qui autrement n’aurait à manger que les légumes laissés xxxxxxx en terre par les Allemands. Le colonel, trois autres officiers et moi, nous logeons en xxxxxxx ce moment dans la maison d’un négociant en grains et fourrages ; les Allemands ont emporté toute la literie, tous les rideaux, jusqu’à la couverture des matelas. Un ami des maîtres de la maison, qui logeait avec eux, est arrivé hier. Il dit que xxx n’avoir pas mangé de viande, ni beurre, ni lait, depuis trois ans : les Boches prenaient tout pour eux. Nous donnons aux civils un peu de notre viande, et ils nous donnent des légumes. Nous pourrions ainsi manger convenablement ; mais le cuisinier anglais est si bête, qu’il préfère continuer de à nous servir de la viande, des pommes de terre et des confitures pour tout régal : ce régime m’abîme l’intestin.

Hier j’ai visité en compagnie de Meighen une partie de la ville. Dans les jardins d’une vieille église du 13e siècle, les Boches xxx xxx xxx et derrière un monument à Watteau qui est une des belles œuvres de Carpeaux, les Boches avaient installé des latrines pour les soldats. xxxxxxx Notre musique a joué sur la place de l’Hôtel de Ville ; les civils dansaient de joie.

À part l’affection très prosaïque due au régime alimentaire, la santé va très bien. Mon ordonnance est très dévoué ; mes affaires sont toujours sèches.

Le bataillon Notre division sera probablement relevée d’ici à deux jours. Nous resterons alors en arrière pour deux ou trois semaines. Ensuite nous retournerons au feu, et cette fois j’aurai le commandement de la compagnie.

Tu pourras conserver les affiches allemandes pour que je t’envoie ; nous les lirons ensemble après la guerre. Je t’enverrai une gourde allemande pour Jean ; des boutons en nombre suffisant pour en garnir un habillement à Pierre ; une tasse en aluminium pour Paul. Embrasse-les pour moi. Ton mari qui t’aime. — Olivar Asselin

source: https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_-_Lettre_du_5_novembre_1918_(Asselin)

Journal du mardi 5 novembre 1918

La dure bataille engagée en Argonne par notre 4e armée, en liaison avec l’armée américaine, a abouti à un succès complet pour nos armes.
L’ennemi, qui avait défendu avec acharnement le passage de l’Aisne, puis s’était cramponné désespérément aux hauteurs boisées où il trouvait une excellente défense naturelle, a vu sa résistance s’effondrer sous nos efforts victorieux.
Nos troupes ont enlevé de haute lutte les villages de Toges, de Belleville, de Quatre-Champs, du Nouval, des Alleux et de Châtillon-sur-Bar. Elles ont encore occupé le bois de Voncq et de Chesne. Le dégagement de l’Argonne est un fait accompli.
Les Américains se sont emparés d’une vingtaine de villages au nord de Verdun. Ils ont capturé 5000 hommes et 100 canons, et, en trois jours, progressé de vingt kilomètres sur un front de trente. Ils commandent la ligne Montmédy-Longuyon-Conflans.
Les Belges ont progressé de quinze kilomètres le long de la frontière hollandaise. Ils sont aux portes de Gand.
Les Anglais ont jeté des détachements sur la rive droite de l’Escaut. (région de Pottes).
Les troupes britanniques ont avancé de deux kilomètres au delà de Valenciennes. Cinq villages ont été enlevés. L’effectif des prisonniers est de 5000.
L’Autriche a signé sa capitulation.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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