1557/6 novembre 1918: Charleville (Ardennes) : le bombardement


Le 6 novembre 1918 dans les Ardennes

C’était le 6 novembre, entre 3 et 4 heures, j’étais sur le pas de la porte avec Jeanne, nous apercevons 13 aéroplanes français ; alors tout le monde sort pour les voir. Jamais ils n’étaient venus bombarder le jour, nous nous étonnions de cela. Aussitôt je vois se détacher plusieurs choses noires de l’aéroplane ; je dis « Vite, des papiers » ; toutes nous voulions courir pour tacher, sans être vues des boches, d’avoir de ces papiers : mais aussitôt je reconnais mon erreur et crie : « Oh !, ce sont des bombes ! » Je n’avais pas plutôt fini de parler qu’un fracas épouvantable se produit et nous voyons une fumée épaisse s’élever à 500 mètres de nous au bout de la rue. Faissault [1] était le premier pays où les boches avaient laissé des civils ; nous avions vu passer les habitants de Saulces-Monclin, alors nous comptions toujours partir d’une minute à l’autre. Pour avertir que le pays était encore occupé, les boches avaient simplement mis, à vingt mètres du pays un écriteau : « Attention, il y a encore des civils au pays », comme si les avions et les canons pouvaient voir une planche de 1 mètre de longueur sur 30 centimètres de large ! Ce sont les premiers français passant dans le village qui nous ont dit qu’ils venaient de lire cet avertissement.

Notre parti a été vite pris. Pendant que les autres descendaient à la cave, nous étions toutes les quatre d’accord pour penser que les français ne savaient pas que le pays n’était pas évacué et, coûte que coûte, il fallait leur faire voir. Nous avons vivement pris, l’une une chemise, l’autre un torchon,enfin n’importe quoi, ce qui nous tombait sous la main et, dans le milieu de la rue, nous faisions des gestes désespérés. Par trois fois, à peu près à dix minutes d’intervalle, ils sont revenus. Quelle angoisse quand nous nous croyions sauvées, on en apercevait une autre bande qui revenait et nous étions toujours à faire des signaux dans la rue. Bien des fois nous avons dit « Quel malheur !. ils ne nous voient pas et les bombes tombaient toujours…
On comptait huit bombes à la fois,on les voyait descendre en deux rangées de quatre chacune, nous paraissant avec un écart de 30 centimètres.
A la deuxième fois, je dis à maman : « Regarde, je crois qu’en voilà un qui se penche. » La troisième fois a été la plus terrible, car c’était juste au-dessus de nous. Nous avons même été obligées de fermer la porte car nous aurions été incommodées par la fumée. A ce moment là, tous les carreaux descendaient et c’était une grêle tout partout : nous avons compté, le lendemain, une quinzaine de bombes tombées autour de la maison.

La suite sur http://www.menouetsesvoisinsdargonne.fr/spip.php?page=imprimir_articulo&id_article=116

Charleville (Ardennes) le bombardement

http://www.charleville-mezieres.fr/…/Histoire%20de%20la%20grande%20guerre%20-%20L…

Les Américains à Wadelincourt

Le 6 novembre 1918, la 1ère division américaine attaque la ligne allemande de la Besace à Beaumont et rejette l’ennemi sur la rive droite de la Meuse entre Villemontry et Autrecourt. Dans la nuit du 6 au 7, elle prend le contrôle de toute la rive gauche jusqu’à Wadelincourt.

source: https://www.charleville-sedan-tourisme.fr/fiches/listing-sites-de-memoire/monument-americain-de-wadelincourt/

Journal du mercredi 6 novembre 1918

Les troupes britanniques ont attaqué entre le canal de la Sambre à Oisy et l’Escaut au nord de Valenciennes. Elles ont pénétré profondément dans les lignes ennemies, capturé 10000 prisonniers et 200 canons.
Le canal de la Sambre a été franchi, les localités de Catillon, de Hautrèpe, de Fesmy, de la Grave ont été enlevées ainsi que Mézières, la Folie et Sambreton. L’ennemi a été chassé de la lisière ouest de la forêt de Mormal, où cinq villages ont été occupés.
Nos alliés se sont emparés de Landrecies et ont dépassé le Quesnoy. Sur la gauche, ils ont repoussé les Allemands de la ligne de l’Aunelle, enlevé Preux-au-Sart, Wargnies-le-Petit et Wargnies-le-Grand, Sebourg et Sebourquiaux.
Les troupes françaises ont fait 3000 prisonniers entre Oisy et Vadencourt.
Sur le front d’Argonne, elles ont continué et achevé l’occupation de la rive sud du canal des Ardennes, entre Semuy et le Chesne.
Les Américains, au nord de Verdun, ont traversé les bois de Belval et du Port-Gerache. Ils sont à deux kilomètres au sud de Beaumont.
Plus à l’ouest, nos alliés approchent de Verrières; ils occupent toutes les localités de la rive ouest de la Meuse au sud de Halles. Leur attaque progresse sur la rive est.
Les Italiens ont porté à 300.000 le nombre des prisonniers qu’lls ont faits avant la cessation des hostilités.
Le président Wilson a adressé à l’Allemagne, par l’intermédiaire de M. Lansing, secrétaire d’Etat, et du ministre helvétique à Washington la réponse à la dernière note de Max de Bade. Il y déclare que les Alliés ont adhéré à ses quatorze thèses, sauf une réserve sur l’article 2 (Liberté des mers) et une observation sur un autre point. Il invite l’Allemagne, si elle veut demander l’armistice, à envoyer des parlementaires au maréchal Foch.
Le gouvernement allemand, mécontent de la propagande révolutionnaire que l’ambassadeur bolcheviste Joffé faisait à Berlin, et de la lenteur mise par la Russie à sanctionner le meurtre de Mirbach, a rappelé ses agents de Russie et renvoyé les agents bolchevicks.
La Pologne a constitué un gouvernement national.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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