1563/12 novembre 1918

A la une de la presse le 12 novembre 1918

L’armistice de la Première Guerre Mondiale, signé le 11 novembre 1918 entre la France et l’Allemagne dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, marqua la fin de la guerre de 14-18.
Au lendemain de cet évenement historique, toute la presse célébrait cet événement.
Voici différentes unes de la presse du mardi 12 novembre 1918 en France :

http://www.info-histoire.com/3385/la-une-de-la-presse-du-12-novembre-1918/

Lettre du soldat Géraud

Le 12 novembre 1918

Ma chère Nini,
J’ai reçu hier ta lettre du 8 et le mandat de 30 francs qui y était contenu.

Je t’en remercie bien et remercie en le papa pour moi. Ce n’était pas en prévision de l’armistice que je te les avais demandés mais plutôt en prévision de l’attaque que l’on sentait proche.

Enfin cette fois ci nous avons la victoire et la fin de nos misères est venue.

Maintenant il ne s’agira pas de s’endormir mais de travailler plus dur que jamais pour relever nos mines.

Vaincus nous étions bien malades, vainqueurs nous aurons la possibilité de nous relever mais il y aura à faire.

Pour le moment, nous restons sur nos positions. Les bataillons en ligne restent en ligne mais je crois que bientôt nous ferons de l’avant.

Comme fête nous n’avons pas pu faire grand-chose.

Nous avons sonné les cloches pour les dérouiller, la musique du 108 ème chasseur est montée et le soir nous avons bu quelques cruches de bière que l’on nous avait montées d’Enville.

Pour vous maintenant vous voilà tranquille sur mon compte, ce n’est plus qu’une question de temps et il faut espérer que j’irai vous revoir avant la fin de l’année. (Tout au moins en permission).

Je t’ai envoyé un colis hier. Il y avait un chandail et du tabac. Je vous embrasse tous.

Ton frère dévoué Guéraud Ps : je te joins quelques cartes boches.

source: http://www.bourgoinjallieu.fr/medias/doc/le-12-novembre-1918_2.pdf

Journal d’un collectionneur de René Gimpel

J’ai passé mon après-midi et ma soirée sur les grands boulevards. La foule a doublé ; la joie, est-ce possible ? a centuplé. Les femmes sont folles mais sages. Pas un homme ivre. Des baisers, beaucoup de baisers, des oiseaux qui s’embrasseraient au vol. Les soldats américains sont les plus fêtés, et ils sont aussi les plus exubérants. Autour d’eux tournent des rondes échevelées. Devant la Madeleine, sur un refuge, un Sammy, très applaudi, chante, et presque sans accent, La Madelon .

Avec ma femme, nous entrons dîner chez Larue et deux midinettes nous crient : « Ah ! les voilà les nouveaux riches ! » Hier soir, sur le balcon de l’Opéra (le théâtre faisait relâche) Chenal **, sous l’arche toute illuminée du milieu, a chanté La Marseillaise, mais aujourd’hui le théâtre joue, et la foule presque sans espoir réclame encore Chenal.

Extrait de Journal d’un collectionneur de René Gimpel – Edition Calmann-Lévy 1963

source: http://journalcollectionneurgimpel.blogspot.com/2015/06/4eme-carnet-12-novembre-1918.html?m=0

12 novembre 1918. – Lendemain d’armistice.

Journal du mardi 12 novembre 1918

Les rois de Wurtemberg et de Bavière se sont enfuis. Guillaume II est arrivé en Hollande.
La république a été proclamée dans un grand nombre d’Etats de la confédération germanique. Ebert, chef du parti socialiste majoritaire, devenu chancelier, a lancé plusieurs proclamations au peuple. Des socialistes indépendants doivent collaborer avec lui.
On annonce que Krupp et sa femme seraient en fuite. Des scènes sanglantes ont eu lieu à Berlin.
Le cabinet Marghiloman a été remplacé en Roumanie par un cabinet Coanda.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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