306/journal du 6 juin 1915: Attaque au lance-flammes sur la butte de Vaquois (Argonne)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

L’employé municipal donne un compte rendu du conseil municipal paru dans Le Courrier (voir article par ailleurs)

Attaque au lance-flammes sur la butte de Vauquois (Argonne)

Plaque commémorative dressée sur la Butte de Vauquois à la mémoire des sapeurs pompiers de Paris tués et brûlés lors de la journée du 6 juin 1915
Plaque commémorative dressée sur la Butte de Vauquois à la mémoire des sapeurs pompiers de Paris tués et brûlés lors de la journée du 6 juin 1915

Extrait du 2e carnet de route de Laurent Pensa musicien-brancardier au 31e régiment d’infanterie

Dimanche 6 juin 1915

Depuis plusieurs jours on parlait d’attaquer Vauquois. Le petit chemin de fer Decauville transportait des torpilles, des munitions en quantité et des réservoirs de pétrole. L’attaque qui était fixée à 5 heures est remise à 6, à 7 heures du soir. La journée, vers 1 heure, après un bombardement, nous pensions que l’attaque aurait lieu tout de suite (nous allions à ce moment-là aux distributions qui se tenaient à La Barricade. Point de tout). Elle n’était remise qu’au soir 8 heures ; nous voyons alors une épaisse fumée s’élever de Vauquois, immédiatement, un bombardement puis une fusillade très serrée. Nous nous couchons attendant qu’on nous appelle aux blessés.

http://crdp.ac-amiens.fr/pensa/2_13_texte_pensa_2.php

http://sam2g.fr/les-soldats-du-feu-dans-lenfer-de-vauquois/

(photo entête: essai-des-lances-flammes-schilt-n-1-1915-collection-jeremie-raussin.jpg)

La bataille de Quennevières (6-16  juin)

Entre l’Oise et l’Aisne, à l’Est de la région vallonnée que couvre la forêt de Laigue, se déploie un vaste plateau, compartimenté par le cours raviné des ruisseaux qui descendent vers l’Aisne.

C’est un pays de grande culture, d’un vaste horizon. Quelques boqueteaux marquent l’emplacement des fermes (Ecafaut, Quennevières, Touvent, les Loges), grands bâtiments entourés de vieux arbres.

Les tranchées sillonnent le plateau, striant de raies brunes les champs où le blé et l’avoine ont poussé à l’aventure dans les chaumes de l’an dernier. Ecafaut et Quennevières sont dans nos lignes. Les Loges et Touvent sont à l’ennemi. Le plateau est incliné en pente légère de l’Ouest vers l’Est.

Devant la ferme de Quennevières, le front allemand formait un saillant à la pointe duquel était organisé une sorte de fortin, tandis que des ouvrages de flanquement protégeaient les deux extrémités.

La première ligne était renforcée à très courte distance d’une seconde, et sur certains points même d’une troisième. A la corde de l’arc formé par le saillant, une tranchée en crémaillère constituait le deuxième front de défense. Toute cette organisation très puissante a été prise d’assaut le 6 juin. C’est donc l’ensemble du système défensif ennemi, sur un front d’environ 1 200 mètres, qui est tombé entre nos mains.

Les premières pièces d’artillerie allemande se trouvaient immédiatement en arrière, à hauteur d’un ravin qui descend vers Touvent.

http://aufildesmotsetdelhistoire.unblog.fr/2014/07/14/le-5-juin-1915-lenlevement-du-saillant-de-quennevieres/

Mort de Paul Mauk, l’enfant soldat allemand

allemandsL’ENFANT dort, entouré de ses 15 645 camarades. Au bout du cimetière de Lens-Sallaumines, dans le carré réservé aux militaires allemands, est enterré le plus jeune engagé de toute la Grande Guerre. Paul Mauk n’avait que 14 ans. Le 6 juin 1915, une balle perdue lui a arraché l’avantbras et a mis le feu aux munitions qu’il portait en poche. Il est mort le lendemain, « sans une plainte ».

La guerre a éclaté l’année de sa communion. « Paul Mauk était un jeune homme ouvert qui ne cachait pas ses sentiments », décrit Ernst Jünger*, essayiste et romancier allemand. « Il était d’une bonté naturelle, dit encore l’écrivain allemand, et d’une gaieté sans ambages ». Quand il était petit, Paul voulait devenir
médecin « pour soulager les hommes et rendre service ».

http://memoire.pas-de-calais.com/index.php/fr/premiere-guerre-mondiale/ils-sont-venus-du-monde-entier/allemands.html

Lu dans Le Miroir en date du 6 juin 1915

L’ennemi a prononcé trois violentes contre-attaques contre la sucrerie de Souchez et les tranchées au nord et au sud. Il a été repoussé avec de très grosses pertes; nous gardons toutes nos positions. Mieux : nous avons réalisé des progrès à Neuville-Saint-Vaast, où nous tenons plus des deux tiers du village, et dans le Labyrinthe où nous avons gagné 450 mètres. La grosse pièce qui avait tiré sur Verdun a été repérée et prise sous notre feu. Le béton de la plate-forme a été endommagé et un dépôt de munitions a sauté tout auprès.

Des zeppelins ont opéré sur la côte anglaise : les effets de leur bombardement ont été médiocres.

Sur le front oriental, nos alliés contiennent l’ennemi. Canonnade dans le golfe de Riga; offensive russe victorieuse sur le San inférieur; les Allemands qui venaient au secours du 14e corps autrichien ont subi un échec; graves pertes des Austro-Allemands sur la rive droite du San; contre-attaque russe vigoureuse dans la région de Stryj.

Le roi de Grèce a subi une nouvelle opération.

Les sous-marins allemands ont torpillé à nouveau des bateaux anglais français et belges.

Les Allemands auraient fusillé M. Masson, député de Mons.

Une conférence a eu lieu à Nice, entre M. Carcano, ministre italien du Trésor et M.mac Kenna chancelier de l’Echiquier anglais.

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