1573/22 novembre 1918: Strasbourg redevient française

Strasbourg redevient française

Le 22 novembre 1918, Strasbourg redevenait française après avoir été durant quarante huit ans la capitale du Reichsland Elsass-Lothringen. Une euphorie extraordinaire régnait, une foule innombrable accueillait les troupes françaises, avec à leur tête le général Gouraud, dans une ville entièrement pavoisée de drapeaux tricolores. La rue Neuve, première réalisation de la grande Percée, en 1912, allait accueillir ce défilé triomphal dont elle a gardé la mémoire en devenant… rue du 22 Novembre. »
Strasbourg Magazine, n°197

source: https://antifalsace.wordpress.com/2010/03/22/drole-de-date-pour-un-nom-de-rue-le-22-novembre/

La libération de l’Alsace-Moselle à la fin de la Première Guerre Mondiale a été un moment d’immense confusion, de mouvements de foule, de cortèges, de manifestations, de pillages, de bagarres, de fusillades… Entre l’armistice du 11 novembre, jusqu’à la libération de Strasbourg le 22 novembre (d’où la rue du même nom) plongez-vous dans cette libération grâce à des images d’époque sélectionnées par KurioCity !

Au moment où la guerre s’achève, l’opinion publique en Alsace est massivement en faveur de la France. Les marins alsaciens et lorrains qui servaient dans la marine allemande se mutinent et arrivent à Strasbourg le 9 novembre. Ils furent accueillis par la foule place Kléber et prirent la ville dès le 10. Ils établissent alors un « Conseil des soldats et ouvriers » et hissent le drapeau rouge révolutionnaire au sommet du clocher de la Cathédrale. On appel alors cela le «Soviet de Strasbourg».

http://www.kuriocity.fr/photos-revivez-la-liberation-de-strasbourg-en-1918/

Joyeuse rentrée du roi à Bruxelles

Le 22 novembre 1918, le roi Albert fait sa « Joyeuse Rentrée » à Bruxelles. Cette cérémonie particulièrement grandiose marque symboliquement la fin de la guerre en Belgique. Pour accueillir son Roi-soldat, la capitale du royaume s’est mise en fête. Des monuments en stucs ont été construits à la hâte, les drapeaux flottent aux fenêtres des maisons et la foule remplit les rues. Les troupes belges et alliées qui défilent sont acclamées par la foule, tandis que la présence de la famille royale suscite des scènes délirantes d’enthousiasme.

Au Palais de la Nation, le roi prononce son fameux Discours du Trône, dans lequel il commence par se présenter en tant que Roi-Soldat, c’est-à-dire en tant que chef de l’Armée. Dans la première partie, il rend d’abord hommage à son armée et aux soldats morts au champ d’honneur, mais aussi aux civils morts pour la patrie devant le peloton d’exécution, en déportation ou lors des massacres d’août 1914. A chaque paragraphe, l’Assemblée applaudit et se lève. Dans la seconde partie, le souverain annonce le programme du gouvernement: le suffrage universel pour les hommes de 21 ans (et les veuves de guerre en tant qu’elles représentent le mort), la loi des huit heures, des mesures contre l’alcoolisme, etc. Il termine par un vibrant appel à l’union de tous pour reconstruire une Belgique plus grande et plus belle. Solennellement, donc, la plus prestigieuse autorité du pays affirmait l’héroïsme et le martyre de la Belgique, reconnaissait les deuils et les ruines, et proclamait sa foi en l’avenir national. Ainsi, la Première Guerre mondiale se terminait pour les Belges, comme pour la plupart des belligérants, dans une joie patriotique mêlée de tristesse.

La fin officielle du conflit, toutefois, n’arrive que le 28 juin 1919 avec la signature du Traité de Versailles qui, d’une part, condamne unilatéralement l’Allemagne et, d’autre part, annonce la création de la Société des Nations.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11218

Le général de Castelnau entre dans Colmar

Le 22 novembre 1918, le général de Castelnau entre dans Colmar à la tête de ses troupes. Sur cette photographie, les civils prennent la pose sur la place du théâtre avec leurs libérateurs. Au premier rang, des jeunes filles coiffées du nœud alsacien noir et rouge rappellent les dessins de Hansi (illustrateur né à Colmar) ou la célèbre toile du peintre Jean-Jacques Henner, L’Alsace. Elle attend (1871), qui représentait une Alsacienne en deuil, avec la même coiffe.

Ce cliché de Maurice Boulay symbolise donc les retrouvailles de l’Alsace et de la France, qui furent aussi filmées par le service cinématographique des armées. Au moment d’entrer en Alsace, les combattants français étaient partagés, pourtant, entre l’exaltation de libérer les « provinces perdues » et la méfiance à l’égard des populations « bochisées » (le terme revient souvent dans leurs correspondances). La majorité des Alsaciens ne parlant pas français, beaucoup de soldats se plaignaient de ne pas se faire comprendre. La ferveur des fêtes d’accueil fut donc un soulagement, comme une promesse de fidélité à l’égard de la patrie retrouvée.

source: https://www.lemonde.fr/centenaire-14-18-decryptages/article/2014/05/15/en-alsace-une-fraternite-de-facade_4415160_4366930.html

Le drapeau rouge flotte sur Strasbourg et l’Alsace proclame la République des soviets…

Strasbourg a bien été libérée le 22 novembre 1918, mais pas de l’armée allemande! Les troupes françaises avaient mis fin à un soviet de soldats, d’ouvriers, de paysans…

Une telle affirmation demande à être étayée, et il faut revenir à la fin du mois d’octobre de cette année-là pour y voir plus clair. L’Allemagne impériale a perdu la guerre, mais quelques généraux ultras, dont Ludendorff veulent tenter un baroud d’honneur en prenant appui sur la puissante flotte de guerre. La troupe refuse de marcher. A Kiel, sur la Baltique, les marins se mutinent et se constituent en Soviet. Les syndicats ouvriers les rejoignent, et des détachements d’insurgés, drapeaux rouges en tête, se rendent dans les villes voisines pour gagner les habitants à leur cause. Une quinzaine de milliers d’Alsaciens et de Lorrains sont alors incorporés dans la Kriegsmarine, et nombre d’entre eux participent à ces événements. Certains décident de soulever leurs deux provinces natales soumises à une véritable disette, et qui sont agitées de forts mouvements de mécontentement…

Les marins révolutionnaires alsaciens se forment en Conseil de soldats de Strasbourg, et exigent du gouverneur Von Rohden la libération des détenus, la liberté de presse et d’expression, la levée de la censure sur le courrier, le droit de manifester. Les prisons ouvrent leurs portes, les Conseils se rendent maîtres des bâtiments publics et toutes les marques d’autorité comme les insignes, les grades sont supprimées. La ville se hérisse de drapeaux rouges dont l’un va même flotter sur la flèche de la cathédrale !

La suite sur http://cgt.dl.free.fr/histoire/11-11-1918.htm

(Vidéo) lalibération de Strasbourg

Alfred était le 21 novembre 1918 à l’Hôtel de Ville d’Illkirch-Graffenstaden: réception des premiers Français venant libérer Strasbourg.

Le 22 novembre 1918, l’Etat Major prend possession du Pont de Kehl. Photo souvenir historique pour le 47ème RI de Saint-Malo.

Alfred est avec le Lieutenant Colonel Romain Bühler (voir photo sur le blog)

https://www.facebook.com/InaHistoire/videos/985542254821173

/Journal du vendredi 22 novembre 1918

Nos troupes, dépassant, sur la gauche, Givet, ont poussé leurs avant-postes sur la ligne Rancennes-Fromelennes-Massoudre. 8000 prisonniers alliés ont été recueillis à Givet, ainsi qu’un important matériel de guerre, batteries d’artillerie, tanks, mitrailleuses.
Plus à l’est, nous avons occupé les villes de Neufchâteau et d’Etable, où notre entrée a provoqué de grandes manifestations de sympathie.
La ligne atteinte par les têtes de colonne est jalonnée par Verlaine, Longlier, Léglese, Habay-la-Vieille. En Lorraine, nous avons poussé des détachements à Saint-Avold, Cocheren, Forbach et Sarrebruck. En Alsace, nos troupes ont atteint Obernai, au sud-ouest de Strasbourg. Sur la rive gauche du Rhin, nous occupons Neuf-Brisach, Huninghe et Saint-Louis.
La 3e armée américaine a franchi la frontière allemande de 1914 et pénétré dans le grand-duché de Luxembourg. Elle a progressé plus avant dans le sud de la Belgique. Elle a traversé Esch et Arlon et atteint la ligne Gondringen, Wollmeringen, Dudelange, Mondercange, Auter Bas-Grendel.
La Chambre française a rendu un solennel hommage à Wilson et aux Alliés.
Le docteur Solf, ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, a envoyé une longue note aux puissances de l’Entente pour demander des modifications aux clauses de l’armistice. Il proteste en particulier contre la stipulation aux termes de laquelle l’Allemagne doit livrer 150.000 wagons.
On annonce que le président Wilson séjournera en France plus longtemps qu’il n’avait été dit d’abord.
Les combats continuent au sud d’Arkhangel entre les Alliés et les bolchevistes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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