1584/3 décembre 1918

Albert  Londres contre le bourrage de crâne

L’expression bourrage de crâne apparue dans l’argot parisien à la fin du XIX siècle se répand pendant la Première Guerre mondiale pour désigner la propagande outrancière et souvent mensongère de la plupart des journaux. Elle a été popularisée par le journaliste Albert Londres qui dénonça dans ses reportages la propagande pendant la Première Guerre mondiale.

Si l’expression est restée utilisée par la suite pour désigner la propagande ou l’endoctrinement, elle est particulièrement en usage pendant la Grande Guerre.

Le bourrage de crâne est la conséquence de la censure, de l’esprit cocardier de la rédaction des principaux organes de presse et d’une volonté de maintenir le moral de l’arrière. Les communiqués laconiques des autorités masquant les revers de l’armée ne permettaient pas de satisfaire les besoins d’informations du public. Les journalistes sont donc contraints à l’invention.

Passé les premiers jours, les journalistes ne peuvent plus se rendre sur le front. Leur ignorance des opérations et des conditions matérielles des combattants leur permet d’autant plus de laisser libre cours à une imagination délirante, satisfaisant ainsi autant les autorités qu’une partie du public. Ces outrances choquent les combattants et trompent de moins en moins les civils ce qui amène les journalistes à adopter un ton plus mesuré et plus réaliste dans les dernières années de la guerre.

source:https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourrage_de_crâne

Journal du mardi 3 décembre 1918

Les troupes avancées de la 2e armée britannique, commandées par le général sir H. Plumer, ont traversé la frontière entre Belio et Eupen, et se sont dirigées vers le Rhin. Elles ont atteint la ligne générale Burg-Reuland-Bullingen-Montjoie.
La 3e armée américaine a franchi la frontière allemande et atteint la ligne générale Alfersteg-Wintencheid-Mastliom-Mulbach Cordel-Trèves-Saarburg-Trèves.
Le maréchal Foch a fait afficher une proclamation en Prusse rhénane, à titre de commandant en chef, pour annoncer l’occupation du pays et invitant la population à obéir strictement aux ordres des autorités militaires alliées.
M. Clemenceau et le maréchal Foch ont été reçus à Londres par de vives acclamations. L’assemblée nationale de l’Alsace-Lorraine fait parvenir à M. Poincaré un télégramme de félicitations et de bienvenue.
La commission municipale de Strasbourg a élu son bureau.
Un nouveau cabinet s’est constitué à Belgrade.
Les élections polonaises ont été fixées au 5 janvier. Le gouvernement polonais de Pilsduski proteste contre l’occupation allemande.
La situation de Kurt Eisner paraît ébranlée à Munich. On parle du ministre de l’Intérieur, le député socialiste Auer, comme d’un successeur éventuel.
L’acte d’abdication du roi de Wurtemberg été publié.
Les Russes ont attaqué les Allemands près de Narva.
L’amiral Koltchak, qui a pris la dictature à Omsk, a lancé une proclamation au peuple russe.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

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