1586/5 décembre 1918

(Suite) Les femmes invitées à arrêter de travailler

L’Armistice est signé à Rethondes. Parisiens et Alliés se réunissent pour chanter La Marseillaise à Paris autour de Madame Chenal de l’Opéra. Dans cette foule joyeuse, se mêlent tous les uniformes mais aussi beaucoup de rubans noirs de deuil.
Quelle reconnaissance pour les femmes, soutiens des soldats ?  Dès le 13 novembre les ouvrières sont invitées à quitter les usines par la loi Loucheur, avec une indemnité de départ de un mois de salaire si elles partent avant le 5 décembre 1918.  Si les usines de la Défense nationale peuvent payer, de nombreuses petites usines laisseront partir les ouvrières sans aucune indemnisation. Les fabrications d’armes s’arrêtent avec l’Armistice, et il faut que les soldats retrouvent leurs femmes à la maison.

Quelle reconnaissance pour les femmes ?  

Les quelques améliorations législatives dans le but de redonner des enfants à la France, sont en fait les principales ‘’récompenses’’ qu’obtiendront les femmes. Par contre si elles sont dénoncées comme ayant avorté, elles vont en prison. Les journaux locaux sans donner les noms indiquent de quelles villes ou de quels villages elles proviennent !  Quelles différences avec la plupart de leurs consœurs féministes en Europe et en Turquie. Il faudra une Seconde Guerre mondiale pour que les Françaises ‘’résistantes’’ obtiennent enfin le droit de vote.

Cette méfiance vis-à-vis des femmes est sensible également dans les instances internationales d’après- guerre : ni la Société des Nations, ni la Croix-Rouge internationale ne font appel à elles au début de leur organisation. En 1919, Jeanne Bouvier, féministe et cégétiste française écrira dans ses Mémoires : « Je pensais que les hommes en rentrant dans la vie civile sauraient apprécier ce que les femmes avaient fait en leur absence. J’espérais aussi que les années passées dans les tranchées auraient fait disparaître le sectarisme de ceux qui de 1910 à 1912 avaient fait une guerre acharnée aux syndicalistes féminins qui siégeaient à la Bourse de Paris ».

source: http://le-souvenir-francais.fr/la-lettre/loeil-de-lhistorienne-chantal-antier/

Parution de La baïonnette

Les Belges à la reconquête de la Belgique

La victoria (voiture cheval) du roi des Belges et du président de la République traversant la place de la Concorde, à Paris, le 5 décembre 1918. Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration
Le roi Albert 1er. Source : Wikimedia Commons – libre de droits

Au cours de la période qui sépare la fin de la guerre de mouvement en 1914, la guerre de position ponctuée par les assauts au gaz allemands sur l’Yser, au cours de l’année 1915, et sa participation aux côtés des Anglo-Français à la deuxième bataille des Flandres entre les mois de juillet et d’octobre 1917, l’armée belge emmenée par Sa Majesté Albert Ier, le « Roi Soldat », ne cesse de poursuivre la lutte. (…)

Le 5 décembre, le roi Albert 1er, la reine Elisabeth et le prince héritier Léopold, sont accueillis en héros par les Parisiens, lors d’une visite officielle.

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-belges-la-reconquete-de-la-belgique

Journal du jeudi 5 décembre 1918

M. Wilson a quitté les Etats-Unis. Il sera le 12 à Brest et le 13 à Paris.
La conférence de Londres s’est séparée : elle s’est mise d’accord sur le cas du kaiser et a également délibéré, sur l’armistice. MM. Clemenceau et le maréchal Foch ont quitté l’Angleterre. Le colonel House, souffrant, n’a pu assister aux délibérations de Londres.
L’assemblée monténégrine, réunie à Podgoritza. a déclaré Nicolas Ier déchu du trône monténégrin. Le Monténégro se réunira à la Serbie sous la dynastie des Karageorgevitch et entre dans la patrie commune du peuple à trois dénominations; celui des Serbes, des Croates et des Slovènes. Un conseil national sera élu pour gouverner les affaires de la Serbie et du Monténégro réunis.
D’après certaines nouvelles, le roi de Bulgarie Boris se retirerait.
La presse suisse demande la démission de trois conseillers fédéraux taxés de germanophilie. L’un d’eux, M.Muller, a déclaré renoncer à la présidence de la Confédération.
Le cabinet espagnol, présidé par M. Garcia Prieto, est démissionnaire. M. de Romanones a été chargé de former le cabinet.
La 3e armée américaine, dans sa marche en Allemagne, a atteint la ligne Dalhem-Berncastel-Steinberg.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

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