1592/11 décembre 1918

Chute de Nicolas Ier de Monténégro

Cela n’empêchera pas Nicolas Ier de perdre son trône, le 11 décembre 1918…. au profit de l’un de ses gendres, Pierre Ier de Serbie, rassembleur de tous les Slaves du Sud. Exilé en France, Nicolas mourra au cap d’Antibes, le 2 mars 1921, âgé de soixante dix neuf ans.

Quant au Monténégro, il ne recouvrera son indépendance qu’en 2006.

source: https://rienquentrenoussite.wordpress.com/2016/12/11/

Georges Duhamel prix Goncourt pour un ouvrage sur la Grande guerre

Georges Duhamel, à gauche, chirurgien sur le front

Engagé volontaire pour le service de santé militaire dès les premiers jours de la guerre, alors qu’il avait auparavant bénéficié d’une réforme médicale en raison de sa vue, il va pendant quatre ans occuper les fonctions de médecin aide-major dans des auto-chir, dans des situations souvent très exposées. Il participe notamment à la bataille de Verdun et à la bataille de la Somme.

De cette expérience traumatisante, naissent les récits qui le rendent célèbre : Vie des martyrs (1917) et surtout Civilisation (1918), livre-témoignage sur les ravages de la guerre pour lequel il reçoit le prix Goncourt, le 11 décembre 1918.

La Paix revenue, Georges Duhamel renonce à la chirurgie et se consacre à l’écriture.

« Sergent Gautier, j’ai fait ce que j’ai pu.

Endormez-vous avant que de mourir.

Vous ne saurez ni les jambes brisées

Que le couteau, tantôt, vous a ravies,

Et ni la mort enfoncée dans le ventre

Comme une sourde et froide certitude.

J’ai menti ! J’ai menti ! Vous ne le saurez point !

Endormez-vous, sergent, en souriant. »

Duhamel, Georges, « Quatre ballades », in Récits des temps de guerre, VI, Mercure de France, Paris, 1949, pp. 315-329.

source: http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/?q=content/georges-duhamel

Création de l’Union nationale des combattants

5 jours après l’Armistice est créée l’Union nationale des combattants, citée dans le Journal Officiel du 11 décembre 1918. Elle est reconnue d’utilité publique par décret du 20 mai 1920.

Georges Clemenceau et le Révérend père Brottier, deux hommes aussi peu semblables que l’eau et le feu, en sont les fondateurs. Clemenceau remet au premier trésorier de l’UNC la somme de 100 000 francs or, provenant d’un don d’une mère, dont le fils est tombé au combat.

L’Union nationale des combattants (UNC) a, d’emblée, vocation à accueillir les anciens combattants mais aussi les veuves et orphelins de guerre Aumônier des soldats, le père Brottier donne à l’UNC sa raison d’être en demandant aux Poilus, la paix revenue, de rester “ Unis comme au front ”. C’est lui qui insuffle à l’UNC les fondements spirituels, moraux, civiques et sociaux qui constituent aujourd’hui encore, et parce qu’ils sont toujours vrais, les valeurs de l’UNC.

Un comité provisoire est constitué, une structure nationale est créée pour mener à bien ce projet. Le général Léon Durand, héros du Grand Couronné de Nancy, tout récemment retraité, accepte d’en assumer la présidence. Des sections locales et des groupes départementaux se créent rapidement dans toute la France et outre-mer.
Les combattants de 1939-1945, ceux d’Indochine, d’Afrique du Nord, des théâtres d’opérations extérieurs (TOE), les Opex, les anciens du service militaire, tous soldats de la France, se retrouvent au sein de l’UNC dans le même esprit d’entraide et de camaraderie.

Journal du mercredi 11 décembre 1918

L’accueil que Strasbourg a fait au gouvernement de la République ne le cède en rien à celui qui a eu lieu à Metz. Ç’a été une journée d’enthousiasme profond et où s’exprimait toute l’âme d’un peuple.
L’armée britannique a atteint le Rhin entre Godesberg et Cologne.
La 3e armée américaine a atteint le Rhin de Rolandseck à Bohl. La ligne générale passe par Rolandseck, Brohl, Wassenach, Munstermaifeld et Rheinbollen.
La cavalerie belge est à Cerdingen.
Le gouvernement britannique a manifesté le désir de proposer à la conférence de la paix la suppression du service militaire obligatoire.
A Berlin, la situation demeure chaotique. Les meetings sont tenus par dizaines par les diverses fractions socialistes qui se menacent l’une l’autre. Mais Liebknecht semble moins abattu qu’on ne l’avait dît, et le gouvernement manifeste des inquiétudes. D’autre part, la réaction s’agite. D’importantes concentrations de troupes ont eu lieu dans la banlieue de Berlin, sous les ordres d’officiers qui refusent de discuter avec les comités d’ouvriers et soldats.
On annonce officiellement que M. Wilson sera le 22, l’hôte du roi d’Italie au Quirinal, et que, le 23, il rendra visite au pape au Vatican.
M. Lansing a fait savoir aux gouvernements de Berlin et de Vienne que s’ils avaient des réclamations à formuler, ils devaient les adresser à tous les alliés et non pas seulement a l’Amérique.
Le prince régent de Serbie a décidé de constituer un nouveau cabinet où entreront des représentants de toutes les parties du nouvel Etat Sud-Slave, qui comprendra, avec l’ancien royaume, la Croatie, la Dalmatie et la Slovénie.
Le Pérou a accepté la médiation de M. Wilson sans son litige avec le Chili.
Le Conseil national slovaque dément qu’il y ait eu des pogroms à Lemberg.
Lloyd George a prononcé un grand discours au sujet de l’abolition de la conscription.
Le comte Romanones a fait une déclaration au Sénat espagnol sur la politique qu’il compte suivre avec le nouveau cabinet.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre18.html

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