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1574/23 novembre 1918: on est prié de laisser les couteaux au vestiaire!

On est prié de laisser les couteaux au vestiaire!

Un ordre bien significatif du G.Q.G adressé aux Corps de troupes en date du 23 novembre 1918:

A cette date, le commandant en chef des Armées françaises, Philippe Pétain, tout juste élevé à la dignité de Maréchal de France, ordonne « …l’enlèvement des pistolets automatiques aux grenadiers, aux nettoyeurs de tranchée, aux personnels des sections d’écoute et le reversement de ces armes aux Parc d’Artillerie… ».

Fini de jouer aux coups de main nocturnes, on est prié de revenir aux usages du « rang », fini aussi de rouler des mécaniques en affichant ses Croix de Guerre, son pistolet et son couteau de tranchée…les officiers trésoriers ou d’intendance vont pouvoir de nouveau exiger le salut aux « têtes brûlées ».
Quelques mois plus tard, en Allemagne occupée, les personnels de l’Artillerie d’Assaut seront à leur tour priés de ne plus porter le couteau de tranchée, jusque là encore réglementaire, pour éviter les « rixes » sanglantes avec les buveurs de bière locaux…
Michel « Tanker » va retrouver, j’en suis sûr, la date exacte de ce dernier ordre que je cite de mémoire s’agissant du personnel des chars d’assaut.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=11009

Parution du Cri de Toulouse

source: https://rosalis.bibliotheque.toulouse.fr/cgi-bin/presseregionale?a=d&d=PCRITOU19181123-B315556101-CRITOU-1918-11-23-43&e=fr-20–1–txt——-TE–0—-

Parution du Rire rouge

source: https://www.retronews.fr/journal/le-rire/23-novembre-1918/219/1695371/1

Journal du samedi 2 novembre 1918

Nos éléments de cavalerie, en Belgique, ont atteint Bastogne. Plus au sud, nos troupes ont fait leur entrée à Habay-la-Neuve. Dans cette localité, nous avons pris possession d’un parc d’aviation ennemi. Un millier de soldats allemands, qui se trouvaient encore dans le village de Groobom, ont été faits prisonniers avec leur colonel.
En Lorraine, nous avons atteint la ligne Zitterheim, Neuville, Gottesheim, Hochfelden, Stutzheim; Phalsbourg, Petite-Pierre et Marmoutiers ont été également occupées. Ces villes étaient pavoisées, et nos soldats ont reçu un accueil enthousiaste. La marche a continué en Alsace au milieu des mêmes manifestations de sympathie que les jours précédents. Nos troupes ont fait leur entrée solennelle à Neuf-Brisach et à Huningue. A Markolsheim a eu lieu la remise d’un abondant matériel ennemi.
Les troupes britanniques ont continué leur marche vers la frontière allemande. Ce mouvement s’est accompli selon le programme et sans incidents. A la droite, les avant-gardes progressent vers la Meuse, au sud de Namur. A gauche, elle ont atteint la ligne Gembloux-Warne.
Les Belges ont atteint Turnhout et Herenthal.
Les Américains ont atteint la ligne Vichtern, Schuttrange, Rentgen, Kattenhofen. Ils ont traversé la ville de Luxembourg. La population les a accueillis en libérateurs, les couvrant de fleurs et les escortant parmi les rues pavoisées.
La reddition de la grande flotte allemande est un fait accompli.
Les troupes de l’Entente marchent sur Kiew. Skoropatsli s’est rendu.
Le général Denikine a été nommé dictateur avec l’assentiment de l’Entente.
D’après les neutres, l’Allemagne n’est pas affamée. Le débat se poursuit à Berlin au sujet de la Constituante. Le gouvernement prétend que le groupe Spartacus prépare un coup d’Etat. La Bavière prend position contre les commissaires du peuple.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

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1573/22 novembre 1918: Strasbourg redevient française

Strasbourg redevient française

Le 22 novembre 1918, Strasbourg redevenait française après avoir été durant quarante huit ans la capitale du Reichsland Elsass-Lothringen. Une euphorie extraordinaire régnait, une foule innombrable accueillait les troupes françaises, avec à leur tête le général Gouraud, dans une ville entièrement pavoisée de drapeaux tricolores. La rue Neuve, première réalisation de la grande Percée, en 1912, allait accueillir ce défilé triomphal dont elle a gardé la mémoire en devenant… rue du 22 Novembre. »
Strasbourg Magazine, n°197

source: https://antifalsace.wordpress.com/2010/03/22/drole-de-date-pour-un-nom-de-rue-le-22-novembre/

La libération de l’Alsace-Moselle à la fin de la Première Guerre Mondiale a été un moment d’immense confusion, de mouvements de foule, de cortèges, de manifestations, de pillages, de bagarres, de fusillades… Entre l’armistice du 11 novembre, jusqu’à la libération de Strasbourg le 22 novembre (d’où la rue du même nom) plongez-vous dans cette libération grâce à des images d’époque sélectionnées par KurioCity !

Au moment où la guerre s’achève, l’opinion publique en Alsace est massivement en faveur de la France. Les marins alsaciens et lorrains qui servaient dans la marine allemande se mutinent et arrivent à Strasbourg le 9 novembre. Ils furent accueillis par la foule place Kléber et prirent la ville dès le 10. Ils établissent alors un « Conseil des soldats et ouvriers » et hissent le drapeau rouge révolutionnaire au sommet du clocher de la Cathédrale. On appel alors cela le «Soviet de Strasbourg».

http://www.kuriocity.fr/photos-revivez-la-liberation-de-strasbourg-en-1918/

Joyeuse rentrée du roi à Bruxelles

Le 22 novembre 1918, le roi Albert fait sa « Joyeuse Rentrée » à Bruxelles. Cette cérémonie particulièrement grandiose marque symboliquement la fin de la guerre en Belgique. Pour accueillir son Roi-soldat, la capitale du royaume s’est mise en fête. Des monuments en stucs ont été construits à la hâte, les drapeaux flottent aux fenêtres des maisons et la foule remplit les rues. Les troupes belges et alliées qui défilent sont acclamées par la foule, tandis que la présence de la famille royale suscite des scènes délirantes d’enthousiasme.

Au Palais de la Nation, le roi prononce son fameux Discours du Trône, dans lequel il commence par se présenter en tant que Roi-Soldat, c’est-à-dire en tant que chef de l’Armée. Dans la première partie, il rend d’abord hommage à son armée et aux soldats morts au champ d’honneur, mais aussi aux civils morts pour la patrie devant le peloton d’exécution, en déportation ou lors des massacres d’août 1914. A chaque paragraphe, l’Assemblée applaudit et se lève. Dans la seconde partie, le souverain annonce le programme du gouvernement: le suffrage universel pour les hommes de 21 ans (et les veuves de guerre en tant qu’elles représentent le mort), la loi des huit heures, des mesures contre l’alcoolisme, etc. Il termine par un vibrant appel à l’union de tous pour reconstruire une Belgique plus grande et plus belle. Solennellement, donc, la plus prestigieuse autorité du pays affirmait l’héroïsme et le martyre de la Belgique, reconnaissait les deuils et les ruines, et proclamait sa foi en l’avenir national. Ainsi, la Première Guerre mondiale se terminait pour les Belges, comme pour la plupart des belligérants, dans une joie patriotique mêlée de tristesse.

La fin officielle du conflit, toutefois, n’arrive que le 28 juin 1919 avec la signature du Traité de Versailles qui, d’une part, condamne unilatéralement l’Allemagne et, d’autre part, annonce la création de la Société des Nations.

source: http://www.commemorer14-18.be/index.php?id=11218

Le général de Castelnau entre dans Colmar

Le 22 novembre 1918, le général de Castelnau entre dans Colmar à la tête de ses troupes. Sur cette photographie, les civils prennent la pose sur la place du théâtre avec leurs libérateurs. Au premier rang, des jeunes filles coiffées du nœud alsacien noir et rouge rappellent les dessins de Hansi (illustrateur né à Colmar) ou la célèbre toile du peintre Jean-Jacques Henner, L’Alsace. Elle attend (1871), qui représentait une Alsacienne en deuil, avec la même coiffe.

Ce cliché de Maurice Boulay symbolise donc les retrouvailles de l’Alsace et de la France, qui furent aussi filmées par le service cinématographique des armées. Au moment d’entrer en Alsace, les combattants français étaient partagés, pourtant, entre l’exaltation de libérer les « provinces perdues » et la méfiance à l’égard des populations « bochisées » (le terme revient souvent dans leurs correspondances). La majorité des Alsaciens ne parlant pas français, beaucoup de soldats se plaignaient de ne pas se faire comprendre. La ferveur des fêtes d’accueil fut donc un soulagement, comme une promesse de fidélité à l’égard de la patrie retrouvée.

source: https://www.lemonde.fr/centenaire-14-18-decryptages/article/2014/05/15/en-alsace-une-fraternite-de-facade_4415160_4366930.html

Le drapeau rouge flotte sur Strasbourg et l’Alsace proclame la République des soviets…

Strasbourg a bien été libérée le 22 novembre 1918, mais pas de l’armée allemande! Les troupes françaises avaient mis fin à un soviet de soldats, d’ouvriers, de paysans…

Une telle affirmation demande à être étayée, et il faut revenir à la fin du mois d’octobre de cette année-là pour y voir plus clair. L’Allemagne impériale a perdu la guerre, mais quelques généraux ultras, dont Ludendorff veulent tenter un baroud d’honneur en prenant appui sur la puissante flotte de guerre. La troupe refuse de marcher. A Kiel, sur la Baltique, les marins se mutinent et se constituent en Soviet. Les syndicats ouvriers les rejoignent, et des détachements d’insurgés, drapeaux rouges en tête, se rendent dans les villes voisines pour gagner les habitants à leur cause. Une quinzaine de milliers d’Alsaciens et de Lorrains sont alors incorporés dans la Kriegsmarine, et nombre d’entre eux participent à ces événements. Certains décident de soulever leurs deux provinces natales soumises à une véritable disette, et qui sont agitées de forts mouvements de mécontentement…

Les marins révolutionnaires alsaciens se forment en Conseil de soldats de Strasbourg, et exigent du gouverneur Von Rohden la libération des détenus, la liberté de presse et d’expression, la levée de la censure sur le courrier, le droit de manifester. Les prisons ouvrent leurs portes, les Conseils se rendent maîtres des bâtiments publics et toutes les marques d’autorité comme les insignes, les grades sont supprimées. La ville se hérisse de drapeaux rouges dont l’un va même flotter sur la flèche de la cathédrale !

La suite sur http://cgt.dl.free.fr/histoire/11-11-1918.htm

(Vidéo) lalibération de Strasbourg

Alfred était le 21 novembre 1918 à l’Hôtel de Ville d’Illkirch-Graffenstaden: réception des premiers Français venant libérer Strasbourg.

Le 22 novembre 1918, l’Etat Major prend possession du Pont de Kehl. Photo souvenir historique pour le 47ème RI de Saint-Malo.

Alfred est avec le Lieutenant Colonel Romain Bühler (voir photo sur le blog)

https://www.facebook.com/InaHistoire/videos/985542254821173

/Journal du vendredi 22 novembre 1918

Nos troupes, dépassant, sur la gauche, Givet, ont poussé leurs avant-postes sur la ligne Rancennes-Fromelennes-Massoudre. 8000 prisonniers alliés ont été recueillis à Givet, ainsi qu’un important matériel de guerre, batteries d’artillerie, tanks, mitrailleuses.
Plus à l’est, nous avons occupé les villes de Neufchâteau et d’Etable, où notre entrée a provoqué de grandes manifestations de sympathie.
La ligne atteinte par les têtes de colonne est jalonnée par Verlaine, Longlier, Léglese, Habay-la-Vieille. En Lorraine, nous avons poussé des détachements à Saint-Avold, Cocheren, Forbach et Sarrebruck. En Alsace, nos troupes ont atteint Obernai, au sud-ouest de Strasbourg. Sur la rive gauche du Rhin, nous occupons Neuf-Brisach, Huninghe et Saint-Louis.
La 3e armée américaine a franchi la frontière allemande de 1914 et pénétré dans le grand-duché de Luxembourg. Elle a progressé plus avant dans le sud de la Belgique. Elle a traversé Esch et Arlon et atteint la ligne Gondringen, Wollmeringen, Dudelange, Mondercange, Auter Bas-Grendel.
La Chambre française a rendu un solennel hommage à Wilson et aux Alliés.
Le docteur Solf, ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, a envoyé une longue note aux puissances de l’Entente pour demander des modifications aux clauses de l’armistice. Il proteste en particulier contre la stipulation aux termes de laquelle l’Allemagne doit livrer 150.000 wagons.
On annonce que le président Wilson séjournera en France plus longtemps qu’il n’avait été dit d’abord.
Les combats continuent au sud d’Arkhangel entre les Alliés et les bolchevistes.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1572/21 novembre 1918: Strasbourg: la statue de Guillaume II renversée

Pétain nommé Maréchal de France

Le général Philippe Pétain est élevé à la dignité de maréchal de France par décret du 21 novembre 1918. Il reçoit à Metz son bâton de maréchal, le 8 décembre de la même année.

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000321614

David Beatty désigné pour recevoir la reddition de la flotte allemande

David Beatty (1871‒1936) succéda à John Jellicoe au commandement de la Grand Fleet britannique en novembre 1916. La plus grande contribution de Beatty à l’effort de guerre britannique fut sans doute sa gestion de la participation de la Royal Navy lors de l’armistice, le 11 novembre 1918. Les Alliés demandèrent que la flotte allemande soit transmise aux Britanniques à l’estuaire de Firth of Forth, et que la totalité des forces sous-marines allemandes soit également remise aux Alliés. Le 21 novembre 1918, Beatty reçut la reddition de toute la Hochseeflotte. Cette opération est considérée comme la plus grande rencontre de navires de guerre de l’histoire. Cette photographie est extraite de Guerre des nations, compilation de 1 398 images réalisées par héliogravure accompagnées de courtes légendes descriptives portant sur la Première Guerre mondiale et ses conséquences immédiates.

https://www.wdl.org/fr/item/19319/

Strasbourg: la statue de Guillaume II renversée

Référence : SPA 48 IS 1757 Strasbourg, Bas-Rhin. Sur l’ancienne place impériale, la statue équestre de Guillaume 1er est renversée et démantelée par la population. 21 novembre 1918. Photographe : Bressolles/© ECPAD

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/67-bas-rhin.pdf

Strasbourg.- Les Statues des trois Empereurs, de la façade de l’Hôtel des Postes, ont été décapitées dans la nuit du 20 au 21 Novembre 1918

source: http://www.numistral.fr/ark:/12148/btv1b102223856.item

Les Américains entrent au Luxembourg

Les Américains à Luxembourg. Sur le balcon du Palais, aux cotés de la grande-duchesse régnante, Marie, le général Pershing et le major général Dickman, (5ème en partant de la gauche), commandant la 3e armée américaine. Source : l’album de la guerre 1914-1919. © L’illustration

Le général Pétain avait préparé une grande offensive en Lorraine, prévue pour le 14 novembre 1918, et qui devait mener les troupes franco-américaines jusqu’en Allemagne. Mais elle est abandonnée car, contre son avis et celui du général Pershing qui souhaitaient que la signature de l’armistice n’intervienne pas avant que l’ennemi ne soit rejeté au-delà du Rhin, le général Foch et Clemenceau acceptent la demande allemande et signent l’armistice, le 11 novembre.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-americains-au-combat

 

Le 21 novembre, les Américains entrent à Luxembourg, capitale libérée du Grand-Duché, puis pénètrent en Rhénanie, le 23. Par la vallée de la Moselle, ils atteignent le Rhin et Coblence, le 9 décembre.

Journal du jeudi 21 novembre 1918

Suite de la marche en avant. Les prisonniers libérés continuent à rejoindre nos lignes.
En Belgique, nous avons atteint Bourseigne, Vieille-Reenne.
En Lorraine, tandis qu’un détachement poussait sur notre gauche jusqu’à Sarralbe, nos avant-gardes s’établissaient sur le front Kerberg – Hommarting – Saverne – Allenvilliers – Hagen.
L‘entrée de nos troupes à Saverne, sous le commandement du général Gerard, s’est effectuée avec un grand enthousiasme. Le maréchal Pétain, commandant en chef des armées françaises, a fait son entrée solennelle dans la ville de Metz, à la tête des troupes de la 10e armée, commandée, en l’absence du général Mangin, victime d’un accident de cheval, par le général Leconte. Toute la population, d’un élan unanime, s’était portée au devant de nos troupes, qu’elle a longuement acclamées. Même accueil émouvant a été réservé à nos soldats dans Colmar.
Les Américains ont atteint la ligne générale : Etalle-Saint-Léger -Longwy – Audun-le-Roman- Briey.
Les Belges ont atteint la ligne Daesrode (est de Termonde), Alost. Une brigade de cavalerie et de carabiniers bicyclistes a été poussée sur Bruxelles et un régiment de cavalerie a été envoyé à Malines. Des dépôts de munitions ont sauté à Bruxelles aux gares du Nord, du Midi et de Schaerbeck, mettant le feu à ces dernières. M. Max, le bourgmestre bruxellois, revenu d’Allemagne, a fait son entrée à l’hôtel de ville.
L‘hetman Skoropatski a été renversé en Ukraine.
Les pertes anglaises de la guerre, d’après les déclarations du représentant du War Office se sont élevées à 650.000 morts et 2.032.000 blessés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1571/20 novembre 1918

Parution du canard enchaîné

source: http://centenaire.org/fr/tresors-darchives/fonds-prives/archives/le-canard-enchaine-pendant-la-premiere-guerre-mondiale

Reddition des navires de guerre allemands

Reddition des navires de guerre allemands [20 novembre 1918 à Harwich] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005799b.item

L’usure des effectifs français en octobre-novembre 1918

Lorsqu’on examine les « historiques » divers des combats de l’automne 1918, on y lit souvent que les compagnies d’infanterie allemandes étaient souvent réduites à 50 ou 80 hommes du fait de l’usure des effectifs et de l’importance des pertes subies depuis le printemps 1918.
Mais il est tout aussi intéressant d’examiner ce qu’il en est dans les Armées alliées à cette période de la guerre.

-l’Armée américaine est à gros effectifs avec des Divisions comptant plus du double d’hommes que les nôtres, de surcroît, des centaines de milliers d’hommes et de divisions entières ne verront jamais le front et rentreront aux U.S.A sans avoir été engagées.

-l’Armée anglaise souffre de l’usure des effectifs, surtout à partir de la fin de l’été 1918.

-l’Armée française, pour sa part, a les plus grandes difficultés à maintenir ses effectifs à la dotation théorique et les Divisions « d’attaque » ont particulièrement souffert depuis mai 1918. En effet, il y a bien, n’en déplaise aux partisans des thèses du parfait « égalitarisme » des unités de l’Armée françaises, des Divisions d’attaque et…les autres.
Il suffit d’étudier la situation des effectifs de quelques Divisions de ce type pour se faire une idée de l’extraordinaire usure de ces belles divisions, surtout lorsqu’elles ont été employées par des chefs « offensifs », symbolisés par le général Mangin et quelques autres: voir à ce sujet les pertes et l’état des effectifs des 1ère et 2ème Divisions Marocaines, des 37e et 38e Divisions ou des Divisions »bleues », 46e et 47e Divisions, dont l’infanterie est composée de Bataillons de Chasseurs.

Ces difficultés de maintien des effectifs, associées à l’extraordinaire usure du matériel d’artillerie, expliquent mieux la relative lenteur de l’avance des Armées alliées malgré des succès offensifs importants.
Ainsi, au sein de la 46e Division d’Infanterie, les pertes ont atteint plus de 7000 hommes pour la seule période de mai à octobre 1918. Cette grande unité, ayant relativement peu souffert en 1917, notamment du fait d’avoir été maintenue en réserve en avril dans le but d’exploiter un éventuel succès, a par contre été employée dans de nombreuses offensives à partir de mai 1918 en Belgique, en Champagne, à l’offensive du 8 août en Picardie, dans la bataille de Saint-Quentin puis de l’avance en direction de la Belgique.
Dans ces conditions, les Bataillons de Chasseurs ont beaucoup souffert. Les pertes de l’artillerie sont beaucoup plus rarement évoquées.
Pour illustrer la rapidité de l’usure des unités d’artillerie de campagne, je joins un extrait du rapport établi le 20 novembre 1918 par le colonel Verguin, commandant de l’A.D 46. En deux pages, s’appuyant sur les rapports des commandants de batterie, cet officier dresse un tableau impressionnant de l’état de l’artillerie de campagne de la 46e Division dans les tous derniers jours de la campagne. Un chapitre de ce rapport, intitulé « Usure des effectifs par l’ypérite », illustre la situation des batteries du 227e R.A.C chargées d’appuyer l’infanterie dans la phase de poursuite de l’ennemi en cours de repli vers la Meuse belge.
Ce cours chapitre résume bien l’état réel des troupes françaises en fin de guerre:

la suite sur https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=12146

Journal du mercredi 20 novembre 1918

Nos troupes ont continué leur marche en avant, accueillies avec un enthousiasme croissant par les populations. L’ennemi a abandonné un énorme matériel : locomotives, wagons, parcs d’automobiles, magasins de toutes sortes. Des milliers de prisonniers français, anglais, russes, italiens rentrent dans nos lignes dans un état de misère indescriptible.
En Belgique, nous dépassons la voie de Beauraing, à Florenville.
Plus à l’est, nous avons atteint la ligne Offagne-Bertaux-Straimont-Jamoigne, au sud de Neufchâteau. En Lorraine, nous occupons Sainte-Marie-aux-Mines, la rive sud de la Nied allemande, Créhange, sur la route de Saint-Avold et nous bordons la haute Sarre, en amont de Fenestrange. Nos troupes ont fait leur entrée solennelle dans Sarrebourg, ainsi qu’à Dieuze et à Morhange.
En Alsace, nous avons franchi le col de Saverne, et installé nos avant-gardes aux postes de Wasselonne et de Neufeld. Plus au sud, nous sommes à proximité du Rhin, depuis le nord de Neuf-Brisach jusqu’à là frontière suisse.
Les 2e et 4e armées anglaises ont poursuivi leur marche et atteint la ligne générale Florennes-Charleroi-Seneffe-Hal.
La 3e armée américaine a traversé la frontière belge et occupé Virton. Elle a atteint Etalle et Saint-Léger. Entre Chiers et Moselle, elle a dépassé Spincourt et le système de voies ferrées entre Longuyon et Conflans. Elle est entrée dans Longwy. Plus au sud, elle a occupé Audun-le-Roman et la ville de Briey.
On annonce que M. Wilson partira des Etats-Unis pour la France après le 12 décembre.
L’armée de Mackensen a été désarmée en Hongrie.
On prétend que Guillaume II aurait réellement abdiqué et, d’autre part, qu’il voudrait rentrer en Allemagne.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1570/19 novembre 1918: la tombe du « soldat inconnu », une idée rennaise !

Histoire de l’autonomisme alsacien-lorrain 

19 novembre 1918 : Maurice Barrès et Philippe Pétain entrent dans Metz aux côtés des troupes de la Xème armée, commandée en l’absence du général Charles Marie Emmanuel Mangin, victime d’un accident de cheval, par le général Leconte. Mirman y déloge avec rudesse le dernier président de Lorraine, Von Gemminger. Le soir, Barrès peut écrire à son fils : « Tu peux m’enterrer maintenant ». Les troupes serbes et françaises occupent le Banat  austro-hongrois, peuplé notamment de Lorrains établis depuis le XVIIIème siècle.

20 novembre 1918 : Le drapeau français remplace le drapeau rouge au sommet de la cathédrale de Strasbourg qui y trônait depuis le 10 novembre.

26 novembre 1918 : Entrée officielle du Maréchal Foch à Metz. L’Alsace-Lorraine est directement administrée depuis Paris.

280 000 Alsaciens-Lorrains ont combattu pour le Reich de 1914 à 1918. Moins de 1 000 ont déserté, mais 15 000 Mosellans ont été tués : leurs noms figurent sur les 730 monuments du département.

source: http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2014/03/31/histoire-de-lautonomisme-alsacien-lorrain-1918-1939/

Olivar Asselin raconte la Belgique libérée

Pâturages, près Mons,
en Belgique, 19 novbre 1918.

Ma chère Alice,

Nous reprenons la route ⁁marche demain au matin à 6h.30. Les Allemands encombrent les routes, nous n’irons pas vite : à peine dix milles par jour. Ma santé a jusqu’ici été très bonne, mais un peu de froid aux pieds, pris dans une maison chauffée à certaines heures seulement, m’a xxxx dérangé l’intestin ces jours-ci, ce qui m’a quelque peu abattu. ⁁En outre On ⁁onxxxxxxx m’avait oublié dans la distribution des billets de logement, et, couché par xxxx terre, j’ai manqué de sommeil. Enfin, j’ai dû faire, par la faute de tu devines qui, une véritable besogne de commis. Ne crains pas que je fasse quoi que ce soit qui puisse porter préjudice à nos intérêts, mais je me demande quelle mauvaise fortune a vu a fait que je sois placé sous ce gros négligent, qui se prodigue ⁁au besoin en éclats de voix, mais xxx de qui je ne puis jamais obtenir un acte d’autorité effectif. Je me suis rarement fait plus de mauvais sang.

Petit à petit nos impressions de la Belgique libérée se précisent et se complètent. Les xxx Le peuple Certains font Dans le peuple, certains éléments ont moins souffert qu’on ne le croit à l’étranger : ce sont les gens — ⁁buvetiers, restaurateurs, etc., qui vivaient ⁁à la fois du soldat allemand et du ravitaillement américain, espagnol, hollandais, scandinave ; la hausse des prix, ceux-là, ne les affectait guère. Certains autres ont plus souffert qu’on ne serait tenté de le croire en voyant la mine générale des habitants : ce sont ceux dont qui, par fierté ou autrement, ne pouvaient s’accommoder de la domination étrangère. La paire de bas qui se vendait 95 centimes avant la guerre se vend aujourd’hui 15 francs. La farine s’est vendue dernièrement jusqu’à 15 francs (près de $300) le kilo (deux livres). Mais il y avait avec l’autorité militaire des accommodements, et bon nombre qui ont pu supporter les nouvelles conditions économiques xxxx grâceen achetant, littéralement, les officiers et sous-officiers préposés au contrôle des approvisionnements ⁁et des réquisitions. Il y a même une classe très nombreuse qui, s’étant habituée à compter sur l’assistance des neutres, semble, au dire des patrons, ne pas vouloir reprendre le travail, ou vouloir établir ici le bolchevisme comme il existait en Russie. Cette contrée Cette xxxx ⁁Cette région de la Belgique est libérée depuis plus de dix jours, ⁁les mines sont restées ouvertes,mais il n’y a encore virtuellement personne qui travaille. Pour des gens xxxxx un peuple qui a tant à faire, c’ ce n’est pas se presser. Je ne sais où l’on a pris le grain pour fabriquer la bière, mais dans tous les cafés (fort nombreux) il y a de la bière, et les gens pour la boire, même en dehors des troupes, ne manquent pas. Dans un magasin de xxx xxxx ⁁Par contre, dans un grand bazar qui avant la guerre devait avoir fort belle clientèle, on me racontait hier soir ceci : Les Allemands avaient réquisitionné toutes les cotonnades, toute la laine, tout le coton, toute la toile ; parce que ce bazar ⁁manqua à n’avait pas déclaréer quelques faux-cols, pour ⁁en toile hommes, le magasin fut vidé, et vingt mille francs de marchandises confisqués ; et le plus outrageant, c’est que l’ordre de déclaration n’avait pas même été affiché publié ! Les actes de ⁁faits de ce genre ne se comptent pas ; inutile de dire les ruines particulières qu’ils ont causées, sans parler de la perturbation générale créée par la réqui le caractère spoliateur des réquisitions.

La suite sur: source: https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_-_Lettre_du_19_novembre_1918_(Asselin)

Les femmes dans la Grande Guerre

L’angoisse des poilus est multiforme car le travail féminin est aussi source d’inquiétude. Les hommes retrouveront-ils leur place après la guerre ? La fidélité résistera-t-elle à l’épreuve de la séparation ? Démobilisées dès le 19 novembre 1918, les ouvrières des usines sont priées de regagner des secteurs plus « féminins » et l’ordre ancien, réputé naturel, reprend ses droits dans les campagnes.

Ainsi le conflit n’a guère modifié les structures de l’emploi féminin. Par ailleurs, les féministes voient leurs espoirs se muer en déception. Si la Chambre des députés emmenée par Aristide Briand adopte, le 8 mai 1919, le principe du suffrage féminin, sans restriction d’âge, de niveau de revenu ou de situation matrimoniale, le projet est définitivement enterré par le Sénat en 1922, et la Chambre « bleu horizon » vote en 1920 une loi réprimant « la propagande anticonceptionnelle » et la « provocation à l’avortement ». L’émergence des « garçonnes » sexuellement affranchies n’est donc que marginale, sans parler des fameuses « années folles », qui furent des années dures pour l’immense majorité des Françaises et des Français, à la ville comme à la campagne.

source: http://agriculture.gouv.fr/1914-1918-les-femmes-dans-la-grande-guerre

La tombe du « soldat inconnu », une idée rennaise !

À la fin du conflit, suivant les recommandations de François Simon à la lettre, on commence par imaginer la création d’une sorte de livre d’or, dédié à tous les morts de la Grande Guerre, qui serait placé au sein du Panthéon, à Paris. L’idée, relayée par la presse, est reprise dès le 19novembre 1918 par un député d’Eure-et-Loir, Maurice Maunoury, qui en fait une proposition de loi.

Les députés s’en emparent, la transforment, jusqu’à prendre la décision, le 12 septembre 1919, d’inhumer « un déshérité de la mort » au Panthéon. Les anciens combattants tiquent sur le choix du lieu. Le Panthéon abrite des gloires politiques et civiles, pas des soldats. Après bien des débats, décision est prise de choisir un autre lieu, plus adapté. Ce sera lArc de triomphe, dédié aux militaires tombés pour la patrie.

Désigné par un bouquet

Le 10 novembre 1920, pour choisir le futur « soldat inconnu », on organise une cérémonie à Verdun présidée par André Maginot, alors ministre des Pensions. Auguste Thin, tout jeune soldat de 19 ans, pupille de la nation, se voit remettre un bouquet d’oeillets rouges et blancs. On lui présente huit cercueils anonymes en lui demandant de déposer son bouquet sur l’un d’eux, désignant ainsi le corps à placer sous l’Arc de triomphe.

La dépouille est transférée à Paris le jour même et placée sous l’arc pour les cérémonies du 11novembre 1920. Elle ne sera cependant inhumée définitivement à cet endroit que le 21 janvier suivant.

source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/la-tombe-du-soldat-inconnu-une-idee-rennaise-2740716

Journal du mardi 19 novembre 1918

L’armée française a repris sa marche en avant pour occuper les régions envahies par l’ennemi. Franchissant la frontière sur l’ensemble du front, nos troupes ont pénétré en Belgique et dans les provinces annexées. Il n’y a plus un seul ennemi sur le territoire national. Les populations délivrées ont partout accueilli leurs libérateurs avec enthousiasme.
Nous avons dépassé, à gauche, Marienbourg, Couvin, Fumay, franchi la Semoy et atteint Carignan, après avoir occupé Bouillon et Sedan. En Lorraine, nos avant-gardes sont à Gravelotte, dans les forts sud de Metz, ainsi qu’à Morhange et à Dieuze.
En Alsace, nous avons atteint le Donon, chirmeck et Villé. Nous progressons entre Sainte-Marie-aux-Mines et Schlestadt. Plus au sud, nous sommes aux portes de Colmar et d’Ensisheim. En deçà des points atteints, Richecourt, Cirey, Château-Salins, Munster, Cernay, Altkirch sont redevenus français.
Le général Hirschauer, commandant la 2e armée, a fait, en tête de ses troupes, une entrée solennelle à Mulhouse. Nos troupes ont reçu un accueil émouvant.
La 3e armée américaine, sous le commandement du major général Dickman, a commencé la progression en territoire évacué par l’ennemi. Les éléments avancés ont atteint la ligne Ecouviez-Sorbey-Gouraincourt-Mars-la-Tour.
La seconde armée anglaise, commandée par le général Plumer, et la quatrième, sous le général Rawlinson, ont atteint la ligne Cerfontaine-Pry-Biesmes-Piéton-la Louvière-Soignies Enghien-sud de Ninove.
M. Lansing, secrétaire d’Etat amériçain aux Affaires étrangères, partira prochainement pour l’Europe. Il se rendra directement en France. M. Wilson passera par l’Angleterre avant de venir en France.
Il est décidé qu’une division française occupera Budapest. Une armée roumaine serait également en marche vers cette ville.
La Hongrie a définitivement proclamé la république. Un conflit, à propos de la mobilisation des Slovaques, a éclaté entre la Hongrie et l’Etat Tchéco-Slovaque.
Max de Bade, s’expliquant sur sa demande d’armistice, a dit qu’elle lui avait été suggérée et même dictée par les autorités militaires. Les troupes allemandes ont été retirées de Finlande.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1569/18 novembre 1918: entrée à Metz du maréchal Pétain

Entrée à Metz du maréchal Pétain

source: https://frenchsculpture.org/fr/sculpture/12284-marechal-petain—entree-a-metz-du-marechal-petain-18-novembre-1918?rk=13

Prisonnier de guerre Henri Watteel  écrit à ses parents

Le 18 novembre 1918, huit jours après sa libération, Henri Watteel écrit à ses parents. Il exprime tout son amour pour ses parents et pour sa patrie, mais aussi sa haine pour l’ennemi.
Voici quelques extraits de cette lettre :
« Libramont, le 18 novembre 1918. Mes chers parents bienaimés, Libre, enfin. C’est avec des larmes de joie que je vous envoie ces quelques lignes, je suis en ce moment dans le Luxembourg belge à Libramont, où j’attends avec impatience les troupes françaises qui doivent arrivées aujourd’hui ou demain. Nous sommes libres depuis huit jours […]. »
« […] je ne saurai vous décrire maintenant toutes les misères que j’ai enduré ainsi que mes compagnons de captivité depuis 7 mois et demi que je suis avec ces monstres, voila un mois et demi que nous voyageons à pied en faisant 20 kms par jour en traînant de lourdes voitures et à coup de crosses de fusil par dessus le marché et comme nourriture 400 g de pain noir, des betteraves et du cheval pourri […]. »
« […] je n’ai pas tant souffert les 17 mois de front chez nous que les 7 mois et demi passés avec les Boches, ces êtres immondes et vicieux indignes de l’humanité entière […]. »
« […] Consultez la carte de France et voyez si nous n’avons pas fait aussi notre chemin de croix. Tout d’abord, j’ai été pris à Grivesnes dans la Somme et nous sommes arrivés le 5 avril à Saint-Quentin et ou pendant ce trajet à pied toujours nous n’avons pas eu quoique ce soit à se mettre à la bouche pour calmer la faim, mangeant des pissenlits crus et on se régalait forcément. Là nous avons entérrés des cadavres jusqu’à la fin d’Avril et le premier mai on a retourner dans la Somme à Nesle. Le 20 juin on a recommencé à voyager par étapes Nesle, Ham, Saint-Quentin, Guise ou ici nous avons été deux mois. Ensuite on a traverser les départements de la Somme, l’Aisne, un peu dans le Nord, toutes les Ardennes et nous voici dans le Luxembourg belge […]. »
Journal du lundi 18 novembre 1918
L’entrée du couple royal de Belgique à Bruxelles a dû être différée à raison des désordres que les Allemands ont provoqués dans cette capitale. On prévoit, l’obligation pour les Alliés, de prendre de nouvelles mesures militaires pour faire respecter les clauses de l’armistice. Des rixes ont eu lieu à Liège entre civils belges et soldats allemands.
Des officiers polonais sont arrivés en automobile à Posen et ont réclamé aux autorités prussiennes la remise de la ville.
Les avant-gardes roumaines ayant franchi plusieurs cols des Carpathes, ont occupé un certain nombre de localités en Transylvanie.
L’Allemagne a adressé une nouvelle note aux Etats-Unis pour solliciter leur aide contre la famine. Le chancelier allemand Ebert a déclaré qu’il hâterait de tous ses efforts l’heure de la réunion de l’Assemblée Constituante. Le président du Reichstag Fehrenbach a fait savoir qu’à raison des circonstances, cette assemblée ne serait plus réunie.
Le grand-duc de Bade a renoncé au pouvoir. Une assemblée badoise sera élue le 5 janvier 1919. Le grand duc de Saxe Cobourg, le prince de Waldeck, le prince de Schaumbourg-Lippe, le duc de Saxe-Meiningen ont également publié leur renonciation.
Le chef du parti socialiste suédois, Branting, a pris la parole pour combattre toute violence et recommander les voies légales.
M. Lloyd George a prononcé un grand discours à Westminster pour ouvrir la campagne électorale. Il a montré la gravité des problèmes d’après guerre et préconisé d’importantes réformes sociales. M. Bonar Law, au nom du parti conservateur, a appuyé ses déclarations.
Une fusillade entre soldats a eu lieu à Vienne.
L’Amérique a commencé à démobiliser.
Les Italiens sont entrés dans Fiume.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre18.html

1407/10 juin 1918: Mangin prend le commandement de la Xe armée

Mangin prend le commandement de la Xème armée

Le 10 juin 1918, le général Mangin prend le commandement de la Xe armée et combat à sa tête durant la seconde bataille de la Marne. Entre juillet et août 1918, il lance des offensives entre l’Oise et l’Ourcq. Le 18 juillet 1918, il dirige, du haut de l’observatoire édifié au cœur de la forêt de Retz, la contre-offensive décisive de Villers-Cotterêts; le 29 juillet, les 11e, 20e et 30e corps d’armées s’engagent dans la bataille du Soissonnais et de l’Ourcq et le 2 août, le 1er corps d’armée réoccupe Soissons.

source: https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/pdfIR.action?irId=FRAN_IR_050756

Journal du lundi 10 juin 1918

Les Allemands ont déclenché une violente préparation d’artillerie depuis la région au nord de Montdidier jusqu’à l’est de l’Oise.
Nos batteries ont intensifié immédiatement leur tir de contre-préparation. A 4 h. 30 du matin, l’infanterie ennemie s’est portée à l’attaque de nos positions, entre Montdidier et Noyon. Nos troupes résistent avec une magnifique vaillance dans la zone de couverture.
Entre Avre et Aisne, nous avons exécuté une opération de détail à l’est de Haute-Braye et gagné du terrain, en faisant une soixantaine de prisonniers.
Au sud de l’Ourcq, nous avons amélioré nos positions à 1’est de Chezy. L’ennemi, qui avait réussi à pénétrer dans nos lignes, vers Vinly, en a été rejeté aussitôt par une contre-attaque. Nous avons enlevé le bois d’Eloup et le bois immédiatement au sud de Bussiares. Ces opérations nous ont donné deux cents prisonniers, dont cinq officiers.
A l’ouest de Reims, après un vif bombardement, l’ennemi a attaqué dans la région de Vregny et a subi des pertes sérieuses sans obtenir de résultat.
Les troupes anglaises ont réussi un coup de main an sud de Beaumont-Hamel et fait trente prisonniers.
Des coups de main ennemis ont été repoussés au sud-est et à l’est d’Arras, et dans le voisinage de Givenchy-lès-la Bassée.
Vive canonnade de Villers-Bretonneux à Albert, et de Givenchy à Robecq.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juin18.html