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1511/21 septembre 1918

Journal du samedi 21 septembre 1918

Nos troupes ont poursuivi leurs attaques dans la région au sud-ouest de Saint-Quentin et élargi leurs gains, malgré la résistance de l’ennemi. Nous avons dépassé Contescourt, qui est tout entier entre nos mains, et nous nous sommes emparés de Castres. Plus au sud, nous avons poussé nos lignes jusqu’aux lisières de Benay.
Sur les plateaux à l’ouest de Jouy, l’ennemi a contre-attaqué sans succès. Nos troupes lui ont infligé de lourdes pertes.
Des coups de mains allemands à l’est de la Meuse, dans la région des Chambrettes et dans les Vosges n’ont obtenu aucun résultat.
Les Anglais ont brisé une très violente contre-attaque allemande au nord de Trescault. Des combats ont eu lieu dans le secteur à l’est d’Epéhy, dans le voisinage de Gouzeaucourt, et nos alliés ont progressé au nord du bois Gauche.
Ils ont fait des prisonniers an sud d’Auchy-lez-La Bassée. Depuis la veille, ils ont capturé 10000 ennemis et pris 60 canons.
Les succès des armées alliées s’étendent au front bulgare.
L’ennemi se replie en désordre sur la Cerna, poursuivi par les Franco-Serbes, qui s’emparent des massifs montagneux. Les Anglo-Helléniques ont progressé autour du lac Doiran.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

Parution de la revue: le Rire »

 

 

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1510/20 septembre 1918: les chars d’assaut à la butte de Tahure (Marne )

Bataille de l’Aisne, le dégagement

char de Mangin lors de la bataille du Matz

Le 20 septembre, nous remontrions en ligne, la division avait été équipée modernisée à neuf, après avoir subit unerevue par les Généraux Mangin. Debeney et Brissases Desmaillet sous la vue des troupes américaines placées sur la colline vallée de l’Aisne.
La vue du Général Mangin avec son nez crochu, ses yeux d’aigle ne nous disait rien, il nous faisait comprendre que nous allions rencontrer aux casse-pipes à la danse avec les armées alliées.
Dix armées, allaient prendre mouvement à la fois contre les
lignes ennemies.
Le Général Mangin se tient le chemin de Dames au
nord de l’Aine, avec ses tanks.

à lire sur http://victor-jacquet-1895-1985.over-blog.com/20-septembre-1918-la-bataille-de-l-aisne-1er-octobre-saint-quentin

Les chars d’assaut à la butte de Tahure (Marne )

Pendant la nuit claire du 20 septembre 1918, un spectacle étrange se déroulait sur les routes crayeuses de la Champagne. Des flots humains et des convois interminables s’avançaient vers le nord. On entendait le sourd’ bourdonnement produit par cette armée en marche, le ronflement assourdissant des moteurs des chars d’assaut et des tracteurs d’artillerie.

Ce bruit s’apaisait graduellement en allant vers le nord où bientôt un lourd silence pesait sur les tranchées dans lesquelles étaient entassés les fantassins.

Silence émouvant, troublé parfois par le bruit sec d’un coup de fusil ou par l’éclatement sourd d’un obus ennemi. Mais rien dans la nuit ne décelait nes préparatifs. L’artillerie ne répondait pas au harcèlement descanons ennemis.

Mais ce silence allait bientôt faire place à ¡[ne- assourdissante préparation d’artillerie qui commença a 23 heures. A ce moment des milliers de canons crachèrent, marquant l’heure H de la grande offensive Ce spectacle que ne peuvent imaginer ceux qui ne l’ont pas vécu, était à la fois effroyable et magnifique.

La suite sur : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6529539b/texteBrut

lire aussi: http://www.reserve-citoyenne-paris.org/2014/12/la-butte-de-tahure.html

 Le sous-marin Circé coulé

Le 20 Septembre 1918 à 04h00, elle est torpillée en surface pendant la recharge de ses accumulateurs, à 7 milles du Cap de Rondoni,  par l’U-47 en Mer Adriatique. (Position du Naufrage).

Il n’y a qu’un survivant l’Enseigne de Vaisseau LAPEYRE (Officier en Second).

source: http://sous.marins.disparus.free.fr/index.php/copyright/31-circe?showall=1

Journal du vendredi 20 septembre 1918

Nos troupes, opérant en liaison avec l’armée britannique, ont réalisé des progrès dans la région à l’ouest de Saint-Quentin, entre Holnon et Essigny-le-Grand, sur un front d’une dizaine de kilomètres.
Nous avons, malgré la résistance acharnée de l’ennemi, avancé nos lignes de deux kilomètres en moyenne et atteint les abords ouest de Francilly-Selency, conquis le bois de Savy, et Fontaine-les-Clercs.
Plus au sud, nous tenons les lisières de Contescourt et nous nous sommes rapprochés d’Essigny-le-Grand. Nous avons fait plusieurs centaines de prisonniers.
Au nord de l’Aisne, nous avons continué à progresser à l’est de Jouy. L’ennemi a prononcé de fortes contre-attaques à l’est d’Allemant. Il a été refoulé en laissant 130 prisonniers.
Les Anglais ont attaqué d’Holnon à Gouzeaucourt, sur un front de seize kilomètres. Ils ont enlevé les positions ennemies, franchi l’ancien système des tranchées britanniques, emporté les défenses avancées de la ligne Hindenburg sur une grande_étendue.
A droite, nos alliés ont pris Fresnoy-le-Petit, Berthaucourt et Pontru. Au centre, ils tiennent le Verguier, Villeret et Hargicourt, Templeux-le-Guérard, Ronsoy, Epéhy et Pézières. A gauche, ils atteignent Villers-Guislain. Ils ont capturé 6000 prisonniers et des canons.
En Macédoine, la progression des alliés atteint 15 kilomètres. Le butin est considérable.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1509/19 septembre 1918: vote d’un emprunt de la Libération

Quiproquo autour d’une liaison

Le Figaro du 19 septembre 1918 nous raconte comment une erreur de traduction peut prêter à confusion.

«Un officier anglais, chargé d’une mission en Amérique, allait, il y a quelque temps, rendre visite, dans une petite ville de l’Ohio, à des amis dont le fils vient d’arriver sur notre front.

Le jeune Yank a écrit à ses parents. Sa lettre est joyeuse. Il leur dit que son colonel, content de lui, l’emploie pour des “liaisons”. Le mot est en français dans la lettre. Les parents ne savent pas le français. Ils ont donc consulté le dictionnaire, et ils y ont lu notamment: “Liaison. Relations illicites avec une femme.”

Nous ne comprenons pas, a dit le père, et nous n’osons pas demander d’explications à Jimmy. Mais nous sommes un peu ennuyés. L’officier anglais s’est empressé de rassurer les parents. […]» écrit Le Figaro du 19 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/19/26002-20140919ARTFIG00209-19-septembre-1918-quiproquo-autour-d-une-liaison.php

Victoire d’Allenby à la bataille de Megiddo

La bataille de Megiddo a eu lieu entre le 19 et le 21 septembre 1918, elle opposait l’empire ottoman et l’empire allemand à la France et au Royaume-Uni. A l’issue de la bataille de Megiddo, la Palestine passe sous administration britannique. Les troupes victorieuses étaient dirigées par le général britannique Edmund Allenby qui a su limiter les pertes humaines. Après cette bataille, Allenby devint le premier vicomte Allenby de Megiddo.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/19/9/1/a/59362/victoire_d_allenby_a_la_bataille_de_megiddo.shtml

Vote d’un emprunt de la Libération

L’emprunt de la Libération a été voté le 19 septembre 1918 et souscrit du 20 octobre au 24 novembre. C’est le 4e des emprunts de la Défense nationale qu’a lancé l’Etat auprès des Français pour financer l’effort de guerre.  Comme pour les précédentes campagnes, les banques françaises ont prêté leur concours à l’Etat en incitant  leurs clients à participer à l’opération à travers des affiches allégoriques exposées dans leurs agences. Dans son courrier le Commissaire délégué à l’Emprunt propose d’étendre la campagne de souscriptions au réseau du CNEP en Australie. La banque est en effet installée à Melbourne depuis février 1881 et Sydney depuis mars 1881.

source: https://histoire.bnpparibas/document/le-ministere-des-finances-invite-le-cnep-a-promouvoir-lemprunt-de-1918-dans-ses-succursales-australiennes-2/

Bataille de Doïran (Bulgarie)

En aucune guerre les Britanniques n’ont donné tant de victimes comme ce fut le cas à Doïran
Lloyd George, premier ministreLa bataille de Doïran illustre l’une des plus grandes et brillantes opérations militaires menées par l’armée bulgare lors de la Première guerre mondiale. Doïran est le nom d’un lac qui se situe actuellement à la frontière de la Grèce (nord-est) et de la Macédoine (sud-est). La frontière entre ces deux pays passe par le milieu du lac. Les environs du lac de Doïran sont devenus le théâtre macabre d’une des plus grandes batailles sur ce front en Europe, opposant les forces de l’Entente (France, Angleterre, Grèce) et l’allié de l’Allemagne – la Bulgarie. 3 ans durant l’armée bulgare garda de façon infaillible les positions de Doïran – 1916, 1917 et 1918.

(…)

L’attaque sur Doïran dura 4 jours et nuits, entre le 16 et le 19 septembre 1918 et fut précédée par un tir d’artillerie massif sur les positions bulgares d’une durée de 2 jours, totalisant plus de 160 000 obus. Des attaques parallèles au gaz ont été menées (14 attaques avec 10 000 obus).

Les combats se menèrent sans interruption et avec beaucoup d’acharnement, sur plusieurs axes d’attaques. La division de Pléven se lança avec toutes ses réserves contre l’adversaire qui était de plusieurs fois supérieur en nombre et le repoussa. Les pertes anglaises et grecques étaient de 11 673 hommes, 547 furent faits prisonniers. Du côté bulgare : 518 tués, 998 blessés et 1 210 disparus sans laisser de trace.

source: https://la-bulgarie.fr/la-bataille-de-doiran

Journal du jeudi 19 septembre 1918

A l’ouest de Saint-Quentin, nos troupes ont réalisé des progrès au cours de la journée, dans la région d’Holmon et de Savy. Nous avons fait une cinquantaine de prisonniers.
Entre Ailette et Aisne, nous avons continué à élargir nos gains. Des attaques locales nous ont permis de progresser au nord et à l’est d’Allemant. Nous avons fait une centaine de prisonniers.
Nous nous sommes emparés, après un vif combat, d’un point d’appui fortement tenu par l’ennemi à l’est de Sancy.
Sur le front de la Vesle, les Allemands ont été trois fois repoussés devant nos positions de la région de Glennes. Huit avions ennemis ont été abattus. Nous avons lancé dix tonnes de projectiles sur des gares, des bivouacs et des terrains d’aviation ennemis.
Les Anglais ont livré d’importants combats au nord-ouest de Saint-Quentin. Ils ont pris un poste allemand à l’ouest de la Bassée et arrêté une attaque à l’est de Vierstraat. Ils ont abattu quarante-cinq avions allemands; vingt autres ont été contraints d’atterrir, désemparés.
La note autrichienne a été remise par le ministre de Suisse à M. Stephen Pichon.
Les bolcheviks ont été battus sur le front d’Arkhangel.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1508/18 septembre 1918: bataille de la ligne Hindenburg

Bataille de la ligne Hindenburg

Dans le cadre de l’offensive des cent jours, la bataille de la ligne Hindenburg se déroula le 18 septembre 1918. Les troupes britanniques et australiennes débutèrent l’assaut contre les Allemands, et vinrent ensuite Etats-Unis, France et Canada pour les soutenir. La ligne Hindenburg représentait plus de 150 km de tranchées. Les alliés prennent l’avantage face aux Allemands épuisés. Cette bataille contribuera beaucoup à la fin de la guerre des tranchées.

source: http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/18/9/1/a/59376/bataille_de_la_ligne_hindenburg.shtml

(Aviation) Ernst Jünger décoré de la croix » Pour le mérite « 

Blessé 14 fois durant le conflit, Jünger s’est engagé dès 1914 et achève la guerre avec le grade de sous-lieutenant. Véritable héros de cette guerre, côté allemand, il est l’un des très rares à s’être vu décerner l’ordre Pour le mérite (médaille créée par Frédéric II en 1740 avec inscription en français). Auteur de nombreux ouvrages relatant son expérience de la guerre dont Orages d’acier, Lieutenant Sturm, Boqueteau 125,… il est mort en 1998 à 103 ans.

source: https://www.politiquemagazine.fr/non-classe/cetait-un-18-septembre/

Catastrophe ferroviaire à la gare de Ségrie (Sarthe)

Mercredi 18 septembre 1918, « vers quatre heures quarante du matin, un train de permissionnaires, qui se dirigeait vers la Normandie, entrait en gare de Ségrie, […] et attendait, pour continuer sa route, l’arrivée d’un train de marchandises, signalé comme venant derrière lui. […] Tout-à-coup, […] le lourd convoi entrait en gare, à une vitesse vertigineuse, et venait tamponner le train de soldats », peut-on lire dans une archive de  L’Ouest Éclair , édition du lendemain de l’accident. Dix-sept personnes sont décédées dans cette catastrophe : quinze soldats, un mécanicien et un chauffeur.

source: https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/segrie-72170/segrie-cent-ans-plus-tard-ils-celebrent-la-catastrophe-ferroviaire-5889071

Journal du mercredi 18 septembre 1918

Entre Oise et Aisne, nos troupes ont continué à progresser à l’est de Vauxaillon, et ont enlevé le mont des Singes. Près de 300 prisonniers sont restés entre nos mains.
Au nord-est et à l’est de Sancy, en dépit de la résistance opposée par les Allemands, nous avons avancé d’un kilomètre environ sur un front de quatre. 600 prisonniers et 2 canons de 105 ont été capturés. Nous nous sommes emparés de Vailly. Un coup de main heureux dans la région de Leintrey, en Lorraine, nous a valu des prisonniers.
Les Anglais ont effectué avec succès une opération locale à cheval sur le canal Ypres-Commines. Ils ont avancé leur ligne sur un front de plus de deux milles et capturé de nombreux prisonniers et des mitrailleuses.
Des rencontres ont eu lieu avec des éléments ennemis et des patrouilles dans le voisinage de Moeuvres et près de Gavrelle. Nos alliés ont établi de nouveaux postes dans le voisinage de Sauchy, Cauchy et Oppy.
Les Américains signalent des combats locaux dans le secteur de Saint-Mihiel.
En Macédoine, les troupes franco-serbes ont pris l’offensive, entre Monastir et le Vardar. Elles ont enlevé la première ligne bulgare sur un front de 11 kilomètres, puis la seconde. Elles ont élargi la brèche qui a 25 kilomètres sur 7 et capturé 4000 ennemis.
M. Wilson a repoussé la proposition Burian.
M. Clemenceau l’a flétrie dans un vibrant discours au Sénat.
L’Allemagne a proposé à la Belgique une paix séparée…et inacceptable. Le gouvernement du Havre a repoussé cette offre après avoir consulté ses alliés.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1507/17 septembre 1918: le dernier appel au combat de Clémenceau

Le dernier appel au combat de Clémenceau

M. LE PRESIDENT. – La parole est à M. le Président du Conseil.

M. LE PRESIDENT DU CONSEIL. – Messieurs, après les présidents des deux Assemblées, le gouvernement de la République réclame, à son tour, l’honneur d’exprimer, dans la mesure où les mots peuvent le faire, l’immense gratitude des peuples dignes de ce nom envers les merveilleux soldats de l’Entente, par qui les peuples de la terre vont se trouver enfin libérés des angoisses dans la suprême tourmente des lames de fond de la barbarie.

 Pendant un demi-siècle, pas un jour ne s’est écoulé sans que la France pacifique, en quête de réalisations toujours plus hautes, n’eût à subir quelque indigne blessure d’un ennemi qui ne pardonnait pas à notre défaite passagère d’avoir sauvé du naufrage la conscience du droit, les revendications imprescriptibles de l’indépendance dans la liberté.

Vaincus, mais survivants, d’une vie inaccessible à la puissance des armes, la terreur du Germain, dans le faste bruyant de ses fausses victoires, était du redressement historique qui nous était dû.

 Pas un jour sans une menace de guerre. Pas un jour sans quelque savante brutalité de tyrannie. « Le gantelet de fer », « la poudre sèche », « l’épée aiguisée » furent le thème de la paix germanique sous la perpétuelle menace des catastrophes qui devaient établir, parmi les hommes, l’implacable hégémonie. Nous avons vécu ces heures affreusement lentes parmi les pires outrages et les avanies, plus humiliantes encore d’une basse hypocrisie nous proposant l’acceptation du joug volontaire qui, seul, devait nous soustraire au cataclysme universel.

Nous avons tout subi, dans l’attente silencieuse du jour inévitable qui nous était dû.

 Et le moment vint où, faute d’avoir pu nous réduire par la terreur, le prétendu maître du monde croyant l’heure venue des suprêmes défaillances, prit la résolution d’en finir avec la tranquille fierté des peuples qui osaient refuser de servir. Ce fut l’énorme méprise du dominateur trop prompt à conclure de l’avilissement traditionnel de son troupeau à l’impuissance des révoltes de noblesse chez les peuples qui avaient, jusque-là, sauvé leur droit à la vie indépendante.

Et sans cause avouable, sans l’apparence d’un prétexte, sans s’arrêter même aux invraisemblances des mensonges, l’agresseur traditionnel des antiques ruées se jeta sur notre territoire pour reprendre le cours des grandes déprédations. Sans une parole vaine, nos soldats partirent pour le sacrifice total que demandait le salut du foyer. Ce qu’ils furent, ce qu’ils sont, ce qu’ils ont fait, l’Histoire le dira. Nous le savons, nous, nous le savions d’avance ; c’est depuis hier, seulement, que l’Allemagne effarée commence à comprendre quels hommes se sont dressés devant elle et à quels coûts du sort sa folie de meurtre et de dévastation l’a condamnée.

Imbécilement, elle avait cru que la victoire amnistierait tout en des hosannas de feu et de sang. Nos campagnes dévastées, nos villes, nos villages effondrés par la mine et par l’incendie, par les pillages méthodiques, les sévices raffinés jusque sur les modestes vergers du paysan français, toutes les violences du passé revivant pour les hideuses joies de la brute avinée, hommes, femmes, enfants emmenés en esclavage, voilà ce que le monde a vu, voilà ce qu’il n’oubliera pas.

La suite sur

https://www.senat.fr/evenement/archives/clemenceau/discours1.html

Torpillage du cargo PHILOMEL

Rapport spécial.-Concarneau, le 17 septembre 1918 2nd Maître chef de quart, patron du chasseur 13, Vignier P.

« Le groupe C13, C14 constitué en G.O.E (2), appareille de Concarneau le 16 septembre 18 à 12h30 pour se porter en renfort d’escorte pour le convoi descendant.

14h00 – Les chasseurs prennent contact avec le convoi dans le S de Lesconil, se mettent à 4500m environ sur l’avant et font 15mn de marche et 5mn d’écoute (4).

15h45 – Etant à 3’1/2 environ dans le S du sémaphore de Beg Morg, stoppé pour écouter ; un bateau de pêche monté par 2 personnes est tout près du groupe. Remis en marche à 17h50 sans avoir rien entendu.

18h – Au moment où le groupe s’apprête à stopper, entendu une forte explosion. Le bâtiment de tête du convoi, semble avoir été atteint par une mine ou une torpille. Son avant est entouré d’une épaisse fumée ; le bâtiment s’incline sur bâbord puis peu à peu pique du nez et coule par l’avant. Au moment où l’explosion a été entendue, le groupe met à l’allure maximum (16 nœuds environ) et se dirige vers le lieu du torpillage. Le bâtiment a été torpillé à l’endroit même où la précédente période d’écoute avait été faite, endroit marqué par le bateau de pêche mentionné plus haut. Mis à l’écoute un peu au large, sur la route probable d’échappement du sous-marin. Un destroyer et un yacht américain lancent des grenades au jugé. L’écoute est impossible à tenir pendant ce temps.

18h30 – Les patrouilleurs s’éloignant l’écoute peut continuer dans des conditions favorables : rien entendu. Continué écoute jusqu’à 19h30 puis rallié le convoi qui, augmentant sa vitesse, se trouve déjà à la terre de Groix. »

Pour en savoir plus: http://www.archeosousmarine.net/philomel.php

Les sosies du tsar Nicolas II prolifèrent

Le Figaro du 17 septembre 1918 nous informe que le Soviet central offre une récompense de 100.000 roubles à qui capturera un faux Nicolas II.

«Le Soviet central offre cent mille roubles à qui capturera, mort ou vivant, un faux Nicolas Il, qui est apparu, il y a un mois environ, dans les environs de Nijni-Novgorod, et qui, depuis ce temps, se promène, escorté de popes et de religieux, dans les campagnes, pour y prêcher la contre-révolution et la restauration prochaine de la dynastie.

Cent mille roubles! Même au prix où la Révolution a fait tomber le rouble, c’est un joli cadeau à faire à un bolchevik. Aussi les faux, Nicolas II n’ont-ils qu’à bien se tenir. […]

On affirme, d’ailleurs, que cette supercherie est, pour les aventuriers qui la pratiquent, une très bonne affaire. Les faux Nicolas II, à l’exemple de celui de Nijni-Novgorod, sont reçus, partout où ils se montrent, avec enthousiasme. Une foule pieuse les escorte, écoute leurs prédications et, bien entendu, pourvoit largement à leurs besoins.

Il n’y a pas de sot métier. Mais il y en a tout de même de bien étranges.» écrit Le Figaro du 17 septembre 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/09/17/26002-20140917ARTFIG00126-17-septembre-1918-les-sosies-du-tsar-nicolas-ii-proliferent.php

Journal du mardi 17 Septembre  1918

Après avoir repoussé trois contre-attaques ennemies dans la région de Vauxaillon, nous nous sommes emparés du plateau situé à l’est de cette localité. Plus au sud, nous avons dépassé la ferme Mennejean et enlevé la croupe au nord-est de Celles-sur-Aisne. Le chiffre de nos prisonniers dans cette région excède 3500.
Les Anglais ont progressé au sud et au nord du bois de Holnon (région de Saint-Quentin). Ils ont pris le village de Maissemy, au nord-ouest de Saint-Quentin et le système de tranchées situé au sud-est et à l’est du village. Ils ont capturé 100 prisonniers et des mitrailleuses.
Sur le reste du front, leurs patrouilles ont ramené des prisonniers. Canonnade sur la route Arras-Cambrai.
Sur le front américain, activité croissante de l’artillerie et de l’aviation dans le secteur de Saint-Mihiel.
A l’aube, l’ennemi a contre-attaqué à Saint-Hilaire. Il a été facilement repoussé et a laissé des prisonniers.
Sur la rive gauche de la Moselle, les Américains ont avancé leurs lignes de un et demi à trois kilomètres, au delà de Vilcey et de Norroy. Ils ont pris 72 canons abandonnés par l’ennemi dans une fuite précipitée.
Le comte Burian a saisi les belligérants d’une offre de conversation confidentielle en pays neutre.

 

1506/16 septembre 1918

L’aviateur américain Robert Hewins Stiles, abattu  au-dessus du village de Pournoy-la-Chétive

source photo: https://www.google.fr/search?q=Robert+Hewins+Stiles&safe=active&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjMuZ6l2YLdAhUlzoUKHUYACXgQ_AUICygC&biw=1280&bih=605#imgrc=B2PHGgAjYZWgzM:

Le 16 septembre 1918, un aviateur américain était abattu par un Fokker allemand. Robert Hewins Stiles s’écrase avec son appareil sur le village de Pournoy-la-Chétive. Les habitants se rassemblent après l’impact pour sortir son corps des décombres et organiser ses funérailles à l’entrée sud du village. En 1932, le nom du soldat US mort loin de chez lui est gravé dans la pierre du monument aux Morts, aux côtés d’autres noms d’enfants du village et de Coin-sur-Seille, morts pendant la Grande Guerre, sous l’uniforme français ou allemand.

source: https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2018/03/29/pournoy-la-chetive-le-heros-us-n-est-pas-oublie

L’as français Noël Hugues Anne Louis de Rochefort blessé est fait prisonnier

Son Nieuport XVII bis n° 1581 a été abattu le 15 septembre dans le secteur de Péronne, selon toutes vraisemblances par (Cette victoire ne lui sera pas homologuée) l’as allemand le Leutnant Kurt Wintgens de la Jasta 1, Noël Hugues Anne Louis de Rochefort, « As » français de la WW1, 7 victoires aériennes homologuées, dont 2 en collaboration et 5 victoires probables au sein de l’escadrille N 26, est blessé et fait prisonnier.
Il va décéder ce jour (Quelques sources mentionnent la date du 23) à l’hôpital de Vermant.

Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix de Guerre 1914-18.

Le S/Lt.de Rochefort pose devant le Nieuport 10 n° 447 qui lui a été affecté à l’escadrille N 26 pendant l’automne hiver 1915

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1200.html

Maurice Jean-Paul Boyau tué en combat aérien

Maurice Jean Paul Boyau, « As » français de la WW1, 35 victoires aériennes homologuées, dont 18 en collaboration et 1 probable au sein des escadrilles N 77, puis Spa 77, est tué en combat aérien aux commandes de son SPAD XIII, dans les environs de Conflans en Jarnisy, en Meurthe-et-Moselle, probablement abattu par l’as allemand Leutnant Georg von Hantelmann du Jasta 15 qui enregistre là sa 14ème victoire.

Officier de la Légion d’Honneur, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille Militaire et Croix de Guerre 1914-18 avec 14 Palmes + 1 Etoile.

Le stade omnisport de la ville de Dax porte son nom, et sa statue trône à l’entrée.

Le Sergent Maurice Boyau pose en compagnie de son Nieuport décoré d’un très long teckel :

source: http://www.crash-aerien.news/forum/ww1-la-grande-guerre-t28679-1200.html

Lire aussi  https://www.france24.com/fr/20140525-premiere-guerre-mondiale-finale-rugby-internationaux-morts-perpignan-toulouse-dax

Un rugbyman apprécié

Sélectionné six fois en équipe de France, dont à deux reprises en tant que capitaine, ce troisième-ligne à également joué au Stade bordelais et au Racing Club de France. Lors de l’entrée en guerre, il est affecté au 144e régiment d’infanterie avant d’être transféré au 18e escadron de train des équipages. Il décide ensuite de suivre une formation de pilote au service de l’aéronautique à la fin de l’année 1915. « Remarquablement doué », selon une citation qui le consacre comme officier de la Légion d’honneur en août 1918, le rugbyman enchaîne les victoires (35 homologuées) et devient le 5e As français de la Première Guerre mondiale. Mais le 16 septembre 1918, son destin de sportif et d’aviateur prend fin. À quelques semaines de l’armistice, l’avion du sous-lieutenant est touché en Meurthe-et-Moselle.

source: https://www.france24.com/fr/20140525-premiere-guerre-mondiale-finale-rugby-internationaux-morts-perpignan-toulouse-dax

Gotha abattu à Gonesse (Val-d’Oise)

Gotha abattu à Gonesse [Val-d’Oise, 16 septembre 1918] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53005283b.item

Journal samedi 16 septembre 1918

Au sud de Saint-Quentin, nous avons avancé nos lignes jusqu’aux lisières de Fontaine-les-Clercs.
Entre Oise et Aisne, nous avons procédé en divers points à des attaques locales destinées à améliorer nos positions. Malgré la vive résistance de l’ennemi, nous avons pris le village d’Allemant et le moulin de Laffaux.
Nous avons également accentué notre progression à l’est de Sancy et au nord-est de Celles-sur-Aisne.
Le chiffre des prisonniers dénombrés jusqu’ici est de 2500.
Au sud de l’Aisne, dans la région de Merval, nous avons réalisé des progrès et pris le village de Glennes. Près de 200 prisonniers sont tombés entre nos mains.
Les Anglais, au nord-ouest de Saint-Quentin ont porté leur ligne à l’est des villages de Bihécourt et de Jeancourt. L’ennemi a lancé plusieurs attaques sans succès sur les positions reconquises aux alentours d’Havrincourt. Les Anglais ont avancé leurs lignes de part et d’autre du canal de la Bassée.
Les Américains ont repoussé une contre-attaque allemande près de Jaulny. Ils ont, en un jour, de Saint-Mihiel à Jaulny, libéré 400 kilomètres carrés de territoire, capturé 15000 prisonniers, 100 canons de tous calibres et des centaines de mitrailleuses.
L’aviation britannique et la nôtre ont opéré en Woëvre et dans la région de Metz.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html

1503/13 septembre 1918

Bataille de Saint-Mihiel (Meuse) les 1é et 13 septembre (suite)

La bataille de Saint-Mihiel désigne un important engagement de la Première Guerre mondiale, sur le saillant de Saint-Mihiel, qui fut le premier auquel participèrent les troupes américaines, et qui se solda par une victoire alliée.

Dès le 24 juillet, pendant la seconde bataille de la Marne, au quartier général du château de Bombon, le maréchal Foch a exposé ses vues aux grands chefs des armées alliées, Haig, Pershing et Pétain. Les armées de l’Entente, ayant atteint l’égalité dans le nombre des combattants, la supériorité dans le nombre des divisions en réserve, ainsi qu’en matière d’aviation, de chars d’assaut et même d’artillerie, et pris l’ascendant moral, le moment est venu de quitter l’attitude générale défensive imposée jusqu’ici par l’infériorité numérique et de passer à l’offensive. L’objectif est de réduire par deux armées franco-anglaises le saillant de Montdidier pour dégager la voie Paris-Amiens, celui de la Lys par les Britanniques pour dégager les mines du Nord ainsi que le saillant de Saint-Mihiel par une armée américaine pour achever le dégagement de Paris-Avrecourt.
Il faut attendre les 12 et 13 septembre 1918 et l’aide de l’armée américaine (dont la 2e division d’infanterie) de l’American Expeditionary Force, commandée par le général Pershing, pour que cette zone soit réduite. Pas moins de 250 000 hommes sont jetés dans la bataille (dont 216 000 Américains), appuyés par 1 444 avions, 3 100 canons et 267 chars légers.
Côté allemand, 11 divisions allemande et une austro-hongroise pouvaient s’abriter dans plusieurs lignes de tranchées bétonnées.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Saint-Mihiel

Journal du vendredi 13 septembre 1918

Nous avons repoussé une contre-attaque allemande au sud-est de Roupy, en faisant des prisonniers et en capturant des mitrailleuses.
Dans la région de Laffaux et de Celles-sur-Aisne, l’ennemi a tenté six assauts successifs, qui ont été brisés. Nous avons fait 150 prisonniers.
Activité de l’artillerie dans la région de Reims et de Prosnes. Echec de coups de main ennemis en Champagne et dans les Vosges.
Les Anglais ont exécuté une heureuse opération locale au nord d’Epehy. Ils ont avancé leur ligne dans cette localité en faisant des prisonniers. Ils ont enlevé Attilly, Vermand et Vendelles et progressé aux lisières ouest du bois de Holnon. Ils ont repoussé une tentative allemande contre un de leurs postes à l’ouest de Gouzeaucourt. Ils ont progressé dans les secteurs d’Havrincourt et de Moeuvres, franchi le canal du Nord au nord-ouest d’Havrincourt, conquis des installations sur la rive ouest du canal. Ils ont, de nuit, enlevé une position très fortifiée au sud-ouest de la Bassée, en y capturant des hommes et des mitrailleuses.
Les Belges, après une courte mais violente préparation d’artillerie, ont attaqué l’ennemi sur un front de 2 kilomètres et demi. Ils se sont emparés des ouvrages qui constituaient leur objectif, gagnant 400 mètres en moyenne. Ils ont capturé 71 hommes et 5 mitrailleuses.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/septembre18.html