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1449/22 juillet 1918


Parution de La vie parisienne


La grippe espagnole frappe la Belgique

Si la première vague de grippe est moins mortelle que la seconde, elle n’en reste pas moins handicapante pour l’armée belge, et traumatisante pour ses soldats. Ceux-ci commencent à tomber malades en avril-mai 1918. Les militaires atteints sont bientôt envoyés systématiquement à l’hôpital Cabour d’Adinkerke, dans le but d’éviter autant que possible la contagion dans les autres centres de soins. Les récits belges décrivent une maladie qui s’abat soudainement sur les malades, les laissant immédiatement sans force et les soumettant à une très forte fièvre pendant deux ou trois jours (ce qui justifie le nom de  » three day fever  » rapidement donné à cette première vague dans l’armée britannique). La plupart des malades – pas tous cependant ! – survivent à cette fièvre de cheval et se rétablissent en l’espace de deux semaines.

C’est le cas de l’artilleur Edouard Froidure, que la grippe saisit le dimanche 2 juin en pleine messe célébrée par un aumônier militaire à Nieuport. Il perd connaissance et doit être emmené sur une civière par des brancardiers. On le met rapidement à l’écart des autres malades dans la baraque des  » sortants « , c’est-à-dire de ceux qui avaient de grandes chances de mourir : « Je demeurai ainsi trois jours, avec quarante degrés de fièvre, entre vie et mort. Le plus dangereux encore, le véritable coup mortel pour les plus résistants (car curieusement, en réchappaient les garçons estimés les plus faibles ou, du moins, réputés moins forts), c’était de tomber d’une température de 39 à 40 degrés à une autre de 35. Cette chute vous envoyait au cimetière… Pendant deux ou trois jours donc, je délirai, abruti ou agité selon les heures« . Le 15 juin, Froidure est tout à fait rétabli. Il l’a échappé belle. D’autres malades se rétablissent plus rapidement, comme Gustave Tiberghien qui, après trois jours de fortes fièvres à la fin juin, reprend – difficilement – son service après un seul jour de repos. La deuxième vague de l’automne laissera moins de chances à ses victimes.

Parmi elles, le grenadier Gustave Groleau. Grièvement blessé au début de l’année 1918, il doit ronger son frein à l’arrière au lieu de participer à l’offensive finale. Eloigné des rafales et des obus, il est brusquement confronté à un tout autre type de mort. Le 1er octobre, son journal traduit bien l’étonnement et la tension suscités par l’épidémie :

« Vers 9 h, j’apprenais une mauvaise nouvelle : le camarade sergent Gustave Van Erp, un Borain, venait de mourir d’une broncho-pneumonie. Que se passe-t-il dans le camp ! Les invalides augmentent journellement et tout le monde est inquiet. Les docteurs eux aussi voudraient être fixés. On ne sait au juste. D’autres de mes amis sont atteints de ce mal néfaste : les premiers sergents majors Beckaert et Vincke, le sergent-major Moetaert et le fourrier Bernier, tous quatre de forte corpulence. Quel serait ce mal qui ne pardonne pas et nous a déjà enlevé le lieutenant Touret [?] On prenait peur« .

Vincke meurt dès le lendemain : « La mort fauche parmi les sous-officiers et ma table est particulièrement atteinte. Nous sommes huit à chaque table. A la nôtre, il y a cinq malades, dont quatre très gravement ; parmi ces derniers, deux sont morts« .

source: https://www.rtbf.be/14-18/thematiques/detail_la-grippe-espagnole-frappe-la-belgique-1918-1919?id=8262630

Journal du lundi 22 juillet 1918

Nos troupes sont entrées dans Château-Thierry.
Des combats violents sont en cours au nord et au sud de l’Ourcq et entre la Marne et Reims. Malgré la résistance acharnée des Allemands, nous avons continué à progresser.
Les Anglais ont capturé quelques prisonniers et des mitrailleuses, au cours de raids et le rencontres de patrouilles au sud-ouest de la Bassée et dans les secteurs de Merville et de Dickebusch.
En Macédoine, l’ennemi a tenté sur les positions italiennes dans la boucle de la Cerna des coups de main, qui ont été brillamment repoussés. Les Bulgares ont subi des pertes sérieuses.
Les aviations alliées ont exécuté avec succès les bombardements sur les étab1issements au nord d’Okrida.
Les Italiens ont obtenu un nouveau succès dans les montagnes d’Albanie.
Un détachement d’avions de la marine anglaise a bombardé les hangars à zeppe1ins de Tondern (Slesvig). Un double hangar a été complètement détruit. Un second Hangar a été attaqué : il a été impossible de vérifier si la destruction était complète. Quatre avions ne sont pas rentrés, mais on sait que trois d’entre eux ont atterri sur le sol danois.
Nos alliés ont bombardé à nouveau les usines de Mannheim.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

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1448/21 juillet 1918

(Suite) Seconde  victoire de la Marne

Le 21 juillet, pour maintenir son pivot de manœuvre, l’ennemi contre attaque furieusement Mangin, en accumulant contre lui des effectifs sans cesse renouvelés. Les héroïques régiments Français de Mangin tiennent bon et repoussent les Allemands.

Degoutte entre dans Château-Thierry, refoulant à travers le Tardenois les divisions allemandes de Von Boëhm, dont la résistance devient décidément molle.

Le soir, la 6e Armée Française a progressé d’une dizaine de kilomètres et la ligne de nos avant-gardes passe près d’Hartennes et d’Oulchy-le-Château qui tient toujours, au delà de Grisolles, de Bézu-saint-Germain et d’Epieds .

La deuxième victoire de la Marne, prélude d’opérations de plus grande envergure, est gagnée.

Elle est complète. Elle forme un ensemble magnifique d’une perfection classique, portant la brillante empreinte de la valeur et du génie Français.

A droite et au centre, Gouraud et Berthelot, grâce au sublime esprit de sacrifice des poilus des îlots de résistance, ont constitué le mur contre lequel l’assaut des Allemands s’est brisé. C’était le 15 juillet 1918.

A gauche, De Mitry, Degoutte et Mangin ont foncé concentriquement sur l’aile droite Allemande; Et, grâce à une admirable préparation et à une foudroyante rapidité d’exécution, l’ont écrasée.

Les résultats, se sont : La capture de 20. 000 prisonniers Allemands, de plus de 400 canons Allemands, 3.300 mitrailleuses Allemandes capturées, l’absorption et l’usure irréparable de soixante divisions Allemandes, la délivrance de Château-Thierry et l’obligation pour Ludendorff d’abandonner très vite la poche de Fère-en-Tardenois où il ne peut plus ravitailler ses troupes, puisqu’il n’est maître ni de Reims, ni de la voie ferrée au sud de Soissons.

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm

Dans Château-Thierry libéré, 21 juillet
Dans Château-Thierry libéré par les Français et les Américains, la population civile sort de ses abris après des combats acharnés. Dans l’église Saint-Crépin, les objets en cuivre volés à Château-Thierry ont été rassemblés pour être emmenés en Allemagne. Albert Lebrun, ministre du Blocus et des Régions libérées, rend visite aux habitants, en compagnie du préfet de l’Aisne. Les journaux français sont à nouveau distribués dans la ville qui fut administrée par M. Lecointre durant son occupation.

Pas-de-Calais: toute relation interdite avec les indigènes, chinois et annamites

Les autorités tentent de minimiser les contacts avec la population, notamment avec les femmes françaises. Un arrêté militaire pris à Boulogne le 21 juillet 1918 interdit à la population toute relation familière avec les travailleurs indigènes, chinois, annamites, etc. En vertu de cet arrêté, une jeune Boulonnaise qui avait envoyé une carte à un travailleur chinois est poursuivie devant le tribunal de simple police de la ville. Elle est finalement acquittée.

Mais en réalité, les rapprochements sont beaucoup moins nombreux que les actes de xénophobie subis au quotidien. Jusque-là, les rapports entre coloniaux et autochtones se limitaient aux expositions universelles et coloniales et ce, uniquement dans les grandes villes. On imagine la crainte mêlée de curiosité que provoque leur arrivée dans les campagnes reculées.

source: http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Les-travailleurs-chinois-du-Pas-de-Calais

Le 44 ème en montagne de Reims et dans les Ardennes

lire sur http://georgesfourneret.fr/wa_files/6_20JMO_2044_C2_B0_20W2_20-_20copie.pdf

video de juillet 1918

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source: http://www.ecpad.fr/juillet-1918-les-annales-de-la-guerre-71/

Journal du dimanche 21 juillet 1918

L’avance de nos troupes continue sur le front de Champagne.
Entre Aisne et Marne, les Franco-Américains ont poursuivi leur offensive en refoulant l’ennemi qui se défend avec opiniâtreté. Ils ont atteint Ploizy, Parcy- Tigny, dépassé Saint-Remy, Blanzy et Roget-Saint-Albin. Plus au sud, nous tenons la ligne générale Pries, plateau nord-est de Courchamps.
Entre la Marne et Reims, de violents combats sont en cours.
Les troupes franco-britanniques, attaquant avec vigueur, se sont heurtées à des forces importantes. En dépit de la résistance acharnée de l’ennemi, nous avons gagné du terrain dans le bois de Courton, dans la vallée de l’Ardre et vers Sainte Euphraise. Le chiffre de nos prisonniers, depuis le 18, dépasse 20000. Plus de 400 canons sont tombés entre nos mains.
Les Anglais, dans le secteur de Meteren, ont avancé sur un front de quatre kilomètres. Ils ont pris le village et un groupe de maisons situé au sud-ouest. L’ennemi a opposé une résistance acharnée. Le nombre de prisonniers qu’ont capturé nos alliés est de 436. Ils ont également réussi un raid près de Beaumont-Hamel, pris des hommes et des mitrailleuses.
Succès italien dans le massif de l’Adamello.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1447/20 juillet 1918

(Suite) Seconde victoire de la Marne

Le 20 juillet, pour éviter l’étranglement de la poche de Château-Thierry et la perte des troupes qui y sont engagées, Ludendorff envoie cinq divisions fraîches de renfort contre notre 10e Armée française.

Le Général Mangin progresse tout de même vers Hartennes et maintient sur tout son front les gains de la veille; mais les efforts de notre 41e division Française se brisent contre la résistance d’Oulchy-le-Château.

Le Général Degoutte, lui, pousse vigoureusement de l’avant; et c’est maintenant de ce côté, la lutte pour Château-Thierry, déjà débordé par le Nord, cependant que de Mitry continue sa pression au sud, et que la 5e Armée Française de Berthelot attaque la poche par l’est .

source: http://chtimiste.com/batailles1418/1918marne.htm

Journal du samedi 20 juillet 1918

Entre Aisne et Marne, nos troupes, surmontant la résistance de l’ennemi qui a amené de nouvelles réserves, ont réalisé une avance sensible et accru le chiffre de leurs prisonniers. La bataille se poursuit avec acharnement.
A l’ouest de Reims, nos troupes ont mené de vives attaques. Au sud de la Marne, nous avons repris Montvoisin et rejeté l’ennemi aux lisières est d’Oeuilly.
Au nord de la rivière, nous avons réalisé des progrès dans le bois du Roi, ainsi que dans le bois de Courton, entre la Poterie et Pourcy, et porté nos lignes un kilomètre à l’ouest.
Plus au nord, les Italiens ont enlevé le moulin de l’Ardre et conquis du terrain dans la région de Bouilly. Au cours de ces actions, nous avons capturé 4 canons et 30 mitrailleuses et fait 400 prisonniers.
Entre Montdidier et Noyon, ainsi qu’en Woëvre, des coups de main sur les lignes ennemies nous ont permis de ramener une centaine de prisonniers.
Les Anglais ont repoussé des raids dans les secteurs de Villers-Bretonneux et de Morlancourt. Ils ont exécuté des coups de mains heureux aux environs de Bucquoy, de Willerwal et de Locre et fait quelques prisonniers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1446/19 juillet 1918

(Marine) Le paquebot australien torpillé à Port Saïd

Le 19 juillet 1918, le paquebot Australien, qui transporte des troupes et du ravitaillement de Marseille à Port Said est torpillé à 18h20 puis en feu met 12 heures à couler le 20 juillet 1918 à 6h30. On compte une cinquantaine de morts dont 19 parmi l’équipage.

Un témoignage:

Malte 21 juillet 1918
Cher papa et soeurette

 Je profite du départ de l’équipage de « L’Australien » pour Marseille pour vous envoyer de mes nouvelles. Je suis en très bonne santé, rescapé de l' »Australien ». Nous avons été torpillés le 19 à 6 h 25 du soir. Nous étions tous tranquillement à table. Te décrire l’émotion, la panique, le sauvetage, serait trop long. Je suis sain et sauf et beaucoup d’autres avec moi. Mon journal de voyage, plus tard vous donnera des renseignements ainsi que les photos que j’ai prises le bateau en feu, car j’ai sauvé mes deux appareils. J’avais acheté un stereoscopique à Marseille le 16 courant. Je les avais dans ma musette en cas de torpillage et j’ai pu les sauver. Il y a eu très peu de morts et de blessés, 5% sur 1000 environ et le sauvetage s’est très bien opéré. J’ai perdu tous mes bagages. J’ai juste sauvé 200 F que j’avais eu la précaution de mettre dans la poche de ma chemise kaki et qui m’ont servi à me remonter ici en rasoir, accessoires de toilette, petit linge, etc

Les anglais ici nous ont très bien reçu. Nous sommes nourris à l’anglaise, sans pain ni boisson. À 8 heures casse croute, à 4 heures 1/2 Five ocklok thé confiture et beurre avec pain, le soir à 9 heures souper. Nous ne connaissons pas le goût du vin. J’ai pu avoir un casque anglais car mon képi était resté dans le salon que tout le monde a quitté en vitesse à l’appel de la sirène pour se précipiter à une échelle où une personne peut passer!

Nous avons été sauvés par une canonnière anglaise qui faisait partie de notre escorte pour l’Indo-chine et débarqués à Malte le 20 à 10 heures du matin où nous sommes logés dans le camp anglais. Quand vous m’écrirez mettez H.L. serg. Major embarqué à bord de l’Australien à destination de Saïgon (Indo-Chine) Malte. J’ai prévenu le receveur des postes et tout mon courrier suivra

source: http://www.messageries-maritimes.org/austral2.htm

Journal du vendredi 19 juillet 1918

Nos troupes ont attaqué les Allemands sur un front de quarante-cinq kilomètres, entre l’Aisne et les environs de Château-Thierry. Les points de départ étaient Ambleny, Troesnes, Bouresches, etc. Nous avons pris pied sur les plateaux au sud-ouest de Soissons et dans la région de Chaudun. Nous avons progressé par de violents combats au nord et au sud de l’Ourcq et à l’extrême pointe de la ligne, dépassé Belleau. Nous avons fait plusieurs milliers de prisonniers.
Sur le front de la Marne et de la Champagne, aucun changement. Au sud-est de Nanteuil-la-Fosse, nous avons arrêté net une violente poussée de l’ennemi. Au nord de Prosnes, une attaque, menée par les troupes de la garde, a complètement échoué.
Sur le front britannique, les troupes australiennes ont exécuté une action locale heureuse dans le voisinage de Villers-Bretonneux. Elles ont avancé leur ligne sur un front de plus d’un mille. Deux canons de campagne ont été capturés, ainsi qu’un certain nombre de prisonniers et quelques mitrailleuses.
Nos alliés ont également amélioré leurs positions au nord de Bailleul. Ils ont réussi un raid au sud de cette ville et repoussé un coup de main au sud de Bucquoy. Activité de l’artillerie allemande dans la région de Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1445/18 juillet 1918: hécatombe de soldats du 1er régiment de zouaves à Longpont (02)

(Suite)Le généralissime Foch passe à la contre-offensive

Le 18 juillet 1918, après quatre ans de guerre, le généralissime Foch passe à la contre-offensive avec les premières troupes américaines dans la région de Villers-Cotterêts.

Pour la première fois sont utilisés à grande échelle les chars d’assaut. Les Allemands sont partout repoussés. Ils subissent leur plus grave défaite à Montdidier, le 8 août, et dès lors engagent une retraite générale.

source: https://www.herodote.net/almanach-ID-2987.php

Hécatombe de soldats du 1er régiment de zouaves à Longpont (02)

Sur le monument aux morts de Longpont, une plaque rappelle que ce paisible village de la forêt de Villers-Cotterêts s’est retrouvé sur la ligne de front au cours des combats de juin et juillet 1918, lorsque l’offensive allemande lancée le 27 mai sur le chemin des dames avait mené les troupes de l’Empereur jusqu’aux limites de la forêt. Le 6 juin, le front s’était stabilisé sur une ligne passant de la ferme de Vertes-Feuilles à Longpont, devant la Ferté-Milon et jusqu’à Chezy-en-Orxois.

On peut lire sur cette plaque : « Aux 5 officiers et 189 sous-officiers, caporaux et zouaves du 1er Régiment de Zouaves, tombés le 18 juillet 1918 en libérant Longpont ».

Le 18 juillet 1918 correspond au premier jour del’offensive Mangin partie de la forêt de Villers-Cotterêts, portée par 300 chars et 40 escadrilles. Débutée à 4h35 par un barrage roulant, elle fut rapidement couronnée de succès. Dès 10 heures, l’infanterie avait atteint Chaudun et était parvenue en face de Vierzy et de Villers-Hélon, à 6 kilomètres de la base de départ. Le 6 août, le front s’était déplacé sur une ligne allant de Soissons à Muizon, en passant par Braine et Fismes.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/plaque-au-1er-regiment-de-zouaves-longpont.php

Journal du jeudi 18 juillet 1918

Au sud de la Marne, les Allemands poussant des forces nouvelles, ont attaqué les hauteurs au nord de-Saint-Agnan et de la Chapelle-Monthodon. ILs ont réussi à pénétrer dans la Bourdonnnerie. La bataille se poursuit avec âpreté sur les pentes boisées immédiatement au sud de ce point.
Plus à l’est, en dépit d’attaques très vives, nous avons maintenu l’ennemi aux lisières sud des bois de Bouquigny et de Nes1es.
Les Allemands ont tenté un puissant effort en direction de Montvoisin, dont ils ont pu s’emparer. Mais une contre-attaque de nos troupes les ont rejetés de cette 1oca1ité.
Entre la Marne et Reims, des combats violents sont en cours dans les bois de Courton. Une attaque ennemie dans la région de Vrigny a complètement échoué.
A l’est de Reims, les attaques 1oca1es de l’ennemi sont restées infructueuses. Dans la région de Prunay, en renouvelant ses assauts sur Beaumont, il a subi un sanglant échec. Partout, nous avons intégralement maintenu nos positions.
A l’est de Villers-Bretonneux, les Anglais, à la suite d’une heureuse opération de détail exécutée pendant la nuit, ont fait quelques prisonniers et capturé des mitrailleuses.
Un coup de main allemand a échoué dans le même secteur. Les Anglais ont fait des prisonniers dans un raid aux environs d’Hulluch. Activité de l’artillerie allemande dans les secteurs de la Somme et de l’Ancre, au nord de la Scarpe, au nord-est de Béthune et au nord de Bailleul.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1444/17 juillet 1918

Exécution des Romanov

Dans la nuit du 16 juillet 1918 sont exécutés le dernier tsar de Russie, Nicolas II, son épouse Alexandra, leurs quatre filles, le tsarévitch Alexis, et les membres de leur entourage.

Lire aussi: https://www.ouest-france.fr/monde/russie-les-restes-du-dernier-tsar-et-de-sa-femme-exhumes-3712722

https://www.lexpress.fr/informations/ainsi-finirent-les-romanov_595474.html

une video: https://www.lexpress.fr/informations/ainsi-finirent-les-romanov_595474.html

(Insolite) otaries et girafes ruinent le Jardin d’Acclimatation

Le prix de la carotte et du poisson a tellement grimpé que les zoos n’arrivent plus à nourrir leurs animaux. 18 francs par jour pour une otarie. Le Figaro du 17 juillet 1918 nous informe que seules 4 ou 5 girafes vivent encore en Europe.

«Les éleveurs d’animaux rares deviennent, en raison du prix de la vie, de plus en plus rares, eux aussi.

Et ce n’est plus une entreprise possible que de nourrir un fauve. Il est à souhaiter que ceux qui écriront plus tard la “petite histoire” de la guerre nous fournissent des précisions à ce sujet. Et voici un détail qu’on peut dès maintenant noter.

Le Jardin d’acclimatation a conservé, pour l’amusement de ses visiteurs, deux girafes et une otarie. Il n’y a plus, paraît-il, que quatre ou cinq girafes vivantes en Europe, à l’heure qu’il est; et l’on ne saurait croire ce que de si longs corps sont chers à nourrir, quand le riz est rare et la carotte hors de prix. Mais l’otarie, surtout, est ruineuse. Elle ne se nourrit, elle, que de poisson.

Les repas de l’otarie coûtent, à la direction du Jardin d’acclimatation, dix-huit francs par jour!» écrit Le Figaro du 17 juillet 1918.

source: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/17/26002-20140717ARTFIG00080-17-juillet-1918-otaries-et-girafes-ruinent-le-jardin-d-acclimatation.php

Traité de Paris avec Monaco

Le traité de Paris du 17 juillet 1918 est un traité passé entre la France et le représentant du prince souverainAlbert Ier de Monaco et qui a porté atteinte à lindépendance de la principauté de Monaco.

La première singularité est quil sagit dun traité secret dont lexistence ne sera révélé que lors de la Conférence depaix de Paris (1919).

Le gouvernement français, confronté aux offensives allemandes de la fin de la Grande Guerre, a pu vouloirsassurer de la maîtrise sur Monaco même en cas de victoire allemande.

Pour la Principauté le traité de Paris de 1918 a rappelé douloureusement le traité de Stupinigi de 1817, passé avecle royaume de Sardaigne.

source: http://fracademic.com/dic.nsf/frwiki/1654277

A propos du char FT 66906

Ce Renault FT 66906 (As de coeur sur triangle) appartient à la deuxième section d’une troisième compagnie de Bataillon de char Léger.

source: https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=52700

Carnet de guerre de Paul Champdavoine, du 18e RI

17 juillet 1918, secteur Allemant, Aisne

« Il ne me répond pas, je lui touche le front, j’ai vu qu’il était bien mort. À ce moment il m’est venu à l’idée un certain plaisir, que tous les combattants excuseront, car beaucoup connaissent les souffrances de la soif et elles sont cruelles, c’était que j’allais pouvoir lui prendre son bidon et en boire le contenu. Je regarde, il n’avait pas de bidon mais il avait une peau de bouc comme presque tous les soldats pyrénéens, j’étais déjà content, je retourne un peu ce malheureux copain, mais la gourde était prise dans les branchages. Pas moyen de l’avoir. Alors je coupe la courroie et j’attire précipitamment l’objet de ma convoitise. Et là, cruelle désillusion, deux éclats d’obus l’avaient traversé et on voyait que le vin s’était répandu donc le pauvre vieux avait encore à boire au moment où il fut tué. »

suite: http://www.guerre1418.org/html/temoignages1918.html

Journal du mercredi 17 juillet 1918

La bataille a continué sur le front de Champagne, mais en affectant plutôt l’aspect d’une série de violentes actions locales, les Allemands étant quelque peu fatigués.
Bataille acharnée au sud de la Marne. Les forces ennemies qui avaient passé la rivière, ont tenté d’en remonter le cours. Nos troupes ont ralenti cette poussée par une défense pied à pied et ont maintenu les Allemands sur la ligne Oeuilly-Leuvrigny.
Nous avons contre-attaqué sur le front Saint-Agnan-la Chapelle-Monthodon où, avec les Américains, nous avions fait la veille un millier de prisonniers. Nous avons enlevé ces deux localités, et reporté nos lignes sur les hauteurs qui dominent la vallée de la Marne, dans la région de la Bourdonnerie et de Clos-Milon.
Entre la Marne et Reims, les troupes franco-italiennes ont repoussé plusieurs tentatives de l’ennemi et conservé leurs positions.
A l’est de Reims, les Allemands ont repris leurs attaques après des préparations d’artillerie. Une puissante tentative en direction de Beaumont-sur-Vesle n’a pas réussi à déboucher de Prunay.
Deux attaques ennemies ont échoué dans le secteur de la Suippe. Vive action au nord de Prosnes et à l’est de Tahure où tous les efforts allemands ont été brisés avec de lourdes pertes.
Les troupes néo-zélandaises ont réussi un raid près d’Hébuterne.
Dans la région de Vetrenik, les troupes Serbes ont exécuté avec succès un coup de main dans les tranchées bulgares.
En Albanie, sur la rive droite du Devoli, nous avons occupé les villages de Rostani, Bostani, Vina, et poussé nos reconnaissances jusqu’au cours de la Holta. 620 prisonniers ont été capturés.
Sur le front italien, activité de combat au nord de Grappa. Nos alliés ont capturé 3 officiers et 91 hommes. Ils ont mis en fuite deux postes ennemis et abattu 12 avions ennemis.
Le comte Burian, ministre des Affaires étrangères austro-hongrois, a lancé, sous forme indirecte, un nouvel appel à la paix.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html

1443/16 juillet 1918: le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Le 2 ème RI contre attaque à la Chapelle Mothodon (02)

Ici, dans ce vallon du Ru des Vieux Prés est venue s’échouer le 15 juillet 1918 la dernière offensive allemande. Ce mémorial de la Ferme de la Verdure en perpétue le souvenir.

Le 15 juillet 1918, précédées par un très violent tir d’artillerie, les troupes d’assaut allemandes franchissent la Marne, submergent nos positions et atteignent ce ruisseau. Elles y sont arrêtées par nos défenseurs de la 20ème division installés défensivement sur les hauteurs sud.

Le 16 juillet, depuis ce vallon, le 2e RI (20ème division) passe à la contre attaque et après de très durs combats s’empare des hameaux de Chézy, de Montleçon et de la Ferme de la Bourdonnerie. Par un retour offensif, les Allemands reprennent la ferme. Plus à l’est, le 77e RI (18e division) reprend la Ferme des Pozart.

Le 17 juillet, nouvelle contre attaque française par les 18ème BCP, 25e RI, 147ème RI et 32eRI. La progression est difficile et meurtrière due à la présence d’un grand nombre de mitrailleuses allemandes. La Ferme de la Cressonnière est reprise ainsi que la Bourdonnerie mais là encore, les Allemands contre attaque et reprennent la ferme.

Devant l’échec de l’offensive, l’état major Allemand décide de replier ses divisions engagées au sud de la Marne dans la nuit du 18 au 19 pour l’artillerie et du 19 au 20 pour l’infanterie.

source: https://www.valleesenchampagne.fr/mémoire-de-nos-vallées/combats-à-la-chapelle-monthodon-guerre-de-1914-1918/

Une infirmière miraculée: Henriette Bressolles 

Fille d’un officier supérieur, Mademoiselle Bressoles s’était engagée à 18 ans comme infirmière militaire dans une une ambulance chirurgicale volante. Par son comportement héroïque elle mérita  quatre citations, la médaille de Reconnaissance Française et sera même proposée pour la Légion d’Honneur. Le 16 juillet 1918, dans la région de Dormans, elle porta secours, sous un violent tir de barrage, à un prêtre-soldat dont le bras et la jambe gauche viennent d’être arrachés par des éclats d’obus. Comme elle s’efforçait  de soulever de terre le grand blessé, elle ressentit brusquement un craquement et une très vive douleur dans la colonne vertébrale. Rentré à l’ambulance, elle éprouva une grande  peine se redresser. Malgré ses douleurs elle refusa  toute évacuation jusqu’au soir où un obus tomba à quelques mètres d’elle et la projetta à terre. Henriette fut retrouvée  une heure après, évanouie avec un éclat dans la jambe.

la suite sur : http://www.1914-1918.be/inf_miraculee.php

Journal du mardi 16 juillet 1918

Après une violente préparation d’artillerie, les Allemands ont attaqué depuis Château-Thierry jusqu’à la Main-de-Massiges, sur un front de 80 kilomètres.
La lutte a été d’une extrême violence. A l’ouest de Reims, des combats acharnés ont eu lieu autour de Reuilly-Courthezon, Vasly. L’ennemi a réussi à s’infiltrer au sud de la Marne, entre Dormans et Fossoy. Une contre-attaque des Américains a refoulé les Allemands qui avaient franchi le fleuve à l’ouest du Fossoy.
Entre Dormans et Reims, nos troupes et les troupes italiennes résistent sur une ligne Châtillon-s.-Marne, Cuchery, Marfaux, Bouilly.
A l’est de Reims, de Sillery à Massiges, nos contingents ont opposé une défense irréductible. La ligne passe par Prunay, les Marquises, au nord de Prosnes et de Souain.
Les Anglais ont avancé leur ligne en Flandre, à l’est du lac de Dickebusch, sur un front de deux kilomètres. Ils ont fait 296 prisonniers, capturé quelques mitrailleuses ainsi que du matériel. Leurs pertes ont été légères. Ils ont amélioré leurs positions légèrement au sud de Villers-Bretonneux et fait quelques prisonniers. D’autres ont été également capturés dans un raid heureux aux environs d’Ayette.
Activité d’artillerie au sud d’Arras, au nord de Béthune et dans le secteur de Locre.
Les troupes anglo-indiennes ont fait 50 prisonniers à l’est du Jourdain, en Palestine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet18.html