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1298/21 février 1918

Journal du jeudi 21 février 1918

Trois coups de main ennemis sur nos petits postes dans la région du bois de Quincy, au nord-ouest de Courcy et dans le secteur de Vauquois, ont échoué sous nos feux.
En Lorraine, au nord de Bures, et à l’est de Moncel, nos détachements ont pénétré profondément et sur un large front, dans les lignes allemandes. Cette opération brillamment conduite, nous a permis de ramener un nombre de prisonniers dont le chiffre dépasse 400.
Dans les Vosges, lutte d’artillerie assez active (région de la Fave).
Quatre avions allemands ont été abattus par nos pilotes. Un cinquième avion a été détruit par le tir de nos canons spéciaux. En outre, trois autres avions ennemis sont tombés dans leurs lignes, endommagés gravement à la suite de combats.
Sur le front britannique, l’ennemi a tenté un raid, après un gros bombardement, à l’est d’Arleux-en-Gohelle. Ce raid a été complètement repoussé. Un certain nombre d’Allemands ont été tués ou faits prisonniers.
Nos alliés ont réussi une opération de détail au nord de Wytschaete.
En Macédoine, les Serbes ont pénétré dans les positions ennemies sur la Vetrenik.
Canonnade sur le front italien. Des groupes ennemis ont été repoussés, laissant des prisonniers dans le Giudicarie et à l’est du mont Pertica. Une escadrille anglaise a bombardé l’aérodrome de Gosavoi.
Avance britannique en Palestine, au nord de Jérusalem.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

Le 21 février 1916 début de l’enfer à Verdun

Déjà à l’époque on évoquait le #balancetonporc !

verdun

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Henri Zislin, caricaturiste

Henri Zislin, illustrateur et caricaturiste mulhousien est le symbole même de l’attachement d’une partie des alsaciens à la France. Né en 1875 alors que la région vient d’être rattachée à l’Allemagne, Henri Zislin est très vite un anti-germaniste notoire et sa plume caustique, virulente et insolente fait de Guillaume II l’une de ces cibles favorites.

Sa critique de l’ingérence allemande commence bien avant la guerre. Dessinateur de formation, il commence par travailler pour l’industrie textile. Très vite, Henri Zislin fonde des revues satiriques comme l’hebdomadaire « Dur’s Elsass » qui paraît à partir de 1907. Très souvent dans ses caricatures l’Alsace plie sous le joug de l’envahisseur allemand.

Ses dessins lui vaudront des séjours en prison et de fortes amendes. Mais très vite reconnu pour son talent, Henri Zislin est soutenu par la population et la presse française. Le journal « Le Rire » par exemple lance une grande souscription pour l’aider.

Lorsque la guerre éclate, Henri Zislin se réfugie côté français et s’engage dans l’armée. Il est chargé – du fait de ses compétences linguistiques – de la propagande officielle contre les allemands dans les zones alsaciennes reconquises : Dannemarie, Masevaux, Thann entre autres.

Il publie ses dessins notamment dans le « Kriegs Berichte », littéralement les rapports de la guerre. Le militarisme allemand et la captive alsacienne sont toujours au cœur des préoccupations du dessinateur. Cette publication est bien sur distribuée coté français mais aussi clandestinement côté allemand.

La suite sur France 3 Grand Est https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/alsace/histoires-14-18-henri-zislin-caricaturiste-1419497.html

Verdun: quand l’ADN sort un Poilu de l’anonymat

Un siècle après avoir disparu dans la bataille de Verdun, le sergent Claude Fournier sera inhumé, mercredi, dans la nécropole nationale de Douaumont (Meuse) en présence de son petit-fils. Il s’agit du premier soldat français de 14-18 identifié génétiquement.

« Il y a toute une série de petites circonstances miraculeuses » qui ont permis à « cette belle histoire », débutée par un coup de pelleteuse le 6 mai 2015, de connaître un dénouement « extraordinaire », sourit Bruno Frémont, médecin légiste à Verdun.

Lors de travaux au Mémorial de Fleury-devant-Douaumont, un engin met au jour « trois squelettes quasiment entiers, complètement enchevêtrés », raconte-t-il. Dans la glaise, godillots cloutés, baïonnettes Rosalie, balles Lebel « luisantes », casque Adrian et même une fiole de Ricqlès exhalant encore une odeur de menthe, sont retrouvés. Par miracle – et sur insistance du Dr Frémont -, une plaque d’identité militaire est retrouvée dans un tas de terre évacuée à 200 m du trou. Le minuscule objet en zinc et aluminium appartient à Claude Fournier, incorporé en 1900 à Mâcon. Les archives révèlent qu’il appartenait au 134e régiment d’infanterie et a été « tué à l’ennemi » devant Douaumont, le 4 août 1916, à l’âge de 35 ans.

« À deux reprises, il a fait acte de bravoure » et avait été décoré, souligne son petit-fils, Robert Allard.

La suite sur le site du Télégramme http://www.letelegramme.fr/france/verdun-quand-l-adn-sort-un-poilu-de-l-anonymat-19-02-2018-11857126.php

Lire aussi: http://www.cnewsmatin.fr/france/2018-02-18/le-sergent-fournier-premier-poilu-de-verdun-identifie-grace-son-adn-775007

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/02/19/01016-20180219ARTFIG00092-le-premier-poilu-identifie-par-son-adn-va-etre-inhume.php

Livre: La dernière division – Sacrifiée à Soissons pour sauver Paris – 27 mai au 5 juin 1918

Sortie d’un nouvel ouvrage de Renaud Patrick-Charles:  La dernière Division – Sacrifiée à Soissons pour sauver Paris (27 mai 1918 – 5 juin 

Émergeant de la brume, des silhouettes casquées et grisâtres franchissent l’Ailette et s’emparent des crêtes du Chemin des Dames, sévèrement bombardées les heures précédentes. Trois jours plus tard, les Allemands atteignent la Marne et menacent Paris, comme à l’été 1914. Surpris, le commandement français doit improviser pour endiguer coûte que coûte la déferlante que personne n’attendait sur cette portion du front. La bataille se raidit sur l’aile droite de l’offensive allemande et Soissons devient rapidement une charnière pouvant ouvrir la route vers Paris. Stationnée à Saint-Dié dans les Vosges, la 170e division d’infanterie est en manœuvre dans la forêt de Compiègne lors de ces événements. La « p’tite dernière » de l’armée française est aussitôt jetée dans la fournaise à Soissons… Avec « La dernière division », l’auteur, s’appuyant sur les archives officielles et les écrits inédits laissés par les protagonistes dont il a retrouvé les familles à l’issue de longues recherches, vous fait revivre heure par heure un épisode méconnu de l’histoire qui aurait pu modifier le cours de la guerre, à un moment où les Allemands bénéficiaient de la supériorité numérique, juste avant que les Américains n’entrent en lice. Vous découvrirez comment l’un des secteurs les plus emblématiques du Chemin des Dames a si facilement été reconquis, puis vous suivrez la 170e division dans la Cité du vase et sur les rives de l’Aisne, tout en faisant connaissance avec des hommes dont l’histoire avait déjà retenu les noms, comme l’aspirant Louis Jaurès, fils du parlementaire socialiste Jean Jaurès assassiné le 31 juillet 1914, ou le lieutenant Léon Forzinetti dont le père fut le tout premier défenseur du capitaine Dreyfus. « Sacrifiée », la 170e division a payé le prix fort avec la perte de plus du tiers de ses effectifs et une ingratitude du commandement qui releva ses chefs parce qu’elle avait été contrainte de reculer sans pour autant concéder la victoire à l’adversaire. Or, cette résistance opposée jour et nuit durant une semaine a sans doute permis au général Foch de s’organiser et de rassembler les forces nécessaires pour lancer une contre-attaque victorieuse, celle qui débouchera sur l’armistice quelques semaines plus tard…

1297/20 février 1918

Des otages français en Lithuanie

prisonniers

Les registres de la Croix-Rouge contiennent une liste de 989 noms établie le 20 février 1918 : 593 hommes et 396 femmes, otages venus de France occupée, déportés en Russie occupée et vers Holzminden, en représailles des Alsaciens détenus (en France non occupée) : Est-ce le nombre exact de déportés, alors qu’on cite généralement 600 hommes (pour la Lithuanie) et 400 femmes (pour Holzminden) ?? Il semble pourtant que cette liste tienne compte des morts – en route ou sur place – comme par exemple Emile BAUDELOT, de Vrigne au Bois (Ardennes), le premier à décéder -dans le train- à Hohensalsa le 8 janvier 1918. Malgré l’acharnement de l’occupant à respecter les nombres prévus, (compter et recompter n’est pas une légende, non plus dans les camps de la guerre suivante) remplaçant ceux qui ne pouvaient embarquer par d’autres otages, c’est probablement le nombre le plus exact.

source: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2012/12/09/35349428.html

Journal du mercredi 20 février 1918

Actions d’artillerie violentes, au cours de la nuit, dans la région sud de la forêt de Saint-Gobain, dans le secteur de Chavignon, et au nord-ouest de Bezonvaux.
Nos pilotes ont abattu ou gravement endommagé, au cours de nombreux combats, dix-huit appareils allemands. En outre, un ballon captif ennemi a été incendié.
Nos escadrilles de bombardement ont lancé 16000 kilos d’explosifs sur des objectifs ennemis, notamment sur les gares de Metz-Sablons, Forbach, Bensdorf, les dépôts d’Ensisheim, où un violent incendie s’est déclaré, ainsi que sur certains terrains d’aviation.
Les Anglais ont réussi des raids sur trois points différents.
Au sud-est d’Epéhy, les troupes irlandaises ont pénétré dans les tranchées ennemies, vers la ferme Gillemont et ramené des prisonniers.
Au sud de Lens, les troupes canadiennes ont ramené cinq prisonniers.
Plus au nord, les troupes du Lancashire du nord et du yorkshire ont fait, sur un large front, un raid dans les tranchées allemandes dans la partie sud de la forêt d’Houthulst. Un grand nombre d’ennemis ont été tués, vingt-sept prisonniers ont été faits.
Au front italien, lutte d’artillerie sur le plateau d’Asiago et dans le secteur Posina-Astico-Priula.
Des groupes importants d’ennemis ont été dispersés par le feu de l’artillerie. Vicence a été bombardée. Il y a quelques victimes.
Le Soviet des commissaires du peuple a déclaré accepter les conditions fixées à Brest-Litowsk par les empires centraux. Le général Hoffmann, chef d’état-major allemand au front oriental, a demandé à Petrograd une certification du radio qui lui avait été transmis à ce sujet. Un courrier russe a été envoyé à Dwinsk qui a été occupé en même temps que Luck par les Allemands.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1296/19 février 1918: les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

Victoire aérienne  du Sergent Frank Leaman Baylies

aviateurLe 19 février 1918 Baylies abattait un biplace qui inaugurait une série de 12 victoires dont la plupart furent remportées dans le ciel du Santerre. Le 11 avril il descendit un biplace à Mesnil-Saint-Georges et le lendemain mit en flammes un avion d’observation au sud de Moreuil. Le mois de mai fut particulièrement riche de succès : le 2 un Rumpler C à Assainvillers constituait sa 6e victoire alors qu’il revenait de patrouille avec Bozon-Verduraz et le 3 accompagné du Mdl Dubonnet c’était un biplace qui s’écrasait près de Montdidier (Leutnant Willi Karbe et Erich Meuche Fl Abt. 245). Poursuivant sur sa lancée il abattait un Halberstadt C le 9 dans le secteur Braches-Gratibus et récidivait le 10 avec un biplace à Montdidier. La fin mai fut l’apothéose avec le 28 un avion d’observation à Courtemanches, une 11e victoire à Etelfay le 29 et la 12e et dernière le 31 à Montdidier. A ce tableau de chasse impressionnant s’ajoutent 5 victoires probables.

« Sa tactique était simple » écrivait un camarade « extrêmement simple. Quand il apercevait un ennemi il fonçait et peu importe le nombre des ennemis où la distance qui le séparait de nos lignes ».

source: http://santerre1418.chez.com/illu/leamanbaylies09g.jpg

Réorganisation de la gendarmerie

Le lieutenant-colonel Plique est en effet le premier témoin du regain d’intérêt manifesté à l’égard de la gendarmerie par le nouveau ministre de la Guerre et président du Conseil, Georges Clemenceau. Ce dernier s’étonne de constater que « la gendarmerie n’est actuellement représentée à mon administration centrale que par un bureau civil et une section technique réduite à deux officiers de l’arme. Cependant, de graves questions se posent qui intéressent l’existence même de la gendarmerie : amélioration de la situation matérielle et morale des gendarmes en vue de faciliter leur recrutement, recrutement des officiers, organisation plus rationnelle de l’emploi de l’arme, et, d’une manière générale, refonte des règlements pour une meilleure adaptation aux besoins de l’après-guerre ». C’est pourquoi est décidée, le 19 février 1918, la nomination de Joseph Plique comme sous-directeur de la gendarmerie au sein du ministère, à la tête d’un petit état-major 34. Certes, cette création prévue « pour la durée de la guerre » doit rester provisoire. Il n’empêche que la gendarmerie, en peu de temps, se trouve représentée en haut lieu : Bouchez auprès du commandant en chef, et Plique auprès du président du Conseil, peuvent dès le printemps 1918 lancer de profondes réformes, dont beaucoup étaient attendues depuis longtemps. La première mesure intervient dès le 21 février avec l’attribution du statut de sous-officier à tous les gendarmes titulaires. Cette mesure, dont le coût est nul, a en revanche un fort impact idéologique. D’une part, elle vise très clairement à soutenir les prévôtaux, rudement éprouvés depuis le début de la guerre, en affirmant que le pouvoir et le commandement penchent désormais en leur faveur face au troupes, et qu’ils « auront ainsi plus d’autorité vis-à-vis des militaires des autres armes et des populations » . D’autre part, elle annonce des évolutions de la condition des hommes, et une augmentation des soldes : « En attendant que les améliorations nécessaires puissent être apportées à la situation matérielle des gendarmes, il est indispensable de rehausser dès maintenant leur prestige en consacrant, par un texte réglementaire, l’assimilation qui existe en fait entre les gendarmes et les sous-officiers. »

source: http://journals.openedition.org/rha/5412

Les Américains en Bretagne: source de profits ou de désordres

(…)Armandine Le Douarec, épouse d’un avocat rennais servant alors comme officier au 241eRI, écrit d’ailleurs à son mari, dès juillet 1917, que « la caserne Saint-Georges est évacuée de tous ses soldats et en nettoyage complet, sans doute pour recevoir les Américains que l’on dit cousus d’or ». Elle y revient quelques jours plus tard : « les Américains sont attendus, mais ils ont refusé par avance la caserne Mac-Mahon, située trop loin de la ville » explique-t-il à son époux. « Ils veulent être dans la ville pour pouvoir aller au café et pour leurs fêtes » croit-elle savoir. « A Nantes, ils sont arrivés et ils paient tout en pièces d’or ». Un pouvoir d’achat sans comparaison avec celui des poilus et un goût prononcé pour la fête : tel est en effet, dès cette date, l’image pas forcément très reluisante des doughboys. Bien que sur le front, le Léonard René-Noël Abjean n’ignore rien de ce qui se passe chez lui : son frère lui a en effet écrit « que 20 Américains sont venus l’autre jour faire la bombe à Plouguerneau », ainsi qu’il le note lui-même à destination de son épouse le 26 avril 1918.

En cela d’ailleurs, ces Bretons, civils comme militaires, rejoignent l’opinion de nombre des poilus de Bretagne qui côtoient les Américains au quotidien sur le front à compter de l’hiver 1917-1918. « Les Américains sont tous des ivrognes et ont beaucoup d’argent » écrit par exemple dans son carnet, à la date du 19 février 1918, l’artilleur Léon-Antoine Dupré, affecté au 35e RAC de Vannes. 

source: http://enenvor.fr/eeo_actu/wwi/la_presence_americaine_en_bretagne_une_source_de_profits_ou_de_desordres.html

Journal du mardi 19 février 1918

Actions d’artillerie violente dans la région du bois Mortier et de Vauxaillon.
En Champagne, après une vive préparation d’artillerie, les Allemands ont lancé une attaque sur les positions que nous avons conquises la semaine précédente au sud-ouest de la butte du Mesnil.
Après un vif combat, nous avons rejeté l’ennemi de quelques éléments de tranchée où il avait pris pied d’abord. Des prisonniers sont restés entre nos mains. L’ennemi a tenté une seconde attaque sur le même point. Nos feux ont arrêté les assaillants qui n’ont pu aborder nos lignes. Deux avions allemands ont été abattus par le tir de nos canons spéciaux.
Notre aviation de bombardement a effectué diverses expéditions. Les gares de Thiaucourt, Thionville, Metz-Sablons, Pagny-sur-Moselle, les établissements ennemis d’Hirson et divers terrains d’aviation ont reçu de nombreux projectiles. 13000 kilos d’explosifs ont été lancés et ont provoqué plusieurs incendies et des explosions.
Les Anglais ont repoussé un raid vers Gavrel. Sur le même front les Portugais ont fait quelques prisonniers à Neuve-Chapelle.
Rencontre de patrouilles dans le secteur de Messine.
Activité de l’artillerie ennemie au sud de la route Arras-Cambrai, au nord de Lens et vers Zonnebeke.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html

1295/18 février 1918: mise en place des cartes d’alimentation

Mise en place des cartes d’alimentation

alimentation 2

En mars 1918, les chefs de famille doivent remplir une déclaration pour les membres vivant au même foyer pour l’établissement des cartes
individuelles d’alimentation (loi du 10 février 1918 et décret du 27 juin 1918). Cette nouvelle mesure se veut « un instrument de répartition équitable des denrées indispensables à la nourriture de tous ». Elle concerne le pain et le sucre. Les premières cartes délivrées en mai sont pourtant remplacées par d’autres dès le mois d’octobre 1918 suivant pour entrer en vigueur le 1er janvier 1919.

La première version n’avait pas suffisamment pris en compte les travaux de force auxquels étaient soumis les plus jeunes (11–13 ans) et les plus de 60 ans, spécialement travaillant la terre, qui comme le dit le maire de Lanrigan, « remplacent dans les familles où ils se trouvent les hommes partis à la guerre ». Les rations ont aussi augmenté. Des coupons sont à remettre aux commerçants. En outre, les familles n’ont plus à choisir un boulanger.

Les soldats en permissions ou en déplacement sont également soumis au régime de la carte d’alimentation. Le ravitaillement civil prend officiellement fin en octobre 1920. La commission régionale d’étude relative à la cherté de la vie, créée en 1920, établit l’année suivante que le coût moyen d’un ménage de quatre personnes a été multiplié par 2,5 entre 1914 et 1919 et par 3,2 entre 1914 et 1920.

source: http://87dit.canalblog.com/archives/2016/12/14/34683710.html

Les Allemands défient les bolchéviques

Guillaume II qui réunit son gouvernement le lundi 18 février 1918 après avoir consulté ses conseillers, considère qu’en refusant de signer le traité de paix, les Bolcheviques ont virtuellement dénoncé l’armistice aussi les Allemands  reprennent les opérations militaires au cours de l’offensive Faustschlag. Lénine qui mesure le danger tient à imposer la paix au plus vite et à n’importe quel prix pour s’assurer le pouvoir dans la durée. Il intervient devant ses camarades et ne ménage pas ses efforts pour déclarer avec fermeté : « Le moujik ne fera pas la guerre et il renversera n’importe qui lui dira de la faire ».

La suite sur le site de L’union: http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/02/17/18-fevrier-1918-allemands-defient-bolcheviques

Parution du Rire

rire

L’escadrille La Fayette transférée à l’armée américaine

escadrille

Le 18 février 1918, l’escadrille La Fayette est officiellement transférée à l’armée américaine. Elle devient, sous le numéro 103, la première escadrille de chasse de l’armée de l’air des Etats-Unis.

source: http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/lescadrille-la-fayette

lire aussi: https://www.histoire-image.org/etudes/ronald-hoskier-legende-escadrille-lafayette

Alerte à Paris

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Ce jour-là, le Petit Journal publie un article alarmant intitulé « Une alerte à Paris » et évoquant ses « bruits suspects de moteurs signalés » : fausse alerte, et l’article est de surcroît censuré… Et aussi : six avions boches, un seul atteignit Londres ; raid de torpilleurs sur la côte dalmate ; des documents diplomatiques oubliés dans un taxi ; aujourd’hui la guerre reprend entre l’Allemagne et les Maximalistes, combattre la Russie, besogne facile… mais il y a aussi la crise polonaise ; au Conseil national du parti socialiste, les majoritaires l’emportent ; coups de main boches repoussés par les Anglais ; attentat politique à Valence ; caricature : « vos discours nous les comprenons, mais vos blés… »

https://www.geneanet.org/blog/post/2018/02/18-fevrier-1918-alerte-a-paris

La première ligne visée en Argonne

Les Allemands visent encore tout au long du front de l’Argonne marnaise, la capacité des poilus à résister au matraquage qui leur est infligé. Le lundi 18 février 1918, ce sont des torpilles qui s’abattent sur les postes français avancés tandis que des grenades sont balancées sur toute la première ligne de tranchée. Cette situation reproduit ce qui s’est déjà produit la veille lorsque dans l’après-midi, une dizaine de torpilles ont éclaté sur la gauche des positions du 27e régiment d’infanterie comme l’a constaté Pierre Perrin. L’ennemi a envoyé aussi de nombreuses fusées, profitant de la nuit pour préparer ce qui ressemble à une attaque globale de la ligne de front. Les tirs de barrage et de fusants sont impressionnants.

La suite sur le site de L’union http://lhistoireenrafale.blogs.lunion.fr/2018/02/17/18-fevrier-1918-premiere-ligne-visee-argonne/

Journal du lundi 18 février 1918

Actions d’artillerie assez vives entre la Miette et l’Aisne, sur le front du bois le Chaume et en Haute-Alsace.
Un coup de main ennemi a échoué à l’est d’Auberive; un autre, au sud de Metzeral.
Activité de combat dans les zones montagneuses du front italien.
Bombardements violents dans la région de l’Astico. Actions de patrouilles sur divers points.
Devant le Montello, des groupes de soldats anglais en exploration, ayant passé à gué la Piave, ont atteint les lignes adverses.
Dans la plaine, actions locales, luttes d’artillerie. Une patrouille italienne, sortie de la tête de pont du Capo Sile, a surpris un petit poste ennemi et ramené les armes des occupants, qui ont été tués ou mis en fuite.
En Macédoine, près du lac de Pretkovo, un détachement britannique a pénétré dans les organisations ennemies et exécuté des destructions.
Sur le front serbe, deux reconnaissances bulgares ont été repoussées.
Un raid d’avions a eu lieu sur Londres. Une bombe est tombée faisant quatre victimes.
L’alerte a été sonnée à Paris, et des tirs de barrage ont été exécutés.
La Russie proteste contre la notification allemande aux termes de laquelle les hostilités reprendraient immédiatement.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier18.html