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1024/23 mai 1917

Une lettre d’Adolphe à sa belle

« Nous devons être relevés peut-être demain. […] on ne nous prendrait pas pour des soldats car l’on n’en a pas beaucoup la couleur : la chemise, la figure et les mains comme la cheminée. »
Adolphe, le 23 mai 1917

« Hier nous avions encore une attaque à 4 h 30 du soir. […] Près de Corbény, à l’Est de Craonne, nous avons fait 53 prisonniers. Mais le soir, à la nuit, dans ma section, dans un petit abri sous terre, nous avons trois morts et 2 blessés. Alors, sur 15 que nous étions, nous voilà plus que 10. Et tout cela par des maladroits de nos officiers qui avaient placé 300 grenades auprès de nous et qui les ont fait toutes exploser. Heureusement pour moi que j’étais de côté. J’ai tout simplement été commotionné. Mais depuis hier soir, on travaille pour les sortir. Ils ont au moins 5 mètres de terre sur eux. »
Adolphe, le 23 mai 1917

source: http://www.alienor.org/publications/ici-et-la-bas/courrier.php

Le coiffeur de la Compagnie à Soissons

 Le coiffeur de la compagnie », Soissons, Aisne, 23 mai 1917. Autochrome de Fernand Cuville, section photographique de l’armée et Archives de la planète, inv. A 12 124.

source: https://fr.pinterest.com/pin/442971313335773506/

 

Journal du mercredi 23 mai 1917 à travers Le Miroir

En Champagne, la réaction de l’artillerie ennemie sur les positions conquises par nous au nord du mont Cornillet, du Casque et du Téton, a été suivie d’une attaque d’infanterie sur ces trois secteurs. L’ennemi a été repoussé partout et a subi des pertes importantes. Le chiffre de nos prisonniers est monté à 1.000, dont 28 officiers.
Lutte d’artillerie d’une grande violence dans la région des plateaux de Vauclerc et de Californie et à l’est de Chevreux.
Les Allemands ont soumis la ville de Reims à un intense bombardement. Nous avons abattu deux avions ennemis.
Les Anglais ont effectué des raids heureux au nord-est d’Epéhy, au nord d’Armentières et à l’est de Vermelles.
Canonnade sur leur front, à l’est de Bullecourt, au sud de la route Arras-Cambrai et à l’ouest de Lens. Ils ont fait exploser sur la route Arras-Cambrai, près de Quéant, un important dépôt allemand de munitions. La secousse produite par l’explosion a été ressentie à une grande distance en arrière de leurs lignes.
Les Italiens ont repoussé une série d’offensives autrichiennes, depuis le massif de l’Adamello jusqu’au Carso. Les Autrichiens ont partout subi des pertes élevées.
Le Congrès de Rio-de-Janeiro a décidé de révoquer la déclaration de neutralité faite le 28 avril par le président des Etats-Unis du Brésil.
M. Ribot a fait au Palais-Bourbon un discours très applaudi pour préciser les buts de guerre de la France.
L’Allemagne a envoyé une note à l’Espagne promettant de respecter désormais les eaux territoriales de la péninsule.
Le Mexique a protesté à Berlin contre la guerre sous-marine.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1023/22 mai 1917: en marge du Chemins des dames

En marge du Chemins des dames

Il faisait chaud dans ce bois que les hauteurs du Chemin des Dames protégeaient des vents du nord. Le soleil, impla- cable, dardait ses rayons de feu. Et la faible brise, qui, par instants, soufflait dans la vallée de l’Aisne, jie parvenait pas à rafraîchir le temps orageux. A peine cette brise, d’ailleurs, ridait-elle légèrement les eaux de la rivière et du canal latéral dont les larges méandres allaient se perdre à travers les collines boisées et verdoyantes du Soissonnais. On était au 20 mai 1917.

La suite sur

http://www.horizon14-18.eu/wa_files/la_20prise_20des_20bastions_20de_20chevreux.pdf

Le 152 ème RI au chemin des dames

Le 152e, dont le lieutenant-colonel Barrard a pris le commandement, va encore jouer un rôle plein d’honneur dans la longue bataille duChemin des Dames, où, pendant plusieurs mois, les armées en présence semblent avoir concentré tous leurs efforts le 22 mai 1917, au Plateau des Casemates, qu’il enlève en quelques minutes, le 25 juin, à la Grotte du Dragon, où il fait 300 prisonniers le 24 juillet, sur le Plateau de Vauclerc.

source: http://immo4you.over-blog.com/article-le-152-regiment-d-infanterie-grande-guerre-de-14-18-97341271.html

Carnet de route d’Alain Semblanet

21 Mai 1917  Nous sommes relevés ce soir par le 3ème Bataillon 10ème Compagnie. Aussi bien l’attendions nous cette relève avec une hâte fébrile ; les hommes sont surmenés par le manque de sommeil, les travaux de nuit, les continuelles alertes. La relève s’est effectuée dès la tombée de la nuit dans le plus grand silence et sans encombre. La 10 ème , réserve jusqu’ici, occupait en arrière les abris du Centre Jouffroy ; toutefois au lieu de prendre ses emplacements nous avons été arrêtés au premier tournant que le boyau de Bauve dans les cagnas humides et sales, car nous sommes alertés, les Boches, devant, présume t-on, attaque éminemment. Je suis de jour .
Le temps change et il pleut toute la nuit. J’ai dû conduire la corvée de soupe au ravin des cuisines tout près de Vassogne et nous ne sommes rentrés qu’au petit jour, crottés et trempés comme au plus mauvais jours….

Journées des 21 et 22 mai 1917

Insigne épinglette carton Ehrmann Journées des 21 et 22 mai 1917 Verdun Hôtel de ville détruit par les Allemands Février 1916 Le devoir social Reconstitution des foyers détruits par la guerre.

Journal du mardi 22 mai à travers Le Miroir

Sur le chemin des Dames, la lutte d’artillerie s’est poursuivie dans la région nord-ouest de Braye-en-Laonnois et sur le front Cerny-Hurtebise. Une attaque allemande vers la ferme Froidmont a été brisée avant d’avoir abordé nos lignes. L’ennemi n’a fait aucune autre tentative.
Canonnade entre la Miette et l’Aisne et au nord-ouest de Reims. Nous avons progressé et fait des prisonniers dans la région de Chevreux.
En Champagne, nous avons effectué une opération importante dans deux secteurs du massif de Moronvilliers. Nos troupes ont enlevé plusieurs lignes de tranchées ennemies sur les pentes nord du mont Cornillet, d’une part, du Casque et du Téton, de l’autre. Les contre-attaques allemandes ont été rejetées avec de grosses pertes. Nous avons fait 800 prisonniers.
Cent avions ont jeté 2.200 kilos d’explosifs sur les gares de la région Epoye-Bétheniville.
Les Anglais, après avoir pris la première ligne de la position Hindenburg, entre Bullecourt et Fontaine-les-Croisilles, ont enlevé la ligne de soutien. Ils ont rejeté des contre-offensives et fait 150 prisonniers. Ils ont réussi un raid près de Loos et repoussé une forte patrouille ennemie près de Messines.
Activité d’artillerie sur le front belge.

 

1022/21 mai 1917

Le poilu Pierre Pillon, instituteur à Dinan meurt à Prosnes

Le 21 mai 1917, la 10ème compagnie participe à une nouvelle offensive sous le feu des mitrailleuses allemandes. Elle est en première ligne. Elle atteint son objectif mais doit se replier devant une contre attaque immédiate…Elle perd ainsi une bonne partie de son effectif. Tout le monde ne revient pas, surtout la personne qui compte le plus au monde pour moi.
Le lieutenant a été tué !
C’est le sous-lieutenant Désiré qui prend provisoirement le commandement de la compagnie.
Pierre Laveissière, lieutenant, Arthur Lemière, brancardier et Charles Hamon, soldat de 2ème classe sont les trois témoins de sa mort  sur le champ de bataille à 4 heures, ce 21 mai 1917 à Prosnes dans la Marne.

source: http://pierrepillondinan.blogspot.fr

Journal du lundi 21 mai 1917 à travers Le Miroir

Sur le chemin des Dames, l’activité de l’artillerie ennemie, très violente depuis le milieu de la nuit dernière, s’est encore accrue dans la matinée. Depuis l’est d’Hurtebise jusqu’à la région, au nord de Sancy, les Allemands ont dirigé sur nos positions un feu roulant d’obus de gros calibres et de projectiles asphyxiants, mais sous la puissance de notre contre-préparation, l’assaut général qui se préparait a avorté. Sur la plus grande partie du front menacé, les troupes allemandes massées pour l’attaque n’ont pu sortir de leurs tranchées. Sur les divers points où elles ont abordé nos lignes, une lutte très vive s’est engagée et s’est terminée à notre avantage. L’ennemi, qui a subi de lourdes pertes, tant du fait de nos barrages que de notre contre-attaque, a pris pied seulement dans nos éléments avancés, au nord-est de Cerny, sur un front de 200 mètres environ. Partout ailleurs nos positions ont été maintenues.
Les troupes anglaises, à la suite d’une nouvelle attaque, se sont établies sur une nouvelle position de la ligne Hindenburg, sur un front de plus de 1500 mètres, entre Fontaine-les-Croisilles et Bullecourt. L’ennemi a vainement tenté de reprendre la position conquise. Les Allemands ont subi de lourdes pertes et laissé des prisonniers.
Les Italiens ont fait 254 prisonniers.
L’Espagne a suspendu la tractation de toutes affaires avec l’Allemagne jusqu’à ce qu’elle ait reçu satisfaction sur les incidents de torpillage.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

 

1021/20 mai 1917:unobus tue des centaines d’allemands au Mt Cornillet (51)

Un obus de 400 tue plusieurs centaines de soldats allemands  au Mont Cornillet (suite)

En avril 1917, les Français multiplient les assauts, toujours sans succès. Ils en lancent un nouveau le 20 mai, préparé avec un soin particulier. Un bombardement d’artillerie intensif dévaste les lignes allemandes. Le poste de commandement ainsi qu’une partie des soldats allemands sont abrités dans un vaste ouvrage souterrain comprenant trois galeries principales parallèles et une galerie transversale, pouvant recevoir trois bataillons, soit plus de 600 hommes au total. Pour réduire cette garnison, les Français ont fait venir deux canons spéciaux, des obusiers de 400 mm, installés à Mourmelon-le-Petit, qui tirent 36 obus de 400 mm pesant 900 kg. Les objectifs visés sont les trois accès aux galeries, au nord du mont, et les puits d’aération, repérés par les avions d’observation. Un obus de 400 tombe dans la cheminée principale d’aération, à l’angle des galeries centrale et transversale, et explose au sol. Des obus asphyxiants tombent aussi aux trois accès des galeries, est, centrale et ouest. L’assaut français est lancé sur le flanc sud par trois bataillons du 1er régiment de zouaves. Il se heurte à une résistance qui parait faible et mal organisée et, en une demi-heure, emporte la crête. Sur le versent nord, où se trouvent les accès aux galeries, il y a peu de résistance d’infanterie, contrairement à l’attente. Un détachement de reconnaissance ne trouve pas les accès, qui ont été enterrés par le bombardement2.

L’entrée de la galerie est, bientôt découverte par le capitaine Texier3, fait apparaître l’horreur. Les soldats ayant survécu au souffle et au monoxyde de carbone de l’explosion, entièrement équipés et armés pour sortir au combat, se sont rués dans la panique vers les sorties effondrées. Ils sont montés les uns sur les autres sur cinq épaisseurs, se battant pour la vie, et sont morts étouffés, écrasés par leurs camarades, asphyxiés ou tués par leurs baïonnettes. Leurs visages ne laissent pas de doute sur leur effroi et leurs souffrances. À l’intérieur, c’est la cohue des morts. Les Français ne retrouvent que deux soldats vivants. Ils ne peuvent évacuer tous les corps, l’entrée étant les jours suivants sous les feux intensifs de l’artillerie allemande du mont Blond, et emmurent ceux qui restent.

source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Cornillet

http://souterrains.vestiges.free.fr/spip.php?article34

https://pascaltramaux.wordpress.com/2016/08/09/enterre-vivant-l-attaque-du-mont-cornillet-mai-1917-la-guerre-a-fernand-episode-9/

http://trefaucube.free.fr/index.php?id=96

Parution de la Mode illustrée

source: http://courcarree.blogspot.fr/2016/05/ww1-la-mode-illustree-20-mai-1917.html

 

Journal du dimanche 20 mai à travers Le Miroir

Les Allemands ont attaqué, à la suite d’un violent bombardement, nos lignes dans la région au nord-ouest de Braye, depuis l’épine de Chevrigny jusqu’au canal de l’Oise. Nos barrages et nos feux de mitrailleuses ont brisé les vagues d’assaut qui n’ont pu aborder nos positions, sauf sur un point à l’ouest du front d’attaque où quelques fractions ennemies ont pris pied dans nos éléments avancés. Une vingtaine de prisonniers sont restés entre nos mains.
Escarmouches à la grenade sur le plateau de Californie.
Au nord-ouest de Reims, une tentative allemande avec emploi de liquides enflammés sur un petit poste au sud de Courcy, a échoué sous nos feux.
Les Anglais ont exécuté avec succès un coup de main au nord-est de Gouzeaucourt. Ils ont ramené des prisonniers et une mitrailleuse. Des raids ennemis ont échoué à Loos, près d’Armentières et à l’est d’Ypres.
Les Italiens, continuant à progresser sur les hauteurs de l’Isonzo, ont pris une nouvelle cime et fait 379 prisonniers.
M. Kerenski, ministre de la Guerre russe, a déclaré que la patrie était en danger et qu’il maintiendrait une discipline de fer.
La loi de la conscription a été promulguée aux Etats-Unis.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1020/19 mai 1917

Jules Bignon dans les grottes de l’Aisne

 

Mai, juin 1917 – Nous sommes dirigés vers le Chemin des Dames. Notre bivouac est à Serval. Les batteries sont à Cuissy Geny.

Ce secteur était très mouvementé, le passage que je faisais chaque jour aux batteries était sujet à beaucoup d’émotions au point qu’ayant pu obtenir ma permission du Commandant Marchat, aucune liaison pratique était faisable avec le P.C. du Colonel qui se trouvait aux grottes marocaines, j’ai pu m’y rendre après beaucoup de péripéties et obtenir cette fameuse signature. De retour dans la nuit aux batteries qui logeaient dans les grottes de Paissy. Mes camarades m’ont gâté par un bon dîner. Chacun me remettant du courrier que je me proposais, soit de distribuer directement ou de mettre dans les boîtes de l’arrière. Mon départ des grottes le lendemain matin à 6h fut difficile. Un harcèlement de 77 ou de 105 et de 150 en interdisait la sortie, la grotte où j’avais mis mon cheval était à moitié écroulée et entre deux salves, je me suis éclipsé en vitesse….tandis qu’à 8 heures, les grottes s’écroulaient sur 33 de mes camarades qui y sont restés. Des obus de rupture étaient venus à bout de leur solidité. Ma permission m’a fait passer à Paris où dans la nuit j’ai pu trouver une chambre dans un hôtel particulier, une splendeur. Cet hôtel appartenait à un comte ! J’ai pu y prendre un bain, j’avais des poux et m’en suis débarrassé (en bourrant mon linge sale dans mon sac). Le lendemain de mon arrivée à Lyon, j’ai appris par un camarade qui arrivait du front, la catastrophe de mon groupe. Mon camarade vaguemestre au 3ème groupe tué en montant aux batteries et ma 3ème batterie engloutie dans les grottes avec le major Champon. Quel flair avais-je eu d’avoir pu partir en permission malgré que tout s’opposait à ce que je l’aie, ce jour-là.

source: http://soissonnais14-18.net/articles.php?lng=fr&pg=2568&mnu_modecol=W

Exploit de Sylvain Plantureux à Vauclair (Aisne)

Le 19 mai 1917 à Vauclerc aux Chemin des Dames une patrouille allemande tente de s’emparer d’une tranchée. Le sergent Plantureux est blessé en repoussant cette attaque à coup de grenades et de fusil-mitrailleur.
Sylvain Plantureux est cité à l’ordre de l’Infanterie Divisionnaire :

 » Esprit de devoir absolu. Blessé le 18 mai 1917 en assurant la surveillance de son secteur sous un bombardement violent  »

source: http://www.43bcp.fr/index.php?p=1_48_Adjudant-Plantureux

 

Journal du samedi 19 mai 1917 à travers Le Miroir

Dans la région du chemin des Dames, l’activité de l’ennemi s’est concentrée sur le plateau de Californie, qui a été violemment bombardé. Plusieurs attaques sur l’extrémité nord-est du plateau ont été repoussées après une lutte très vive à la grenade. Toutes nos positions ont été maintenues.
En Champagne, la lutte d’artillerie a pris une certaine intensité au cours de la nuit dans les régions du mont Cornillet et du Mont-Haut. Un coup de main ennemi à l’est d’Auberive a échoué sous nos feux.
En Lorraine, une de nos reconnaissances a pénétré vers Pettoncourt dans les lignes adverses et a détruit de nombreux abris.
Sur le front anglais, l’artillerie ennemie s’est montrée un peu plus active que de coutume dans le voisinage de Gravelle et de Lens. Sur la route Arras-Cambrai et au nord-est de Fresnoy, l’artillerie de nos alliés a pris sous son feu des corps de troupes allemands.
Les Italiens ont repoussé de nouvelles contre-attaques allemandes sur le Carso. Le nombre de leurs prisonniers atteint maintenant à 6432.
L’Espagne, à la suite d’un nouveau torpillage a adressé une nouvelle protestation à l’Allemagne.
La Suisse a négocié un accord économique avec les puissances de l’Entente.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

 

1019/18 mai 1917

Grève des couturières à Paris

18mai 1917 à Paris, grève des midinettes [couturières] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

source: http://www.culture-evreux.fr/EXPLOITATION/Default/doc/OAI_1/oai-bnf.fr-gallica-ark–12148-btv1b53003075c/18-mai-1917-a-paris-greve-des-midinettes-couturieres-photographie-de-presse-agence-rol

Une stèle édifiée en souvenir du  18 mai 1917

Cette stèle se trouve au bord du Chemin des Dames entre la ferme de la Royère et celle de Malval.
On peut y lire : « A la mémoire de Jean Roblin mort pour la France à l’âge de 19 ans et de ses camarades du 146ème d’Infanterie tombés avec lui le 18 mai 1917 ».
Jean Roblin était né le 8 septembre 1897 à Sannois (ancienne Seine-et-Oise, aujourd’hui Val d’Oise) et a été tué à l’ennemi au combat d’Ostel.

source: http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/monument-a-la-memoire-de-jean-roblin-chemin-des-dames.php

 

Journal du vendredi 18 mai 1917 à travers Le Miroir

L’ennemi a continué ses contre-attaques dans la région au nord du moulin de Laffaux. Tous les efforts des Allemands pour reprendre le terrain gagné par nos contre-attaques ont échoué. La lutte, très vive en certains points, a tourné partout à notre avantage et a coûté de lourdes pertes à l’ennemi, qui a laissé de nouveaux prisonniers entre nos mains.
Au nord-ouest de Braye-en-Laonnois, trois détachements d’assaut ennemis, qui ont tenté à plusieurs reprises d’aborder nos lignes dans le secteur ferme de la Royère-épine de Chevrigny, ont subi, du fait de nos barrages, des pertes sérieuses sans obtenir aucun résultat.
En Champagne, rencontre de patrouilles dans la région du mont Cornillet.
Les Anglais possèdent la totalité du village de Bullecourt.
Les troupes britanniques ont progressé sur la Strouma et fait des prisonniers. Nos troupes ont enlevé, sur 800 mètres de front, des ouvrages bulgares.
Les Italiens ont rejeté une série de contre-attaques et porté à 4021 le nombre de leurs prisonniers.
Un torpilleur allemand a coulé en mer du Nord.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html

1018/17 mai 1917

Parution de la Baïonnette

source: http://www.ebay.fr/itm/La-Baionnette-n-98-17-MAI-1917-Paul-IRIBE-/361353510315

Une message du général Nivelle

A la date du 17 mai 1917, un message du Général NIVELLE est reproduit dans le JMO du 409è RI :

Officiers, sous-officiers et soldats, vous venez encore dans de nouveaux combats, toujours plus rudes et plus glorieux, d’affirmer votre supériorité grandissante sur l’ennemi détesté.
Par les efforts combinés de nos fidèles alliés anglais et de nos troupes nous avons en moins d’un mois fait à l’ennemi plus de 50.000 prisonniers, pris 500 canons lourds ou de campagne, un très grand nombre de canons de tranchée, plus de 100 mitrailleuses.
Nous lui avons fait subir des pertes considérables. Les réserves formidables, plus de 50 divisions, qu’il avait accumulées sur notre front pour nous attaquer se sont fondues dans la grande bataille.
Soldats de France, vous tenez à la gorge l’ennemi qui avait tenté d’échapper à votre étreinte par la retraite. Vous ne le lâcherez plus.
Au nom de la France, fière de ses enfants, je vous remercie.

Au G.Q.G. le 9 mai 1917
Signé NIVELLE

source: http://409ri.canalblog.com/archives/2011/02/08/20330317.html

Conscription sélective au Canada

Le 17 mai 1917, le premier ministre Robert Borden annonce « la conscription sélective, c’est-à-dire graduelle. Les hommes seraient répartis en un certain nombre de classes, appelées au fur et à mesure des besoins6. » La nouvelle provoque des manifestations regroupant des milliers de personnes dans les rues de Montréal. Le projet de loi sur le service militaire (Military Service Bill) de 1917 n’en est pas moins adopté à la troisième lecture, le 24 juillet, avec une majorité de 58 voix.

source: http://www.journal.forces.gc.ca/vo7/no4/doc/richard-fra.pdf

17 mai 1917
Lettre de Maurice Drans à sa fiancée Georgette

Avant-hier soir, dans l’encre bleue de la nuit je parcourais sur la terre les signes de croix de l’au-delà…
C’était l’éparpillement macabre du cimetière sans couverture, sans croix, abandonné des hommes les gisements et par des cadavres innombrables, sans sépultures, le charnier à nu dans le grouillement des verts et dans les pluies d’obus qui continuaient.
Plus d’un millier de cadavres se tordaient là, déchiquetés charriés les uns sur les autres…
Je traînais de la nuit vers les lignes, mon fardeau de pièces sur le dos ; je défaillais ; dans ma bouche, dans mes narines ce goût, cette odeur : l’ennemi et le Français sympathisants dans le rictus suprême, dans l’accolade des nudités violées, confondus, mêlés, sur cette plaine de folie hantée, dans ce gouffre traversé de rafales vociférantes.
L’Allemand et le français pourrissant l’un dans l’autre, sans espoir d’être ensevelis jamais par des mains fraternelles ou pieuses. 
Aller les recueillir, c’est ajouter son cadavre dans cette fosse toujours béante, car insatiable est la guerre…
Chaque nuit, nous longeons cette géhenne pétrifiée où s’agitent les spectres, le cœur chaviré, nous bouchant le nez, les lèvres crispées.
Oh ma Georgette, je devrais te parler d’amour, et je te parle de ça !…
Mais le comble, c’est que nous mangeons au retour après minuit, le seul repas par vingt-quatre heures avec la bouche encore pleine des cadavres ; nous mangeons à l’aveuglette sans même un moignon de lumière. Ah ! Ca ne coule guère et c’est froid, figé, pas tentant

source: http://www.journal-essentiel.be/?Paroles-de-poilus

Journal du jeudi 17 mai 1917 à travers Le Miroir

Les Allemands ont poursuivi leurs attaques sur la région au nord et au nord-ouest du moulin de Laffaux jusqu’à la voie ferrée de Soissons à Laon. Ma1gré l’importance des effectifs engagés par l’ennemi et la violence des assauts, nos troupes ont infligé un sanglant échec à l’adversaire. Sur quelques points où notre ligne avait momentanément fléchi, nous avons exécuté de brillantes contre-attaques, qui nous ont rendu tout le terrain perdu. Les Allemands ont subi des pertes élevées en essayant d’arrêter notre progression par de nouvelles tentatives qui ont été brisées par nos barrages et nos feux de mitrailleuses. Une centaine de prisonniers valides sont restés entre nos mains, ainsi que de nombreux blessés allemands, qui ont été dirigés sur nos ambulances.
Violente lutte d’artillerie sur tout le front d’attaque. Canonnade dans le secteur de Craonne.
Trois appareils allemands ont été abattus par nos pilotes.
Sur le front de Macédoine, progrès des Anglais et des Serbes. Les Bulgares ont subi de lourdes pertes.
Le cabinet russe s’est reconstitué par l’introduction d’un certain nombre de délégués du comité de Tauride. M. Milioukof a abandonné le ministère des Affaires étrangères.
Les Italiens ont remporté des succès signalés sur l’Isonzo. Ils ont déjà fait 3375 prisonniers, dont 98 officiers.

source: http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/mai17.html