Tous les articles par Alain Moyat

Journaliste à l'union de 1975 à 2013. Auteur de "50 ans d'histoire rémoise de 1950 à 2000." + une biographie d'Adeline Hazan Webmaster de quatre sites internet: https://www.reimscimetieredunord.fr https://www.reimsactu.wordpress.com https://www.reims1418.wordpress.com https://www.reimsconfinement.wordpress.com

Ardennes : discriminés en 1917, les soldats noirs afro-américains célébrés en héros 

Article d’Alexandre Blanc publié dans France bleu champagne le 12 Novembre

La cérémonie du 11 novembre avait un accent américain à Séchault. En présence de deux soldats de l’US Army, le village ardennais rendait hommage aux soldats noirs du 369ème régiment d’infanterie américain. Discriminés au sein de l’armée américaine, ces Afro-américains ont libéré Séchault en 1918.

Après la traditionnelle cérémonie du 11 novembre aux pieds du monument aux morts, le village ardennais de Séchault s’est déplacé jusqu’à l’obélisque située en bord de départementale pour un second moment d’hommage dédié aux soldats afro-américains du 369ème régiment d’infanterie ce jeudi. Les 2000 hommes qui le composaient, tous noirs, ont libéré la commune le 29 septembre 1918, après d’âpres combats qui coûtèrent la vie à 851 d’entre eux. 

Des soldats noirs en seconde classe

En 1917, alors que les Etats-Unis entrent en guerre, les soldats américains noirs de peau n’ont pas le droit de porter des armes et sont relégués à des tâches subalternes. Sous l’impulsion du maréchal Foch, ils sont incorporés à l’armée française et combattent au sein de la quatrième armée. Ceux que l’on surnommera les Harlem Hellfighters sont envoyés au front en Champagne. 

Les victoires qu’ils remportent au prix de conséquents sacrifices humains permirent notamment de libérer le village de Séchault. C’est au pied du monument érigé par leurs descendants en 1997 que se sont réunis sous-préfet, élus, militaires et habitants ce jeudi 11 novembre 2021. De l’autre côté de l’Atlantique, 1200 élèves de Houston suivent la cérémonie en direct et en vidéo. 

Photo France Bleu

Deux GI’s à la cérémonie

Le star-spangled banner flotte dans le brouillard ardennais. Deux lieutenants de l’US Air Force assistent à ce moment d’hommage. « Ces soldats ont dû faire face au racisme dans leur pays d’origine« , glisse le lieutenant Lauren Benedict dans son discours à l’assistance. « Ils ont perdu la vie pour leur liberté, et pour la nôtre également« , ajoute le maire de Séchault, René Salez. 

Les enfants du pôle scolaire de Monthois égrènent les noms de ces soldats tombés au front, loin de chez eux. La fanfare « Le réveil d’Attigny » sonne les dernières notes de l’hymne américain. « Il y a des trous dans le traîtement de notre Histoire et nous sommes sur le chemin pour essayer de remplir ces trous« , admet le lieutenant de l’US Air Force Cole Armagost.  

J’irai planter un pacanier

À l’issue de la cérémonie, on plante un pacanier. L’arbre à noix de pécan est le symbole de l’amitié franco-américaine depuis que le Président américain Thomas Jefferson en mit un en terre en 1787 à Villenave-d’Ornon, en Gironde. 

Depuis 2017, 85 pacaniers ont été plantés en France à l’initiative des associations « France-Etats-Unis » et « les Pacaniers de Jefferson » dans des sites symbolisant le lien historique entre la France et les Etats-Unis. Le pacanier de Séchault sera le seul dédié aux soldats afro-américains qui ont combattu pendant la Première Guerre mondiale. 

550 habitants d’un village de l’Aisne évacués pour déterrer des obus de 14-18

1500 obus issus d’un dépôt datant du conflit de 14-18 vont être extraits. L’opération nécessite la création d’un périmètre de sécurité de 800 m.

Les 550 habitants de Levergies (Aisne) seront évacués de leur domicile de mardi à vendredi pour une opération d’évacuation d’un dépôt d’environ 1.500 obus de la Première guerre mondiale, a appris l’AFP lundi 11 octobre auprès du maire de la commune et de la préfecture. Cette évacuation, qui ne sera effective qu’en journée, «ainsi que l’arrêt de toute activité commerciale et de circulation» doivent permettre «la neutralisation et le déplacement des obus par les services de déminage vers le site de destruction», a affirmé la préfecture dans un communiqué.

Article publié sur le site du Figaro ce 11 octobre 2021

Visite guidée de Cerny-en-Laonnois

Samedi 16 octobre

Haut-lieu des combats de la Première Guerre mondiale, Cerny-en-Laonnois occupe une place majeure dans l’Histoire du Chemin des Dames. 

Benoit Leroux

Village détruit devenu aujourd’hui lieu de mémoire et de recueillement, venez découvrir Cerny-en-Laonnois lors d’une visite exceptionnelle avec un guide-conférencier.

Visite soumise à la présentation d’un Pass sanitaire.

Rendez-vous à 14h au Centre d’Accueil du Visiteur • Caverne du Dragon

Déplacement jusque Cerny-en-Laonnois avec votre véhicule

Durée : 2 à 3 heures.-Tarif : 8 € / Gratuit -7 ans

Informations / réservations :
Centre d’Accueil du Visiteur • Caverne du Dragon
RD 18 Chemin des Dames 02160 Oulches-La-Vallée-Foulon
T : 03 23 25 14 18 /

Animations autour du Chemin des dames

chemin des dames.fr

Oise: découverte d’un tunnel allemand de la première guerre mondiale

(Article paru dans le quotidien l’union le 22 septembre 2021

Des passionnés de la guerre de 14-18 ont découvert un tunnel allemand contenant des vestiges de la Grande Guerre dans la forêt de Moulin-sous-Touvent, dans l’Oise (Hauts-de-France).La forêt de Moulin-sous-Touvent, dans l’Oise.La forêt de Moulin-sous-Touvent, dans l’Oise.

En août 2021, 17 membres de l’Association des Souterrains Allemands de Puisaleine et des Environs (ASAPE 14-18) ont obtenu des autorisations pour procéder au dégagement de l’entrée d’un tunnel situé en première ligne allemande, dans la forêt de Moulin-sous-Touvent, rapporte le magazine Géo.

Des fils barbelés enfouis dans les végétaux

Dissimulée dans la végétation, les membres de l’association ont découvert une importante quantité de fils barbelésenfouis à 1m50 de profondeur. Selon l’association, on se servait de déchets tels des fils barbelés, piquets, armes « voire parfois des ossements » pour boucher les cavités, qu’il s’agisse d’abris ou de tunnels.

Un tunnel fermé depuis 106 ans

Fermée depuis 1917, la galerie de mine allemande G24 est enfin à découvert, après plusieurs heures de travail.

Une oxygénation du lieu, fermé depuis plus de 100 ans, est nécessaire pour pouvoir pénétrer à l’intérieur de ces 122 mètres de galeries, enfouis à 30 mètres de profondeur. « Durant plusieurs heures, l’équipe a procédé à la ventilation de cette structure souterraine », selon les détails délivrés par le communiqué.

« C’est une sensation tellement intense d’être le premier à revenir sur les lieux 106 ans après. On sent l’odeur de la terre, de l’humidité et parfois de la poudre », témoigne dans une interview accordée au Parisien l’un des passionnés.

Dessins de soldats allemands sur les murs

Plusieurs graffitis de soldats allemands tapissent les murs du tunnel : « Des coeurs, des noms et surtout un numéro de régiment. Ces hommes ont laissé également des dates précises : 18 et 19 Mars 1916, ainsi que le numéro de leur compagnie : 07.Komp et 10.Komp », détaille le communiqué de l’ASAPE 14-18.

Les passionnés retrouvent même des bouteilles allemandes de vin et de crémant, du matériel militaire et un sac d’explosifs fossilisé en toile.

Une chambre d’explosion et une niche pour le stockage du matériel ont également été découverts.

Un témoignage de la « guerre des mines »

Cette découverte est un nouveau témoignage de la « guerre des mines », une stratégie adoptée durant un temps par les Allemands et les Français. «  Les soldats creusaient des galeries de leur camp jusqu’au camp adverse pour miner les positions ennemies. C’est une tactique qui remonte à l’Antiquité », détaille Maximilian Hiebinger, président de l’ASAPE 14-18, auprès du Parisien .

Juste après la découverte, la galerie a été photographiée, filmée et minutieusement consignée avant d’être rebouchée pour éviter les dégradations.

Vestiges exposés à la Mairie

Les vestiges, découverts et restaurés par les membres de l’association, sont exposés à la Mairie de Moulin-sous-Touvent depuis le 10 septembre 2021.

photo d’accroche d’Aujourd’hui en France

Lire aussi: https://www.geo.fr/histoire/decouverte-dun-tunnel-allemand-de-la-premiere-guerre-mondiale-dans-loise-206361

https://www.leparisien.fr/oise-60/a-moulin-sous-touvent-des-passionnes-decouvrent-un-tunnel-allemand-de-la-premiere-guerre-mondiale-long-de-122-metres-19-09-2021-XXD7GTOTRZDUDLV4CSJQDE6EPY.php

https://www.demotivateur.fr/article/un-tunnel-allemand-de-la-premiere-guerre-mondiale-enfoui-a-30-m-de-profondeur-a-ete-decouvert-dans-l-oise-26104

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Afin de vous permettre de trouver des articles sur un thème qui vous intéresse, voici plusieurs tags proposés.

Souvent le thème et énoncé dans le titre de l’article; parfois il arrive au détour d’une journée entière ou d’un écho (et proposé avec un plus petit titre.)

Bonne lecture et parfois bon courage .

Atelier Nénette et Tintin à Sainte-Ménehould (Marne) en souvenir de la Première guerre mondiale

Originale animation proposée le mercredi 27 octobre aux enfants de plus de 6 ans de la commune de Sainte-Ménehould. En souvenir de la Première guerre mondiale, le Musée d’art et d’histoire propose gratuitement aux enfants de fabriquer leur propre poupée de laine appelée Nénette et Rintintin. Il s’agit d’un porte bonheur offert aux Poilus et/ou aux civils exposés au bombardement. Des poupées inventées à l’origine par le célèbre dessinateur Franscique Poulbot. Histoire.

A l’origine les poupées avaient une tête en porcelaine

Ne supportant plus que les Allemands dominent le marché français de poupées, le dessinateur-affichiste Poulbot eut l’idée d’inventer en 1913 deux poupées à tête de porcelaine baptisées Nénette et Rintintin (du surnom que se donnaient mutuellement Poulbot et son épouse). Un couple garçon et fille qui de par sa qualité de fabrication était sans doute plutôt réservé à l’origine aux enfants de familles aisées

Les poupées à tête de porcelaine sont devenues des poupées de laine très prisées pour lutter contre la peur des bombardements

La première guerre mondiale arrivant, ces poupées, vite transformées en poupées de laine de quelques centimètres reliées par un fil, ressemblant plutôt à des épouvantails) sont devenues des objets fétiches, de vrais porte bonheur destinés à tous les enfants exposés aux nombreux bombardements, mais aussi aux Poilus coincés sous la mitraille.  » Acceptez ce charmant fétiche. Il est le seul assurément avec lequel on peut se fiche des bombes et du bombardement » disait la publicité.

Confectionnés par des groupes de dame, des fiancées, des marraines de guerre, etc, ces deux pantins qui devaient être donnés, échangés ou reçus pour porter vraiment bonheur ont vite obtenu un grand succès populaire.

Nénette et Rintintin , version populaire, flanqués d’un lardon baptisé Roudoudou furent aussi vendus pour soutenir l’effort de guerre. Ils étaient inspirés dit-on, par les Romains qui avaient créé Cunina et Rumina pour protéger le sommeil de enfants. On les retrouvera ausssi dans plusieurs romans, des revues: Fantasio, La Baïonnette et même sur des carlingues d’avion de guerre.

Les Américains se seraient aussi inspiré de cette poupée pour appeler « Rintintin » le fameux chien  » qui faisait le bonheur de Rusty dans un feuilleton de 164 épisodes diffusés dans les années soixante à la télévision.

Réservation conseillée

le mercredi 27 octobre au musée d’Art et d’Histoire de Sainte Ménehould

Les enfants de plus de 6 ans qui veulent participer à la création de ces poupées de laine doivent de préférence réserver. C’est gratuit, à partir de 14h 30. Tél. 02 26 60 62 97 ou www.mmc-stemenehould

Alain MOYAT

source: https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/nenette-et-rintintin

https://archive.org/details/encoredesgossese00poul/page/n17/mode/2up?view=theater

Un tuto pour faire vos poupées https://www.youtube.com/watch?v=Fe2v5PwiCz0