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Un habitant des Vosges retrouve une pierre gravée par des soldats russes en 1918

Un habitant de Saulxures sur Moselotte dans les Vosges retrouve une pierre gravée par des soldats russes employés comme bûcherons dans des compagnies disciplinaires. Un épisode méconnu de la première guerre mondiale.

Le chemin des Russes dans la forêt de Saulxures-sur-Moselotte • © Eric Molodtzoff/ France3 Lorraine

un article de France3 Grand Est Publié le 23/11/2021

Accéder à la roche gravée par les travailleurs russes en 1918, cela se mérite. Compter deux heures de marche depuis le centre de Saulxures-sur-Moselotte mais l’effort est récompensé car la balade est magnifique au milieu des sapins géants.

Jacky Villière, le découvreur de la roche et sportif accompli, est aussi notre guide. Le club vosgien n’est pas en reste, ses membres nous font escorte. Chaque sentier ou virage est un régal pour les yeux et les parfums.

Comme tous les habitants de Saulxures-sur-Moselotte, Jacky Villière amoureux de la Russie et dont l’épouse est ukrainienne, avait eu vent de cette histoire de soldats russes vivant et travaillant dans la forêt pendant la première guerre mondiale.

Le massif escarpé qui fait aujourd’hui la joie des randonneurs fût aussi le bagne des travailleurs russes. La mémoire s’estompant avec la disparition des anciens, Jacky se met en tête de retrouver la fameuse roche gravée par les forçats en souvenir de leur passage.

Je savais qu’elle existait. J’ai cherché longtemps sur le chemin des Russes mais ce n’était pas le bon endroit 

Jacky Villière

Une compagnie de travailleurs russes dans une carrière près de Lure. Collection privée. Eric Molodtzoff • © Eric Molodtzoff/ France3 Lorraine

« Le chemin des Russes » lui, est bien connu des Saulxuronnes et Saulxurons. Car ce sont les travailleurs russes de la compagnie 7/8 qui l’on aménagé afin de descendre les bois vers les scieries de la vallée. L’historien déodatien Jean-Claude Fombaron explique : « La compagnie de travailleurs russes 7/8 arrive au col de Morbieux en avril 1918. L’armée a besoin de beaucoup de bois pour l’aménagement des tranchées, la construction des baraquements, les roues de transport etc.. » Ces travailleurs militaires font partie des 20.000 soldats du corps expéditionnaire russe envoyés par le Tsar en 1916 pour combattre auprès des français sur le front de Champagne.

A l’annonce de la Révolution de février 1917 et de l’abdication du Tsar, Ils s’organisent en soviets et exigent leur retour en Russie. Craignant la contagion aux troupes françaises, l’Etat-major décide de les retirer du front et de les isoler au camp de la Courtine dans la Creuse.

En septembre 1917, ils sont bombardés pendant trois jours et désarmés. A l’issue de cet épisode tragique et totalement méconnu, les mutins sont regroupés dans des compagnies de travailleurs militaires dans les Vosges et en Franche-Comté afin d’exploiter les bois à destination des nombreuses scieries travaillant pour l’armée.

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https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/vosges/epinal/vosges-un-habitant-de-saulxures-sur-moselotte-retrouve-une-pierre-gravee-par-des-soldats-russes-en-1918-2347213.html

(vidéo) Le retour des paysans mutilés

Sur France 3  Bourgogne franche Comté

Dans les premiers mois de la guerre, la plupart des grands blessés pensaient ne plus jamais pouvoir travailler pour gagner leur vie. Parmi eux, beaucoup étaient des paysans. Un désastre dans une France essentiellement agricole. Des prothèses et des engins mécanisés sont mis au point dès 1915 pour que les mutilés puissent retourner aux champs.

De grands centres de rééducation ouvrent dans toute la France. Grâce à des appareillages spécifiques, tout ou presque, redevient possible : on voit ainsi des amputés d’un bras, travailler la terre, bêcher sans grande difficulté, ou encore un unijambiste faucher l’herbe comme un homme parfaitement valide. Des accessoires se fixent sur des prothèses orthopédiques : avec ces outillages spéciaux, les maraîchers retrouvent l’indispensable précision des gestes pour biner, piocher, semer, planter. Les jardiniers peuvent même faire des opérations aussi délicates que le greffage d’un rosier !

Parallèlement, la mécanisation fait d’immenses progrès : les mutilés peuvent se servir de ces nouveaux engins agricoles d’abord attelé à des bœufs, puis motorisés. En 1916, à Paris, porte de Clignancourt, on assiste à des essais de motoculteurs qui creusent, labourent, ou coupent le foin.

Les premiers tracteurs arrivent dans les campagnes. Ils ne cesseront de s’améliorer. La première guerre mondiale, le malheur des hommes et leur retour à la vie active, ont marqué le début du machinisme agricole et de la modernisation des prothèses orthopédiques. Un bon en avant dont tous les pays alliés ont bénéficié.

source: http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/histoires-14-18-retour-paysans-mutiles-1300231.html

(Son) Les très rares sons de la Première guerre mondiale

 

(Document très intéressant après un peu trop de publicité)

Du conflit de 14-18, les images ne manquent pas. Mais les très nombreux films tournés par les armées sont tous muets, comme le cinéma de l’époque et étaient diffusés dans les salles accompagnés d’un piano. Quelques rares sons subsistent cependant. De très rares documents.

https://www.lci.fr/societe/centenaire-de-l-armistice-les-tres-rares-sons-de-la-premiere-guerre-mondiale-1914-1918-2099475.html

Joseph Darnand, nettoyeur des tranchées

Joseph Darnand, le secrétaire général de la milice française, l’un des symboles de la collaboration avec l’Allemagne nazie durant la deuxième guerre mondiale, exécutée à la libération. Une personnalité, plus que controversée, qui fut pourtant l’un des héros, méconnus, de la Grande Guerre.

En juillet 1918, le sergent Darnand, 21 ans, se trouve à l’est de Reims, au cœur des monts de Champagne. A seulement 21 ans, ses supérieurs ne cessent de louer son courage et ses qualités naturelles de chef. A cette époque de l’année, l’Etat-major français soupçonne Guillaume II de préparer une grande offensive, censée être décisive mais il lui faut des renseignements. Joseph Darnand se voit alors confier 170 hommes et une mission bien précise : pénétrer au sein des lignes allemandes et en ramener un maximum de documents et de prisonniers.

A 20 heures, le 14 juillet, galvanisé par la fête nationale, le commando s’élance, grenades à la main. Très vite, les premiers postes de commandement allemand sont atteints. Pendant 40 minutes, Darnand et ses hommes inspectent les lieux et reviennent au sein des lignes françaises avec 27 prisonniers, des cartes et surtout des plans d’attaque. Une attaque allemande était programmée pour le soir même. Cela ressemble à une offensive généralisée. Alerté, le général Gouraud ordonne immédiatement à l’ensemble des troupes françaises de reculer de trois kilomètres.

Dans la nuit, les fantassins allemands s’enfoncent dans un territoire presque entièrement vide, volontairement déserté. Un piège qui va vite se refermer sur eux lorsque l’artillerie française entre en action. Près de 15 divisions allemandes sont décimées et le soir, Guillaume II ne peut que se rendre à l’évidence : sa grande offensive baptisée « l’offensive de la paix » a échoué. La guerre est perdue.

Pour avoir fait basculer le cours de la guerre grâce aux renseignements récoltés. En 1927, Joseph Darnand reçoit la légion d’honneur des mains du président Poincaré ainsi que le titre d’artisan de la victoire. L’un des trois seuls Français distingué de la sorte avec le maréchal Foch et Georges Clemenceau…

(Vidéo) guerre 14-18: l’histoire singulière du pont de Fismes

NNous sommes à Fismes dans la Marne, une petite ville près de la Picardie, traversée par un cours d’eau : la Vesle. Pour relier les deux rives, un pont aujourd’hui transformé en mémorial. Un ouvrage à l’histoire mouvementée !

Comme beaucoup d’autres communes, durant 4 ans Fismes change d’occupants au gré des combats entre Allemands et Français. A l’instar de ce pont, entre le centre-ville et le quartier de Fismette, l’un des symboles de la ville. En 1914, le génie français le fait partiellement sauter pour ralentir l’offensive allemande. Peine perdue, les Allemands arrivent sur place et entament l’occupation de la ville avec comme première décision, la remise en état du pont, indispensable pour permettre le passage des troupes.

Repassés sous contrôle français, en août 1918, le pont et ses alentours sont le théâtre d’intenses combats entre Allemands, dont les troupes sont dirigées par le Kronprinz, le prince-héritier lui-même. Les sammies (originaires de Pennsylvanie), comme on les surnomme, parviennent à s’emparer du pont et s’en servent notamment pour évacuer leurs blessés sous les balles allemandes avant que l’ouvrage ne soit complètement détruit par les combats. Une passerelle faite de planches en bois est alors construite pour assurer la liaison vers le quartier de Fismette. Pendant la guerre, ce secteur sera perdu et repris 5 fois. La ville sera détruite à 90 %.

Au lendemain de la guerre, pour rendre hommage aux soldats américains tombés à Fismes, l’état de Pennsylvanie finance la construction d’un nouveau pont à quelques mètres de l’ancien. Il fait 18 mètres de long et est composé de deux colonnes avec au sommet, deux statues représentant l’Agriculture et la Paix. Ce pont est l’un des seuls exemples de pont-mémorial en France et dans toute l’Europe.

source: le site de France 3 Grand est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/histoires-14-18-histoire-singuliere-du-pont-fismes-1469471.html

(vidéo) La cathédrale d’Amiens protégée durant le conflit

La cathédrale d’Amiens est un joyau qui a résisté à  deux guerres ! Le portail, chef d’œuvre du Gothique flamboyant, nous est parvenu intact, malgré les bombardements. Pendant quatre ans, de 1915 à 1919, ses sculptures sont restées cachées derrière des montagnes de sacs, remplis d’argile.

Dans le comble dans la nef une pompe à incendie trône depuis septembre 1915. A l’époque, des canalisations sont installées pour mener l’eau jusqu’ à 45 mètres de haut et des murs coupe-feu sont construits à la base de la flèche.

L’incendie, c’est la hantise des hommes chargés de protéger Notre Dame d’Amiens. Le martyr de la cathédrale de Reims a marqué le pays. Un ancien pompier de Paris et ses territoriaux veillent.

Les sacs d’argile sont aussi montés à l’intérieur de l’édifice. Et puis l’ange pleureur est déménagé, remplacé par un moule en plâtre. Cet ange deviendra célèbre en devenant le héros des cartes postales expédiées par les soldats britanniques aux quatre coins de l’empire. Au roi Georges V qui s’émerveille, lors d’une visite, on doit avouer qu’il s’agit d’une copie. L’original aura les deux ailes cassées dans un transport malencontreux.

Au printemps 1918, les obus pleuvent et une torpille crève la voûte ; par miracle, elle n’explosera pas. Les vitraux sont déposés, les trésors et tableaux évacués. L’orgue est démonté, avec ses 3500 tuyaux. L’évêque appelle le pape au secours et Benoît XV écrit au nonce de Münich. Il est exaucé : Guillaume II épargne le monument ! Messe libératrice, le 15 août. Le Petit journal décrit une « cathédrale toute endolorie, empaquetée des pansements de ses sacs ». Notre Dame d’Amiens est « comme une blessée, pâle dans sa robe de pierre »… mais elle est sauvée.

Source: France 3 Hauts de France https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/somme/amiens/histoires-14-18-cathedrale-amiens-1398603.html

(vidéo) Colette, journaliste de guerre

n 1914, Colette est âgée de 40 ans, divorcée de Willy, son 1er mari. Elle est connue pour sa production littéraire mais aussi pour les rôles qu’elle tient dans des spectacles de pantomime, de théâtre ou de danse.

Ses spectacles ont parfois fait scandale dans la haute bourgeoisie Parisienne. Pour gagner sa vie elle écrit aussi des nouvelles et des articles qui vont la conduire à devenir journaliste.

Colette, journaliste, affirme sa position de témoin privilégié. Dans ses papiers dont les premiers paraissent dans La Cocarde, le journal de Maurice Barrès, puis dans « La Fronde » un journal féministe, elle emploie souvent la première personne du singulier.

Au journal «  Le Matin » où elle commence à collaborer régulièrement fin 1910, elle fait des reportages d’actualité, des portraits d’hommes politiques, des chroniques. Le co-rédacteur en Chef, n’est autre qu’Henri de Jouvenel qu’elle épouse en 1912.

Pendant la guerre, Colette vit à Paris. Elle raconte après le départ des hommes mobilisés, les femmes qui travaillent, les blessés dans la capitale désertée par ses habitants qui ont fui pour se réfugier loin de l’avancée allemande. En 1915, elle va voir Henri de Jouvenel à Verdun, et pousse la curiosité un peu plus loin en Argonne. Ramenée « manu militari », elle rapporte des reportages de guerre pour « Le Matin ». Ils sont édités dans « les Heures Longues » en 1917.

La République, L’Éclair, La Vie parisienne, Marie-Claire, Paris-Soir veulent tous la signature de Colette. Elle publiera même dans Le Figaro. Colette a laissé un témoignage exceptionnel de la vie à l’arrière dans un recueil « La chambre éclairée » paru en 1922 qui réunit des textes publiés dans la presse des années 1917-1918.

La suite sur France 3 Bourgogne Franche-Comté

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/histoires-14-18-colette-journaliste-guerre-1395565.html