Archives pour la catégorie A la télé

(vidéo) Marie Marvingt, “la fiancée du danger”

Un modeste panneau visible Place Carrière à Nancy est dédié à Marie Marvingt. Surnommée « la fiancée du danger », cette pionnière de l’aviation a pressenti que les avions pouvaient sauver des vies. La Grande Guerre lui a donné l’occasion de le prouver.

Née dans une famille de passionnés de sport, Marie Marvingt devient très jeune une athlète de haut niveau. Nageuse, cycliste, alpiniste, skieuse, elle est aussi l’une des premières femmes à obtenir le permis de conduire. Mais sa grande passion est dans les airs. Elle décolle en ballon en 1909 pour rejoindre l’Angleterre. L’année suivante, elle obtient son brevet de pilote. Convaincue que les avions peuvent jouer un rôle sanitaire, elle met au point un projet d’ambulance aérienne qui n’intéresse guère les autorités.

Le goût de l’aventure pousse Marie Marvingt à participer à la Grande Guerre. La légende raconte qu’elle s’est déguisée en homme pour s’engager. Ses talents d’aviatrice lui valent de prendre part à un bombardement sur Metz. Puis c’est en tant qu’infirmière qu’elle se distingue. Affectée sur le front italien, elle met en pratique ses théories en utilisant un avion pour accélérer l’évacuation des blessés.

Marie Marvingt n’aura de cesse de poursuivre son combat en faveur du service sanitaire aérien. Cette action lui vaudra d’obtenir de nombreuses distinctions. Avec 34 décorations, dont la Croix de guerre et la Légion d’honneur, elle est la Française la plus décorée. Sa passion pour l’aéronautique ne la quittera jamais. A 85 ans elle pilote le premier hélicoptère à réaction français. Elle s’éteint trois ans plus tard.

sur France 3 Grand Est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/meurthe-et-moselle/histoires-14-18-marie-marvingt-fiancee-du-danger-1375973.html

(vidéo) Nancy, une ville en première ligne

Cette maison Georges Biet, un immeuble style Ecole de Nancy, a été détruite en grande partie par les bombardements d’octobre 1917. D’autres bâtiments ont subi le même sort pendant toute la guerre en raison de la proximité de Nancy avec la frontière allemande. En septembre 1914, la bataille du Grand Couronné a sauvé Nancy, menacée par les troupes allemandes.La ville accueille les réfugiés qui fuient les zones de combat.

Une commission municipale est mise en place pour assurer le ravitaillement : terrains militaires et jardins deviennent des terres agricoles. Une vie presque normale s’installe. Concerts et pièces de théâtre sont proposés salle Poirel. Et les militaires en permission permettent aux restaurants de faire le plein.

La ligne de front s’est établie à 20 kilomètres. Pendant 51 mois, Nancy subit des raids aériens et des bombardements. Le passage des Zeppelin et des avions suscite la curiosité et provoque des drames. Le maire, Gustave Simon, fait publier des affiches invitant à la plus grande prudence. Des abris sont créés, des caves réquisitionnées. La protection du patrimoine est également assurée. Les fontaines sont couvertes place Stanislas qui devient le lieu où les avions allemands abattus sont exposés pour rassurer la population.

A la fin de la guerre, le bilan fait état de 177 personnes, en majorité des civils, tuées par les bombardements. Cent maisons sont détruites. 800 endommagées. Nancy est la 3ème ville la plus bombardée de France, après Paris et Dunkerque. Le 12 octobre 1919, le président de la République remet officiellement la Légion d’Honneur et la Croix de guerre à Nancy.

A voir sur France 3 Grand Est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/meurthe-et-moselle/histoires-14-18-ville-premiere-ligne-1375951.html

(vidéo)Marcel Santi, dessinateur pour mémoire

Dans les collections du Mémorial de Verdun, une série de dessins décrit avec précision le quotidien des combattants. Ces œuvres ont été réalisées en première ligne par Marcel Santi, avec des mines de plomb sur des feuillets imbibés de boue. Un témoignage au service de la mémoire.

Marcel Santi est mobilisé en août 1916 en tant qu’observateur et agent de liaison. Une mission dangereuse : il faut courir sous les tirs pour porter les messages lorsque les liaisons téléphoniques sont rompues. De petite stature, le jeune meusien échappe aux balles lors des combats dans le Soissonais, au Chemin des Dames, dans les Flandres et, en 1917, sur la cote 304 près de Verdun. Ses petits carnets ne le quittent jamais. L’un d’eux, glissé dans sa poche droite, est détruit par un éclat d’obus, épargnant la vie du dessinateur…

Dans ses dessins, Marcel Santi raconte les tranchées : les poux, les rats, les plaisirs simples d’un repas chaud, l’ennui du guetteur à son poste, l’angoisse des attaques aux gaz. Lui-même sera gazé deux fois. Et la violence est toujours omniprésente. Dans ce témoignage de l’horreur de la Grande Guerre, sans haine, le dessinateur montre la proximité entre français et allemands,plongés dans le même enfer.

source France 3 grand est : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/meuse/histoires-14-18-marcel-santi-dessinateur-memoire-1379773.html

(Vidéo) La mitrailleuse, arme emblématique de la guerre

« Quand ell’ chante à sa manière
Taratata, taratata, taratatère
Ah que son refrain m’enchante
C’est comme un z-oiseau qui chante
Je l’appell’ la Glorieuse
Ma p’tit’ Mimi, ma p’tit’ Mimi, ma mitrailleuse
Rosalie me fait les doux yeux Mais c’est ell’ que j’aim’ le mieux. »

« Ma p’tite mimi » a été écrite en 1915 par Théodore Botrel. L’artiste avait déjà signé Rosalie, dédiée à la baïonnette. « Comme des mouches, je vous couche, tous les soldats du Kaiser, le nez dans nos fils de fer.» Ce texte faussement naïf témoigne des ravages causés par cette arme redoutée des fantassins.

Dans ces tranchées reconstituées, mitrailleuse française et allemande se font face. A l’été 14, les deux camps engagent 2000 mitrailleuses sur le front.Les pantalons rouges sont décimés par les tirs ennemis. La Maxim utilisée par les troupes du Kaiser peut tirer jusqu’à 600 coups par minute. Avec la guerre de position, elle joue un rôle défensif de premier plan. Son utilisation est codifiée : le tir est dense, profond mais étroit. Pour tuer un maximum d’adversaires, il faut les prendre de flanc.

Sur France 3 Hauts de France https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/histoires-14-18-mitrailleuse-arme-emblematique-guerre-1379661.html

(vidéo) Le camp américain d’Is-sur-Tille (Côte d’Or)

Pendant la première guerre mondiale, cette plaine agricole, a été un site stratégique ferroviaire de premier plan : dès 1914, la gare régulatrice d’Is-sur-Tille acheminait les troupes, du matériel et du ravitaillement vers les zones de combat. En 1917, l’Armée Américaine a construit ici une seconde gare, géante, sur 250 hectares, l’une de ses principales bases logistiques : le camp William.

Ces images filmées par les Américains montrent le chantier commencé en octobre sous la pluie. Avec des excavatrices importées des Etats-Unis, le 16ème régiment du Génie de l’armée Américaine, assèche les marais de la rivière (la Tille). Il construit des remblais pour créer des plateformes, installer des rails, des baraques, des entrepôts. A l’heure du repas les soldats se précipitent aux cuisines pour la distribution avec leurs gamelles qu’ils rincent ensuite dans d’immenses cuves d’eau chaude.

Sur France 3 Bourgogne Franche-comté

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/cote-d-or/histoires-14-18-camps-americain-is-tille-1379395.html

(vidéo)Armement allemand : le gros Max

De 1915 à 1917, les 400 habitants du village d’Hampont ont cotoyé 180 marins allemands. Une présence qui peut sembler incongrue à 500 kilomètres de la mer mais qui s’explique par l’installation d’une impressionnante pièce d’artillerie : le « Gros Max ». Au début du XXe siècle, les grandes puissances maritimes se sont lancées dans une course aux armements.

Pour rattraper son retard sur l’Angleterre, l’Allemagne décide de produire des canons de 38 cm destinées aux cuirassés. Les premières pièces sortent des usines Krupp alors que la guerre éclate. L’armée allemande a alors besoin de pièces longue portée. Ces canons vont être disposés le long de la ligne de front pour bombarder des villes françaises. Nancy fait partie de ces objectifs. L’installation d’un canon est décidée à Hampont, à 30 km de distance.

Au préalable, une cuve bétonnée (de 400 m3) doit être construite et le chantier dure cinq mois. 1000 hommes font sortir de terre des galeries, des voies ferrées et toutes les structures nécessaires à l’emploi de « Max ». Les premiers obus sont tirés le 1er janvier 1916 sur Nancy, provoquant la stupeur. Les canonniers marins vont tirer 150 de ces énormes obus, occasionnant d’importants dégâts matériels et tuant 28 personnes. Mais les Français ont repéré le canon qu’ils bombardent à leur tour, le faisant taire à tout jamais au début de l’année 1917.

Source: France 3 Grand Est

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/moselle/histoires-14-18-gros-max-1375963.html

(vidéo) Les premières grandes batailles de chars à Cambrai

e 20 novembre 1917, 476 chars britanniques attendent, cachés dans des bois du Cambrésis dans le Nord de la France. Depuis des jours, ces chars britanniques s’apprêtent à lancer l’assaut contre les Allemands. Cette première attaque massive de chars de la Grande Guerre, la première de l’histoire de la guerre, n’aura pas l’effet escompté.

1916, après la bataille de la Somme, les Allemands décident d’ériger une nouvelle ligne fortifiée, réputée imprenable. Cette ligne qui va des Flandres aux Ardennes défend Cambrai, centre logistique allemand. C’est ici que l’état-major britannique décide d’attaquer . Le terrain est crayeux, les chars risquent moins de s’enliser.
Au même moment, la 3 ème bataille d’Ypres tourne au désastre. Douglas Haig, le chef d’état-major britannique finit par accepter de lancer des centaines de chars d’assaut sur la ligne Hindenburg. Leurs missions: avec l’appui de l’aviation, précéder l’infanterie dans le no man’s land et défoncer les barbelés. Au soir du 20 novembre 1917, premier jour de la bataille, les chars britanniques ont tenu leurs promesses : les Allemands ont fui , terrorisés par ce nouvel engin de guerre qui leur est quasiment inconnu.

A Londres, on crie déjà victoire, les cloches de la capitale sonnent en l’honneur de la 3 ème armée britannique. Mais dès le 23 novembre, le combat piétine , une semaine après, les Allemands ripostent . Le 4 décembre au matin, les Britanniques se replient. Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu. Les Alliés ont perdu. 44 000 hommes, les Allemands, 50 000. Mais cette premier bataille mécanique marque un tournant stratégique vers une reprise de la guerre de mouvement.

A voir sur France 3 Hauts de France- Nord

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/histoires-14-18-premieres-batailles-char-cambrai-1371203.html