Archives pour la catégorie Actualité

Bondues (Pas-de-Calais): cet été, exposition « Paix et conflits »

Dans le cadre de ses expositions temporaires, le Musée de la Résistance de Bondues présente, pour la première fois, jusqu’au 31 août 2018 une exposition consacrée à la fin de la Première Guerre mondiale.

Cette exposition « Paix et conflits. Le passé a une actualité », pilotée par le Musée des Canonniers de Lille avec la participation du Musée du Fort Leveau à Feignies et du Musée de la Résistance de Bondues, est consacrée à la Libération des Hauts-de-France à la fin de l’été 1918. Celle-ci est centrée autour de cinq  thématiques majeures (l’occupation, la destruction, la libération, la reconstruction, la commémoration) et la présentation d’objets de collection.

5 objets emblématiques de ces thématiques pour un seul fil conducteur : l’articulation entre paix et conflits, civils et militaires.

Elle permet également de mettre en parallèle les évènements et les innovations de 1918 avec le monde contemporain.

Ce partenariat s’illustre avec l’obtention du label national « Centenaire » et le soutien du Conseil Départemental du Nord.

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(Vidéo) guerre 14-18: l’histoire singulière du pont de Fismes

NNous sommes à Fismes dans la Marne, une petite ville près de la Picardie, traversée par un cours d’eau : la Vesle. Pour relier les deux rives, un pont aujourd’hui transformé en mémorial. Un ouvrage à l’histoire mouvementée !

Comme beaucoup d’autres communes, durant 4 ans Fismes change d’occupants au gré des combats entre Allemands et Français. A l’instar de ce pont, entre le centre-ville et le quartier de Fismette, l’un des symboles de la ville. En 1914, le génie français le fait partiellement sauter pour ralentir l’offensive allemande. Peine perdue, les Allemands arrivent sur place et entament l’occupation de la ville avec comme première décision, la remise en état du pont, indispensable pour permettre le passage des troupes.

Repassés sous contrôle français, en août 1918, le pont et ses alentours sont le théâtre d’intenses combats entre Allemands, dont les troupes sont dirigées par le Kronprinz, le prince-héritier lui-même. Les sammies (originaires de Pennsylvanie), comme on les surnomme, parviennent à s’emparer du pont et s’en servent notamment pour évacuer leurs blessés sous les balles allemandes avant que l’ouvrage ne soit complètement détruit par les combats. Une passerelle faite de planches en bois est alors construite pour assurer la liaison vers le quartier de Fismette. Pendant la guerre, ce secteur sera perdu et repris 5 fois. La ville sera détruite à 90 %.

Au lendemain de la guerre, pour rendre hommage aux soldats américains tombés à Fismes, l’état de Pennsylvanie finance la construction d’un nouveau pont à quelques mètres de l’ancien. Il fait 18 mètres de long et est composé de deux colonnes avec au sommet, deux statues représentant l’Agriculture et la Paix. Ce pont est l’un des seuls exemples de pont-mémorial en France et dans toute l’Europe.

source: le site de France 3 Grand est: https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/histoires-14-18-histoire-singuliere-du-pont-fismes-1469471.html

Batailles de la Marne : Dormans cherche à réveiller une mémoire qui s’éteint

Des milliers de morts, une ville presque totalement détruite. C’est le bilan effrayant des combats dont Dormans a été le théâtre entre le 15 et le 20 juillet 1918, pendant la « seconde bataille de la Marne ». Cependant, en réussissant alors à repousser l’offensive des troupes allemandes qui voulaient franchir la Marne, les divisions alliées ont imposé un tournant décisif aux combats : un prélude à la contre-offensive menant à la victoire finale.

« Ici, nous avons été élevés avec l’idée que tout a basculé à Dormans », raconte Alain Fazincani, le président de l’association du Cercle historique et culturel dormaniste, chargée de collecter des informations sur la mémoire locale. Ce n’est pas par hasard qu’a été érigé là, entre 1921 et 1931, un Mémorial des batailles de la Marne qui se pose en « rempart contre l’oubli » : une chapelle, une lanterne des morts, un cloître et un ossuaire de style gothique surplombent le grand parc qui entoure le château de Dormans, lequel domine lui-même cette petite commune bordant la Marne.

Chaque premier dimanche de juillet, une messe est organisée dans la chapelle. Elle précède une cérémonie commémorant les deux batailles, celle de 1918 comme celle de 1914. Une répétition qui, à l’époque, a donné aux habitants le sentiment « d’une fatalité », selon Alain Fazincani, dont le grand-père originaire des alentours a fait la guerre de 1914-1918. Pour ceux de sa génération, « les conflits étaient une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Les armées étaient passées ici dès 1870, puis deux fois en 1914, puis de nouveau en 1940. C’était donc ressenti comme un vécu éternel », relate-t-il.

Si la guerre est omniprésente dans l’histoire de Dormans, elle l’est moins dans la mémoire de ses habitants. Aujourd’hui, hormis quelques férus d’histoire et de récits guerriers, les souvenirs de 1914-1918 « n’intéressent plus personne au-dessous de 60 ans », estime Alain Fazincani. La moyenne d’âge des membres de l’association du Mémorial est chaque année plus élevée, et les nouveaux adhérents se font rares. Les cérémonies de commémoration voient surtout défiler des élus, des officiels et beaucoup de porte-drapeaux. Ce désintérêt ne l’étonne pas : « Trop de temps a passé. Dans les familles, la mémoire transmise d’homme à homme remonte désormais seulement à la guerre de 1940, observe-t-il. Par ailleurs, ceux de la génération de 14-18 ne racontaient rien. C’est flagrant ! »

la suite sur https://www.la-croix.com/Journal/Dormans-cherche-reveiller-memoire-seteint-2018-06-23-1100949492

Ce soir 10 juin concert 1914-1918 à la basilique Saint-Remi de Reims

Ce soir dimanche 10 juin à 18 heures, concert : »mémoire de la grande guerre » à la basilique Saint-Remi de Reims

Oeuvres et improvisation sur des textes et projections iconographiques par les organistes Philippe Lefebvre et Karol Mossakowski

Des œuvres de l’époque ou évocatrices (Stanford, Chaminade, Vierne, Karg-Elert) ainsi que des improvisations sur des textes (Aragon, Apollinaire, Guinant) seront données par deux organistes éminents de deux générations : Philippe Lefebvre, titulaire du grand orgue de Notre Dame de Paris et président d’Orgue en France, et Karol Mossakowski, jeune et brillant élève en improvisation de P.Lefebvre et T.Escaich et titulaire de Notre-Dame de Lille. Ils sont tous deux d’époustouflants improvisateurs. Des images inédites de Reims après-guerre seront projetées.

A 18 heures. Entrée 10 €

Le Lozèrien Augustin Trébuchon, dernier mort de 14-18 célébré dans les Ardennes

La commune de Vrigne-Meuse dans les Ardennes a  rendu  hommage le 15 avril à Augustin Trébuchon. C’est là que le 11 novembre 1918, 10 minutes avant le cessez-le-feu de la première guerre mondiale ce berger lozérien est mort, tué par une balle allemande. Il avait 40 ans.

Augustin Trébuchon, né dans un hameau du Malzieu-Forain au nord de la Lozère s’était engagé 4 ans plus tôt à Mende.

Un destin d’autant plus extraordinaire qu’ Augustin Trébuchon aurait très bien pu ne pas s’engager  :  il était en effet soutien de famille puisqu’orphelin, il  avait élevé ses frères et sœurs.

« Il a 36 ans, il quitte Mende le 6 août 1914. Il est blessé deux fois, cité deux fois. En 1918, il occupe le poste très délicat d’estafette. Il court à droite à gauche, pour apporter des ordres, des contre-ordres. C’est une activité où on est très exposé. Ça va pas louper, à 10h50, le 11 novembre, il prend une balle allemande alors qu’il apporte un message à son capitaine indiquant que la soupe est bientôt servie ».

Une statue à l’effigie d’Augustin inaugurée en octobre dans les Ardennes 

A Vrigne-Meuse, où il est enterré, une rue porte son nom. L’ancien maire, Georges Dommelier y tenait.

La suite sur le site de France Bleu: https://www.francebleu.fr/infos/insolite/le-lozerien-augustin-trebuchon-dernier-mort-de-14-18-celebre-ce-dimanche-dans-les-ardennes-1523625748

Un musée en hommage à l’engagement australien en 14-18 ouvre ses portes dans la Somme

Après plus de deux ans de travaux, le tout nouveau Centre d’interprétation Sir John Monash ouvre ses portes au public à Villers-Bretonneux dans la Somme. Pour L’Australie, ce bâtiment va permettre de retracer l’engagement et le sacrifice de la Nation sur le front occidental entre 1916 et 1918 et rendre hommage à ses 46.000 soldats tombés en Europe.

Ce centre d’interprétation, intégralement financé par l’Australie, a pris place derrière le cimetière et le mémorial australiens de Villers-Bretonneux dans la Somme. Un bâtiment de 1000 m² de béton et de bois qui retrace l’histoire de l’Australie et son engagement pendant la première guerre mondiale. Sur une nation qui comptait alors un peu plus de 4 millions d’habitants, 300.000 soldats ont participé au conflit, 46.000 sont morts sur le front occidental, 130.000 ont été blessés.

 Le Centre Sir John Monash a ouvert ses portes au public le 16 avril. Il sera officiellement inauguré en présence des autorités australiennes, de nombreuses personnalités et du Premier ministre français Edouard Philippe, le 24 avril prochain, à la veille des célébrations de l’Anzac Day, le jour où l’Australie rend hommage à ses soldats morts sur les champs de bataille européens. Le 25 avril marque aussi la libération de Villers-Bretonneux par l’armée australienne, menée par le général Sir John Monash.