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Ce dimanche 21 novembre à la rencontre des Poilus d’aujourd’hui à Meaux

Ce dimanche 21 novembre à partir de 14H30 des membres de la société des Amis du musée et de l’association Scènes-et-Marne 14 en tenue d’époque vous invitent à découvrir le quotidien des soldats de la Grande Guerre.

L’uniforme du soldat, l’équipement, l’alimentation… Une visite vivante et interactive à partager en famille.

par un Ami du musée de la Grande Guerre et les reconstituteurs de l’Association Scènes-et-Marne 1914

Durée : 1h30
Horaire : 14h30
Billet d’entrée du musée + 2.5 euros
Réservation : obligatoire – pass sanitaire demandé 

Ce samedi visite guidée des collections permanentes à 10 H 30

« La guerre des Lulus » : adaptation en film de la BD de Régis Hautière et Hardoc en tournage dans les Hauts de France

Un article de Gontran Giraudeau publié sur le site de France 3 Hauts de France. Photos de C FTV Gontran Giraudeau

Le réalisateur Yann Samuell tourne actuellement dans les Hauts-de-France l’adaptation de la série de bandes dessinées « La guerre des Lulus ». Ce succès de librairie qui retrace la vie d’orphelins pendant la Première Guerre mondiale est l’oeuvre des Amiénois Régis Hautière et Hardoc.

Tom « Lucas » Castaing, Mathys « Luigi » Gros, Paloma « Luce » Lebeaut, Léonard « Ludwig » Fauquet et Loup « Lucien » Pinard, des Lulus plus vrais que nature sur le tournage de l’adaptation de « La guerre des Lulus », le 10 août 2021 à Saint-Michel-en-Thiérache (Aisne). • © FTV

Des adolescents en culottes à bretelles jouent au rugby avec un ballon en cuir rétro, avant de s’arrêter brusquement au « coupez ! » du réalisateur.

Au milieu des jeunes, François Damiens interprète un curé, protecteur de ces orphelins, dont le destin sera bientôt bouleversé par le premier conflit mondial. L’acteur belge ne boude pas son plaisir : « C’est toujours intéressant de tourner avec des enfants, parce qu’ils ont une spontanéité que nous n’avons plus . Et puis cela fait film de vacances dans un décor magnifique« .

Ce décor magnifique, c’est l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache près de Hirson dans l’Aisne, où l’équipe de 90 personnes du réalisateur Yann Samuell a pris ses quartiers depuis quelques jours. Une abbaye qui devient pour l’occasion un orphelinat.

Un tournage 100% Hauts-de-France

Les producteurs de cette adaptation de la série de bandes dessinées La guerre des Lulus sont originaires de La Fère dans l’Aisne. L’idée de délocaliser en Europe de l’est, comme cela arrive souvent, ne leur est pas venue à l’esprit une seconde : « On a tenu à ce que ça se passe vraiment sur les lieux, où la guerre a eu lieu et sur ces lieux de champs de bataille, de villages détruits, massacrés ou en tout cas évacués en 1914, lorsque la guerre a éclaté sur le nord de la France et en Thiérache plus particulièrement. (…) On a choisi des décors qui étaient assez proches de la BD, sans être ceux de la BD, puisqu’ils n’existent pas en fait« , explique Eric Boquého, producteur artistique à l’initiative du projet.

En effet, le village de Valencourt où vivent les Lulus est fictif. Mais il est inspiré des communes du nord de la France. Différents décors de la région servent d’ailleurs au film, d’Arras, préfecture du Pas-de-Calais, à Ors dans le Nord en passant par Tertry, Trefcon, Sissonne ou encore le Familistère de Guise dans l’Aisne.

La suite sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne/la-guerre-des-lulus-l-adaptation-en-film-de-la-bande-dessinee-en-tournage-a-saint-michel-en-thierache-dans-l-aisne-2210359.html

Voir aussi sur you tube : https://www.youtube.com/watch?v=2PpoIGX1ZLg

La guerre des « Lulus »s’arrête aussi au Familistère de Guise.

Le film a été aussi tourné à Ors et au célèbre Familistère de Guise (photo Aisne nouvelle)

A lire dans l’Aisne Nouvelle du vendredi 19 novembre 2021

Plus de 800 obus déterrés entre Haucourt et Cagnicourt

Un article de Théo Boscher, France Bleu Nord

Une opération de dépollution est en cours entre Haucourt et Cagnicourt (Pas-de-Calais), mercredi 10 novembre 2021. Une étape obligatoire avant la construction d’un parc de 11 éoliennes par l’entreprise Valeco et qui a permis de déterrer plus de 800 obus de la Première Guerre mondiale depuis juillet.

Armé d’un détecteur de métaux, Grégory ratisse chaque centimètre carré d’un champ à Cagnicourt (Pas-de-Calais). Lorsqu’un « bip » strident retentit, il marque la terre d’un point orange. À quelques centimètres sous ses pieds, se trouve peut-être un obus, une munition ou un vestige de la Première Guerre mondiale.

Grégory est chef de chantier pour l’entreprise Cardem, spécialiste de la dépollution des sols. Mercredi 10 novembre, il entame la dernière parcelle de 5.000 m² carrés, où se dressera dans quelques mois une éolienne. Depuis le mois de juillet, les équipes de Cardem ont déterré plus de 800 obus et un millier de munitions, entre les communes de Cagnicourt et d’Haucourt.

Beaucoup de précautions

C’est avec précaution que son collègue Aymeric creuse à la pelleteuse ou à la bêche : « Il doit y avoir de la confiance entre Grégory et moi pendant que je creuse, je suis ses instructions, je vais doucement, couche par couche. » Car si l’envie de déterrer un possible objet de guerre est présente, c’est surtout l’esprit de responsabilité qui les anime.

On fait quand même de la sécurisation, on n’y va pas franco ! On fait en sorte de rentrer à la maison le soir !

Un tas de ferraille rouillé rend compte de leurs trouvailles. « Il y a sans doute un reste de tranchées, peut-être un poste de tir, décrit Grégory. Quelques éclats d’obus et ça, c’est une ogive anglaise. » En tout, une petite dizaine d’objets ou de morceaux de tôle : « Ce n’est pas beaucoup« , estime-t-il. Sur certains chantiers, il a pu déterrer jusqu’à une dizaine de milliers d’armements.

Encore 700 ans pour tout déterrer

Parfois même, ce sont des corps de soldats qu’ils trouvent et cela reste le souvenir le plus fort de Grégory. « Sur le chantier de l’hôpital de Lens, à Loos-en-Gohelle, on est tombé sur six soldats écossais. C’était très impressionnant, avec leurs porte-monnaie ou des blasons qui sont auprès d’eux. Et puis on est content de pouvoir participer aux recherches pour trouver des descendants.« 

« C’est toujours satisfaisant de faire avancer l’histoire »

Pour le chantier Cagnicourt-Haucourt, l’entreprise Valeco qui construit les éoliennes a déboursé 500 000 euros. La plupart des objets trouvés sont récupérés par une autre entreprise spécialisée qui les traite et les détruit ensuite. Il y en a beaucoup dans ce secteur car la zone a été occupée dès octobre 1914 et s’est retrouvée ligne de front entre les forces alliées et l’armée allemande.

Philippe Dubus, le maire d’Haucourt, est habitué à ces opérations de dépollution qu’il aime suivre : « D’après les études, on en a encore pour 700 ans à tout remonter. On a l’habitude de ces procédures, on prend nos précautions. » Son ambition :  conserver quelques vestiges bien entretenus pour les mettre un jour en vitrine dans sa commune.

(photo de une: archives)

550 habitants d’un village de l’Aisne évacués pour déterrer des obus de 14-18

1500 obus issus d’un dépôt datant du conflit de 14-18 vont être extraits. L’opération nécessite la création d’un périmètre de sécurité de 800 m.

Les 550 habitants de Levergies (Aisne) seront évacués de leur domicile de mardi à vendredi pour une opération d’évacuation d’un dépôt d’environ 1.500 obus de la Première guerre mondiale, a appris l’AFP lundi 11 octobre auprès du maire de la commune et de la préfecture. Cette évacuation, qui ne sera effective qu’en journée, «ainsi que l’arrêt de toute activité commerciale et de circulation» doivent permettre «la neutralisation et le déplacement des obus par les services de déminage vers le site de destruction», a affirmé la préfecture dans un communiqué.

Article publié sur le site du Figaro ce 11 octobre 2021

Visite guidée de Cerny-en-Laonnois

Samedi 16 octobre

Haut-lieu des combats de la Première Guerre mondiale, Cerny-en-Laonnois occupe une place majeure dans l’Histoire du Chemin des Dames. 

Benoit Leroux

Village détruit devenu aujourd’hui lieu de mémoire et de recueillement, venez découvrir Cerny-en-Laonnois lors d’une visite exceptionnelle avec un guide-conférencier.

Visite soumise à la présentation d’un Pass sanitaire.

Rendez-vous à 14h au Centre d’Accueil du Visiteur • Caverne du Dragon

Déplacement jusque Cerny-en-Laonnois avec votre véhicule

Durée : 2 à 3 heures.-Tarif : 8 € / Gratuit -7 ans

Informations / réservations :
Centre d’Accueil du Visiteur • Caverne du Dragon
RD 18 Chemin des Dames 02160 Oulches-La-Vallée-Foulon
T : 03 23 25 14 18 /

Animations autour du Chemin des dames

chemin des dames.fr

Oise: découverte d’un tunnel allemand de la première guerre mondiale

(Article paru dans le quotidien l’union le 22 septembre 2021

Des passionnés de la guerre de 14-18 ont découvert un tunnel allemand contenant des vestiges de la Grande Guerre dans la forêt de Moulin-sous-Touvent, dans l’Oise (Hauts-de-France).La forêt de Moulin-sous-Touvent, dans l’Oise.La forêt de Moulin-sous-Touvent, dans l’Oise.

En août 2021, 17 membres de l’Association des Souterrains Allemands de Puisaleine et des Environs (ASAPE 14-18) ont obtenu des autorisations pour procéder au dégagement de l’entrée d’un tunnel situé en première ligne allemande, dans la forêt de Moulin-sous-Touvent, rapporte le magazine Géo.

Des fils barbelés enfouis dans les végétaux

Dissimulée dans la végétation, les membres de l’association ont découvert une importante quantité de fils barbelésenfouis à 1m50 de profondeur. Selon l’association, on se servait de déchets tels des fils barbelés, piquets, armes « voire parfois des ossements » pour boucher les cavités, qu’il s’agisse d’abris ou de tunnels.

Un tunnel fermé depuis 106 ans

Fermée depuis 1917, la galerie de mine allemande G24 est enfin à découvert, après plusieurs heures de travail.

Une oxygénation du lieu, fermé depuis plus de 100 ans, est nécessaire pour pouvoir pénétrer à l’intérieur de ces 122 mètres de galeries, enfouis à 30 mètres de profondeur. « Durant plusieurs heures, l’équipe a procédé à la ventilation de cette structure souterraine », selon les détails délivrés par le communiqué.

« C’est une sensation tellement intense d’être le premier à revenir sur les lieux 106 ans après. On sent l’odeur de la terre, de l’humidité et parfois de la poudre », témoigne dans une interview accordée au Parisien l’un des passionnés.

Dessins de soldats allemands sur les murs

Plusieurs graffitis de soldats allemands tapissent les murs du tunnel : « Des coeurs, des noms et surtout un numéro de régiment. Ces hommes ont laissé également des dates précises : 18 et 19 Mars 1916, ainsi que le numéro de leur compagnie : 07.Komp et 10.Komp », détaille le communiqué de l’ASAPE 14-18.

Les passionnés retrouvent même des bouteilles allemandes de vin et de crémant, du matériel militaire et un sac d’explosifs fossilisé en toile.

Une chambre d’explosion et une niche pour le stockage du matériel ont également été découverts.

Un témoignage de la « guerre des mines »

Cette découverte est un nouveau témoignage de la « guerre des mines », une stratégie adoptée durant un temps par les Allemands et les Français. «  Les soldats creusaient des galeries de leur camp jusqu’au camp adverse pour miner les positions ennemies. C’est une tactique qui remonte à l’Antiquité », détaille Maximilian Hiebinger, président de l’ASAPE 14-18, auprès du Parisien .

Juste après la découverte, la galerie a été photographiée, filmée et minutieusement consignée avant d’être rebouchée pour éviter les dégradations.

Vestiges exposés à la Mairie

Les vestiges, découverts et restaurés par les membres de l’association, sont exposés à la Mairie de Moulin-sous-Touvent depuis le 10 septembre 2021.

photo d’accroche d’Aujourd’hui en France

Lire aussi: https://www.geo.fr/histoire/decouverte-dun-tunnel-allemand-de-la-premiere-guerre-mondiale-dans-loise-206361

https://www.leparisien.fr/oise-60/a-moulin-sous-touvent-des-passionnes-decouvrent-un-tunnel-allemand-de-la-premiere-guerre-mondiale-long-de-122-metres-19-09-2021-XXD7GTOTRZDUDLV4CSJQDE6EPY.php

https://www.demotivateur.fr/article/un-tunnel-allemand-de-la-premiere-guerre-mondiale-enfoui-a-30-m-de-profondeur-a-ete-decouvert-dans-l-oise-26104

Atelier Nénette et Tintin à Sainte-Ménehould (Marne) en souvenir de la Première guerre mondiale

Originale animation proposée le mercredi 27 octobre aux enfants de plus de 6 ans de la commune de Sainte-Ménehould. En souvenir de la Première guerre mondiale, le Musée d’art et d’histoire propose gratuitement aux enfants de fabriquer leur propre poupée de laine appelée Nénette et Rintintin. Il s’agit d’un porte bonheur offert aux Poilus et/ou aux civils exposés au bombardement. Des poupées inventées à l’origine par le célèbre dessinateur Franscique Poulbot. Histoire.

A l’origine les poupées avaient une tête en porcelaine

Ne supportant plus que les Allemands dominent le marché français de poupées, le dessinateur-affichiste Poulbot eut l’idée d’inventer en 1913 deux poupées à tête de porcelaine baptisées Nénette et Rintintin (du surnom que se donnaient mutuellement Poulbot et son épouse). Un couple garçon et fille qui de par sa qualité de fabrication était sans doute plutôt réservé à l’origine aux enfants de familles aisées

Les poupées à tête de porcelaine sont devenues des poupées de laine très prisées pour lutter contre la peur des bombardements

La première guerre mondiale arrivant, ces poupées, vite transformées en poupées de laine de quelques centimètres reliées par un fil, ressemblant plutôt à des épouvantails) sont devenues des objets fétiches, de vrais porte bonheur destinés à tous les enfants exposés aux nombreux bombardements, mais aussi aux Poilus coincés sous la mitraille.  » Acceptez ce charmant fétiche. Il est le seul assurément avec lequel on peut se fiche des bombes et du bombardement » disait la publicité.

Confectionnés par des groupes de dame, des fiancées, des marraines de guerre, etc, ces deux pantins qui devaient être donnés, échangés ou reçus pour porter vraiment bonheur ont vite obtenu un grand succès populaire.

Nénette et Rintintin , version populaire, flanqués d’un lardon baptisé Roudoudou furent aussi vendus pour soutenir l’effort de guerre. Ils étaient inspirés dit-on, par les Romains qui avaient créé Cunina et Rumina pour protéger le sommeil de enfants. On les retrouvera ausssi dans plusieurs romans, des revues: Fantasio, La Baïonnette et même sur des carlingues d’avion de guerre.

Les Américains se seraient aussi inspiré de cette poupée pour appeler « Rintintin » le fameux chien  » qui faisait le bonheur de Rusty dans un feuilleton de 164 épisodes diffusés dans les années soixante à la télévision.

Réservation conseillée

le mercredi 27 octobre au musée d’Art et d’Histoire de Sainte Ménehould

Les enfants de plus de 6 ans qui veulent participer à la création de ces poupées de laine doivent de préférence réserver. C’est gratuit, à partir de 14h 30. Tél. 02 26 60 62 97 ou www.mmc-stemenehould

Alain MOYAT

source: https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/nenette-et-rintintin

https://archive.org/details/encoredesgossese00poul/page/n17/mode/2up?view=theater

Un tuto pour faire vos poupées https://www.youtube.com/watch?v=Fe2v5PwiCz0