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Atelier Nénette et Tintin à Sainte-Ménehould (Marne) en souvenir de la Première guerre mondiale

Originale animation proposée le mercredi 27 octobre aux enfants de plus de 6 ans de la commune de Sainte-Ménehould. En souvenir de la Première guerre mondiale, le Musée d’art et d’histoire propose gratuitement aux enfants de fabriquer leur propre poupée de laine appelée Nénette et Rintintin. Il s’agit d’un porte bonheur offert aux Poilus et/ou aux civils exposés au bombardement. Des poupées inventées à l’origine par le célèbre dessinateur Franscique Poulbot. Histoire.

A l’origine les poupées avaient une tête en porcelaine

Ne supportant plus que les Allemands dominent le marché français de poupées, le dessinateur-affichiste Poulbot eut l’idée d’inventer en 1913 deux poupées à tête de porcelaine baptisées Nénette et Rintintin (du surnom que se donnaient mutuellement Poulbot et son épouse). Un couple garçon et fille qui de par sa qualité de fabrication était sans doute plutôt réservé à l’origine aux enfants de familles aisées

Les poupées à tête de porcelaine sont devenues des poupées de laine très prisées pour lutter contre la peur des bombardements

La première guerre mondiale arrivant, ces poupées, vite transformées en poupées de laine de quelques centimètres reliées par un fil, ressemblant plutôt à des épouvantails) sont devenues des objets fétiches, de vrais porte bonheur destinés à tous les enfants exposés aux nombreux bombardements, mais aussi aux Poilus coincés sous la mitraille.  » Acceptez ce charmant fétiche. Il est le seul assurément avec lequel on peut se fiche des bombes et du bombardement » disait la publicité.

Confectionnés par des groupes de dame, des fiancées, des marraines de guerre, etc, ces deux pantins qui devaient être donnés, échangés ou reçus pour porter vraiment bonheur ont vite obtenu un grand succès populaire.

Nénette et Rintintin , version populaire, flanqués d’un lardon baptisé Roudoudou furent aussi vendus pour soutenir l’effort de guerre. Ils étaient inspirés dit-on, par les Romains qui avaient créé Cunina et Rumina pour protéger le sommeil de enfants. On les retrouvera ausssi dans plusieurs romans, des revues: Fantasio, La Baïonnette et même sur des carlingues d’avion de guerre.

Les Américains se seraient aussi inspiré de cette poupée pour appeler « Rintintin » le fameux chien  » qui faisait le bonheur de Rusty dans un feuilleton de 164 épisodes diffusés dans les années soixante à la télévision.

Réservation conseillée

le mercredi 27 octobre au musée d’Art et d’Histoire de Sainte Ménehould

Les enfants de plus de 6 ans qui veulent participer à la création de ces poupées de laine doivent de préférence réserver. C’est gratuit, à partir de 14h 30. Tél. 02 26 60 62 97 ou www.mmc-stemenehould

Alain MOYAT

source: https://www.franceculture.fr/emissions/radiographies-du-coronavirus/nenette-et-rintintin

https://archive.org/details/encoredesgossese00poul/page/n17/mode/2up?view=theater

Un tuto pour faire vos poupées https://www.youtube.com/watch?v=Fe2v5PwiCz0

Musee guerre et paix en ardennes à Novion-Porcien

Le musée Guerre et Paix en Ardenne est un musée du département l, situé à Novion-Porcien, à mi-chemin entre Reims et Charleville-Mézières. Il a pour vocation de présenter l’histoire des Ardennes durant les trois guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945.

Par trois fois, les Ardennes se sont transformées en terrain d’affrontements entre les armées françaises et allemandes, auxquelles se sont joints des soldats
d’autres nationalités, témoins de la mondialisation des conflits.

Par trois fois, les populations ont subi l’invasion, l’occupation, la libération puis la reconstruction, faisant suite aux dévastations de la guerre.

Par trois fois, le territoire s’est couvert de cimetières et de mémoriaux, dont la présence perpétue encore aujourd’hui le souvenir de ces évènements.

  • Ouverture : tous les jours de 10h à 19h (jours fériés inclus) du 1er septembre au 31 mai ; fermé du 24 décembre au 31 janvier (durant cette période de fermeture, seules les visites de groupe sur réservation sont assurées)
  • Tarifs : Plein 8€ / Réduit 5€
  • Contacts : par téléphone au 03.24.72.69.50
  • Le musée Guerre et Paix en Ardennes vous accueille dans le respect des règles sanitaires en vigueur, et ce, sans perturber l’expérience du visiteur. Important : les visiteurs doivent impérativement se munir du QR code fournit avec le pass sanitaire pour que l’équipe du Musée puisse le scanner.  

Musée Guerre et Paix en Ardennes

https://www.guerreetpaix.fr

https://cd08.fr/culture-patrimoine/dispositifs/le-musee-guerre-paix-en-ardennes

Marne 14-18: le centre d’interprétation de Suippes est ouvert

Le Centre d’Interprétation Marne 14-18 a réouvert officiellement ses portes au public le mercredi 19 mai.

 Jusqu’au 30 juin, l’équipe du Centre d’Interprétation vous accueille du mardi au dimanche, de 13 à 18heures

Le port du masque  sera demandé sur l’ensemble du site.

Gel hydroalcoolique à votre disposition à l’entrée du Centre d’Interprétation.

Jauge d’accueil limitée à 75 visiteurs.

Plus de renseignements au 03 26 68 24 09 ou contact@marne14-18.fr .

En juin à Reims: expo 1914-1918, le patrimoine s’en va en guerre

A partir du mois de juin 2021, le musée Le Vergeur, Place du forum à Reims (Marne) présente l’exposition: « 1914-1918, le patrimoine s’en va en guerre », coproduit avec la Cité de l’architecture et du patrimoine et présentée à Paris en 2016.

Cette exposition relate comment, lors de la première guerre mondiale, le patrimoine a été instrumentalisé au service de la propagande antigermanique.

Moins d’un an après les destructions emblématiques de Reims et de Louvain, Paris est le théâtre de spectaculaires expositions fondées sur l’exaltation du patrimoine architectural et artistique meurtri par l’ennemi.

La tête de l’ange au sourire de la cathédrale Notre-Dame de Reims, symbole de la destruction de la cathédrale de Reims

L’exposition explore, pour le cas français, la manière dont les artistes et les intellectuels se sont mobilisés au lendemain de la destruction de la bibliothèque de Louvain (25-26 août 1914) et de la cathédrale Notre-Dame de Reims (19 septembre 1914). Scènes de destructions réelles ou imaginaires, caricatures et photographies saturent l’espace médiatique et attisent le discours de haine envers l’ennemi.

Oeuvres, documents originaux, photographies et objets-phares de ces « expositions de guerre » retrouvés au terme de patientes recherches, montrent combien la cause patrimoniale fut dévoyée pour orienter les opinions. Elle constitua, en ce sens, une puissante arme idéologique.

Dans cette guerre de l’image, toujours d’actualité, la présentation des oeuvres sera enrichie d’éléments spécifiques à l’histoire de Reims et de la Marne, afin de mettre en valeur des éléments du patrimoine local et des collections des musées de Reims.

Lire aussi :https://reims1418.wordpress.com/2021/02/19/propagande-autour-du-bombardement-de-la-cathedrale-de-reims/

https://reims1418.wordpress.com/2014/08/11/livre-naissance-dun-mythe-lange-au-sourire-de-yann-harlaut/

CRAONNE:des opérations de sondage au tunnel de Winterberg

Publié dans le journal l’union du 27 avril 2021

Publié dans le journal l’union du 27 avril 2021

A la suite de la réunion de travail du 15 février en préfecture de l’Aisne, présidée par le préfet, avec l’ensemble des acteurs concernés le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge (VDK), le service d’entretien des sépultures de guerre allemand, entame à partir de ce mardi 27 avril des opérations de sondage sur le site dit du «Tunnel de Winterberg» dans l’Aisne, jusqu’au 29 avril. Ce dossier a fait polémique. Ces nouvelles explorations techniques qui s’étaleront sur trois jours sont organisées en liaison avec les autorités françaises et coordonnées par la préfecture de l’Aisne conformément aux règles en la matière. Le 3e Régiment du Génie de Charleville-Mézières apportera un soutien en coordination avec le service de déminage, le Groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux et la Bundeswehr. Ces opérations sont le fruit d’une large concertation franco-allemande dans le respect des règles de sécurité et celles visant un maximum d’égard pour la mémoire de ces soldats et de leurs descendants. Elles doivent permettre de mieux identifier les caractéristiques du site avant d’éventuelles opérations de fouilles archéologiques à mener en concertation avec les représentants du territoire. Cette nouvelle étape constitue un point fort dans la coopération engagée depuis de nombreux mois entre les autorités françaises et allemandes. Pour la préfecture, « elle confirme les solides liens tissés entre les deux pays pour la construction d’une mémoire partagée ».