Archives pour la catégorie Evénement

Batailles de la Marne : Dormans cherche à réveiller une mémoire qui s’éteint

Des milliers de morts, une ville presque totalement détruite. C’est le bilan effrayant des combats dont Dormans a été le théâtre entre le 15 et le 20 juillet 1918, pendant la « seconde bataille de la Marne ». Cependant, en réussissant alors à repousser l’offensive des troupes allemandes qui voulaient franchir la Marne, les divisions alliées ont imposé un tournant décisif aux combats : un prélude à la contre-offensive menant à la victoire finale.

« Ici, nous avons été élevés avec l’idée que tout a basculé à Dormans », raconte Alain Fazincani, le président de l’association du Cercle historique et culturel dormaniste, chargée de collecter des informations sur la mémoire locale. Ce n’est pas par hasard qu’a été érigé là, entre 1921 et 1931, un Mémorial des batailles de la Marne qui se pose en « rempart contre l’oubli » : une chapelle, une lanterne des morts, un cloître et un ossuaire de style gothique surplombent le grand parc qui entoure le château de Dormans, lequel domine lui-même cette petite commune bordant la Marne.

Chaque premier dimanche de juillet, une messe est organisée dans la chapelle. Elle précède une cérémonie commémorant les deux batailles, celle de 1918 comme celle de 1914. Une répétition qui, à l’époque, a donné aux habitants le sentiment « d’une fatalité », selon Alain Fazincani, dont le grand-père originaire des alentours a fait la guerre de 1914-1918. Pour ceux de sa génération, « les conflits étaient une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Les armées étaient passées ici dès 1870, puis deux fois en 1914, puis de nouveau en 1940. C’était donc ressenti comme un vécu éternel », relate-t-il.

Si la guerre est omniprésente dans l’histoire de Dormans, elle l’est moins dans la mémoire de ses habitants. Aujourd’hui, hormis quelques férus d’histoire et de récits guerriers, les souvenirs de 1914-1918 « n’intéressent plus personne au-dessous de 60 ans », estime Alain Fazincani. La moyenne d’âge des membres de l’association du Mémorial est chaque année plus élevée, et les nouveaux adhérents se font rares. Les cérémonies de commémoration voient surtout défiler des élus, des officiels et beaucoup de porte-drapeaux. Ce désintérêt ne l’étonne pas : « Trop de temps a passé. Dans les familles, la mémoire transmise d’homme à homme remonte désormais seulement à la guerre de 1940, observe-t-il. Par ailleurs, ceux de la génération de 14-18 ne racontaient rien. C’est flagrant ! »

la suite sur https://www.la-croix.com/Journal/Dormans-cherche-reveiller-memoire-seteint-2018-06-23-1100949492

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Ce soir 10 juin concert 1914-1918 à la basilique Saint-Remi de Reims

Ce soir dimanche 10 juin à 18 heures, concert : »mémoire de la grande guerre » à la basilique Saint-Remi de Reims

Oeuvres et improvisation sur des textes et projections iconographiques par les organistes Philippe Lefebvre et Karol Mossakowski

Des œuvres de l’époque ou évocatrices (Stanford, Chaminade, Vierne, Karg-Elert) ainsi que des improvisations sur des textes (Aragon, Apollinaire, Guinant) seront données par deux organistes éminents de deux générations : Philippe Lefebvre, titulaire du grand orgue de Notre Dame de Paris et président d’Orgue en France, et Karol Mossakowski, jeune et brillant élève en improvisation de P.Lefebvre et T.Escaich et titulaire de Notre-Dame de Lille. Ils sont tous deux d’époustouflants improvisateurs. Des images inédites de Reims après-guerre seront projetées.

A 18 heures. Entrée 10 €

Ce soir à Sciences Po (Reims) conférence dans le cadre de Fismes Mémorial

fismes

Mercredi 28 mars une conférence sera donnée à 18 heures à Sciences Po Reims dans le cadre de Fismes mémorial  18. 

François Cochet, professeur émérite; Simon Néouze , capitaine de l’Armée française; Philippe Pividori, enseignant d’histoire contemporaine parleront sur le thème: « villes en guerre 1918-2018 quelles leçons tirer des combats de rue de Fismes 1918? »

Conférence à l’amphithéâtre D101.

 

A Reims, jusqu’au 28 mars, hommage aux héroïnes de 1914-1918e

Du jeudi 8 mars au 28 mars la ville de Reims célèbre et commémore les héroïnes de la Première guerre mondiale.

Jeudi 8 mars 

A l’occasion de la journée international de la femme rendez-vous à -17 heures au monument aux morts des infirmières, Place Aristide Briand pour un temps mémoriel.

-A 17 h 30 remise de la médaille de la ville de Reims à l’hôtel de ville à des Rémoises qui se sont dévouées au bénéfice de la collectivité, en se distinguant par des actions menées au service de l’intérêt public; en accomplissant des actes forts ou à de jeunes rémoises s’étant particulièrement distinguées par une action forte et méritante;

A 18 h 30 inauguration de l’exposition: « Elles aussi, étaient en guerre »dans la mezzanine des halles du Boulingrin.

L’exposition qui dure du 8 au 28 mars met en valeur les femmes qui se sont illustrées localement durant les quatre années de guerre: Marie-Clémence Fourreaux, Blanche Cavarrot et Jeanne Krug – et celles françaises ou originaires d’autres pays qui ont oeuvré dans de multiples domaines et ont, à leur manière, mené le combat.

Femmes de la campagne qui ont effectué les travaux des champs; femmes des villes qui ont remplacé les hommes à l’usine, marraines de guerre, espionnes, institutrices et infirmières, elles ont  réussir à maintenir la vie et l’activité à l’arrière du front.

Sous forme de tableaux successifs, des séquences de la vie de ces femmes seront mises en scène et illustrées par les biographes des « héroïnes ».

Exposition réalisée par la ville de Reims, en coordination avec Philippe Pividori, professeur d’histoire à Sciences Po – campus de Reims- et avec la participation de collectionneurs, d’associations et de la ville de Vitry-le-François.

Exposition ouverte

-les vendredis 9 mars, 16 mars, 23 mars de 9 heures à midi et de 16 à 19 heures.

-les samedis 10 mars, 17 mars et 24 mars ainsi que les mercredis 14 mars, 21 mars, 28 mars de 9 heures à midi.

-les dimanches 11 mars, 25 mars de 9 heures à midi et de 14 heures à 17 heures.

9 mars 

A 19 heures dans le Grand salon mars de l’hôtel de ville conférence de François Boulanger, agrégé d’histoire sur le thème: « l’héroïsme au quotidien de Marie-Clémence Fourreaux ».

C’est l’histoire d’une fille de vanniers ardennais qui devient institutrice en 1882 et qui dirige un hôpital annexe à Reims au début de la guerre. Elle revient ensuite dans sa classe sous les bombes allemandes, organise deux cantines civiles pour les Rémoises et milite après la guerre dans l’Union française pour le suffrage des femmes. Car cette histoire, c’est aussi l’histoire d’une femme qui n’avait pas le droit de voter.

Jusqu’au 30 juin exposition des images interdites de la Grande Guerre au Château de Vincennes

A voir sur le site de La Croix

Hôpital militaire de Saint Maurice. Occulter les horribles blessures de la guerre
Hôpital militaire de Saint Maurice. Occulter les horribles blessures de la guerre. Photo I AUbert Ecpad

Une exposition présente jusqu’au 30 juin, au Château de Vincennes, une quarantaine de photographies de la première guerre mondiale censurées par les autorités de l’époque. Elles témoignent la puissance de l’image dans la représentation des conflits.

À 100 ans de distance, les images peuvent paraître anodines. Et les raisons de leur interdiction peu évidentes au premier abord. Sans doute parce que, grâce au travail des historiens, nous n’ignorons plus grand-chose de la réalité du premier conflit mondial, et que nous avons pris, depuis, l’habitude de voir la guerre représentée.

À l’époque, c’est inédit. La guerre de 14-18 fut « le premier conflit à faire de la photographie une arme de propagande massive », a rappelé le secrétaire d’État chargé de la Mémoire, Jean-Marc Todeschini, en inaugurant l’exposition du Service historique de la Défense. La section photographique de l’armée, ancêtre de l’actuel ECPAD (1), est créée au printemps 1915. La section cinématographique peu après.

La photo, une arme qu’il faut contrôler

Leur objectif est de combattre la propagande allemande par l’image et de donner de la guerre une image « rassurante ». « Ce n’est pas la première fois qu’on photographie la guerre, mais c’est la première fois qu’on le fait avec de tels moyens », souligne Hélène Guillot, la commissaire de l’exposition. 100 000 clichés et plus de 2 000 films du conflit sont ainsi conservés par l’ECPAD.

La suite sur http://www.la-croix.com/France/Les-images-interdites-Grande-Guerre-2017-02-10-1200823919

Vendredi et samedi Hervé Chabaud parlera de Verdun au salon seniors de Reims

Rédacteur en chef adjoint au quotidien L’Union, de Reims, Hervé Chabaud interviendra par deux fois au salon seniors organisé en fin de semaine au parc des expositions de Reims.

Avec le talent de narrateur qu’on lui connaît, il parlera le vendredi 29 avril à 11 heures en l’espace conférences sur le thème: « Que représente Verdun dans l’Histoire de la grande guerre. »

Seconde conférence le samedi 30 avril (même lieu) à 15 heures sur le thème: « Verdun et la mémoire des hommes, cent ans après. »

Conférences gratuites. Vendredi et samedi au parc des expositions de Reims.

 

 

La grande guerre, machine à cash des industriels stéphanois

SUR LE SITE DE L’USINE NOUVELLE PAR Patrick Déniel

Forges et Aciéries de la Marine de Saint-Chamond. Collection musée d’Art et d’Industrie.St Etienne
Forges et Aciéries de la Marine de Saint-Chamond. Collection musée d’Art et d’Industrie.St Etienne

Le musée « d’Art et Industrie de Saint-Etienne » présente cet automne une exposition sur le rôle du tissu industriel stéphanois dans la grande guerre de 14-18. mine, sidérurgie, mécanique, textile, la région est le véritable « arsenal armurier de l’arrière ». Avec à la clé de gros profits… qui feront débat.

Septembre 1914 : les bassins industriels du Nord et de l’Est de la France sont envahis par les troupes allemandes. La France doit réorganiser son industrie afin de continuer à équiper son armée. Le tissu industriel stéphanois (mine, sidérurgie, mécanique, textile) devient alors, « dans des proportions jamais atteintes, le véritable arsenal armurier de l’arrière », indique le dossier de l’Exposition « Bénéfices de guerre, guère de bénéfices ? », qui ouvre début octobre au musée d’art et d’industrie de Saint-Etienne. Des « groupements industriels régionaux » sont ainsi créés dès le début de la guerre.

Près de 200 objets -notamment des armes comme le fusil Lebel et la mitrailleuse – sont ainsi exposés, rappelant le passé industriel de guerre de la région stéphanoise. L’exposition suit le parcours de neuf personnages fictifs, cinq hommes, trois femmes et un enfant.

Exposition « Bénéfices de guerre, guère de bénéfices ? 14-18 »
Du 9 octobre 2015 au 14 mars 2016 Musée d’art et d’industrie de Saint-Etienne 2, place Louis Comte, 42026 Saint-Etienne Cedex1

La suite sur http://www.usinenouvelle.com/editorial/la-grande-guerre-machine-a-cash-des-industriels-stephanois.N354443