Archives pour la catégorie Expos

710/journal de la grande guerre: 14 juillet 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Journée très calme.

Des avis apposés aux commissariats de police invitaient, paraît-il, les habitants à s’abstenir de sortir. On semblait craindre un bombardement ce jour de fête nationale.

Au cours des démarches faites dans la matinée d’abord, rue du Jard et rue Ponsardin puis l’après-midi, boulevard Charles Arnold et, à nouveau rue du Jard, regagnée en suivant le canal, j’ai constaté qu’il y avait très peu de monde dehors.

Dans un discours prononcé au cimetière, le maire a annoncé, à ce jour, environ 600 victimes civiles et 600 militaires tués en ville, depuis le début du bombardement.

La guerre finira le …10 juillet 1916

Durant la Grande Guerre de nombreux observateurs ont tenté de prévoir la date de la fin du conflit. Voici la première prophétie parue dans Le Figaro du 14 juillet 1916.

FRANÇOIS-JOSEPH 
Né… 1830
Empereur… 1848
Âge…86
Règne… 68
= 3832

GUILLAUME II
Né… 1859
Empereur… 1888
Âge… 57
Règne… 28
= 3832

Si on divise ce total par deux; on obtient 1916. En additionnant les deux premiers chiffres de 1916, on obtient 10 (1 + 9) ; en additionnant les deux derniers 7 (1+6).
Et les devins en concluaient que la paix serait signée le 10eme jour du mois de l’an 1916.
Nous leur avons donné trois jours de grâce. Mais à présent, ils n’en peuvent plus douter: les événements leur donnent tort» écrit Le Figaro du 14 juillet 1916.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/14/26002-20140714ARTFIG00132-14-juillet-1916-la-guerre-finira-le-10-juillet-1916-1.php

Le 14 juillet 1916 à Paris

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Le 14 juillet 1916 à Paris : le défilé de l’infanterie place de la Concorde : [photographie de presse] / Agence Meurisse. Document (BNF Gallica)

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Parédès, Marcel de (Paris, 1886 – 1977), peintre

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Les soldats annamites à Paris à l’occasion du 14 juillet 1916
Charles LANSIAUX (1855 – )  © Paris – Musée de l’Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Pascal Segrette

Triste 14 juillet pour Albin Revel

Ma chère JeanneTu voudras bien m’excuser si je t’écris aujourd’hui sur un lamentable bout de papier. Je n’en ai pas d’autre sur moi et il m’est impossible d’aller en chercher dans mon sac puisque je suis de garde aux caissons de ravitaillement (NB: Ce sont des caissons attelés qui permettent le transport d’un supplément de munitions. Une partie des munitions sur le canon de 75 est transportée dans un caisson qui fait partie de l’attelage du canon.).

L’abandon de poste entraîne le conseil de guerre. Alors tu comprends…

Toujours en bonne santé.

J’ai le cafard (NB:  » Cafard : dehors, il vente. Morne réveillon ! Il semble que ces grands anniversaires nous rendent plus tristes que de coutume… Demain, peut-être demain ? Certes beaucoup les yeux ouverts dans l’ombre, songent à cette boucherie, voient leur chair écartelée et pantelante… L’angoisse m’étrangle. Ce bouillonnement d’animalité et de pensée, qui est ma vie, tout à l’heure va cesser… C’est fini ! je n’ai que 21 ans. Ah si j’échappe à l’hécatombe comme je saurai vivre !  » Paul LINTIER étudiant en droit, maréchal des logis au 44ème régiment d’artillerie tué le 15 mars 1916.) aujourd’hui comme je ne l’avais pas eu depuis longtemps. Et toi chérie ? Triste 14 juillet ! Si seulement celui de 1917 pouvait être plus gai ce serait chic.

La suite sur http://www.famille-castanie.net/histoires-famille/correspondance-albin-revel/vendredi-14-juillet-1916

Pertes anglaises sur le champ de bataille de Beaumont-Hamel

Le 14 juillet 1916, les Britanniques lancent une nouvelle attaque et s’emparent sur une longueur de 4 km de la 2e ligne allemande. Les villages d’Ovilliers, La Boiselle et Coutalmaison sur le flanc sud du front sont occupés par les Britanniques. Les Sud-Africains attaquant au Bois Delville se font massacrer. Il restera 143 survivants sur les 4.000 partis au combat.

http://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/beaumont/beaumont.htm

Parution du sourire de l’Escouade

1_0Charles Clerc ne conservait dans sa collection que le premier numéro du Sourire de l’escouade… qui n’en eut que 6. Ce journal de tranchées a été fondé par 5 militaires de la 1ère compagnie du 19e régiment d’infanterie de ligne (Adolphe Brechet, Marius Bonnefous, Edmond Ledos, Marius Marouby et Roger Anceaume) à une date hautement symbolique, le 14 juillet 1916. Ils seront tous les quatre tués le 1er novembre 1916 alors que leur 6e et dernier numéro venait de paraître le 25 octobre.

http://memoirevive.besancon.fr/?id=325

Journal du vendredi 14 juillet 1916 à travers Le Miroir

Sur le front de la Somme, canonnade intermittente.
En Champagne, aux abords de Prosnes, nous avons pénétré dans un saillant de la ligne ennemie et ramené des prisonniers.
En Argonne, deux coups de main dirigés par l’ennemi sur les parties nord et est du saillant de Bolante ont échoué sous nos feux. A la Fille-Morte, nous avons fait exploser une mine et occupé le bord sud de l’entonnoir.
Sur la rive droite de la Meuse, aucune action d’infanterie. Bombardement des secteurs de Souville, du Chenois et de la Laufée.
Les Anglais ont pris part sur leur front à un violent duel d’artillerie. Quelques combats d’infanterie ont eu lieu. Nos alliés ont pris deux obusiers et quantité de muuitions. Ils ont repoussé l’ennemi à l’ouest de Wypfchaete et au sud du canal de la Bassée.
Les Russes ont fait plusieurs tentatives intéressantes le long de la Duna. Combat d’artillerie près de Stokhod. Nos alliés ont fait 2000 prisonniers sur la Strypa inférieure.
Les Italiens ont repoussé une violente attaque ennemie dans les montagnes de la rive gauche de l’Adige.
Le député de Trente an Reichsrath autrichien, M. Battisti, est mort dans les rangs de l’armée italienne, où il servait par engagement volontaire.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/juillet16.html

Journée au profit des oeuvres de guerre

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Mai à la caverne du Dragon (Aisne)

A lire dans la newsletter du Chemin des Dames

http://www.chemindesdames.fr/pages/contenu.asp?contenu_id=47&rubrique_id=7

Samedi 16 mai 2015 – Nuit européenne des musées – Caverne du Dragon
A 19h [complet] et 21h30, représentations du spectacle « Mémoires d’un rat » de Pierre Chaine par la compagnie « Une fois dans mes rêves ».
Toute la soirée , visites guidées gratuites du souterrain.
Places limitées, pensez à réserver !

Dimanche 17 mai 2015 – 15h00 – Caverne du Dragon
Café-Philo : L’Homme et l’animal ?
Animé par Philippe Henry, professeur de philosophie.
Entrée libre. Durée : 1h.

Jeudi 21 mai 2015 – 18h – Caverne du Dragon
Conférence : « L’affaire Pharaon, une affaire d’espionnage en 1914, à Oulches ».
Animée par Denis Rolland, historien et Président de la Sociét&eacut e; Historique de Soissons.
Tarif : 5 €. Durée : 1h30. Réservation recommandée.

Dimanche 24 mai 2015 – 10h30 et 14h30 -� Visites du fort de la Malmaison
Site remarquable et célèbre du Chemin des Dames, le Fort de la Malmaison vous étonnera par son histoire et son environnement lors de votre visite.
Tarif : 4 €. Billets à retirer le jour même à la Caverne du Dragon.

Renseignements / réservation :
La Caverne du Dragon, Musée du Chemin des Dames
RD 18 CD 02160 OULCHES-LA-VALLÉE-FOULON
Tél. : 03 23 25 14 18 / caverne@aisne.fr

Jusqu’au 28 juin : 20 dessinateurs planchent sur la grande guerre aux archives départementales à Reims

Les Archives départementales de la Marne ont eu envie de présenter au grand public l’histoire de la première guerre mondiale de manière originale, humoristique et pédagogique, à travers des planches de bandes dessinées.

Ainsi, Vingt dessinateurs de bandes dessinées ont réalisé chacun une planche inédite en s’inspirant d’un objet lié à la première guerre mondiale.

A l’arrivée une superbe exposition « Petites histoires de la Grande Guerre » visible au centre de Reims(44 avenue de l’Yser à Reims) du 11 mai au 28 juin.

Cours de BD pour les scolaires rémois avec un Pro

En complément de l’exposition « Petites histoires de la Grande Guerre » les Archives départementales ont demandé au dessinateur rémois Benoît Blary, qui a créé une planche pour l’exposition, d’animer dans leurs locaux (44 avenue de l’Yser à Reims) des ateliers pour les scolaires le mardi 19 mai 2015.

– présentation des étapes de construction d’une BD (15 à 20 minutes)
–  dessiner l’anatomie (conception des personnages), construire un scénario et esquisse d’une planche (1 heure)

Deux groupes scolaires y participeront : le matin (9h30/11h30) 15 élèves de troisième segpa et l’après-midi (14h00/16h00) 22 élèves de quatrième.

A voir aux archives départementales de la Marne à Reims, 44, avenue de l’Yser. Du lundi au vendredi de 13 à 17 heures. Dimanches et jours fériés de 14 à 18 heures. Entrée libre.

L’AFFICHE DE L’EXPO

affiche-Petites-histoires

L’exposition est produite par le Numi’s Club Vitryat (organisateur du festival Bulles en Champagne) et Bulles de Troy. Il s’agit d’une exposition itinérante qui depuis 2014 a déjà été présentée notamment à Vitry-le-François, Amiens, Sézanne, Esternay, Angers, l’Isle d’Abeau (Isère) et en Belgique (Bruxelles et Beauraing).

Vingt dessinateurs de bandes dessinées ont réalisé chacun une planche inédite en s’inspirant d’un objet lié à la première guerre mondiale.

Les scénarii ont été élaborés par Kris. Les illustrateurs ayant participé au projet sont : A. Dan, Vincent Bailly, Benoît Blary, Olivier G. Boiscommun, Thierry Boulanger, Laurent Cagniat, Daniel Casanave, Stéphane Créty, Damien Cuvillier, Etienne M, Hardoc, Fabrice Le Henanff, Maël, Marko, Thierry Martin, Sébastien Morice, Alain Mounier, Emmanuel Moynot, Pascal Regnauld, Lucien Rollin.

Le premier conflit mondial est ainsi présenté à travers 20 histoires inspirées de 20 objets ayant appartenu à des hommes et à des femmes ayant vécu ces événements, sur le front et à l’arrière. Ces regards croisés permettent d’évoquer, avec sensibilité ou humour, différents aspects de cette guerre : les armes et l’équipement du soldat, son quotidien dans les tranchées, la vie à l’arrière.

Les visiteurs pourront également découvrir dans l’exposition de nombreux objets et fac-similés (armes et éléments d’uniformes, artisanat de tranchée, gourde, palette de peintre, jeux d’enfants…) provenant principalement de l’Historial de la Grande Guerre à Péronne et du Centre de déminage de Champagne-Ardenne ainsi que des documents, affiches et photographies des collections des Archives départementales de la Marne. Autant d’objets et de documents qui viennent illustrer et compléter les thèmes abordés dans les planches de bandes dessinées.

L’exposition s’adresse à tous les publics. Elle s’accompagne d’un ouvrage publié aux éditions Kotoji.

Renseignements : 03 26 85 17 58

 

Jusqu’au 19 mai à Vendeuil (O2) expo: « Mère, père et enfants »

Jusqu’au 19 mai venez découvrir l’exposition Mère, père et enfants présentée jusqu’au au 19 mai dans la grande salle de la mairie de Vendeuil (02800).

L’exposition explique la vie quotidienne des civils et les souffrances des soldats durant la Première Guerre mondiale.

A partir de trois personnages clefs de la cellule familiale –le père, la mère, l’enfant – les relations entre le front et

l’arrière sont présentées concrètement grâce aux collections de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne.

Cette exposition a été réalisée par la Caverne du Dragon en partenariat avec d’autres institutions culturelles françaises, britanniques et belges dans le cadre du programme Interreg Great War. 

Sur place, M. Claude Demarquet, président des Anciens Combattants de Vendeuil vous présentera sa collection personnellesur la Grande Guerre constituée de cartes postales et  correspondances. (Présent les 11 et 13 mai)

Ouverture : du 9 au 13 et les 15, 18, 19 mai : de 14h à 17h

Pour plus de renseignements contactez Emilie MARTIAL au 03 23 66 73 17 ou 06 17 53 11 65

Béthunois : des circuits touristiques sur les traces de la Grande Guerre

En 2015, on célèbre toujours le centenaire de la Grande Guerre. Pour l’occasion, l’office de tourisme de Béthune-Bruay mise sur le patrimoine de mémoire avec quelques belles nouveautés pour ses circuits printemps-été. Nouveaux circuits ou nouveau parcours, il y en aura pour tous les goûts.

La Grande Guerre a laissé des marques dans le paysage du Béthunois. Les circuits mémoriels ont eu du succès l’an dernier, avec 1 900 visiteurs. Les célébrations du centenaire continuent, les visites aussi avec quelques nouveautés comme « La Bataille de Brickstacks à Cuinchy ». Une balade à pied entre les tranchées et les briques, ponctuée d’extraits de poèmes de Robert Grave, poète britannique qui a combattu à Cuinchy.

Dimanche 24 mai de 15 h à 17 h, départ devant la mairie. 6/5 €/gratuit – de 6 ans.

A voir sur le site de La Voix du Nord http://www.lavoixdunord.fr/region/bethunois-des-circuits-touristiques-sur-les-traces-de-la-ia30b53934n2764159

Liège: 80 précieux dessins qui datent de 14-18

Sur le site de l’avenir.net par

  • Benjamin HERMANN

80 dessins d’un prisonnier de la Première Guerre mondiale sont exposés aux Guillemins. Un précieux témoignage.

À chaque guerre, ses prisonniers, leurs souffrances et les conditions de vie éprouvantes qu’ils endurent. On se doute que la vie de prisonnier de guerre durant la grande boucherie de la Première Guerre mondiale devait être particulièrement pénible. Mais les témoignages restent assez peu nombreux. Les quelque 80 dessins exposés à la gare des Guillemins n’en sont que plus précieux.

photo entête: Un des dessins de Maxime Bourrée exposés à Liège.-Collection Famille Bourrée

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150408_00630314

Liège: les dessins du soldat Maxime Bourrée, prisonnier en 14-18

 Sur le site de RTBF.be
58b08547737840190e69577c2d7efca4-1427988163Les témoignages en images sur la vie dans les camps de prisonniers durant la Première Guerre Mondiale ne sont pas très fréquents… Un jeune soldat français, Maxime Bourrée, emprisonné durant 4 ans dans un camp allemand, a réalisé à l’époque un ensemble d’illustrations sur ce qu’était cette vie en captivité, éprouvante et dure. 

Plus de quatre-vingt dessins inédits du fantassin Maxime Bourrée, parfois dramatiques, parfois humoristiques, sont présentés à partir de ce 2 avril à la gare de Liège Guillemins, dans le cadre de « Liège Expo 14-18 ». Maxime Bourrée, originaire de Normandie, a 22 ans en 1914. Il perd ses deux jeunes frères, Maurice et Fernand, en 1915. Maxime, lui, est blessé d’une balle dans le ventre en Belgique, à Charleroi. Fait prisonnier par les troupes du Kaizer Guillaume II, il est soigné, puis envoyé dans un camp de prisonniers à Parchim, dans le nord de l’Allemagne. C’est dans ce camp, où il va rester quatre ans, que le jeune soldat commence à dessiner.

L’exposition de dessins du soldat Maxime Bourrée est à voir dans le cadre de « Liège Expo 14-18 », à la Gare des Guillemins, jusqu’au 31 mai.

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_liege-les-dessins-du-soldat-maxime-bourree-prisonnier-en-14-18?id=8947685